
Étiquette : Italie
Ce matin, le réveil sonne comme tous les jours à neuf heures et je me réveille toute excitée ! Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec le Pape !
Guillaume, lui a visiblement du mal à se réveiller… La nuit a été courte (forcément quand on passe la moitié de la nuit à regarder Game of Thrones, ça n’aide pas…). Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis nous nous préparons pour nous rendre au coeur de la chrétienté : la basilique Saint Pierre.
Tenue de rigueur : pas de débardeur, pas de bas au dessus des genoux… C’est bon nous sommes prêts! Nous partons donc pour le Vatican (qui d’après le réceptionniste de l’hôtel se trouve à quinze minutes de taxi !).
Pendant que nous cheminons en direction de la basilique, nous croisons bon nombre de touristes qui se rendent exactement au même endroit que nous : une chose est sûre, nous n’allons pas être seuls dans l’immense basilique.
Le saviez-vous?
La construction de la basilique Saint-Pierre telle que nous la connaissons actuellement a duré en réalité dix-huit siècles ! En effet, la basilique initiale avait été construite par l’empereur Constantin après l’édit de Milan en 313 (consacrée en 329) de façon à ce que la tombe de Saint Pierre se trouve au centre de l’abside. Lors de l’abandon de Rome par les papes, au profit d’Avignon, l’église est tombée en décrépitude. Après leur retour, des travaux ont été entamés. Plusieurs architectes ont proposé des projets. Dans un premier temps, c’est celui de Bramante qui sera retenu mais il meurt alors que la construction n’en est qu’à ses débuts. On fera donc appel à Michel-Ange pour qu’il construise la basilique Saint Pierre. Basilique qui sera encore modifiée puisque Carlo Moderne lui ajoutera deux travées afin qu’elle ressemble à une croix latine. C’est également lui qui réalisera la façade dite classique. Le Bernin quant à lui est à l’origine de la construction de la place.

Afin d’accéder au Vatican, il faut passer sous des portiques de sécurité et donc faire un longue queue pour les atteindre. Heureusement que nous avançons vite car, comme partout à Rome, la queue se fait en plein soleil ! Une fois que la police a vérifié que nous n’avions aucun objet dangereux, nous pouvons enfin gravir les marches afin de rentrer dans la Basilique ! Guillaume qui ne l’avait jamais vu ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Ces premiers mots furent : « ah oui, quand même » ! Nous nous promenons au travers de la Basilique, en regardant à droite et à gauche et en observant tout ce qui nous entoure ne sachant pas exactement où regarder. En effet, notre guide sur Rome n’est visiblement pas assez détaillé et nous n’avons qu’une légère description de la Basilique, malheureusement. Notre regard est bien évidemment tout de suite attiré par la magnifique coupole ainsi que par l’énorme baldaquin réalisé par le Bernin à la demande du pape Urbain VIII et de la famille Barberini (présente sous ses armoiries : les abeilles) afin de remplir le « vide » sous la coupole. Sous cette énorme structure se trouve la tombe de Pierre dont on retrouve également la présence le long de la coupole avec la phrase suivante: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et je te donnerai les clés du royaume des cieux » (Matthieu 16 : 18).
L’autel de la chaire est l’un des chefs d’oeuvre du Bernin. La chaire quant à elle, en bronze, contiendrait en réalité la première chaire en bois sur laquelle se serait assis Pierre (ce qui n’est pas la réalité car il s’agirait en fait d’un cadeau de Charles le Chauve au Pape).
Ne sachant que trop regarder, nous descendons dans la crypte afin d’admirer les tombes des papes au fil des années… Et il y en a beaucoup bien qu’ils ne soient pas tous là ! Certaines sont avec de très beaux monuments funéraires, d’autres moins spectaculaires. Nous en profitons alors pour acheter un livre sur la basilique Saint Pierre et sur les musées du Vatican afin de combler les lacunes de notre guide.
La visite peut donc reprendre de plus belle, armé de notre livre qui nous explique comme il faut les choses. Les nombreuses statues (39) représentent des saints fondateurs d’ordre religieux. Le plafond est décoré avec des stucs dorés. Nous commençons par observer le plus facile, bien que maintenant protégé derrière une vitre : La Pieta de Michel-Ange ! Et là je peux faire ma maligne puisque Guillaume ne connaissait pas, alors que pour moi c’était une évidence ! Nous refaisons un tour plus approfondi dans la basilique, nous arrêtant de ci de là afin d’observer certaines choses en détail. Nous nous amusons également à rechercher parmi le pavage de la basilique, la bande indiquant la comparaison avec Notre-Dame de Paris. Guillaume croit distinguer l’indication pas très loin de la fin de la basilique mais moi je ne suis pas convaincue. Avant de quitter les lieux, nous décidons de faire comme tous le monde et de toucher les pieds de la statue de Saint Pierre abîmés tant ils ont été touchés par des fidèles. Je ne sais pas trop ce que cela apporte mais je le fais quand même pour respecter la tradition et parce que cela ne peut pas faire de mal. Mon seul regret : ne pas avoir pu allumer de bougie pour ma maman, je m’étais promis de le faire mais cela n’est pas possible… Si j’avais su, je l’aurais allumée à Sienne, tant pis.
Après s’être bien inspirés de la majestueuse basilique, nous ressortons pour trouver quelque chose à avaler rapidement avant de nous rendre aux différents musées du Vatican. Notre oeil est tout de suite attiré par un guichet officiel vendant des places coupes files pour le musée. Nous allons nous renseigner et nous hésitons longuement à prendre ou non ces billets qui sont beaucoup plus chers. Nous décidons toutefois de tenter notre chance avec les une heure de queue potentielle.
Nous achetons une sorte de sandwich dans une roulote du coin et nous nous précipitons en direction du musée avec comme seule peur celle de savoir le temps de queue qui nous attendait ! Mais quelle surprise : personne à l’horizon ! Nous ne faisons aucune queue et accédons directement au guichet où une autre surprise nous attendait : un billet tarif réduit pour Guillaume !
Sur les conseils du guide, nous passons rapidement dans les premières salles, ne nous arrêtant que pour regarder ce qui attirait notre regard. De toute façon, les premières salles étaient pleines de statues et Guillaume a décrété qu’il en avait assez des statues. Nous passons surtout du temps dans la Galeria della carte geografiche dans laquelle nous pouvons observer des grandes fresques représentant les possessions de l’Italie et de l’église dans les années 1580. Nous ne manquons pas d’observer les riches décorations des plafonds.
Nous arrivons enfin aux appartements de Raphaël qui ont été réalisés à la demande du pape Jules II qui ne voulait pas vivre dans les appartements décadent du pape Alexandre VI (Borgia). Raphaël n’aura en fait quasiment rien réalisé de ces appartements car il est mort pas très longtemps après la commande, c’est donc ses élèves qui ont réalisé la majeur partie des fresques d’après des dessins réalisés par le maître. Les appartements de Raphaël comptent quatre pièces, dont la plus connue est la Stanza della Signatura car elle contient deux oeuvres majeures de l’artiste : La dispute du Saint Sacrement et l’école d’Athènes. Nous passons un certain temps à contempler les fresques des appartements de Raphaël, essayant de les analyser, de les comprendre en lisant les panneaux explicatifs qui étaient présents au centre de chaque salle.
Nous traversons ensuite les appartements d’Alexandre VI et je comprends alors pourquoi son successeur ne voulait pas vivre dedans. Ils sont bas de plafond, avec de gros caissons bleus et dorés qui, contrairement à ce que nous avions vu à Sienne, étaient pesants.
Nous arrivons enfin dans le lieu sacré : la chapelle Sixtine ! Nous avons une chance inouïe : une place sur un banc se libère juste devant nous et nous nous précipitons alors pour nous asseoir afin de rester tranquillement à contempler les merveilles qui nous entourent.
Petit point d’histoire
La chapelle a été construite sous le pontificat de Sixte IV et elle servit de chapelle privée aux souverains pontifes. Aujourd’hui, c’est dans cette salle que se déroule le conclave. La décoration de la salle peut être divisée en trois époques distinctes au cours desquelles se manifeste les évolutions de l’art de la renaissance :
– Les fresques des murs ont été réalisées entre 1481 et 1483 par différents artistes. Sur le mur de gauche, les scènes représentées correspondent à des moments de l’ancien testament avec notamment des scènes de la vie de Moïse. Sur le mur de droite, les scènes représentées correspondent à des passages du nouveau testament comme la tentation du Christ et la purification des lépreux de Botticelli.
– La voûte peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il a décidé de représenter des épisodes de la Genèse : la construction du monde, Adam et Eve et le péché originel ainsi que le déluge.
– Le mur de l’entrée peint encore par Michel-Ange entre 1534 et 1541. Il a choisi d’y représenter le jugement dernier. Son oeuvre n’est pas très bien accueillie à cause de la trop grande humanité des personnages et également à cause de leur nudité. À noter : Michel-Ange s’est lui-même représenté sur cette fresque sous les traits de Saint Barthélémy et tenant à la main sa peau écorchée.
C’est donc pendant un long moment que nous avons pu contempler ses fresques et notamment prendre des photos avant de se faire rappeler à l’ordre par le service de sécurité qui ne rigole pas : « Silenzio per favore, Silence please. No photo, No video ». C’était un peu drôle de les entendre répéter inlassablement ces paroles. Une fois nos yeux bien remplis, nous avons pris le chemin de la sortie du musée.
Nous nous sommes arrêtés dans les jardins du Vatican afin de nous rafraichir et de boire un coup. Nous avons un peu profité d’une table et de l’ombre que nous proposait la toile tendue au dessus de nous puis nous nous sommes baladés dans la petite partie des jardins qui était ouverte au public. Pendant notre promenade, nous sommes tombés sur l’entrée du musée des carrosses et nous sommes descendus voir par curiosité. Étaient exposés dans le musée grand nombre des carrosses pontificaux et également certaines voitures, dont la voiture dans laquelle Jean-Paul II fut victime de son attentat. Nous avons également pu voir le premier modèle de la Papamobile telle qu’on la connaît actuellement avec sa cage en verre et ses vitres blindées. Une fois la courte visite terminée, nous avons pris le chemin de la sortie et nous avons descendu le monumental escalier en spirale de Giuseppe Momo.

