Catégories
Italie - Juillet 2015

Le charme moyenâgeux de San Gimignano avant d’arriver à Rome

Ce matin est synonyme de départ de Sienne, ville aux multiples atours… Nous prenons donc un petit-déjeuner bien complet car la journée risque d’être chargée. Nous quittons cependant notre chambre sans réellement de regrets, l’hôtel ayant été quelque peu impersonnel. Nous chargeons la voiture et mettons le cap vers San Gimignano, lieu largement recommandé par Alain, le papa de Pauline ainsi que par tous nos guides…


Sur les routes de Toscane
Sur les routes de Toscane

Déjà ça commence mal, le GPS ne trouve pas San Gimignano mais c’est entièrement de ma faute : je m’obstine à écrire San Gemignano ! Bon, tout finit par rentrer dans l’ordre et nous sommes enfin en route pour le village moyenâgeux ! 45 minutes plus tard, nous sommes sur place et là, nouveau défi : trouver une place. Environ 15 minutes après avoir tourné en rond, Pauline décide de s’engager dans un parking pour autocars mais qui s’avère être aussi pour les voitures tant qu’on ne dépasse pas une heure de stationnement. Nous allons de ce pas voir un carabinieri pour lui demander comment indiquer que nous sommes arrivés vu qu’il n’y a aucun parcmètre. Sa réponse est pour le moins inattendue : « écrivez votre heure d’arrivée sur un petit bout de papier. ». Alors celle là, on ne l’avait jamais entendue nulle part !!! Nous trichons de dix minutes histoire de gagner un peu de temps : cela nous laisse donc 1h10 dans le village, ça n’est pas énorme mais c’est tout de même mieux que rien !

L'entrée de San Gimignano par la Porta San Giovanni
L’entrée de San Gimignano par la Porta San Giovanni

Dès les premiers pas dans San Gimignano, deux choses nous sautent aux yeux : c’est plein de touristes et, surtout, c’est magnifique ! Nous croisons donc énormément d’échoppes pour les touristes mais surtout successivement les quinze tours médiévales qui ont fait la renommée de San Gimignano. Tout est extrêmement bien conservé : nous sommes comme dans un cocon moyenâgeux. Les pavements en pierre, les palais et autres puits (notamment celui de la Piazza della Cisterna) de cette époque nous font voyager ! Nous cheminons donc avec ma belle dans cette enclave coupée du temps… Quel bonheur !

On peut même jouer à cache-cache
On peut même jouer à cache-cache

Comme nos ventres crient famine, nous regardons tout ce qui est proposé aux touristes : nous ne voulons clairement pas nous arrêter dans un restaurant, il faut tout de même aller à Rome ensuite (qui est à près de 4 heures de voiture de là où nous sommes). Nous repérons ni vu ni connu une échoppe vendant des pizzas à emporter (à la part ou entière) cuite au four à bois : ça me met déjà l’eau à la bouche…

L'église Sant'Agostino
L’église Sant’Agostino

Nous arrivons donc au terminus de notre promenade dans San Gimignano : l’église Sant’Agostino ! Nous allons donc tout refaire en chemin inverse afin de rejoindre la voiture à temps !!! Sur le retour, nous nous arrêtons à la pizzeria qui me faisait de l’oeil et nous prenons une part de pizza Marguerita (sauce tomate et fromage) tous les deux avec Pauline ! Quel régal ! La pizza sort du four, la pâte est fine et croustillante à souhait : nous sommes décidément bien en Italie ! Pauline me glisse juste que « pour une entrée, c’était suffisant », m’indiquant ainsi qu’elle mangerait bien autre chose. Ne croyez pas que je maltraite ma femme, c’est juste qu’un quart d’une grosse pizza est bien pour un midi sur le pouce : nous nous rattraperons ce soir !

Nous sautons donc dans la voiture à 13h40 précises (soit justement l’heure de retour que j’avais indiqué sur mon petit papier). Pauline essaye d’acheter des fruits dans un supermarché en face du parking pendant que je règle le GPS pour notre hôtel ! Quel malheur ce fût ! Pauline ne trouva aucun fruit mûr et tout retomba sur ma pomme (évidemment j’ai envie de vous dire ! Parfois les femmes…). Juste le temps de frauder pour entrer dans des toilettes payantes afin d’éviter une pause pipi sur le trajet que nous nous mettons en route. Je commence donc la route vers Rome quand le GPS de la 407 nous perd déjà et ne trouve pas (une fois encore !) l’insertion sur l’autoroute. Pauline arrive à mettre celui de son iPhone très promptement nous permettant ainsi de ne pas rater la sus-mentionnée insertion !

Quelques trois heures plus tard, Pauline fait sa maligne à propos de ma conduite entraînant une trop grande consommation d’essence. Je ne peux en effet pas rouler au régulateur pendant tout le trajet à cause de la conduite des italiens et la climatisation est à fond (il fait 42°C dehors) : je n’y peux donc rien mais comme elle fait sa maligne, nous changeons de conducteur après un plein d’essence succinct… L’arrivée à Rome se fait sans encombre mais au moment d’arriver à l’hôtel, nous prenons conscience que la rue est piétonne. Je laisse donc Pauline faire le check-in et j’attends de mon côté dans la voiture garée en vrac…

