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Italie - Juillet 2015

Burger King sur la place Saint Pierre

Burger King sur la place Saint Pierre
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Italie - Juillet 2015

Visite du Vatican ou comment se sentir vraiment tout petit face à tant de beauté !

Ce matin, le réveil sonne comme tous les jours à neuf heures et je me réveille toute excitée ! Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec le Pape !
 
Guillaume, lui a visiblement du mal à se réveiller… La nuit a été courte (forcément quand on passe la moitié de la nuit à regarder Game of Thrones, ça n’aide pas…). Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis nous nous préparons pour nous rendre au coeur de la chrétienté : la basilique Saint Pierre.
 
Tenue de rigueur : pas de débardeur, pas de bas au dessus des genoux… C’est bon nous sommes prêts! Nous partons donc pour le Vatican (qui d’après le réceptionniste de l’hôtel se trouve à quinze minutes de taxi !).
 
Pendant que nous cheminons en direction de la basilique, nous croisons bon nombre de touristes qui se rendent exactement au même endroit que nous : une chose est sûre, nous n’allons pas être seuls dans l’immense basilique.

Le saviez-vous?

La construction de la basilique Saint-Pierre telle que nous la connaissons actuellement a duré en réalité dix-huit siècles ! En effet, la basilique initiale avait été construite par l’empereur Constantin après l’édit de Milan en 313 (consacrée en 329) de façon à ce que la tombe de Saint Pierre se trouve au centre de l’abside. Lors de l’abandon de Rome par les papes, au profit d’Avignon, l’église est tombée en décrépitude. Après leur retour, des travaux ont été entamés. Plusieurs architectes ont proposé des projets. Dans un premier temps, c’est celui de Bramante qui sera retenu mais il meurt alors que la construction n’en est qu’à ses débuts. On fera donc appel à Michel-Ange pour qu’il construise la basilique Saint Pierre. Basilique qui sera encore modifiée puisque Carlo Moderne lui ajoutera deux travées afin qu’elle ressemble à une croix latine. C’est également lui qui réalisera la façade dite classique. Le Bernin quant à lui est à l’origine de la construction de la place.

Nous devant la basilique Saint Pierre
Nous devant la basilique Saint Pierre

Afin d’accéder au Vatican, il faut passer sous des portiques de sécurité et donc faire un longue queue pour les atteindre. Heureusement que nous avançons vite car, comme partout à Rome, la queue se fait en plein soleil ! Une fois que la police a vérifié que nous n’avions aucun objet dangereux, nous pouvons enfin gravir les marches afin de rentrer dans la Basilique ! Guillaume qui ne l’avait jamais vu ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Ces premiers mots furent : « ah oui, quand même » ! Nous nous promenons au travers de la Basilique, en regardant à droite et à gauche et en observant tout ce qui nous entoure ne sachant pas exactement où regarder.  En effet, notre guide sur Rome n’est visiblement pas assez détaillé et nous n’avons qu’une légère description de la Basilique, malheureusement. Notre regard est bien évidemment tout de suite attiré par la magnifique coupole ainsi que par l’énorme baldaquin réalisé par le Bernin à la demande du pape Urbain VIII et de la famille Barberini (présente sous ses armoiries : les abeilles) afin de remplir le « vide » sous la coupole. Sous cette énorme structure se trouve la tombe de Pierre dont on retrouve également la présence le long de la coupole avec la phrase suivante: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et je te donnerai les clés du royaume des cieux » (Matthieu 16 : 18).
 
L’autel de la chaire est l’un des chefs d’oeuvre du Bernin. La chaire quant à elle, en bronze, contiendrait en réalité la première chaire en bois sur laquelle se serait assis Pierre (ce qui n’est pas la réalité car il s’agirait en fait d’un cadeau de Charles le Chauve au Pape).
 