Une fois dehors, nous avons pris le chemin de l’hôtel en profitant de l’occasion pour photographier le Castel Sant’Angelo. Il s’agit en fait du mausolée de l’empereur Hadrien qui a, par la suite, été remanié en prison, en forteresse et en appartement d’agrément. On ne se rend d’ailleurs plus tout à fait compte de quelle partie date de l’antiquité romaine.
C’est encore une fois fatigués que nous sommes arrivés à l’hôtel ! Guillaume a repris son rythme de sieste quotidienne et s’est donc endormi très rapidement pendant que moi j’en ai profité pour m’immerger dans un bon bain chaud après avoir enfin fini de mettre les photos de mon article sur les contrades de Sienne. Durant le moment de repos de mon bain, j’en ai profité pour chercher un bon restaurant de pâtes à Rome. J’ai trouvé plusieurs résultats pour des pizzas mais plus de difficultés à trouver des pâtes, or j’en avais très envie. Je choisis donc un lieu qui s’apparenterait plus à un fast food et soumet l’idée à Guillaume. Bien que pas très convaincu, nous partons tout de même à la recherche de ce lieu de restauration. Guillaume n’était pas emballé car le lieu sert ses pâtes dans des assiettes en plastique et qu’il faut manger sur des comptoirs hauts et même débarrasser… Certes ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un restaurant mais il avait de très bonnes critiques sur TripAdvisor.

Une fois arrivés, nous choisissons la sauce pour nos pâtes ainsi que le type de pâtes que nous voulons et nous nous attablons en attendant que notre commande soit prête. Guillaume choisit de tester les pâtes à la carbonara et moi des pâtes au pomodoro et basilico. Les deux assiettes étaient excellentes et c’est donc le sourire aux lèvres et le portefeuille pas très allégé que nous sortons de ce petit fast food italien. Nous nous dirigeons alors vers la Plazza Navona afin de prendre une petite glace en contemplant la vie de la place. Nous allons chez Grom, après que Guillaume ait dû me convaincre, où nous prenons deux petits pots. Guillaume choisi chocolat et stracciatela et moi je prends menthe (mon péché mignon) et caramel beurre salé. Nous retournons nous asseoir sur le bord de la fontaine afin de déguster tranquillement notre petit dessert avant de faire un petit tour de la place puis de rentrer calmement à l’hôtel !
Guillaume vous racontera demain les suites de notre voyage à Rome, en espérant que de nombreuses autres aventures nous y attendrons ! Et pour ceux qui s’interrogent sur le fait que ce soit moi qui fasse le blog deux jours de suite, je ne répondrai que par cette phrase : caprice de Guillaume qui ne voulait pas raconter Saint Pierre.
Ce matin, premier réveil à Rome. Décidément, les premières nuits sont toujours un peu compliquées ! Cette nuit, j’ai eu des difficultés à dormir parce que j’ai lu sur le guide qu’il fallait faire attention aux vols à l’arraché et pas porter de bijoux… Du coup vers 4 heures du matin, j’ai commencé à chercher sur internet et j’avais vraiment l’impression de me trouver à Beyrouth et pas dans une capitale Européenne. Bref…
Ce matin donc, le réveil est un peu difficile mais bon, j’ai envie de voir à quoi ressemble le petit déjeuner et puis j’ai mis au point un programme de visite pour Rome et vous me connaissez… On ne déroge pas au programme !
Nous descendons donc petit déjeuner et devinez quoi ? Il y avait du vrai jus d’orange !! Bon pas fraîchement pressé non plus mais quand même! Je me jette également sur les mini-viennoiseries comme celles de McDonalds pour me faire un trio ! Mais bon, il faut quand même dire que les fruits me manquent donc, comme tous les matins depuis le début des vacances, je mange un bon fruit frais.
Après avoir mangé plus que de raison, nous retournons dans la chambre pour finir de nous préparer avant de partir à la rencontre de la Rome antique. En effet, aujourd’hui le programme est le suivant :
– le forum romain et le Palatin
– le Colisée
– l’arc de Constantin
– le Capitole
– les forums impériaux
Et éventuellement deux églises du secteur :
– San Pietro in Vincoli
– Santo Stefano rotondo
Tout ceci fait beaucoup hein ?
C’est donc sans perdre de temps que nous commençons à nous rendre au forum romain, car j’avais lu sur le guide qu’il fallait mieux commencer par là pour éviter la longue queue du Colisée vu que le billet est commun ! Dès la sortie de l’hôtel, nous sommes accablés par la chaleur : depuis notre arrivée en Italie nous n’avions rien ressentie de pareil… La chaleur est étouffante !!