Quelle nouvelle quand nous apprenons qu’il n’y a pas de parking à l’hôtel ! Il était pourtant mentionné sur Booking qu’un parking était disponible en supplément et à proximité de l’hôtel !!! En réalité, c’est un parking public où nous devrons nous acquitter de la modique somme de 24€/jour de stationnement : quelle chance !!! Et pour couronner le tout c’est à presque un kilomètre de l’hôtel : en terme de proximité, on a fait mieux. Nous sommes donc quelque peu exaspéré de nous trimballer nos valises à travers la ville comme deux pauvres touristes perdus. Mais je propose à Pauline avant notre arrivée à l’hôtel de ne pas partir avec une appréhension : le lieu peut tout de même se révéler charmant…

Une fois installés dans notre chambre, nous nous rendons effectivement compte que le choix de l’hôtel était bon : nous sommes en plein centre-ville, la chambre est superbe (belle décoration, très jolis meubles, lit impeccable, salle de bain avec baignoire, chambre assez spacieuse et surtout… Machine Nespresso à disposition !!!) et le personnel est charmant malgré le premier contact abrupt ! Nous avons juste le temps de nous poser et de faire une petite sieste pour moi et un peu de blog pour Pauline que nous décidons de sortir dîner dehors dans le quartier ! Nous passons devant pas mal de restaurants et nous arrêtons devant un qui ne paye pas de mine mais qui se vend comme ayant 4/5 étoiles sur TripAdvisor : nous tentons donc notre chance ici ! Premier contact positif puisqu’ils parlent espagnol, Pauline est donc ravie, moi un peu moins ! Je prendrai donc des lasagnes faites maison et Pauline une Pizza al prosciutto (jambon cru). Lorsque les plats arrivent après une quinzaine de minutes nous ne sommes pas déçus par la quantité mais la qualité n’a pas vraiment l’air d’être au rendez-vous… Mes lasagnes sont franchement trop salées et de même pour la pizza de Pauline (à la fois, étaler du jambon cru sur une pizza, on pouvait se douter que ça serait trop salé !). Le rapport qualité/prix n’est cependant pas mauvais puisque nous avons mangé à notre faim pour une somme somme toute raisonnable ! Après ce plat, nous décidons d’aller nous promener dans le quartier de l’hôtel et même d’aller sur la Piazza Navona (à 300 mètres à peine de notre lieu de résidence !). Quelle surprise ce fût quand nous avons remarqué le nombre de vendeurs à la sauvette ou autres peintres, musiciens et danseurs qui peuplaient la place ! Ils sont en effet presque autant en nombre que les touristes ! J’exagère certainement mais nous n’avons pas fait long feu sur la place… À la fois, nous avons encore à planifier notre séjour dans la capitale qui s’annonce chargé.

Demain, je laisserai les commandes du blog à ma femme qui vous racontera notre voyage dans le temps de la Rome antique avec visite du forum romain, du Palatin et du Colisée…

Catégories
Italie - Juillet 2015

À la recherche des contrades perdues ou comment sillonner Sienne de part en part en une journée

Ce matin, réveil difficile pour Guillaume et moi… Nous n’avons encore pas passé une bonne nuit! Mais bon cette fois au moins j’ai pas rêvé qu’on venait me tuer… ^^
Cependant, l’appel du petit déjeuner a été le plus fort : nous avons fini par nous lever et par descendre.

Après un copieux petit déjeuner pris dans la salle à manger : un croissant, deux petits pains avec du Nutella®, un jus d’orange, un capuccino et un brugnon pour ma part, nous sommes retournés « blogger » dans la chambre. Camille a profité de ce petit moment pour me faire un FaceTime avec ma nièce préférée qui était très occupée à prendre l’apéro (dixit Elise).
 
C’est vers 12h30 que nous nous sommes finalement mis en route pour Sienne, avec un petit défi : trouver tous les sièges des contrades ainsi que toutes les fontaines et croyez moi ce ne fût pas chose facile! En plus de cet objectif, nous voulions également visiter le Palazzo Pubblico et le Museo Civico qu’il renferme.

Déjà premier défi de la journée : monter la longue, très longue, trop longue côte qui sépare notre hôtel de Sienne!! Et puis, pour rajouter un peu de piquant, pourquoi ne pas la monter très rapidement : deux kilomètres de très grosse montée en seulement quinze minutes ! Bref, une fois là haut, un petit coup d’eau et c’est parti pour notre plus gros défi du jour : trouver les dix-septs contrades et le siège de leur « société secrète » !

Point d’histoire : la ville de Sienne est divisée en dix-sept contrades ou quartiers. Ces contrades s’affrontent lors de deux courses à cheval, qui ont lieu le 2 juillet et le 16 août, appelées Palio. Chaque contrade possède une maison (ou siège), un musée, une église et une fontaine à son effigie. On appartient à une contrade par sa naissance et les nouveaux nés ont le devoir de se faire baptiser par le chef de la contrade à l’eau de la fontaine qui leur appartient. Chaque contrade est associée à une vertu que vous retrouverez au fil de l’article. Pour plus de renseignement sur les contrades, rendez-vous sur notre page dédiée (en construction pour le moment) !!
Guillaume est complètement rentré dans cette tradition et a décidé d’appartenir à une contrade : il a choisi la Tartuca, il s’y est complètement identifié et a passé la fin de journée d’hier et celle d’aujourd’hui à m’en parler ! Tout n’a tourné qu’autour de sa Tartuca !!

La première contrade que nous rencontrons aujourd’hui est celle du Chiocciola (ou escargot) qui est la contrade ennemie de celle de Guillaume. Le Chiocciola est associé à la prudence. Sa petite fontaine est trop mignonne : un petit enfant qui monte un escargot. Dans cette contrade tout a été facile à trouver, peut être aussi parce que c’était la première, nous n’étions pas encore épuisés !