Ne sachant que trop regarder, nous descendons dans la crypte afin d’admirer les tombes des papes au fil des années… Et il y en a beaucoup bien qu’ils ne soient pas tous là ! Certaines sont avec de très beaux monuments funéraires, d’autres moins spectaculaires. Nous en profitons alors pour acheter un livre sur la basilique Saint Pierre et sur les musées du Vatican afin de combler les lacunes de notre guide.
La visite peut donc reprendre de plus belle, armé de notre livre qui nous explique comme il faut les choses. Les nombreuses statues (39) représentent des saints fondateurs d’ordre religieux. Le plafond est décoré avec des stucs dorés. Nous commençons par observer le plus facile, bien que maintenant protégé derrière une vitre : La Pieta de Michel-Ange ! Et là je peux faire ma maligne puisque Guillaume ne connaissait pas, alors que pour moi c’était une évidence ! Nous refaisons un tour plus approfondi dans la basilique, nous arrêtant de ci de là afin d’observer certaines choses en détail. Nous nous amusons également à rechercher parmi le pavage de la basilique, la bande indiquant la comparaison avec Notre-Dame de Paris. Guillaume croit distinguer l’indication pas très loin de la fin de la basilique mais moi je ne suis pas convaincue. Avant de quitter les lieux, nous décidons de faire comme tous le monde et de toucher les pieds de la statue de Saint Pierre abîmés tant ils ont été touchés par des fidèles. Je ne sais pas trop ce que cela apporte mais je le fais quand même pour respecter la tradition et parce que cela ne peut pas faire de mal. Mon seul regret : ne pas avoir pu allumer de bougie pour ma maman, je m’étais promis de le faire mais cela n’est pas possible… Si j’avais su, je l’aurais allumée à Sienne, tant pis.

Après s’être bien inspirés de la majestueuse basilique, nous ressortons pour trouver quelque chose à avaler rapidement avant de nous rendre aux différents musées du Vatican. Notre oeil est tout de suite attiré par un guichet officiel vendant des places coupes files pour le musée. Nous allons nous renseigner et nous hésitons longuement à prendre ou non ces billets qui sont beaucoup plus chers. Nous décidons toutefois de tenter notre chance avec les une heure de queue potentielle.
Nous achetons une sorte de sandwich dans une roulote du coin et nous nous précipitons en direction du musée avec comme seule peur celle de savoir le temps de queue qui nous attendait ! Mais quelle surprise : personne à l’horizon ! Nous ne faisons aucune queue et accédons directement au guichet où une autre surprise nous attendait : un billet tarif réduit pour Guillaume !

Sur les conseils du guide, nous passons rapidement dans les premières salles, ne nous arrêtant que pour regarder ce qui attirait notre regard. De toute façon, les premières salles étaient pleines de statues et Guillaume a décrété qu’il en avait assez des statues. Nous passons surtout du temps dans la Galeria della carte geografiche dans laquelle nous pouvons observer des grandes fresques représentant les possessions de l’Italie et de l’église dans les années 1580. Nous ne manquons pas d’observer les riches décorations des plafonds.
 
Nous arrivons enfin aux appartements de Raphaël qui ont été réalisés à la demande du pape Jules II qui ne voulait pas vivre dans les appartements décadent du pape Alexandre VI (Borgia). Raphaël n’aura en fait quasiment rien réalisé de ces appartements car il est mort pas très longtemps après la commande, c’est donc ses élèves qui ont réalisé la majeur partie des fresques d’après des dessins réalisés par le maître. Les appartements de Raphaël comptent quatre pièces, dont la plus connue est la Stanza della Signatura car elle contient deux oeuvres majeures de l’artiste : La dispute du Saint Sacrement et l’école d’Athènes. Nous passons un certain temps à contempler les fresques des appartements de Raphaël, essayant de les analyser, de les comprendre en lisant les panneaux explicatifs qui étaient présents au centre de chaque salle.
 
Nous traversons ensuite les appartements d’Alexandre VI et je comprends alors pourquoi son successeur ne voulait pas vivre dedans. Ils sont bas de plafond, avec de gros caissons bleus et dorés qui, contrairement à ce que nous avions vu à Sienne, étaient pesants.
 
Nous arrivons enfin dans le lieu sacré : la chapelle Sixtine ! Nous avons une chance inouïe : une place sur un banc se libère juste devant nous et nous nous précipitons alors pour nous asseoir afin de rester tranquillement à contempler les merveilles qui nous entourent.