Chemin faisant, nous passons par la Piazza Venezia, ce qui nous permet d’admirer le Vittoriano : énorme monument de marbre blanc dédié à Victor-Emmanuel II qui célèbre l’unité italienne.
Nous arrivons finalement jusqu’à la queue pour l’entrée au forum et là, maligne comme je suis, je prends un raccourci avec une file plus courte dans laquelle personne n’osait se mettre ! Au moment d’acheter les billets, je présente la carte étudiante de Guillaume avec un joli sourire et malgré le fait qu’il ne la prenait pas et qu’il fallait avoir moins de 25 ans pour avoir un billet réduit, nous avons tout de même réussit à avoir deux billets à prix réduit (je n’ai pas encore compris comment !).
Une petite pause à l’ombre pour reprendre nos esprits et en route pour la visite !
Pour une fois, Guillaume a du mal à se repérer dans l’espace du forum ! Le soleil lui aurait-il trop tapé sur la tête ? Il nous faut donc quelques minutes pour nous repérer parmi ce méli-mélo de ruines.
Nous repérons tout de même le Rostre (certes avec difficulté) et bien plus facilement l’arc de Septime Sévère. Nous longeons la Basilica Aemilia que nous avons quand même du mal à imaginer au vu des restes que nous pouvons observer. La Basilica Julia, de l’autre côté n’est pas en meilleur état. Cependant, nous passons du temps au milieu de ces ruines à nous imaginer la vie d’alors.
Nous profitons de l’ombre à chaque fois que l’occasion se présente pour faire de longues pauses car nous souffrons atrocement de la chaleur. De plus, il n’y a bien évidemment pas d’eau potable sur le site et nous devons donc économiser nos ressources.
Nous reconnaissons le temple d’Antonin et Faustine, facile à repérer avec sa croix chrétienne puisqu’il fut plus tard converti en église chrétienne. Nous passons un certain temps dans le temple des Vesta à nous reposer et à admirer ce petit jardin.
Puis nous repartons, aidé de notre guide et des petits panneaux indicatifs (très précieux), finir la visite du forum.
Nous passons près de l’arc de Titus et nous arrivons directement dans le Palatin où, miracle, il y avait de l’ombre en grande quantité et des fontaines d’eau potable !! J’en profite pour remplir les bouteilles pendant que Guillaume admire la vue sur le Colisée. En effet, l’arc de Titus enjambe la via Sacra qui mène du forum romain au Colisée.
Petits points d’histoire
Le forum romain
Pendant plus d’un siècle, le forum fut le coeur de la Rome antique. Il a été plusieurs fois modifié et reconstruit au fil du temps. Il ne reste aujourd’hui qu’un méli-mélo de ruines, cependant il est l’un des sites archéologique les plus important d’Europe.
Les vestales
Les vestales étaient choisies entre l’âge de six et dix ans pour un service de trente ans pendant lequel elles devaient entretenir la flamme sacrée du temple de Vesta. En contrepartie elles avaient toutefois de nombreux avantages. Une fois leur service finie, elles pouvaient se marier, et si par malheur elles n’étaient plus vierge, elles se faisaient enterrer vivante car elles ne pouvaient pas être tuées.
Le Palatin
Les premiers habitants de Rome s’installèrent sur le Palatin au paléolithique. C’est l’une des sept collines légendaires de Rome qui allait devenir plus tard la résidence des empereurs. Le site tel qu’on le voit aujourd’hui peut être divisé en trois parties distinctes :
– les ruines impériales avec notamment les restes de la résidence de Domitien ;
– la zone archéologique avec les restes de grottes datant de l’âge de fer ;
– les jardins Farnèse datant du XVIème siècle.
Nous entamons donc notre promenade dans le Palatin. Nous admirons tout d’abord la qualité des jardins Farnèse, avec ses haies bien taillées, ses palmiers et ses fontaines. Nous avons également une vue imprenable sur le Forum romain et sur le Colisée. Nous continuons notre ballade qui nous mène jusqu’aux grottes de l’âge de fer mais nous avons un peu de mal à nous imaginer la vie dans cet espace dont il ne reste vraiment plus grand chose si ce n’est un enchevêtrement de pierres les unes sur les autres. Nous reprenons notre chemin et nous tombons alors sur les ruines romaines (que nous pensions avoir dépassée depuis un long moment, c’est vous dire…). Il faut alors puiser dans nos réserves d’énergie pour persévérer dans notre visite au travers des ruines car la faim se fait sentir et la chaleur est toujours aussi présente! Nous allons tout de même jusqu’au Circus Maximus dont il ne reste absolument rien si ce n’est une grande étendu d’herbe et des tractopelles faisant des fouilles. Nous avons vraiment du mal à nous imaginer les courses de char, les tribunes…
Il est alors plus que l’heure de déjeuner et, grâce à notre nouvel ami TripAdvisor, nous trouvons un petit restaurant qui a l’air pas mal dans le coin. Malheureusement, à quinze heure passées ils ne servent plus… Gentiment cependant,le serveur nous indique un autre lieu juste à côté. Nous suivons ses indications et nous arrivons à un petit café où il fait bien frais. Nous prenons chacun une salade césar qui était très bonne. Nous profitons de la climatisation pendant un temps pour nous ressourcer et nous rafraichir tout en réfléchissant au programme qui nous attendait pour la fin d’après-midi.
Seize heures sonnent : il nous faut absolument nous remettre en route. Nous payons donc et partons à la conquête du Colisée. Quand nous arrivons sur place et que nous voyons la queue, nous nous félicitons d’avoir écouté le guide et d’avoir commencé par le forum !
Petit point d’histoire (encore)
Le Colisée
Le Colisée dont le nom d’origine est en fait Amphithéâtre Flavien fut érigé par trois empereurs de la dynastie des Flavia qui voulaient obtenir l’assentiment de la population. Les travaux ont commencé sous l’empereur Vespasien qui a asséché le plan d’eau qui était présent à l’origine. Son fils, Titus, fit construire le Colisée sûrement grâce au butin pillé au temple de Jérusalem. Enfin, l’empereur Domitien finit sa décoration. Le colisée servait de lieu pour les combats d’animaux et pour les combats de gladiateurs. Suite à la chute de Rome, le Colisée tomba à l’abandon, on pilla le marbre et autres matériaux précieux entre le XIVème et le XVIIIème siècle afin de construire d’autres choses, notamment la basilique St Pierre jusqu’à ce que Benoît XIV mette fin à tout ça en consacrant le lieu, sous prétexte qu’il avait été le lieu de nombreux martyres chrétiens (théorie aujourd’hui plus ou moins réfutée). Au XIXème siècle, le pape fit du Colisée le début du chemin de croix du vendredi saint, et aujourd’hui encore une cérémonie se tient au Colisée en présence du pape le soir du vendredi saint.
Nous pénétrons dans cette grande enceinte avec le respect qui lui est dû face à son ancienneté. Nous commençons notre visite par le deuxième étage, en admirant le panorama qui s’offre à nous : de là, nous pouvons admirer tout le bâtiment ainsi que la scène de loin. Nous voyons la scène comme la voyait la plèbe du haut de la Summa. En effet, nous marchons sur le couloir qui permettait d’accéder à cette tribune : nous sommes entre la Summa (au dessus de nous) et la media (en dessous). Nous faisons le tour de part en part du Colisée à cet étage afin d’admirer les différentes vues que nous pouvons avoir. Puis, nous nous dirigeons vers une exposition temporaire qui nous présente des restes d’art étrusque me semble-t-il, mais qui n’a somme toute pas grand intérêt. Après l’exposition passée à la vitesse de la lumière, nous nous dirigeons vers le premier étage du Colisée : nous nous situons alors entre la tribune de l’ima et la media. De cette hauteur nous avons une très belle vue sur les galeries qui couraient sous l’amphithéâtre de l’époque et qui aujourd’hui sont à découvert puisque le sol originel du lieu a disparu. Ces galeries permettaient à la fois un accès privilégié aux personnes importantes qui voulaient éviter la foule et elles permettaient également l’acheminement des bêtes sauvages ainsi que des combattants. En effet, les bêtes sauvages étaient hissées jusqu’à la scène grâce à des rampes ou des montes charges actionnés par un système de poulies. Les combattants, quant à eux, n’avaient qu’à emprunter le tunnel qui reliait le dessous de l’arène au Lupus Magnus : le centre d’entraînement des gladiateurs. C’est assez impressionnant de voir ça, mais comme l’a justement dit Guillaume en voyant tous les travaux qu’ils réalisaient, ils pourraient reconstituer sur la moitié du Colisée, le bâtiment tel qu’il était à l’époque afin qu’on puisse se rendre compte en grandeur nature… Mais peut être que cela est en projet ?
Un dernier tour d’arène puis nous sortons de ce majestueux bâtiment et nous nous rendons directement au pied de l’arc de Constantin qui trône fièrement juste à côté du Colisée.
L’arc est en fait constitué de morceaux pris à d’autres édifices plus anciens. Pour n’en citer que quelques exemples : les huit bas-reliefs qui ornent le haut de l’arc appartiennent en réalité à un monument dédié à Marc-Aurèle, et les médaillons relatent des scènes de chasse et de sacrifice qui se sont passées sous Hadrien. Une des seules décorations réalisées à l’époque sont les frises se trouvant sous les médaillons et qui sont d’un niveau bien inférieur au reste de l’arc, ce qui témoigne d’un déclin de l’art sous Constantin.
Nous remplissons une dernière fois nos bouteilles et nous nous rendons tant bien que mal à une petite église appelée San Pietro in Vincoli dans laquelle nous attend le Moïse de Michel-Ange. C’est fatigués que nous pénétrons dans l’édifice afin de voir cette impressionnante statue. Nous trouvons également bien enfermé dans un coffre précieusement gardée, les chaînes qui retenait Saint Pierre attaché dans ses prisons de Jérusalem et de Rome. La légende veut qu’une fois que les chaines se sont retrouvées enfermées dans un même coffre, elles se soient soudées entre elles afin de ne former plus qu’une grande chaine. L’église était agréable à visiter et nous ressortons content d’avoir fait ce dernier effort de marche afin de la voir.
C’est fourbus et en ayant très mal aux pieds que nous reprenons le chemin de l’hôtel où nous attendait une bonne douche et surtout la climatisation !!
Faute d’avoir mis de la crème solaire, nous constatons que nous avons malheureusement attrapés des petits coups de soleil. Heureusement que j’avais pris une crème pour au cas où !!
Aucune envie de chercher où ressortir pour dîner, nous nous décidons donc pour un McDonalds pour lequel nous avions vu un panneau sur notre chemin du retour. Quelle monumentale erreur (c’était à prévoir me direz-vous) !!! Il était cher, nous avons été mal servis et les produits étaient dégoutants !!!! Déception monumentale pour ce McDonalds italien.
Pour ceux qui auraient suivi la liste donnée au début de l’article, vous vous rendez sûrement compte que nous n’avons pas fait tout le programme qui était prévu pour aujourd’hui.. Mais je ne perds pas espoir de voir le reste !
Ce matin est synonyme de départ de Sienne, ville aux multiples atours… Nous prenons donc un petit-déjeuner bien complet car la journée risque d’être chargée. Nous quittons cependant notre chambre sans réellement de regrets, l’hôtel ayant été quelque peu impersonnel. Nous chargeons la voiture et mettons le cap vers San Gimignano, lieu largement recommandé par Alain, le papa de Pauline ainsi que par tous nos guides…