Après l’escargot, nous avons bifurqué vers la Pantera (la panthère), vertu de l’audace. Au vu des photos, je me rends compte que ce matin nous avons oublié de chercher la fontaine de cette contrade!! Quelle erreur! Heureusement nous l’avons prise en repassant devant le soir.

Tout de suite après la panthère, nous nous dirigeons vers celle qui compte le plus… Vous l’aurez deviné, je parle bien sûr de celle de la Tartuca (la tortue). Heureusement nous avions déjà fait du repérage autour de cette contrade hier donc nous savions précisément où tout trouver, il a été très facile de prendre toutes nos photos! La tortue est associée à la vertu de la fermeté (je saurai le rappeler à Guillaume quand nous aurons des enfants bien évidemment!!!!! Nous avons d’ailleurs déjà convenu d’un nom de code: « Nush Tartuca ! »). Guillaume a pu boire de l’eau provenant de sa très belle fontaine, car la fontaine de la tortue est « ouverte » au public.

Après la Tartuca, direction l’Onda (ou onde) associée au dauphin comme animal ! Nous avions déjà vu sa fontaine hier et aperçu son jeune joueur de tambour qui se préparait au Palio. L’Onda est associée à la vertu de la joie. Au début, je me suis un peu identifiée à cette contrade car les couleurs bleues et blanches de leur drapeau me plaisaient mais au fil de la journée, mon affiliation a évolué. Là encore, nous faisons face à une très belle fontaine avec un dauphin, fontaine qui était sous bonne garde hier quand je m’en suis approchée : en effet, une dame qui arrosait les fleurs autour m’a regardé m’approcher en me fusillant du regard comme si je violais un lieu sacré…

Nous repartons déambuler dans les rues de Sienne, les montant et redescendant sans fin… (Parce qu’on a beau dire, Guillaume a vraiment le sens de l’orientation mais vraiment pas le sens de l’organisation : plutôt que de faire tout ce qu’il y avait en bas puis remonter après, il a fallu qu’on monte et qu’on descende toute la journée!! Il voulait sûrement aider ma plastique et m’aider à réaliser les objectifs de ma watch !).
Après l’Onda, nous descendons très bas dans la ville de Sienne afin de trouver le quartier du ValdiMontone (le bélier) et pour ce faire, nous passons devant le quartier de la Torre, facilement identifiable avec ses multiples drapeaux qui volaient fièrement au vent après leur victoire du deux juillet. La contrada di ValdiMontone ne s’avère pas très facile à trouver ! Il faut toutefois mentionner les ravissants éclairages de rues avec des statues de béliers. Le ValdiMontone est associé à la vertu de la persévérance. C’est d’ailleurs ce dont nous allons devoir faire preuve si nous voulons finir notre mission! En effet, les rues s’enchaînent et les jambes se font de plus en plus lourdes des longues marches des jours précédents.

Mais nous n’abandonnons pas notre défi et nous nous dirigeons vers le Niccio (la coquille) qui est associé à la vertu de la discrétion. Là encore, de jolis éclairages de rue nous attendaient. Par contre, je suis quelque peu déçue de la fontaine qui ne représente pas vraiment une coquille, selon moi. Petit point bonus pour l’église qui est surmontée d’une très très belle coquille!

La septième contrade de la journée est celle de la Torre (la tour) qui a pour animal associé l’éléphant et pour vertu la résistance. Dans cette contrade, qui comme je l’ai dit précédemment, a gagné le palio du deux juillet, tout se prête à la fête : les drapeaux flottent fièrement à toutes les fenêtres, de grandes tables sont sorties dans les rues pour des repas commun à tous les membres de la contrade (ou en tout cas à tout ceux qui auront réservé)… Là encore, les éclairages sont magnifiques avec leurs gros éléphants surmontés d’une tour. La fontaine était malheureusement en réparation sous des bâches, ce qui ne m’a toutefois pas empêché de prendre des photos des éléphants qui en ornaient les bords.

La faim commence à se faire sentir cependant, tout repas se mérite : nous devons donc encore visiter deux contrades avant d’atteindre notre restaurant (déjà choisi la veille).
Nous nous rendons donc dans la contrada del Leocorno (la licorne) qui a pour vertu la science. C’est une contrade à laquelle j’aurais pu appartenir si ce n’est que ses couleurs ont pour dominante le rouge et le blanc, ce qui ne fait pas une très belle association. Elle est donc éliminée à cause de son drapeau. De plus, je trouve cette contrade un peu décevante, la fontaine est quelque peu quelconque : un grand bassin avec deux petites têtes de licorne qui crachent de l’eau. Si nous n’avions pas été à la recherche des contrades, nous ne l’aurions sûrement pas remarquée! D’ailleurs, Guillaume est passé devant sans la voir dans un premier temps, c’est parce que j’ai repéré les têtes de licorne que je me suis arrêtée.

Contrada della Civetta
Contrada della Civetta

Dernier petit effort pour la contrada della Civetta (la chouette). Celle là est dure à trouver, elle est bien cachée dans un petit lieu secret, isolé de tout. Elle est associée à la vertu de la finesse. Nous sillonnons toute la contrade à la recherche de la fontaine que nous ne trouvons pas! Au bout d’un certain temps, la faim se faisant de plus en plus sentir et la fontaine ne voulant pas se révéler à nous, nous avons décidé de nous rendre au restaurant!

