Ce matin est synonyme de départ de Sienne, ville aux multiples atours… Nous prenons donc un petit-déjeuner bien complet car la journée risque d’être chargée. Nous quittons cependant notre chambre sans réellement de regrets, l’hôtel ayant été quelque peu impersonnel. Nous chargeons la voiture et mettons le cap vers San Gimignano, lieu largement recommandé par Alain, le papa de Pauline ainsi que par tous nos guides…

Déjà ça commence mal, le GPS ne trouve pas San Gimignano mais c’est entièrement de ma faute : je m’obstine à écrire San Gemignano ! Bon, tout finit par rentrer dans l’ordre et nous sommes enfin en route pour le village moyenâgeux ! 45 minutes plus tard, nous sommes sur place et là, nouveau défi : trouver une place. Environ 15 minutes après avoir tourné en rond, Pauline décide de s’engager dans un parking pour autocars mais qui s’avère être aussi pour les voitures tant qu’on ne dépasse pas une heure de stationnement. Nous allons de ce pas voir un carabinieri pour lui demander comment indiquer que nous sommes arrivés vu qu’il n’y a aucun parcmètre. Sa réponse est pour le moins inattendue : « écrivez votre heure d’arrivée sur un petit bout de papier. ». Alors celle là, on ne l’avait jamais entendue nulle part !!! Nous trichons de dix minutes histoire de gagner un peu de temps : cela nous laisse donc 1h10 dans le village, ça n’est pas énorme mais c’est tout de même mieux que rien !

Dès les premiers pas dans San Gimignano, deux choses nous sautent aux yeux : c’est plein de touristes et, surtout, c’est magnifique ! Nous croisons donc énormément d’échoppes pour les touristes mais surtout successivement les quinze tours médiévales qui ont fait la renommée de San Gimignano. Tout est extrêmement bien conservé : nous sommes comme dans un cocon moyenâgeux. Les pavements en pierre, les palais et autres puits (notamment celui de la Piazza della Cisterna) de cette époque nous font voyager ! Nous cheminons donc avec ma belle dans cette enclave coupée du temps… Quel bonheur !

Comme nos ventres crient famine, nous regardons tout ce qui est proposé aux touristes : nous ne voulons clairement pas nous arrêter dans un restaurant, il faut tout de même aller à Rome ensuite (qui est à près de 4 heures de voiture de là où nous sommes). Nous repérons ni vu ni connu une échoppe vendant des pizzas à emporter (à la part ou entière) cuite au four à bois : ça me met déjà l’eau à la bouche…