Déjà ça commence mal, le GPS ne trouve pas San Gimignano mais c’est entièrement de ma faute : je m’obstine à écrire San Gemignano ! Bon, tout finit par rentrer dans l’ordre et nous sommes enfin en route pour le village moyenâgeux ! 45 minutes plus tard, nous sommes sur place et là, nouveau défi : trouver une place. Environ 15 minutes après avoir tourné en rond, Pauline décide de s’engager dans un parking pour autocars mais qui s’avère être aussi pour les voitures tant qu’on ne dépasse pas une heure de stationnement. Nous allons de ce pas voir un carabinieri pour lui demander comment indiquer que nous sommes arrivés vu qu’il n’y a aucun parcmètre. Sa réponse est pour le moins inattendue : « écrivez votre heure d’arrivée sur un petit bout de papier. ». Alors celle là, on ne l’avait jamais entendue nulle part !!! Nous trichons de dix minutes histoire de gagner un peu de temps : cela nous laisse donc 1h10 dans le village, ça n’est pas énorme mais c’est tout de même mieux que rien !

Dès les premiers pas dans San Gimignano, deux choses nous sautent aux yeux : c’est plein de touristes et, surtout, c’est magnifique ! Nous croisons donc énormément d’échoppes pour les touristes mais surtout successivement les quinze tours médiévales qui ont fait la renommée de San Gimignano. Tout est extrêmement bien conservé : nous sommes comme dans un cocon moyenâgeux. Les pavements en pierre, les palais et autres puits (notamment celui de la Piazza della Cisterna) de cette époque nous font voyager ! Nous cheminons donc avec ma belle dans cette enclave coupée du temps… Quel bonheur !

Comme nos ventres crient famine, nous regardons tout ce qui est proposé aux touristes : nous ne voulons clairement pas nous arrêter dans un restaurant, il faut tout de même aller à Rome ensuite (qui est à près de 4 heures de voiture de là où nous sommes). Nous repérons ni vu ni connu une échoppe vendant des pizzas à emporter (à la part ou entière) cuite au four à bois : ça me met déjà l’eau à la bouche…