Nous
Nous

Encore quelques efforts pour accéder à notre lieu de restauration et nous voilà arrivés ! Il était temps, il est déjà presque trois heures et nous avons un peu peur de nous faire refuser. Heureusement, la gérante nous laisse très gentiment nous asseoir ! J’avais d’ores et déjà choisi mon repas dès la veille : pasta alla’carbonara !! Guillaume quant à lui a pris une salade césar. les plats se font attendre, ce qui est plutôt bon signe, cela veut dire qu’ils sont sûrement faits maison ! Enfin, nos assiettes arrivent et avec elles de quoi sustenter nos estomacs qui crient famine ! Nous nous lançons à l’attaque de notre repas comme si nous n’avions pas mangé depuis la veille ! Au trois quarts du parcours, nous échangeons nos assiettes et je termine donc mon repas avec la fin de la salade césar qui était très bonne. Après un petit espresso pour Guillaume, il est temps d’aller régler la note… C’est à ce moment là que la gérante commence à me raconter sa vie, car elle était en fait niçoise! J’ai donc appris que, malgré les apparences, la crise était belle et bien toujours là en Italie et que dans le milieu de la restauration, les gens étaient payés au lance-pierre, pire qu’en France! Nous avons donc, contrairement aux autres restaurants, cédé à notre côté français et laissé un pourboire malgré le fait que nous ayons déjà payé les couverts (ce qui me dépasse entre nous !). Pendant le temps du déjeuner, nous n’avons tout de même pas chômé et nous avons cherché sur Internet à quoi pouvait bien ressembler la fontaine de la chouette qui nous obsédait toujours.

Si vous avez suivi le décompte, vous devriez savoir que nous avons fait neuf contrades le matin, et si vous êtes un petit peu doués en mathématiques, vous pouvez calculer pour savoir qu’il nous en reste plus que… Plus que combien alors ?? Et bien oui plus que huit pour achever notre objectif de la journée !
 
Toutefois, vu qu’il est déjà seize heures passées, nous choisissons de commencer par la visite du Museo Civico qui ferme ses portes à dix-neuf heures.

Fontaine de la Contrada della Civetta
Fontaine de la Contrada della Civetta

Nous traversons donc le territoire de la Selva et de l’Occa afin d’arriver au Palazzo Pubblico. Nous faisons toutefois un détour pour retourner au quartier de la chouette et enfin trouver cette fontaine que nous avions tant cherché !!
Une fois nos billets en poche pour le museo civico, nous partons à la visite du palais qui était le siège des gouvernements successifs de Sienne et qui est décoré intérieurement par la plupart des plus grands peintres de l’école siennoise. La première salle à laquelle nous accédons, la salle du Risorgimento, raconte des épisodes de la vie du premier roi d’Italie : Victor-Emmanuel II.
 
Nous passons ensuite dans de nombreuses salles où sont exposées des peintres tel que Domenico Manetti, grand nom de la peinture Siennoise. Nous entrons ensuite dans la salle de la Balía dont les murs sont couverts de fresques exécutés par Spinello Aretino et qui représente la lutte entre le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Barberousse. Nous continuons notre visite par la salle du consistoire, à laquelle nous accédons en passant pas un très beau portail en marbre de Domenicano Beccafumi. Juste avant d’accéder à la chapelle, nous tombons nez à nez avec une très belle statue de la louve Siennoise, qui a été réalisée Giovanni di Turino.
 
Petit point historique : la louve siennoise se distingue de la louve romaine. La louve romaine est la louve originelle, celle de Romulus et Remus et dans les représentations qu’on fait d’elle, elle regarde sur le côté. La louve siennoise fait référence à la même louve, mais cette fois-ci liée à l’histoire des enfants de Remus qui fuirent leur oncle en emmenant la louve avec eux après le meurtre de leur père. Elle est alors représentée en regardant en face d’elle.
Dans la chapelle, de très belles stalles d’une rare finesse nous attendent. Les marqueteries du dossier illustrent le Credo. Elles ont été réalisée par Domenico di Niccolò.
 
Nous passons alors à la salle qui a sans nul doute le plus passioné Guillaume, et vous allez vite comprendre pourquoi : la Sala del Mappemondo. On pourrait penser que nous sommes intéressés par une mappemonde géante comme celle que nous avons vue à Florence, mais dans cette salle point de mappemonde ! Par contre la collection représentant les bijoux associés à chaque contrade nous attend tranquillement dans des vitrines ! Parfait : ça colle au thème de la journée ! Nous nous employons donc à prendre en photo chaque vitrine et plus particulièrement l’emblème de la contrade.
 
Seulement ça ne serait pas rendre justice à la salle que de s’arrêter là! En effet, il y a aux murs de très belles fresques dont notamment la Vierge en Majesté de Simone Martini qui est tout bonnement magnifique. Il y a également, en lien avec cette fresque, une miniature avec la même fresque représentée, qui est en fait un hommage à la réalisation de Martini. C’est en fait bien plus qu’une miniature puisqu’il s’agit d’une pièce de joaillerie avec de nombreuses pierres précieuses, qui a été réalisée pour les 700 ans de la grande fresque. Nous visitons également la sala della Pace ou dei nove dont les murs sont ornés de grandes fresques d’Ambrogio Lorenzetti représentant le bon et le mauvais gouvernement. Le bon gouvernement étant représenté sous les traits d’un vieillard habillé aux couleurs de Sienne et le mauvais gouvernement sous les traits de Lucifer. Les fresques sont très colorées et nous plaisent beaucoup, nous passons un moment assis dans cette pièce à les contempler (ou bien est-ce le fait de pouvoir rester assis?). La dernière salle, dite des pilliers rassemble des peintures siennoise des 13ème, 14ème et 15ème siècle dont un très joli triptyque de Martino di Bartolomeo. Dernière chose à visiter la Loggia d’où nous pouvons avoir une vue sur la place du marché et la charmante campagne Toscane.