Nous arrivons donc au terminus de notre promenade dans San Gimignano : l’église Sant’Agostino ! Nous allons donc tout refaire en chemin inverse afin de rejoindre la voiture à temps !!! Sur le retour, nous nous arrêtons à la pizzeria qui me faisait de l’oeil et nous prenons une part de pizza Marguerita (sauce tomate et fromage) tous les deux avec Pauline ! Quel régal ! La pizza sort du four, la pâte est fine et croustillante à souhait : nous sommes décidément bien en Italie ! Pauline me glisse juste que « pour une entrée, c’était suffisant », m’indiquant ainsi qu’elle mangerait bien autre chose. Ne croyez pas que je maltraite ma femme, c’est juste qu’un quart d’une grosse pizza est bien pour un midi sur le pouce : nous nous rattraperons ce soir !
Nous sautons donc dans la voiture à 13h40 précises (soit justement l’heure de retour que j’avais indiqué sur mon petit papier). Pauline essaye d’acheter des fruits dans un supermarché en face du parking pendant que je règle le GPS pour notre hôtel ! Quel malheur ce fût ! Pauline ne trouva aucun fruit mûr et tout retomba sur ma pomme (évidemment j’ai envie de vous dire ! Parfois les femmes…). Juste le temps de frauder pour entrer dans des toilettes payantes afin d’éviter une pause pipi sur le trajet que nous nous mettons en route. Je commence donc la route vers Rome quand le GPS de la 407 nous perd déjà et ne trouve pas (une fois encore !) l’insertion sur l’autoroute. Pauline arrive à mettre celui de son iPhone très promptement nous permettant ainsi de ne pas rater la sus-mentionnée insertion !
Quelques trois heures plus tard, Pauline fait sa maligne à propos de ma conduite entraînant une trop grande consommation d’essence. Je ne peux en effet pas rouler au régulateur pendant tout le trajet à cause de la conduite des italiens et la climatisation est à fond (il fait 42°C dehors) : je n’y peux donc rien mais comme elle fait sa maligne, nous changeons de conducteur après un plein d’essence succinct… L’arrivée à Rome se fait sans encombre mais au moment d’arriver à l’hôtel, nous prenons conscience que la rue est piétonne. Je laisse donc Pauline faire le check-in et j’attends de mon côté dans la voiture garée en vrac…
Quelle nouvelle quand nous apprenons qu’il n’y a pas de parking à l’hôtel ! Il était pourtant mentionné sur Booking qu’un parking était disponible en supplément et à proximité de l’hôtel !!! En réalité, c’est un parking public où nous devrons nous acquitter de la modique somme de 24€/jour de stationnement : quelle chance !!! Et pour couronner le tout c’est à presque un kilomètre de l’hôtel : en terme de proximité, on a fait mieux. Nous sommes donc quelque peu exaspéré de nous trimballer nos valises à travers la ville comme deux pauvres touristes perdus. Mais je propose à Pauline avant notre arrivée à l’hôtel de ne pas partir avec une appréhension : le lieu peut tout de même se révéler charmant…
Une fois installés dans notre chambre, nous nous rendons effectivement compte que le choix de l’hôtel était bon : nous sommes en plein centre-ville, la chambre est superbe (belle décoration, très jolis meubles, lit impeccable, salle de bain avec baignoire, chambre assez spacieuse et surtout… Machine Nespresso à disposition !!!) et le personnel est charmant malgré le premier contact abrupt ! Nous avons juste le temps de nous poser et de faire une petite sieste pour moi et un peu de blog pour Pauline que nous décidons de sortir dîner dehors dans le quartier ! Nous passons devant pas mal de restaurants et nous arrêtons devant un qui ne paye pas de mine mais qui se vend comme ayant 4/5 étoiles sur TripAdvisor : nous tentons donc notre chance ici ! Premier contact positif puisqu’ils parlent espagnol, Pauline est donc ravie, moi un peu moins ! Je prendrai donc des lasagnes faites maison et Pauline une Pizza al prosciutto (jambon cru). Lorsque les plats arrivent après une quinzaine de minutes nous ne sommes pas déçus par la quantité mais la qualité n’a pas vraiment l’air d’être au rendez-vous… Mes lasagnes sont franchement trop salées et de même pour la pizza de Pauline (à la fois, étaler du jambon cru sur une pizza, on pouvait se douter que ça serait trop salé !). Le rapport qualité/prix n’est cependant pas mauvais puisque nous avons mangé à notre faim pour une somme somme toute raisonnable ! Après ce plat, nous décidons d’aller nous promener dans le quartier de l’hôtel et même d’aller sur la Piazza Navona (à 300 mètres à peine de notre lieu de résidence !). Quelle surprise ce fût quand nous avons remarqué le nombre de vendeurs à la sauvette ou autres peintres, musiciens et danseurs qui peuplaient la place ! Ils sont en effet presque autant en nombre que les touristes ! J’exagère certainement mais nous n’avons pas fait long feu sur la place… À la fois, nous avons encore à planifier notre séjour dans la capitale qui s’annonce chargé.
Demain, je laisserai les commandes du blog à ma femme qui vous racontera notre voyage dans le temps de la Rome antique avec visite du forum romain, du Palatin et du Colisée…