Nous arrivons donc au terminus de notre promenade dans San Gimignano : l’église Sant’Agostino ! Nous allons donc tout refaire en chemin inverse afin de rejoindre la voiture à temps !!! Sur le retour, nous nous arrêtons à la pizzeria qui me faisait de l’oeil et nous prenons une part de pizza Marguerita (sauce tomate et fromage) tous les deux avec Pauline ! Quel régal ! La pizza sort du four, la pâte est fine et croustillante à souhait : nous sommes décidément bien en Italie ! Pauline me glisse juste que « pour une entrée, c’était suffisant », m’indiquant ainsi qu’elle mangerait bien autre chose. Ne croyez pas que je maltraite ma femme, c’est juste qu’un quart d’une grosse pizza est bien pour un midi sur le pouce : nous nous rattraperons ce soir !
Nous sautons donc dans la voiture à 13h40 précises (soit justement l’heure de retour que j’avais indiqué sur mon petit papier). Pauline essaye d’acheter des fruits dans un supermarché en face du parking pendant que je règle le GPS pour notre hôtel ! Quel malheur ce fût ! Pauline ne trouva aucun fruit mûr et tout retomba sur ma pomme (évidemment j’ai envie de vous dire ! Parfois les femmes…). Juste le temps de frauder pour entrer dans des toilettes payantes afin d’éviter une pause pipi sur le trajet que nous nous mettons en route. Je commence donc la route vers Rome quand le GPS de la 407 nous perd déjà et ne trouve pas (une fois encore !) l’insertion sur l’autoroute. Pauline arrive à mettre celui de son iPhone très promptement nous permettant ainsi de ne pas rater la sus-mentionnée insertion !
Quelques trois heures plus tard, Pauline fait sa maligne à propos de ma conduite entraînant une trop grande consommation d’essence. Je ne peux en effet pas rouler au régulateur pendant tout le trajet à cause de la conduite des italiens et la climatisation est à fond (il fait 42°C dehors) : je n’y peux donc rien mais comme elle fait sa maligne, nous changeons de conducteur après un plein d’essence succinct… L’arrivée à Rome se fait sans encombre mais au moment d’arriver à l’hôtel, nous prenons conscience que la rue est piétonne. Je laisse donc Pauline faire le check-in et j’attends de mon côté dans la voiture garée en vrac…
Quelle nouvelle quand nous apprenons qu’il n’y a pas de parking à l’hôtel ! Il était pourtant mentionné sur Booking qu’un parking était disponible en supplément et à proximité de l’hôtel !!! En réalité, c’est un parking public où nous devrons nous acquitter de la modique somme de 24€/jour de stationnement : quelle chance !!! Et pour couronner le tout c’est à presque un kilomètre de l’hôtel : en terme de proximité, on a fait mieux. Nous sommes donc quelque peu exaspéré de nous trimballer nos valises à travers la ville comme deux pauvres touristes perdus. Mais je propose à Pauline avant notre arrivée à l’hôtel de ne pas partir avec une appréhension : le lieu peut tout de même se révéler charmant…
Une fois installés dans notre chambre, nous nous rendons effectivement compte que le choix de l’hôtel était bon : nous sommes en plein centre-ville, la chambre est superbe (belle décoration, très jolis meubles, lit impeccable, salle de bain avec baignoire, chambre assez spacieuse et surtout… Machine Nespresso à disposition !!!) et le personnel est charmant malgré le premier contact abrupt ! Nous avons juste le temps de nous poser et de faire une petite sieste pour moi et un peu de blog pour Pauline que nous décidons de sortir dîner dehors dans le quartier ! Nous passons devant pas mal de restaurants et nous arrêtons devant un qui ne paye pas de mine mais qui se vend comme ayant 4/5 étoiles sur TripAdvisor : nous tentons donc notre chance ici ! Premier contact positif puisqu’ils parlent espagnol, Pauline est donc ravie, moi un peu moins ! Je prendrai donc des lasagnes faites maison et Pauline une Pizza al prosciutto (jambon cru). Lorsque les plats arrivent après une quinzaine de minutes nous ne sommes pas déçus par la quantité mais la qualité n’a pas vraiment l’air d’être au rendez-vous… Mes lasagnes sont franchement trop salées et de même pour la pizza de Pauline (à la fois, étaler du jambon cru sur une pizza, on pouvait se douter que ça serait trop salé !). Le rapport qualité/prix n’est cependant pas mauvais puisque nous avons mangé à notre faim pour une somme somme toute raisonnable ! Après ce plat, nous décidons d’aller nous promener dans le quartier de l’hôtel et même d’aller sur la Piazza Navona (à 300 mètres à peine de notre lieu de résidence !). Quelle surprise ce fût quand nous avons remarqué le nombre de vendeurs à la sauvette ou autres peintres, musiciens et danseurs qui peuplaient la place ! Ils sont en effet presque autant en nombre que les touristes ! J’exagère certainement mais nous n’avons pas fait long feu sur la place… À la fois, nous avons encore à planifier notre séjour dans la capitale qui s’annonce chargé.
Demain, je laisserai les commandes du blog à ma femme qui vous racontera notre voyage dans le temps de la Rome antique avec visite du forum romain, du Palatin et du Colisée…
Ce matin, réveil difficile pour Guillaume et moi… Nous n’avons encore pas passé une bonne nuit! Mais bon cette fois au moins j’ai pas rêvé qu’on venait me tuer… ^^
Cependant, l’appel du petit déjeuner a été le plus fort : nous avons fini par nous lever et par descendre.
Après un copieux petit déjeuner pris dans la salle à manger : un croissant, deux petits pains avec du Nutella®, un jus d’orange, un capuccino et un brugnon pour ma part, nous sommes retournés « blogger » dans la chambre. Camille a profité de ce petit moment pour me faire un FaceTime avec ma nièce préférée qui était très occupée à prendre l’apéro (dixit Elise).
C’est vers 12h30 que nous nous sommes finalement mis en route pour Sienne, avec un petit défi : trouver tous les sièges des contrades ainsi que toutes les fontaines et croyez moi ce ne fût pas chose facile! En plus de cet objectif, nous voulions également visiter le Palazzo Pubblico et le Museo Civico qu’il renferme.
Déjà premier défi de la journée : monter la longue, très longue, trop longue côte qui sépare notre hôtel de Sienne!! Et puis, pour rajouter un peu de piquant, pourquoi ne pas la monter très rapidement : deux kilomètres de très grosse montée en seulement quinze minutes ! Bref, une fois là haut, un petit coup d’eau et c’est parti pour notre plus gros défi du jour : trouver les dix-septs contrades et le siège de leur « société secrète » !
Point d’histoire : la ville de Sienne est divisée en dix-sept contrades ou quartiers. Ces contrades s’affrontent lors de deux courses à cheval, qui ont lieu le 2 juillet et le 16 août, appelées Palio. Chaque contrade possède une maison (ou siège), un musée, une église et une fontaine à son effigie. On appartient à une contrade par sa naissance et les nouveaux nés ont le devoir de se faire baptiser par le chef de la contrade à l’eau de la fontaine qui leur appartient. Chaque contrade est associée à une vertu que vous retrouverez au fil de l’article. Pour plus de renseignement sur les contrades, rendez-vous sur notre page dédiée (en construction pour le moment) !!
Guillaume est complètement rentré dans cette tradition et a décidé d’appartenir à une contrade : il a choisi la Tartuca, il s’y est complètement identifié et a passé la fin de journée d’hier et celle d’aujourd’hui à m’en parler ! Tout n’a tourné qu’autour de sa Tartuca !!
La première contrade que nous rencontrons aujourd’hui est celle du Chiocciola (ou escargot) qui est la contrade ennemie de celle de Guillaume. Le Chiocciola est associé à la prudence. Sa petite fontaine est trop mignonne : un petit enfant qui monte un escargot. Dans cette contrade tout a été facile à trouver, peut être aussi parce que c’était la première, nous n’étions pas encore épuisés !
Après l’escargot, nous avons bifurqué vers la Pantera (la panthère), vertu de l’audace. Au vu des photos, je me rends compte que ce matin nous avons oublié de chercher la fontaine de cette contrade!! Quelle erreur! Heureusement nous l’avons prise en repassant devant le soir.
Tout de suite après la panthère, nous nous dirigeons vers celle qui compte le plus… Vous l’aurez deviné, je parle bien sûr de celle de la Tartuca (la tortue). Heureusement nous avions déjà fait du repérage autour de cette contrade hier donc nous savions précisément où tout trouver, il a été très facile de prendre toutes nos photos! La tortue est associée à la vertu de la fermeté (je saurai le rappeler à Guillaume quand nous aurons des enfants bien évidemment!!!!! Nous avons d’ailleurs déjà convenu d’un nom de code: « Nush Tartuca ! »). Guillaume a pu boire de l’eau provenant de sa très belle fontaine, car la fontaine de la tortue est « ouverte » au public.
Après la Tartuca, direction l’Onda (ou onde) associée au dauphin comme animal ! Nous avions déjà vu sa fontaine hier et aperçu son jeune joueur de tambour qui se préparait au Palio. L’Onda est associée à la vertu de la joie. Au début, je me suis un peu identifiée à cette contrade car les couleurs bleues et blanches de leur drapeau me plaisaient mais au fil de la journée, mon affiliation a évolué. Là encore, nous faisons face à une très belle fontaine avec un dauphin, fontaine qui était sous bonne garde hier quand je m’en suis approchée : en effet, une dame qui arrosait les fleurs autour m’a regardé m’approcher en me fusillant du regard comme si je violais un lieu sacré…
Nous repartons déambuler dans les rues de Sienne, les montant et redescendant sans fin… (Parce qu’on a beau dire, Guillaume a vraiment le sens de l’orientation mais vraiment pas le sens de l’organisation : plutôt que de faire tout ce qu’il y avait en bas puis remonter après, il a fallu qu’on monte et qu’on descende toute la journée!! Il voulait sûrement aider ma plastique et m’aider à réaliser les objectifs de ma watch !).
Après l’Onda, nous descendons très bas dans la ville de Sienne afin de trouver le quartier du ValdiMontone (le bélier) et pour ce faire, nous passons devant le quartier de la Torre, facilement identifiable avec ses multiples drapeaux qui volaient fièrement au vent après leur victoire du deux juillet. La contrada di ValdiMontone ne s’avère pas très facile à trouver ! Il faut toutefois mentionner les ravissants éclairages de rues avec des statues de béliers. Le ValdiMontone est associé à la vertu de la persévérance. C’est d’ailleurs ce dont nous allons devoir faire preuve si nous voulons finir notre mission! En effet, les rues s’enchaînent et les jambes se font de plus en plus lourdes des longues marches des jours précédents.
Mais nous n’abandonnons pas notre défi et nous nous dirigeons vers le Niccio (la coquille) qui est associé à la vertu de la discrétion. Là encore, de jolis éclairages de rue nous attendaient. Par contre, je suis quelque peu déçue de la fontaine qui ne représente pas vraiment une coquille, selon moi. Petit point bonus pour l’église qui est surmontée d’une très très belle coquille!
La septième contrade de la journée est celle de la Torre (la tour) qui a pour animal associé l’éléphant et pour vertu la résistance. Dans cette contrade, qui comme je l’ai dit précédemment, a gagné le palio du deux juillet, tout se prête à la fête : les drapeaux flottent fièrement à toutes les fenêtres, de grandes tables sont sorties dans les rues pour des repas commun à tous les membres de la contrade (ou en tout cas à tout ceux qui auront réservé)… Là encore, les éclairages sont magnifiques avec leurs gros éléphants surmontés d’une tour. La fontaine était malheureusement en réparation sous des bâches, ce qui ne m’a toutefois pas empêché de prendre des photos des éléphants qui en ornaient les bords.
La faim commence à se faire sentir cependant, tout repas se mérite : nous devons donc encore visiter deux contrades avant d’atteindre notre restaurant (déjà choisi la veille).
Nous nous rendons donc dans la contrada del Leocorno (la licorne) qui a pour vertu la science. C’est une contrade à laquelle j’aurais pu appartenir si ce n’est que ses couleurs ont pour dominante le rouge et le blanc, ce qui ne fait pas une très belle association. Elle est donc éliminée à cause de son drapeau. De plus, je trouve cette contrade un peu décevante, la fontaine est quelque peu quelconque : un grand bassin avec deux petites têtes de licorne qui crachent de l’eau. Si nous n’avions pas été à la recherche des contrades, nous ne l’aurions sûrement pas remarquée! D’ailleurs, Guillaume est passé devant sans la voir dans un premier temps, c’est parce que j’ai repéré les têtes de licorne que je me suis arrêtée.

Dernier petit effort pour la contrada della Civetta (la chouette). Celle là est dure à trouver, elle est bien cachée dans un petit lieu secret, isolé de tout. Elle est associée à la vertu de la finesse. Nous sillonnons toute la contrade à la recherche de la fontaine que nous ne trouvons pas! Au bout d’un certain temps, la faim se faisant de plus en plus sentir et la fontaine ne voulant pas se révéler à nous, nous avons décidé de nous rendre au restaurant!