Enfin, le musée fini, nous retournons à la recherche de nos contrades ! Déjà dix-sept heures, nous devons nous dépêcher !!
 
Nous partons à la recherche de la contrada della Giraffa (la girafe). Cette contrade est associée à la vertu de l’élégance. Ce qui me fait rebondir sur le fait que je ne vois pas ce qu’il y a d’élégant à tenir une girafe en laisse, comme sur leur blason, mais c’est un autre débat. Cette contrade n’a pas de fontaine fonctionnelle, uniquement une plaque qui sert de fontaine sur laquelle est représenté un cheval effrayé et une girafe. Bref ça n’est sûrement pas ma contrade préférée.

Direction la contrada del Bruco (la chenille) qui est la contrade de l’habileté. Comme dirait Guillaume, voilà une contrade qui ne me ressemble pas du tout ! C’est sûrement pas celle là que je vais choisir. La fontaine qui correspond à cette contrade est toute mignonne avec sa chenille blanche dans le fond. Mais bon, de toute façon, même si j’avais été habile je ne l’aurais pas choisie : je n’aime pas trop le vert, et les couleurs de son emblème sont le vert et le jaune.

Nous ne nous arrêtons toujours pas dans notre course effréné aux contrades, et nous repartons de plus belle à l’assaut de la contrada della Luppa (la louve) dont la vertu est la fidélité ! Ah y est, j’ai enfin choisi ma contrade !! Je serai la louve!!! Mon blason est blanc et noir, parfait ! En plus la louve revêt une signification toute particulière pour la ville car elle symbolise la louve fondatrice de Sienne. Nous restons un long moment devant cette contrade car il y avait un lieu « secret » qui était ouvert et que je voulais voir ce qu’il y avait ! Finalement, ma couardise l’a emportée et nous nous sommes remis en route pour de nouvelles aventures. (Nous avons tout de même réussi à voir le joueur de tambour de la contrade à l’oeuvre !!).

Encore quatre contrades à visiter pour que notre mission soit complète !! C’est vraiment difficile !
 
Nous nous lançons à la recherche de la contrada dell’Istrice (le porc épic) qui est associée à la vertu de l’acuité. Pour aller à la rencontre de cette contrade, il nous a fallu monter très haut dans la ville… pfff c’est fatiguant! Heureusement que son emblème, le petit porc-épic est tout mignon.

Vite vite, notre quête est presque finie et notre motivation commence à s’épuiser (tout comme la vôtre qui devez vous demander quand cet article va finir !!).
Nous nous rendons à la contrada del Drago (le dragon) qui est l’une des contrades les plus secrètes. D’ailleurs, aucune plaque annonciatrice pour nous dire que nous étions au bon endroit. Et le seul indice sur la fontaine qui nous fait penser à la contrade du dragon c’est que la seule boule colorée est celle aux couleurs de la contrade. Heureusement, les dragons du portail en fer nous indiquent que nous sommes au bon endroit. Cette contrade est associée à la vertu de l’ardeur.

Encore un peu de courage, plus que trois contrades !! Nous repassons par la contrada dell’Occa (l’oie) que nous avions déjà vu un peu plus tôt mais pour laquelle nous n’avions pas prise toutes les photos. La contrade est associée à la vertu de la perspicacité. Pourtant l’oie ne me paraissait pas être un animal si malin que ça. Petite particularité, sa fontaine est une très ancienne fontaine de la ville et ne porte donc aucun symbole en lien avec l’oie. Quel dommage, une petite statue d’oie aurait été la bienvenue au milieu de cette grande étendue d’eau !

Allez c’est presque fini, plus que deux !! Nous commençons par la contrada della Selva (la forêt) qui est associée à la vertu de la puissance. L’animal auquel elle est rattachée, le rhinocéros représente à lui seul ce symbole de puissance ! Bien que les arbres millénaires qui composent une forêt peuvent aussi être symbole de puissance. Un dernier effort pour aller jusqu’à la toute petite mais non pas moins magnifique fontaine et nous voilà rendus pour ce qui est de la forêt !!

Et oui!!! Nous arrivons enfin au bout de ce long périple que notre recherche des contrades, nous finissons en beauté par la contrade associée à la vertu de la combativité et qui est la contrada dell’Aquila (l’aigle). Nous en profitons pour remplir nos bouteilles à sa jolie fontaine en forme d’aigle !

Notre chasse aux contrades est maintenant terminée !!!! Nous avons vu Sienne sous son vrai jour, et nous pouvons dire que nous l’avons parcourue en long en large et en travers puisque la ville n’est pas si grande que ça et nous en sommes déjà à plus de seize kilomètre parcourus!!!!!!
 
Nous repassons devant la très belle basilique de Sienne pour lui faire nos adieux puis nous partons en quête de quelque chose à nous mettre sous la dent !

Guillaume et son sandwich
Guillaume et son sandwich

Je repère un petit bar qui vend des sandwiches qui ont l’air (de loin) fait à partir de baguette. Nous entrons donc pour acheter deux sandwiches tomate, mozzarella, basilic que nous allons manger sur la place du Palazzo pubblico. Seulement, là encore, quelle erreur!! Le pain n’avait que l’aspect de baguette, c’était en fait un vieux pain industriel bien dur et bien mauvais… Dommage! Après nos adieux à cette très belle place du palio, nous entamons notre redescente jusqu’à l’hôtel afin de pouvoir avancer nos valises et le blog. Deux kilomètres de descente intense plus tard et nous voilà arrivés!! Nous pouvons profiter un peu de la clim’ pour blogger et nous nous préparons à notre dernière nuit dans la ville de Sienne.
 