Petit point d’histoire

La chapelle a été construite sous le pontificat de Sixte IV et elle servit de chapelle privée aux souverains pontifes. Aujourd’hui, c’est dans cette salle que se déroule le conclave. La décoration de la salle peut être divisée en trois époques distinctes au cours desquelles se manifeste les évolutions de l’art de la renaissance :
– Les fresques des murs ont été réalisées entre 1481 et 1483 par différents artistes. Sur le mur de gauche, les scènes représentées correspondent à des moments de l’ancien testament avec notamment des scènes de la vie de Moïse. Sur le mur de droite, les scènes représentées correspondent à des passages du nouveau testament comme la tentation du Christ et la purification des lépreux de Botticelli.
– La voûte peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il a décidé de représenter des épisodes de la Genèse : la construction du monde, Adam et Eve et le péché originel ainsi que le déluge.
– Le mur de l’entrée peint encore par Michel-Ange entre 1534 et 1541. Il a choisi d’y représenter le jugement dernier. Son oeuvre n’est pas très bien accueillie à cause de la trop grande humanité des personnages et également à cause de leur nudité. À noter : Michel-Ange s’est lui-même représenté sur cette fresque sous les traits de Saint Barthélémy et tenant à la main sa peau écorchée.
 
C’est donc pendant un long moment que nous avons pu contempler ses fresques et notamment prendre des photos avant de se faire rappeler à l’ordre par le service de sécurité qui ne rigole pas : « Silenzio per favore, Silence please. No photo, No video ». C’était un peu drôle de les entendre répéter inlassablement ces paroles. Une fois nos yeux bien remplis, nous avons pris le chemin de la sortie du musée.

Nous nous sommes arrêtés dans les jardins du Vatican afin de nous rafraichir et de boire un coup. Nous avons un peu profité d’une table et de l’ombre que nous proposait la toile tendue au dessus de nous puis nous nous sommes baladés dans la petite partie des jardins qui était ouverte au public. Pendant notre promenade, nous sommes tombés sur l’entrée du musée des carrosses et nous sommes descendus voir par curiosité. Étaient exposés dans le musée grand nombre des carrosses pontificaux et également certaines voitures, dont la voiture dans laquelle Jean-Paul II fut victime de son attentat. Nous avons également pu voir le premier modèle de la Papamobile telle qu’on la connaît actuellement avec sa cage en verre et ses vitres blindées. Une fois la courte visite terminée, nous avons pris le chemin de la sortie et nous avons descendu le monumental escalier en spirale de Giuseppe Momo.

Castel Sant' Angelo
Castel Sant’ Angelo

Une fois dehors, nous avons pris le chemin de l’hôtel en profitant de l’occasion pour photographier le Castel Sant’Angelo. Il s’agit en fait du mausolée de l’empereur Hadrien qui a, par la suite, été remanié en prison, en  forteresse et en appartement d’agrément. On ne se rend d’ailleurs plus tout à fait compte de quelle partie date de l’antiquité romaine.
 
C’est encore une fois fatigués que nous sommes arrivés à l’hôtel ! Guillaume a repris son rythme de sieste quotidienne et s’est donc endormi très rapidement pendant que moi j’en ai profité pour m’immerger dans un bon bain chaud après avoir enfin fini de mettre les photos de mon article sur les contrades de Sienne. Durant le moment de repos de mon bain, j’en ai profité pour chercher un bon restaurant de pâtes à Rome. J’ai trouvé plusieurs résultats pour des pizzas mais plus de difficultés à trouver des pâtes, or j’en avais très envie. Je choisis donc un lieu qui s’apparenterait plus à un fast food et soumet l’idée à Guillaume. Bien que pas très convaincu, nous partons tout de même à la recherche de ce lieu de restauration. Guillaume n’était pas emballé car le lieu sert ses pâtes dans des assiettes en plastique et qu’il faut manger sur des comptoirs hauts et même débarrasser… Certes ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un restaurant mais il avait de très bonnes critiques sur TripAdvisor.

Fast food de pâtes
Fast food de pâtes

Une fois arrivés, nous choisissons la sauce pour nos pâtes ainsi que le type de pâtes que nous voulons et nous nous attablons en attendant que notre commande soit prête. Guillaume choisit de tester les pâtes à la carbonara et moi des pâtes au pomodoro et basilico. Les deux assiettes étaient excellentes et c’est donc le sourire aux lèvres et le portefeuille pas très allégé que nous sortons de ce petit fast food italien. Nous nous dirigeons alors vers la Plazza Navona afin de prendre une petite glace en contemplant la vie de la place. Nous allons chez Grom, après que Guillaume ait dû me convaincre, où nous prenons deux petits pots. Guillaume choisi chocolat et stracciatela et moi je prends menthe (mon péché mignon) et caramel beurre salé. Nous retournons nous asseoir sur le bord de la fontaine afin de déguster tranquillement notre petit dessert avant de faire un petit tour de la place puis de rentrer calmement à l’hôtel !