Encore quelques efforts pour accéder à notre lieu de restauration et nous voilà arrivés ! Il était temps, il est déjà presque trois heures et nous avons un peu peur de nous faire refuser. Heureusement, la gérante nous laisse très gentiment nous asseoir ! J’avais d’ores et déjà choisi mon repas dès la veille : pasta alla’carbonara !! Guillaume quant à lui a pris une salade césar. les plats se font attendre, ce qui est plutôt bon signe, cela veut dire qu’ils sont sûrement faits maison ! Enfin, nos assiettes arrivent et avec elles de quoi sustenter nos estomacs qui crient famine ! Nous nous lançons à l’attaque de notre repas comme si nous n’avions pas mangé depuis la veille ! Au trois quarts du parcours, nous échangeons nos assiettes et je termine donc mon repas avec la fin de la salade césar qui était très bonne. Après un petit espresso pour Guillaume, il est temps d’aller régler la note… C’est à ce moment là que la gérante commence à me raconter sa vie, car elle était en fait niçoise! J’ai donc appris que, malgré les apparences, la crise était belle et bien toujours là en Italie et que dans le milieu de la restauration, les gens étaient payés au lance-pierre, pire qu’en France! Nous avons donc, contrairement aux autres restaurants, cédé à notre côté français et laissé un pourboire malgré le fait que nous ayons déjà payé les couverts (ce qui me dépasse entre nous !). Pendant le temps du déjeuner, nous n’avons tout de même pas chômé et nous avons cherché sur Internet à quoi pouvait bien ressembler la fontaine de la chouette qui nous obsédait toujours.
Si vous avez suivi le décompte, vous devriez savoir que nous avons fait neuf contrades le matin, et si vous êtes un petit peu doués en mathématiques, vous pouvez calculer pour savoir qu’il nous en reste plus que… Plus que combien alors ?? Et bien oui plus que huit pour achever notre objectif de la journée !
Toutefois, vu qu’il est déjà seize heures passées, nous choisissons de commencer par la visite du Museo Civico qui ferme ses portes à dix-neuf heures.

Nous traversons donc le territoire de la Selva et de l’Occa afin d’arriver au Palazzo Pubblico. Nous faisons toutefois un détour pour retourner au quartier de la chouette et enfin trouver cette fontaine que nous avions tant cherché !!
Une fois nos billets en poche pour le museo civico, nous partons à la visite du palais qui était le siège des gouvernements successifs de Sienne et qui est décoré intérieurement par la plupart des plus grands peintres de l’école siennoise. La première salle à laquelle nous accédons, la salle du Risorgimento, raconte des épisodes de la vie du premier roi d’Italie : Victor-Emmanuel II.
Nous passons ensuite dans de nombreuses salles où sont exposées des peintres tel que Domenico Manetti, grand nom de la peinture Siennoise. Nous entrons ensuite dans la salle de la Balía dont les murs sont couverts de fresques exécutés par Spinello Aretino et qui représente la lutte entre le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Barberousse. Nous continuons notre visite par la salle du consistoire, à laquelle nous accédons en passant pas un très beau portail en marbre de Domenicano Beccafumi. Juste avant d’accéder à la chapelle, nous tombons nez à nez avec une très belle statue de la louve Siennoise, qui a été réalisée Giovanni di Turino.
Petit point historique : la louve siennoise se distingue de la louve romaine. La louve romaine est la louve originelle, celle de Romulus et Remus et dans les représentations qu’on fait d’elle, elle regarde sur le côté. La louve siennoise fait référence à la même louve, mais cette fois-ci liée à l’histoire des enfants de Remus qui fuirent leur oncle en emmenant la louve avec eux après le meurtre de leur père. Elle est alors représentée en regardant en face d’elle.
Dans la chapelle, de très belles stalles d’une rare finesse nous attendent. Les marqueteries du dossier illustrent le Credo. Elles ont été réalisée par Domenico di Niccolò.
Nous passons alors à la salle qui a sans nul doute le plus passioné Guillaume, et vous allez vite comprendre pourquoi : la Sala del Mappemondo. On pourrait penser que nous sommes intéressés par une mappemonde géante comme celle que nous avons vue à Florence, mais dans cette salle point de mappemonde ! Par contre la collection représentant les bijoux associés à chaque contrade nous attend tranquillement dans des vitrines ! Parfait : ça colle au thème de la journée ! Nous nous employons donc à prendre en photo chaque vitrine et plus particulièrement l’emblème de la contrade.
Seulement ça ne serait pas rendre justice à la salle que de s’arrêter là! En effet, il y a aux murs de très belles fresques dont notamment la Vierge en Majesté de Simone Martini qui est tout bonnement magnifique. Il y a également, en lien avec cette fresque, une miniature avec la même fresque représentée, qui est en fait un hommage à la réalisation de Martini. C’est en fait bien plus qu’une miniature puisqu’il s’agit d’une pièce de joaillerie avec de nombreuses pierres précieuses, qui a été réalisée pour les 700 ans de la grande fresque. Nous visitons également la sala della Pace ou dei nove dont les murs sont ornés de grandes fresques d’Ambrogio Lorenzetti représentant le bon et le mauvais gouvernement. Le bon gouvernement étant représenté sous les traits d’un vieillard habillé aux couleurs de Sienne et le mauvais gouvernement sous les traits de Lucifer. Les fresques sont très colorées et nous plaisent beaucoup, nous passons un moment assis dans cette pièce à les contempler (ou bien est-ce le fait de pouvoir rester assis?). La dernière salle, dite des pilliers rassemble des peintures siennoise des 13ème, 14ème et 15ème siècle dont un très joli triptyque de Martino di Bartolomeo. Dernière chose à visiter la Loggia d’où nous pouvons avoir une vue sur la place du marché et la charmante campagne Toscane.
Enfin, le musée fini, nous retournons à la recherche de nos contrades ! Déjà dix-sept heures, nous devons nous dépêcher !!
Nous partons à la recherche de la contrada della Giraffa (la girafe). Cette contrade est associée à la vertu de l’élégance. Ce qui me fait rebondir sur le fait que je ne vois pas ce qu’il y a d’élégant à tenir une girafe en laisse, comme sur leur blason, mais c’est un autre débat. Cette contrade n’a pas de fontaine fonctionnelle, uniquement une plaque qui sert de fontaine sur laquelle est représenté un cheval effrayé et une girafe. Bref ça n’est sûrement pas ma contrade préférée.
Direction la contrada del Bruco (la chenille) qui est la contrade de l’habileté. Comme dirait Guillaume, voilà une contrade qui ne me ressemble pas du tout ! C’est sûrement pas celle là que je vais choisir. La fontaine qui correspond à cette contrade est toute mignonne avec sa chenille blanche dans le fond. Mais bon, de toute façon, même si j’avais été habile je ne l’aurais pas choisie : je n’aime pas trop le vert, et les couleurs de son emblème sont le vert et le jaune.
Nous ne nous arrêtons toujours pas dans notre course effréné aux contrades, et nous repartons de plus belle à l’assaut de la contrada della Luppa (la louve) dont la vertu est la fidélité ! Ah y est, j’ai enfin choisi ma contrade !! Je serai la louve!!! Mon blason est blanc et noir, parfait ! En plus la louve revêt une signification toute particulière pour la ville car elle symbolise la louve fondatrice de Sienne. Nous restons un long moment devant cette contrade car il y avait un lieu « secret » qui était ouvert et que je voulais voir ce qu’il y avait ! Finalement, ma couardise l’a emportée et nous nous sommes remis en route pour de nouvelles aventures. (Nous avons tout de même réussi à voir le joueur de tambour de la contrade à l’oeuvre !!).
Encore quatre contrades à visiter pour que notre mission soit complète !! C’est vraiment difficile !
Nous nous lançons à la recherche de la contrada dell’Istrice (le porc épic) qui est associée à la vertu de l’acuité. Pour aller à la rencontre de cette contrade, il nous a fallu monter très haut dans la ville… pfff c’est fatiguant! Heureusement que son emblème, le petit porc-épic est tout mignon.
Vite vite, notre quête est presque finie et notre motivation commence à s’épuiser (tout comme la vôtre qui devez vous demander quand cet article va finir !!).
Nous nous rendons à la contrada del Drago (le dragon) qui est l’une des contrades les plus secrètes. D’ailleurs, aucune plaque annonciatrice pour nous dire que nous étions au bon endroit. Et le seul indice sur la fontaine qui nous fait penser à la contrade du dragon c’est que la seule boule colorée est celle aux couleurs de la contrade. Heureusement, les dragons du portail en fer nous indiquent que nous sommes au bon endroit. Cette contrade est associée à la vertu de l’ardeur.
Encore un peu de courage, plus que trois contrades !! Nous repassons par la contrada dell’Occa (l’oie) que nous avions déjà vu un peu plus tôt mais pour laquelle nous n’avions pas prise toutes les photos. La contrade est associée à la vertu de la perspicacité. Pourtant l’oie ne me paraissait pas être un animal si malin que ça. Petite particularité, sa fontaine est une très ancienne fontaine de la ville et ne porte donc aucun symbole en lien avec l’oie. Quel dommage, une petite statue d’oie aurait été la bienvenue au milieu de cette grande étendue d’eau !
Allez c’est presque fini, plus que deux !! Nous commençons par la contrada della Selva (la forêt) qui est associée à la vertu de la puissance. L’animal auquel elle est rattachée, le rhinocéros représente à lui seul ce symbole de puissance ! Bien que les arbres millénaires qui composent une forêt peuvent aussi être symbole de puissance. Un dernier effort pour aller jusqu’à la toute petite mais non pas moins magnifique fontaine et nous voilà rendus pour ce qui est de la forêt !!
Et oui!!! Nous arrivons enfin au bout de ce long périple que notre recherche des contrades, nous finissons en beauté par la contrade associée à la vertu de la combativité et qui est la contrada dell’Aquila (l’aigle). Nous en profitons pour remplir nos bouteilles à sa jolie fontaine en forme d’aigle !
Notre chasse aux contrades est maintenant terminée !!!! Nous avons vu Sienne sous son vrai jour, et nous pouvons dire que nous l’avons parcourue en long en large et en travers puisque la ville n’est pas si grande que ça et nous en sommes déjà à plus de seize kilomètre parcourus!!!!!!
Nous repassons devant la très belle basilique de Sienne pour lui faire nos adieux puis nous partons en quête de quelque chose à nous mettre sous la dent !