Adieu Sienne, demain nous partirons pour Rome avec une escale à San Giminiano puisque mon papa et la maman de Guillaume nous disent que c’est joli !

Catégories
Italie - Juillet 2015

L’OPA si Pass : notre passeport vers la religion siennoise

Ce matin, le réveil est difficile : en effet, nous avons mal dormi… Plusieurs raisons à cela : Pauline a fait des cauchemars toute la nuit (rêvant que la réceptionniste viendrait la tuer dans son sommeil) et, pour ma part, la climatisation (plus que bruyante) m’a réveillé plusieurs fois dans la nuit…

Nous descendons tout de même au petit déjeuner sur la défensive, nous préparant au pire. Mais le pire n’arriva point ! En effet, les responsables du petit-déjeuner sont très aimables d’entrée et nous apportent même les boissons chaudes directement à notre table. Petit regret (global à l’Italie pour le moment), l’absence de jus de fruits frais. Après ce repas revigorant (nous n’avions quasiment rien mangé la veille), nous remontons dans la chambre qui est, à notre grande surprise, déjà nettoyée et rangée ! Quelle efficacité ces Siennois !

La montée est raide...
La montée est raide…

Nous décidons cependant de nous mettre en route un peu plus tard qu’habituellement. En effet, nous souhaitons rester jusque dans la soirée à Sienne… Car l’hôtel est quand même à 1,8 kilomètres de la Piazza del Campo avec pas moins de 200 mètres de dénivelé (soit un peu plus de 10% de dénivelé) ! Nous ne redescendrons donc pas pour la sieste. Il est donc midi quand nous nous mettons enfin en route. L’ascension est plus que difficile notamment pour Pauline qui a un rythme cardiaque supérieur à 170 bpm (je me moque mais le mien est à 140 bpm tout de même !)… Trêve de plaisanterie, notre grimpette se fait dans la joie et la bonne humeur : les paysages qui nous entourent sont tout bonnement magnifiques. Nous tombons littéralement amoureux de la Toscane !

Un des panoramas sur la Toscane environnante
Un des panoramas sur la Toscane environnante

Une fois arrivé à la Porta San Marco : quelle récompense s’offre à nous, un magnifique panorama sur la Toscane environnante… Nous ne prenons cependant pas de photos, les câbles électriques sont juste à la mauvaise hauteur ! Dans les dédales de ruelles qui s’offrent à nos pas, nous sommes plus que subjugués par le charme de Sienne ! Et nous arrivons bien vite à la Piazza del Duomo, notre première étape de la journée !

Le Duomo de Sienne
Le Duomo de Sienne

Quelle cathédrale mes amis ! Elle rivalise presque sans problème avec le Duomo de Florence (pas pour moi mais le guide vert le dit). Ni une ni deux, nous achetons des billets pour le visiter : l’OPA si Pass, qui va nous permettre de visiter pas moins de cinq lieux religieux majeurs de Sienne.

Objectif numéro 1 : le Duomo

La façade avant du Duomo est une œuvre en soit, nous sommes tous les deux ébahis devant tant d’élégance. Et lorsqu’on entre, contrairement au Duomo de Florence où tout était épuré, la décoration est pleine d’élégance quoiqu’un peu chargée. Mais nous adorons ce que nous regardons : quel lieu ! Les sols en marbres racontant l’histoire de Sybille ou des passages de la Bible sont tout bonnement magnifiques. Les colonnes de marbre bicolores sont superbes et les plafonds bleus parsemés d’étoiles d’or sont profonds… La splendide chaire en marbre sculptée par Nicola Pisano saute littéralement aux yeux. La Libreria Piccolomini est une salle bâtie sous la demande du Cardinal Francesco Piccolomini (futur pape Pie III) appartenant à l’une des familles les plus influentes de Sienne (comparable au Médicis pour Florence). Les fresques de cette librairie sont extraordinaires : éclatantes de couleurs et de détails, cette salle en elle-même vaut le détour par ce Duomo… En sortant de cette salle, nous croisons l’imposant autel Piccolomini orné de statues réalisées par le jeune Michel-Ange.


Ce qui aurait dû être l'entrée de la cathédrale avant l'épidémie de peste noire
Ce qui aurait dû être l’entrée de la cathédrale avant l’épidémie de peste noire

En sortant du Duomo, nous sommes littéralement transportés dans la renaissance italienne ! À dire vrai, la magie de Sienne joue aussi pour beaucoup, la cité comportant une architecture relevant de la fin du Moyen-Âge, début Renaissance très prononcée. Je dirais même davantage qu’à Florence même si je ne pourrais comparer réellement les deux villes. Un seul regret cependant à la défaveur de Sienne : leur Duomo tel qu’il était prévu devait être encore plus gigantesque que le Duomo de Florence. Mais la grande peste noire passa par là et décima les deux tiers de la population siennoise créant un fossé entre Florence et Sienne qui ne serait jamais comblé (Florence perdit la moitié de sa population lors de cette pandémie mais comportait déjà de l’avance sur sa rivale)…