Guillaume vous racontera demain les suites de notre voyage à Rome, en espérant que de nombreuses autres aventures nous y attendrons ! Et pour ceux qui s’interrogent sur le fait que ce soit moi qui fasse le blog deux jours de suite, je ne répondrai que par cette phrase : caprice de Guillaume qui ne voulait pas raconter Saint Pierre.

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À la poursuite de la Rome antique

Ce matin, premier réveil à Rome. Décidément, les premières nuits sont toujours un peu compliquées ! Cette nuit, j’ai eu des difficultés à dormir parce que j’ai lu sur le guide qu’il fallait faire attention aux vols à l’arraché et pas porter de bijoux… Du coup vers 4 heures du matin, j’ai commencé à chercher sur internet et j’avais vraiment l’impression de me trouver à Beyrouth et pas dans une capitale Européenne. Bref…
 
Ce matin donc, le réveil est un peu difficile mais bon, j’ai envie de voir à quoi ressemble le petit déjeuner et puis j’ai mis au point un programme de visite pour Rome et vous me connaissez… On ne déroge pas au programme !

Nous descendons donc petit déjeuner et devinez quoi ? Il y avait du vrai jus d’orange !! Bon pas fraîchement pressé non plus mais quand même! Je me jette également sur les mini-viennoiseries comme celles de McDonalds pour me faire un trio ! Mais bon, il faut quand même dire que les fruits me manquent donc, comme tous les matins depuis le début des vacances, je mange un bon fruit frais.
Après avoir mangé plus que de raison, nous retournons dans la chambre pour finir de nous préparer avant de partir à la rencontre de la Rome antique. En effet, aujourd’hui le programme est le suivant :
– le forum romain et le Palatin
– le Colisée
– l’arc de Constantin
– le Capitole
– les forums impériaux
Et éventuellement deux églises du secteur :
– San Pietro in Vincoli
– Santo Stefano rotondo
Tout ceci fait beaucoup hein ?

C’est donc sans perdre de temps que nous commençons à nous rendre au forum romain, car j’avais lu sur le guide qu’il fallait mieux commencer par là pour éviter la longue queue du Colisée vu que le billet est commun ! Dès la sortie de l’hôtel, nous sommes accablés par la chaleur : depuis notre arrivée en Italie nous n’avions rien ressentie de pareil… La chaleur est étouffante !!

Le Vittoriano
Le Vittoriano

Chemin faisant, nous passons par la Piazza Venezia, ce qui nous permet d’admirer le Vittoriano : énorme monument de marbre blanc dédié à Victor-Emmanuel II qui célèbre l’unité italienne.
Nous arrivons finalement jusqu’à la queue pour l’entrée au forum et là, maligne comme je suis, je prends un raccourci avec une file plus courte dans laquelle personne n’osait se mettre ! Au moment d’acheter les billets, je présente la carte étudiante de Guillaume avec un joli sourire et malgré le fait qu’il ne la prenait pas et qu’il fallait avoir moins de 25 ans pour avoir un billet réduit, nous avons tout de même réussit à avoir deux billets à prix réduit (je n’ai pas encore compris comment !).

Une petite pause à l’ombre pour reprendre nos esprits et en route pour la visite !
Pour une fois, Guillaume a du mal à se repérer dans l’espace du forum ! Le soleil lui aurait-il trop tapé sur la tête ? Il nous faut donc quelques minutes pour nous repérer parmi ce méli-mélo de ruines.

Nous repérons tout de même le Rostre (certes avec difficulté) et bien plus facilement l’arc de Septime Sévère. Nous longeons la Basilica Aemilia que nous avons quand même du mal à imaginer au vu des restes que nous pouvons observer. La Basilica Julia, de l’autre côté n’est pas en meilleur état. Cependant, nous passons du temps au milieu de ces ruines à nous imaginer la vie d’alors.