Je repère un petit bar qui vend des sandwiches qui ont l’air (de loin) fait à partir de baguette. Nous entrons donc pour acheter deux sandwiches tomate, mozzarella, basilic que nous allons manger sur la place du Palazzo pubblico. Seulement, là encore, quelle erreur!! Le pain n’avait que l’aspect de baguette, c’était en fait un vieux pain industriel bien dur et bien mauvais… Dommage! Après nos adieux à cette très belle place du palio, nous entamons notre redescente jusqu’à l’hôtel afin de pouvoir avancer nos valises et le blog. Deux kilomètres de descente intense plus tard et nous voilà arrivés!! Nous pouvons profiter un peu de la clim’ pour blogger et nous nous préparons à notre dernière nuit dans la ville de Sienne.
Adieu Sienne, demain nous partirons pour Rome avec une escale à San Giminiano puisque mon papa et la maman de Guillaume nous disent que c’est joli !
Ce matin, le réveil est difficile : en effet, nous avons mal dormi… Plusieurs raisons à cela : Pauline a fait des cauchemars toute la nuit (rêvant que la réceptionniste viendrait la tuer dans son sommeil) et, pour ma part, la climatisation (plus que bruyante) m’a réveillé plusieurs fois dans la nuit…
Nous descendons tout de même au petit déjeuner sur la défensive, nous préparant au pire. Mais le pire n’arriva point ! En effet, les responsables du petit-déjeuner sont très aimables d’entrée et nous apportent même les boissons chaudes directement à notre table. Petit regret (global à l’Italie pour le moment), l’absence de jus de fruits frais. Après ce repas revigorant (nous n’avions quasiment rien mangé la veille), nous remontons dans la chambre qui est, à notre grande surprise, déjà nettoyée et rangée ! Quelle efficacité ces Siennois !

Nous décidons cependant de nous mettre en route un peu plus tard qu’habituellement. En effet, nous souhaitons rester jusque dans la soirée à Sienne… Car l’hôtel est quand même à 1,8 kilomètres de la Piazza del Campo avec pas moins de 200 mètres de dénivelé (soit un peu plus de 10% de dénivelé) ! Nous ne redescendrons donc pas pour la sieste. Il est donc midi quand nous nous mettons enfin en route. L’ascension est plus que difficile notamment pour Pauline qui a un rythme cardiaque supérieur à 170 bpm (je me moque mais le mien est à 140 bpm tout de même !)… Trêve de plaisanterie, notre grimpette se fait dans la joie et la bonne humeur : les paysages qui nous entourent sont tout bonnement magnifiques. Nous tombons littéralement amoureux de la Toscane !

Une fois arrivé à la Porta San Marco : quelle récompense s’offre à nous, un magnifique panorama sur la Toscane environnante… Nous ne prenons cependant pas de photos, les câbles électriques sont juste à la mauvaise hauteur ! Dans les dédales de ruelles qui s’offrent à nos pas, nous sommes plus que subjugués par le charme de Sienne ! Et nous arrivons bien vite à la Piazza del Duomo, notre première étape de la journée !

Quelle cathédrale mes amis ! Elle rivalise presque sans problème avec le Duomo de Florence (pas pour moi mais le guide vert le dit). Ni une ni deux, nous achetons des billets pour le visiter : l’OPA si Pass, qui va nous permettre de visiter pas moins de cinq lieux religieux majeurs de Sienne.
Objectif numéro 1 : le Duomo
La façade avant du Duomo est une œuvre en soit, nous sommes tous les deux ébahis devant tant d’élégance. Et lorsqu’on entre, contrairement au Duomo de Florence où tout était épuré, la décoration est pleine d’élégance quoiqu’un peu chargée. Mais nous adorons ce que nous regardons : quel lieu ! Les sols en marbres racontant l’histoire de Sybille ou des passages de la Bible sont tout bonnement magnifiques. Les colonnes de marbre bicolores sont superbes et les plafonds bleus parsemés d’étoiles d’or sont profonds… La splendide chaire en marbre sculptée par Nicola Pisano saute littéralement aux yeux. La Libreria Piccolomini est une salle bâtie sous la demande du Cardinal Francesco Piccolomini (futur pape Pie III) appartenant à l’une des familles les plus influentes de Sienne (comparable au Médicis pour Florence). Les fresques de cette librairie sont extraordinaires : éclatantes de couleurs et de détails, cette salle en elle-même vaut le détour par ce Duomo… En sortant de cette salle, nous croisons l’imposant autel Piccolomini orné de statues réalisées par le jeune Michel-Ange.

En sortant du Duomo, nous sommes littéralement transportés dans la renaissance italienne ! À dire vrai, la magie de Sienne joue aussi pour beaucoup, la cité comportant une architecture relevant de la fin du Moyen-Âge, début Renaissance très prononcée. Je dirais même davantage qu’à Florence même si je ne pourrais comparer réellement les deux villes. Un seul regret cependant à la défaveur de Sienne : leur Duomo tel qu’il était prévu devait être encore plus gigantesque que le Duomo de Florence. Mais la grande peste noire passa par là et décima les deux tiers de la population siennoise créant un fossé entre Florence et Sienne qui ne serait jamais comblé (Florence perdit la moitié de sa population lors de cette pandémie mais comportait déjà de l’avance sur sa rivale)…
Nous cheminons par la suite dans les vieilles rues de Sienne à la recherche d’un endroit où nous sustenter. Nous débouchons alors sur la Piazza del Campo et quel spectacle ! Le lieu est empreint de magie : le premier mot qui me vient à l’esprit est « Palio ». Qu’est-ce que j’aimerais y assister ! Il parait que cette course est mythique. Nous déambulons ensuite sur la place et finissons par nous asseoir à une petite terrasse. Je ne m’étalerai même pas à commenter la nourriture que nous y avons mangé, je dirais juste que le rapport qualité/prix était à peine correct. Quelle idée de manger sur la Piazza del Campo à la fois ! Au moins la vue était admirable pendant le déjeuner…
Sitôt notre repas terminé, nous nous remontons à flâner dans les ruelles suivant un itinéraire proposé par le guide vert permettant de découvrir les bâtiments intéressants de la vieille Sienne. Et nous commençons rapidement à croiser des blasons de Contrade : nous décidons alors d’en faire notre objectif du lendemain… Je ne m’étendrai donc pas aujourd’hui sur mon coup de foudre pour la Contrada della Tartuca si ce n’est qu’elle nous a occupé une très bonne partie de l’après-midi du jour…
Objectif numéro 2 : le Battistero

Nous finissons par déboucher sur une petite place, la Piazza San Giovanni où siège le Battistero du même nom, en contrebas du Duomo. Il est certes beaucoup moins impressionnant que celui de Florence mais les fonts baptismaux méritent le détour partiellement sculptés par Donatello, et Lorenzo Ghiberti notamment.
Objectif numéro 3 : la Cripta

S’ensuit une visite de la crypte de la cathédrale, située sous le choeur du Duomo. La visite se révèle être un voyage dans le monde des couleurs : les fresques, réalisés par des artistes siennois du 13ème siècle, apportent un éclairage fondamental sur la genèse et le développement de l’école de peinture siennoise…

Objectifs numéro 4 et numéro 5 : le Museo dell’Opera del Duomo et le Panorama del Facciatone