Nous cheminons par la suite dans les vieilles rues de Sienne à la recherche d’un endroit où nous sustenter. Nous débouchons alors sur la Piazza del Campo et quel spectacle ! Le lieu est empreint de magie : le premier mot qui me vient à l’esprit est « Palio ». Qu’est-ce que j’aimerais y assister ! Il parait que cette course est mythique. Nous déambulons ensuite sur la place et finissons par nous asseoir à une petite terrasse. Je ne m’étalerai même pas à commenter la nourriture que nous y avons mangé, je dirais juste que le rapport qualité/prix était à peine correct. Quelle idée de manger sur la Piazza del Campo à la fois ! Au moins la vue était admirable pendant le déjeuner…

Sitôt notre repas terminé, nous nous remontons à flâner dans les ruelles suivant un itinéraire proposé par le guide vert permettant de découvrir les bâtiments intéressants de la vieille Sienne. Et nous commençons rapidement à croiser des blasons de Contrade : nous décidons alors d’en faire notre objectif du lendemain… Je ne m’étendrai donc pas aujourd’hui sur mon coup de foudre pour la Contrada della Tartuca si ce n’est qu’elle nous a occupé une très bonne partie de l’après-midi du jour…

Objectif numéro 2 : le Battistero
L'intérieur du Battistero avec les fonts baptismaux
L’intérieur du Battistero avec les fonts baptismaux

Nous finissons par déboucher sur une petite place, la Piazza San Giovanni où siège le Battistero du même nom, en contrebas du Duomo. Il est certes beaucoup moins impressionnant que celui de Florence mais les fonts baptismaux méritent le détour partiellement sculptés par Donatello, et Lorenzo Ghiberti notamment.

Objectif numéro 3 : la Cripta
L'accès à la crypte par la droite avant la grande porte
L’accès à la crypte par la droite avant la grande porte

S’ensuit une visite de la crypte de la cathédrale, située sous le choeur du Duomo. La visite se révèle être un voyage dans le monde des couleurs : les fresques, réalisés par des artistes siennois du 13ème siècle, apportent un éclairage fondamental sur la genèse et le développement de l’école de peinture siennoise…

L'intérieur de la crypte (j'essaye de toujours rester concentré !)
L’intérieur de la crypte (j’essaye de toujours rester concentré !)
Objectifs numéro 4 et numéro 5 : le Museo dell’Opera del Duomo et le Panorama del Facciatone
Le vitrail entouré de statues du musée
Le vitrail entouré de statues du musée

Nous décidons de poursuivre avec la visite du musée du Duomo qui comportent toute une série de statues qui trônaient à l’époque devant les colonnes de la cathédrale. De plus, une large collection de reliques sont exposées au musée mais ça n’est pas vraiment de mon goût et je passe plutôt rapidement dessus… Et l’idée lumineuse nous prend d’aller voir le panorama des Facciatone, un des plus beaux de la ville… Quelle ne fût pas mon erreur !!! Nous patientons une petite dizaine de minutes avant d’avoir l’autorisation de monter. Et lorsque nous nous engouffrons dans le couloir menant au panorama, Pauline a l’intelligence d’esprit de me dire : « Ah au fait, je crois que c’est déconseillé pour les claustrophobes ! » !!! Ce n’est pas comme si j’avais le vertige de surcroit… Toujours est-il que je brave fièrement mes phobies et que je monte les deux escaliers menant au panorama. Une fois là-haut, je n’ai pas la force d’y rester bien longtemps : mes jambes tremblent et j’ai l’impression que tout le monde va tomber !!! Je décide donc judicieusement de redescendre assez rapidement…

Objectif bonus : trouver la Contrada della Tartuca
La fontaine de la <em>Contrada della Tartuca</em>
La fontaine de la Contrada della Tartuca

Une fois sortis, nous nous posons à une terrasse pour prendre une glace… Ou plus précisément un espresso avec une boule de glace dedans pour moi et une glace deux boules pour ma chère et tendre : vanille et stracciatella… Cela nous permet d’élaborer un plan pour la soirée. Je veux pour ma part trouver le lieu ou siège la Contrada della Tartuca. Nous nous mettons en route et finissons par la trouver après un combat entre les différents GPS de nos iPhones… Je suis amoureux du Palio, ça y est ! Et comme j’en ai parlé plus haut, cela sera un des objectifs de demain…

Nous retournons alors tranquillement vers la Piazza del Campo pour y prendre notre dîner. Ce sera un Foccacie avec du jambon cru italien, du peccorino et avec crème de tomates séchées pour Pauline et crème d’olive pour moi. Nous dînons assis sur la célèbre place pour observer le coucher du soleil sur le Palazzo publicco… Que ce voyage est agréable pour le moment !

Le Palazzo pubblico baigné par le soleil couchant
Le Palazzo pubblico baigné par le soleil couchant

Nous entamons ensuite courageusement notre descente de presque deux kilomètres vers notre hôtel avec le soleil qui est déjà couché ! Une fois rentrés, nous tombons assez rapidement dans les bras de Morphée en se ressassant toutes les belles choses que nous avons fait durant cette journée…

À demain pour de nouvelles aventures avec Pauline qui vous racontera notre initiation à l’univers des Contrade et du Palio ainsi que notre visite au Palazzo pubblico…

Catégories
Italie - Juillet 2015

Visite de Lucca et voyage vers Sienne

Aujourd’hui, dernier réveil à Florence, malheureusement. Pendant que Guillaume finit de se réveiller, je termine nos trois valises puis nous nous préparons pour aller profiter de notre dernier petit déjeuner dans cet hôtel. Avant de quitter cet endroit, nous en profitons pour faire des photos afin de nous souvenir de cette sublime chambre qui était somme toute assez grande, avec sa petite salle de bain très bien agencée et surtout sa grande terrasse toujours ombragée qui donnait sur la ville de Florence. Ah, ce que nous allons la regretter cette chambre et surtout cet hôtel, où nous avions un somptueux petit déjeuner le matin, une petite collation l’après-midi, une bouilloire et des sachets de thé ou café à disposition dans la chambre… Nous regretterons aussi l’accueil et le service toujours au top !