Nous profitons de l’ombre à chaque fois que l’occasion se présente pour faire de longues pauses car nous souffrons atrocement de la chaleur. De plus, il n’y a bien évidemment pas d’eau potable sur le site et nous devons donc économiser nos ressources.
Nous reconnaissons le temple d’Antonin et Faustine, facile à repérer avec sa croix chrétienne puisqu’il fut plus tard converti en église chrétienne. Nous passons un certain temps dans le temple des Vesta à nous reposer et à admirer ce petit jardin.
Puis nous repartons, aidé de notre guide et des petits panneaux indicatifs (très précieux), finir la visite du forum.
Nous passons près de l’arc de Titus et nous arrivons directement dans le Palatin où, miracle, il y avait de l’ombre en grande quantité et des fontaines d’eau potable !! J’en profite pour remplir les bouteilles pendant que Guillaume admire la vue sur le Colisée. En effet, l’arc de Titus enjambe la via Sacra qui mène du forum romain au Colisée.

Petits points d’histoire

Le forum romain

Pendant plus d’un siècle, le forum fut le coeur de la Rome antique. Il a été plusieurs fois modifié et reconstruit au fil du temps. Il ne reste aujourd’hui qu’un méli-mélo de ruines, cependant il est l’un des sites archéologique les plus important d’Europe.

Les vestales

Les vestales étaient choisies entre l’âge de six et dix ans pour un service de trente ans pendant lequel elles devaient entretenir la flamme sacrée du temple de Vesta. En contrepartie elles avaient toutefois de nombreux avantages. Une fois leur service finie, elles pouvaient se marier, et si par malheur elles n’étaient plus vierge, elles se faisaient enterrer vivante car elles ne pouvaient pas être tuées.

Le Palatin

Les premiers habitants de Rome s’installèrent sur le Palatin au paléolithique. C’est l’une des sept collines légendaires de Rome qui allait devenir plus tard la résidence des empereurs. Le site tel qu’on le voit aujourd’hui peut être divisé en trois parties distinctes :
– les ruines impériales avec notamment les restes de la résidence de Domitien ;
– la zone archéologique avec les restes de grottes datant de l’âge de fer ;
– les jardins Farnèse datant du XVIème siècle.

Nous entamons donc notre promenade dans le Palatin. Nous admirons tout d’abord la qualité des jardins Farnèse, avec ses haies bien taillées, ses palmiers et ses fontaines. Nous avons également une vue imprenable sur le Forum romain et sur le Colisée. Nous continuons notre ballade qui nous mène jusqu’aux grottes de l’âge de fer mais nous avons un peu de mal à nous imaginer la vie dans cet espace dont il ne reste vraiment plus grand chose si ce n’est un enchevêtrement de pierres les unes sur les autres. Nous reprenons notre chemin et nous tombons alors sur les ruines romaines (que nous pensions avoir dépassée depuis un long moment, c’est vous dire…). Il faut alors puiser dans nos réserves d’énergie pour persévérer dans notre visite au travers des ruines car la faim se fait sentir et la chaleur est toujours aussi présente! Nous allons tout de même jusqu’au Circus Maximus dont il ne reste absolument rien si ce n’est une grande étendu d’herbe et des tractopelles faisant des fouilles. Nous avons vraiment du mal à nous imaginer les courses de char, les tribunes…

Il est alors plus que l’heure de déjeuner et, grâce à notre nouvel ami TripAdvisor, nous trouvons un petit restaurant qui a l’air pas mal dans le coin. Malheureusement, à quinze heure passées ils ne servent plus… Gentiment cependant,le serveur nous indique un autre lieu juste à côté. Nous suivons ses indications et nous arrivons à un petit café où il fait bien frais. Nous prenons chacun une salade césar qui était très bonne. Nous profitons de la climatisation pendant un temps pour nous ressourcer et nous rafraichir tout en réfléchissant au programme qui nous attendait pour la fin d’après-midi.

Seize heures sonnent : il nous faut absolument nous remettre en route. Nous payons donc et partons à la conquête du Colisée. Quand nous arrivons sur place et que nous voyons la queue, nous nous félicitons d’avoir écouté le guide et d’avoir commencé par le forum !

Petit point d’histoire (encore)

Le Colisée

Le Colisée dont le nom d’origine est en fait Amphithéâtre Flavien fut érigé par trois empereurs de la dynastie des Flavia qui voulaient obtenir l’assentiment de la population. Les travaux ont commencé sous l’empereur Vespasien qui a asséché le plan d’eau qui était présent à l’origine. Son fils, Titus, fit construire le Colisée sûrement grâce au butin pillé au temple de Jérusalem. Enfin, l’empereur Domitien finit sa décoration. Le colisée servait de lieu pour les combats d’animaux et pour les combats de gladiateurs. Suite à la chute de Rome, le Colisée tomba à l’abandon, on pilla le marbre et autres matériaux précieux entre le XIVème et le XVIIIème siècle afin de construire d’autres choses, notamment la basilique St Pierre jusqu’à ce que Benoît XIV mette fin à tout ça en consacrant le lieu, sous prétexte qu’il avait été le lieu de nombreux martyres chrétiens (théorie aujourd’hui plus ou moins réfutée). Au XIXème siècle, le pape fit du Colisée le début du chemin de croix du vendredi saint, et aujourd’hui encore une cérémonie se tient au Colisée en présence du pape le soir du vendredi saint.