C’est donc un peu triste de partir que nous montons en voiture en direction de Lucca.
Deux heures plus tard et quelques détours pas prévu à cause du GPS, nous voilà garés à bon port. Nous apprenons à nous servir du parc-mètre italien pour payer notre parking puis nous partons en direction du coeur de la ville.
 
Petit point d’histoire : Lucca est une ancienne ville romaine qui a été par deux fois remodelée. Une fois au Moyen-Âge alors que la ville était en plein essor, grâce au commerce et notamment à la soie et une fois à la renaissance qui a laissé des traces de son passage notamment au travers de la grande muraille de rempart qui entoure la ville. La pierre vient remplacer la brique comme matériau de construction à la renaissance et la plupart des maisons construites au Moyen-Âge sont remaniées. On assiste également à l’apparition de grandes villas.

Le mur d'enceinte de Lucca
Le mur d’enceinte de Lucca

Nous traversons donc la muraille qui entoure la ville depuis la renaissance afin de pénétrer dans Lucca. À notre arrivée, nous tombons sur un itinéraire conseillé et un plan de la ville. Dans un premier temps, nous décidons de le suivre plutôt que de nous fier à notre ballade du guide vert. L’itinéraire nous invite à longer le cour d’eau qui coule dans la ville, ce que nous faisons. À chaque coin de rue nous tombons sur un reste de construction que je pense être médiévale. Nous tombons également sur de multiples églises, mais ça nous y sommes habitués depuis Florence. Au vue de la foule de vélos qui nous entoure, slalomant autour de nous en nous klaxonnant – ou pas -, nous décidons finalement de nous fier à la ballade du guide vert (petit point négatif pour le vélos !). Nous déambulons donc dans les rues, prenant une photo de ci, de là, nous reposant sur un banc de temps à autre… Nous arrivons jusqu’au Duomo de Lucca et son très beau campanile, malheureusement, je n’ai pas la tenue adéquate pour rentrer dans l’église, ce qui ne m’empêche pas pour autant de la regarder depuis la porte d’entrée.


Moi qui mange (encore!!)
Moi qui mange (encore!!)

Au bout de quelques heures de marche, la faim se fait sentir, nous nous mettons donc en quête d’un lieu où nous restaurer… Finalement, nous nous arrêtons dans une petite boutique qui vend des part de pizzas et des petits sandwichs. Nous optons pour trois petits sandwichs que nous nous empressons de déguster en marchant (un pour moi, deux pour Guillaume le gourmand).

Guillaume devant notre sandwicherie
Guillaume devant notre sandwicherie

Puis comme d’habitude pour ceux qui connaissent Guillaume, il a fallu se mettre en quête de toilettes ! Heureusement, j’en avais repéré sur le plan! Ils se situaient à côté de l’entrée de la ville. Nous nous dirigeons donc vers ces fameux toilettes qui étaient en fait fermés…

Vue de Lucca depuis les remparts
Vue de Lucca depuis les remparts

C’est alors que nous décidons de monter sur les remparts, qui avaient l’air ombragés, faire un tour de la ville vue d’en haut. Nous commencions à peine notre promenade quand une joggeuse nous a dépassé : il faut vraiment être motivé pour courir sous 37°C à 14 heures ! Bref, la regarder courir puis faire ses abdominaux nous a un peu occupé. Mais seulement voilà, quand on boit l’équivalent de deux litres d’eau, forcément il faut l’évacuer donc Guillaume se remet à me parler de ses toilettes et du fait que la ville de Lucca manque cruellement de toilettes publiques ! Finalement, ni une ni deux, le voilà parti pour faire pipi nature contre les remparts pendant que je fais le guet… Et, bien évidemment, sur quoi nous sommes tombés cent mètres plus loin ? Des toilettes !!! Au bout de quatre kilomètres de marche sous la chaleur, nous voilà revenus à notre point de départ. Nous redescendons donc des remparts et prenons le chemin de la voiture.

Après de longues recherches pour trouver la localisation exacte de l’hôtel sur le GPS, pendant lesquelles la voiture se refroidissait grâce à la climatisation, nous reprenons la route direction Sienne.
 
De nouveau, l’itinéraire se fait compliqué, en effet, le GPS de la voiture veut absolument que je prenne une voie sans issue qui mènerait soit disant à l’autoroute ! Après de longues minutes où nous avons tourné en rond, nous nous décidons finalement à mettre le GPS sur notre iPhone! C’est avec succès que nous avons donc finalement trouvé le chemin jusqu’à l’autoroute. Une fois arrivé dans Sienne, les choses se compliquent encore : le GPS nous indique que nous sommes arrivés alors que nous sommes sur un parking désert !! (C’est toujours à moi que ça arrive ces problèmes de GPS!!). Finalement Guillaume reprend le volant et nous conduit à bon port: l’hôtel étant en fait de l’autre côté de la route.

L’hôtel bien que trois étoiles nous semble assez décevant en comparaisons de celui que nous venons de quitter à Florence… Nous verrons au jour le jour… (Je confirme au bruit que fait la clim, il est décevant). Ce soir, petite soirée tranquille dans la chambre car le centre ville de Sienne est quand même à 35 minutes de marche à pied et nous ne nous sentions pas le courage de nous y aventurer.