Nous pénétrons dans cette grande enceinte avec le respect qui lui est dû face à son ancienneté. Nous commençons notre visite par le deuxième étage, en admirant le panorama qui s’offre à nous : de là, nous pouvons admirer tout le bâtiment ainsi que la scène de loin. Nous voyons la scène comme la voyait la plèbe du haut de la Summa. En effet, nous marchons sur le couloir qui permettait d’accéder à cette tribune : nous sommes entre la Summa (au dessus de nous) et la media (en dessous). Nous faisons le tour de part en part du Colisée à cet étage afin d’admirer les différentes vues que nous pouvons avoir. Puis, nous nous dirigeons vers une exposition temporaire qui nous présente des restes d’art étrusque me semble-t-il, mais qui n’a somme toute pas grand intérêt. Après l’exposition passée à la vitesse de la lumière, nous nous dirigeons vers le premier étage du Colisée : nous nous situons alors entre la tribune de l’ima et la media. De cette hauteur nous avons une très belle vue sur les galeries qui couraient sous l’amphithéâtre de l’époque et qui aujourd’hui sont à découvert puisque le sol originel du lieu a disparu. Ces galeries permettaient à la fois un accès privilégié aux personnes importantes qui voulaient éviter la foule et elles permettaient également l’acheminement des bêtes sauvages ainsi que des combattants. En effet, les bêtes sauvages étaient hissées jusqu’à la scène grâce à des rampes ou des montes charges actionnés par un système de poulies. Les combattants, quant à eux, n’avaient qu’à emprunter le tunnel qui reliait le dessous de l’arène au Lupus Magnus : le centre d’entraînement des gladiateurs. C’est assez impressionnant de voir ça, mais comme l’a justement dit Guillaume en voyant tous les travaux qu’ils réalisaient, ils pourraient reconstituer sur la moitié du Colisée, le bâtiment tel qu’il était à l’époque afin qu’on puisse se rendre compte en grandeur nature… Mais peut être que cela est en projet ?

Un dernier tour d’arène puis nous sortons de ce majestueux bâtiment et nous nous rendons directement au pied de l’arc de Constantin qui trône fièrement juste à côté du Colisée.

L’arc est en fait constitué de morceaux pris à d’autres édifices plus anciens. Pour n’en citer que quelques exemples : les huit bas-reliefs qui ornent le haut de l’arc appartiennent en réalité à un monument dédié à Marc-Aurèle, et les médaillons relatent des scènes de chasse et de sacrifice qui se sont passées sous Hadrien. Une des seules décorations réalisées à l’époque sont les frises se trouvant sous les médaillons et qui sont d’un niveau bien inférieur au reste de l’arc, ce qui témoigne d’un déclin de l’art sous Constantin.

Nous remplissons une dernière fois nos bouteilles et nous nous rendons tant bien que mal à une petite église appelée San Pietro in Vincoli dans laquelle nous attend le Moïse de Michel-Ange. C’est fatigués que nous pénétrons dans l’édifice afin de voir cette impressionnante statue. Nous trouvons également bien enfermé dans un coffre précieusement gardée, les chaînes qui retenait Saint Pierre attaché dans ses prisons de Jérusalem et de Rome. La légende veut qu’une fois que les chaines se sont retrouvées enfermées dans un même coffre, elles se soient soudées entre elles afin de ne former plus qu’une grande chaine. L’église était agréable à visiter et nous ressortons content d’avoir fait ce dernier effort de marche afin de la voir.

C’est fourbus et en ayant très mal aux pieds que nous reprenons le chemin de l’hôtel où nous attendait une bonne douche et surtout la climatisation !!

Faute d’avoir mis de la crème solaire, nous constatons que nous avons malheureusement attrapés des petits coups de soleil. Heureusement que j’avais pris une crème pour au cas où !!

Aucune envie de chercher où ressortir pour dîner, nous nous décidons donc pour un McDonalds pour lequel nous avions vu un panneau sur notre chemin du retour. Quelle monumentale erreur (c’était à prévoir me direz-vous) !!! Il était cher, nous avons été mal servis et les produits étaient dégoutants !!!! Déception monumentale pour ce McDonalds italien.

Pour ceux qui auraient suivi la liste donnée au début de l’article, vous vous rendez sûrement compte que nous n’avons pas fait tout le programme qui était prévu pour aujourd’hui.. Mais je ne perds pas espoir de voir le reste !

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Le charme moyenâgeux de San Gimignano avant d’arriver à Rome

Ce matin est synonyme de départ de Sienne, ville aux multiples atours… Nous prenons donc un petit-déjeuner bien complet car la journée risque d’être chargée. Nous quittons cependant notre chambre sans réellement de regrets, l’hôtel ayant été quelque peu impersonnel. Nous chargeons la voiture et mettons le cap vers San Gimignano, lieu largement recommandé par Alain, le papa de Pauline ainsi que par tous nos guides…


Sur les routes de Toscane
Sur les routes de Toscane

Déjà ça commence mal, le GPS ne trouve pas San Gimignano mais c’est entièrement de ma faute : je m’obstine à écrire San Gemignano ! Bon, tout finit par rentrer dans l’ordre et nous sommes enfin en route pour le village moyenâgeux ! 45 minutes plus tard, nous sommes sur place et là, nouveau défi : trouver une place. Environ 15 minutes après avoir tourné en rond, Pauline décide de s’engager dans un parking pour autocars mais qui s’avère être aussi pour les voitures tant qu’on ne dépasse pas une heure de stationnement. Nous allons de ce pas voir un carabinieri pour lui demander comment indiquer que nous sommes arrivés vu qu’il n’y a aucun parcmètre. Sa réponse est pour le moins inattendue : « écrivez votre heure d’arrivée sur un petit bout de papier. ». Alors celle là, on ne l’avait jamais entendue nulle part !!! Nous trichons de dix minutes histoire de gagner un peu de temps : cela nous laisse donc 1h10 dans le village, ça n’est pas énorme mais c’est tout de même mieux que rien !

L'entrée de San Gimignano par la Porta San Giovanni
L’entrée de San Gimignano par la Porta San Giovanni

Dès les premiers pas dans San Gimignano, deux choses nous sautent aux yeux : c’est plein de touristes et, surtout, c’est magnifique ! Nous croisons donc énormément d’échoppes pour les touristes mais surtout successivement les quinze tours médiévales qui ont fait la renommée de San Gimignano. Tout est extrêmement bien conservé : nous sommes comme dans un cocon moyenâgeux. Les pavements en pierre, les palais et autres puits (notamment celui de la Piazza della Cisterna) de cette époque nous font voyager ! Nous cheminons donc avec ma belle dans cette enclave coupée du temps… Quel bonheur !

On peut même jouer à cache-cache
On peut même jouer à cache-cache

Comme nos ventres crient famine, nous regardons tout ce qui est proposé aux touristes : nous ne voulons clairement pas nous arrêter dans un restaurant, il faut tout de même aller à Rome ensuite (qui est à près de 4 heures de voiture de là où nous sommes). Nous repérons ni vu ni connu une échoppe vendant des pizzas à emporter (à la part ou entière) cuite au four à bois : ça me met déjà l’eau à la bouche…

L'église Sant'Agostino
L’église Sant’Agostino

Nous arrivons donc au terminus de notre promenade dans San Gimignano : l’église Sant’Agostino ! Nous allons donc tout refaire en chemin inverse afin de rejoindre la voiture à temps !!! Sur le retour, nous nous arrêtons à la pizzeria qui me faisait de l’oeil et nous prenons une part de pizza Marguerita (sauce tomate et fromage) tous les deux avec Pauline ! Quel régal ! La pizza sort du four, la pâte est fine et croustillante à souhait : nous sommes décidément bien en Italie ! Pauline me glisse juste que « pour une entrée, c’était suffisant », m’indiquant ainsi qu’elle mangerait bien autre chose. Ne croyez pas que je maltraite ma femme, c’est juste qu’un quart d’une grosse pizza est bien pour un midi sur le pouce : nous nous rattraperons ce soir !

Nous sautons donc dans la voiture à 13h40 précises (soit justement l’heure de retour que j’avais indiqué sur mon petit papier). Pauline essaye d’acheter des fruits dans un supermarché en face du parking pendant que je règle le GPS pour notre hôtel ! Quel malheur ce fût ! Pauline ne trouva aucun fruit mûr et tout retomba sur ma pomme (évidemment j’ai envie de vous dire ! Parfois les femmes…). Juste le temps de frauder pour entrer dans des toilettes payantes afin d’éviter une pause pipi sur le trajet que nous nous mettons en route. Je commence donc la route vers Rome quand le GPS de la 407 nous perd déjà et ne trouve pas (une fois encore !) l’insertion sur l’autoroute. Pauline arrive à mettre celui de son iPhone très promptement nous permettant ainsi de ne pas rater la sus-mentionnée insertion !

Quelques trois heures plus tard, Pauline fait sa maligne à propos de ma conduite entraînant une trop grande consommation d’essence. Je ne peux en effet pas rouler au régulateur pendant tout le trajet à cause de la conduite des italiens et la climatisation est à fond (il fait 42°C dehors) : je n’y peux donc rien mais comme elle fait sa maligne, nous changeons de conducteur après un plein d’essence succinct… L’arrivée à Rome se fait sans encombre mais au moment d’arriver à l’hôtel, nous prenons conscience que la rue est piétonne. Je laisse donc Pauline faire le check-in et j’attends de mon côté dans la voiture garée en vrac…

Quelle nouvelle quand nous apprenons qu’il n’y a pas de parking à l’hôtel ! Il était pourtant mentionné sur Booking qu’un parking était disponible en supplément et à proximité de l’hôtel !!! En réalité, c’est un parking public où nous devrons nous acquitter de la modique somme de 24€/jour de stationnement : quelle chance !!! Et pour couronner le tout c’est à presque un kilomètre de l’hôtel : en terme de proximité, on a fait mieux. Nous sommes donc quelque peu exaspéré de nous trimballer nos valises à travers la ville comme deux pauvres touristes perdus. Mais je propose à Pauline avant notre arrivée à l’hôtel de ne pas partir avec une appréhension : le lieu peut tout de même se révéler charmant…

Une fois installés dans notre chambre, nous nous rendons effectivement compte que le choix de l’hôtel était bon : nous sommes en plein centre-ville, la chambre est superbe (belle décoration, très jolis meubles, lit impeccable, salle de bain avec baignoire, chambre assez spacieuse et surtout… Machine Nespresso à disposition !!!) et le personnel est charmant malgré le premier contact abrupt ! Nous avons juste le temps de nous poser et de faire une petite sieste pour moi et un peu de blog pour Pauline que nous décidons de sortir dîner dehors dans le quartier ! Nous passons devant pas mal de restaurants et nous arrêtons devant un qui ne paye pas de mine mais qui se vend comme ayant 4/5 étoiles sur TripAdvisor : nous tentons donc notre chance ici ! Premier contact positif puisqu’ils parlent espagnol, Pauline est donc ravie, moi un peu moins ! Je prendrai donc des lasagnes faites maison et Pauline une Pizza al prosciutto (jambon cru). Lorsque les plats arrivent après une quinzaine de minutes nous ne sommes pas déçus par la quantité mais la qualité n’a pas vraiment l’air d’être au rendez-vous… Mes lasagnes sont franchement trop salées et de même pour la pizza de Pauline (à la fois, étaler du jambon cru sur une pizza, on pouvait se douter que ça serait trop salé !). Le rapport qualité/prix n’est cependant pas mauvais puisque nous avons mangé à notre faim pour une somme somme toute raisonnable ! Après ce plat, nous décidons d’aller nous promener dans le quartier de l’hôtel et même d’aller sur la Piazza Navona (à 300 mètres à peine de notre lieu de résidence !). Quelle surprise ce fût quand nous avons remarqué le nombre de vendeurs à la sauvette ou autres peintres, musiciens et danseurs qui peuplaient la place ! Ils sont en effet presque autant en nombre que les touristes ! J’exagère certainement mais nous n’avons pas fait long feu sur la place… À la fois, nous avons encore à planifier notre séjour dans la capitale qui s’annonce chargé.

Demain, je laisserai les commandes du blog à ma femme qui vous racontera notre voyage dans le temps de la Rome antique avec visite du forum romain, du Palatin et du Colisée…