Nous décidons de poursuivre avec la visite du musée du Duomo qui comportent toute une série de statues qui trônaient à l’époque devant les colonnes de la cathédrale. De plus, une large collection de reliques sont exposées au musée mais ça n’est pas vraiment de mon goût et je passe plutôt rapidement dessus… Et l’idée lumineuse nous prend d’aller voir le panorama des Facciatone, un des plus beaux de la ville… Quelle ne fût pas mon erreur !!! Nous patientons une petite dizaine de minutes avant d’avoir l’autorisation de monter. Et lorsque nous nous engouffrons dans le couloir menant au panorama, Pauline a l’intelligence d’esprit de me dire : « Ah au fait, je crois que c’est déconseillé pour les claustrophobes ! » !!! Ce n’est pas comme si j’avais le vertige de surcroit… Toujours est-il que je brave fièrement mes phobies et que je monte les deux escaliers menant au panorama. Une fois là-haut, je n’ai pas la force d’y rester bien longtemps : mes jambes tremblent et j’ai l’impression que tout le monde va tomber !!! Je décide donc judicieusement de redescendre assez rapidement…
Objectif bonus : trouver la Contrada della Tartuca

Une fois sortis, nous nous posons à une terrasse pour prendre une glace… Ou plus précisément un espresso avec une boule de glace dedans pour moi et une glace deux boules pour ma chère et tendre : vanille et stracciatella… Cela nous permet d’élaborer un plan pour la soirée. Je veux pour ma part trouver le lieu ou siège la Contrada della Tartuca. Nous nous mettons en route et finissons par la trouver après un combat entre les différents GPS de nos iPhones… Je suis amoureux du Palio, ça y est ! Et comme j’en ai parlé plus haut, cela sera un des objectifs de demain…
Nous retournons alors tranquillement vers la Piazza del Campo pour y prendre notre dîner. Ce sera un Foccacie avec du jambon cru italien, du peccorino et avec crème de tomates séchées pour Pauline et crème d’olive pour moi. Nous dînons assis sur la célèbre place pour observer le coucher du soleil sur le Palazzo publicco… Que ce voyage est agréable pour le moment !

Nous entamons ensuite courageusement notre descente de presque deux kilomètres vers notre hôtel avec le soleil qui est déjà couché ! Une fois rentrés, nous tombons assez rapidement dans les bras de Morphée en se ressassant toutes les belles choses que nous avons fait durant cette journée…
À demain pour de nouvelles aventures avec Pauline qui vous racontera notre initiation à l’univers des Contrade et du Palio ainsi que notre visite au Palazzo pubblico…
Aujourd’hui, dernier réveil à Florence, malheureusement. Pendant que Guillaume finit de se réveiller, je termine nos trois valises puis nous nous préparons pour aller profiter de notre dernier petit déjeuner dans cet hôtel. Avant de quitter cet endroit, nous en profitons pour faire des photos afin de nous souvenir de cette sublime chambre qui était somme toute assez grande, avec sa petite salle de bain très bien agencée et surtout sa grande terrasse toujours ombragée qui donnait sur la ville de Florence. Ah, ce que nous allons la regretter cette chambre et surtout cet hôtel, où nous avions un somptueux petit déjeuner le matin, une petite collation l’après-midi, une bouilloire et des sachets de thé ou café à disposition dans la chambre… Nous regretterons aussi l’accueil et le service toujours au top !
C’est donc un peu triste de partir que nous montons en voiture en direction de Lucca.
Deux heures plus tard et quelques détours pas prévu à cause du GPS, nous voilà garés à bon port. Nous apprenons à nous servir du parc-mètre italien pour payer notre parking puis nous partons en direction du coeur de la ville.
Petit point d’histoire : Lucca est une ancienne ville romaine qui a été par deux fois remodelée. Une fois au Moyen-Âge alors que la ville était en plein essor, grâce au commerce et notamment à la soie et une fois à la renaissance qui a laissé des traces de son passage notamment au travers de la grande muraille de rempart qui entoure la ville. La pierre vient remplacer la brique comme matériau de construction à la renaissance et la plupart des maisons construites au Moyen-Âge sont remaniées. On assiste également à l’apparition de grandes villas.

Nous traversons donc la muraille qui entoure la ville depuis la renaissance afin de pénétrer dans Lucca. À notre arrivée, nous tombons sur un itinéraire conseillé et un plan de la ville. Dans un premier temps, nous décidons de le suivre plutôt que de nous fier à notre ballade du guide vert. L’itinéraire nous invite à longer le cour d’eau qui coule dans la ville, ce que nous faisons. À chaque coin de rue nous tombons sur un reste de construction que je pense être médiévale. Nous tombons également sur de multiples églises, mais ça nous y sommes habitués depuis Florence. Au vue de la foule de vélos qui nous entoure, slalomant autour de nous en nous klaxonnant – ou pas -, nous décidons finalement de nous fier à la ballade du guide vert (petit point négatif pour le vélos !). Nous déambulons donc dans les rues, prenant une photo de ci, de là, nous reposant sur un banc de temps à autre… Nous arrivons jusqu’au Duomo de Lucca et son très beau campanile, malheureusement, je n’ai pas la tenue adéquate pour rentrer dans l’église, ce qui ne m’empêche pas pour autant de la regarder depuis la porte d’entrée.

Au bout de quelques heures de marche, la faim se fait sentir, nous nous mettons donc en quête d’un lieu où nous restaurer… Finalement, nous nous arrêtons dans une petite boutique qui vend des part de pizzas et des petits sandwichs. Nous optons pour trois petits sandwichs que nous nous empressons de déguster en marchant (un pour moi, deux pour Guillaume le gourmand).

Puis comme d’habitude pour ceux qui connaissent Guillaume, il a fallu se mettre en quête de toilettes ! Heureusement, j’en avais repéré sur le plan! Ils se situaient à côté de l’entrée de la ville. Nous nous dirigeons donc vers ces fameux toilettes qui étaient en fait fermés…

C’est alors que nous décidons de monter sur les remparts, qui avaient l’air ombragés, faire un tour de la ville vue d’en haut. Nous commencions à peine notre promenade quand une joggeuse nous a dépassé : il faut vraiment être motivé pour courir sous 37°C à 14 heures ! Bref, la regarder courir puis faire ses abdominaux nous a un peu occupé. Mais seulement voilà, quand on boit l’équivalent de deux litres d’eau, forcément il faut l’évacuer donc Guillaume se remet à me parler de ses toilettes et du fait que la ville de Lucca manque cruellement de toilettes publiques ! Finalement, ni une ni deux, le voilà parti pour faire pipi nature contre les remparts pendant que je fais le guet… Et, bien évidemment, sur quoi nous sommes tombés cent mètres plus loin ? Des toilettes !!! Au bout de quatre kilomètres de marche sous la chaleur, nous voilà revenus à notre point de départ. Nous redescendons donc des remparts et prenons le chemin de la voiture.
Après de longues recherches pour trouver la localisation exacte de l’hôtel sur le GPS, pendant lesquelles la voiture se refroidissait grâce à la climatisation, nous reprenons la route direction Sienne.
De nouveau, l’itinéraire se fait compliqué, en effet, le GPS de la voiture veut absolument que je prenne une voie sans issue qui mènerait soit disant à l’autoroute ! Après de longues minutes où nous avons tourné en rond, nous nous décidons finalement à mettre le GPS sur notre iPhone! C’est avec succès que nous avons donc finalement trouvé le chemin jusqu’à l’autoroute. Une fois arrivé dans Sienne, les choses se compliquent encore : le GPS nous indique que nous sommes arrivés alors que nous sommes sur un parking désert !! (C’est toujours à moi que ça arrive ces problèmes de GPS!!). Finalement Guillaume reprend le volant et nous conduit à bon port: l’hôtel étant en fait de l’autre côté de la route.
L’hôtel bien que trois étoiles nous semble assez décevant en comparaisons de celui que nous venons de quitter à Florence… Nous verrons au jour le jour… (Je confirme au bruit que fait la clim, il est décevant). Ce soir, petite soirée tranquille dans la chambre car le centre ville de Sienne est quand même à 35 minutes de marche à pied et nous ne nous sentions pas le courage de nous y aventurer.
Pour notre dernier jour à Florence, nous décidons de nous reposer un peu le matin : à neuf heures trente, nous sommes levés, prêts à descendre prendre notre petit-déjeuner. Ce matin, chose étrange, la salle de l’hôtel dédiée est tout simplement bondée. Nous attendons donc qu’une table se libère pour remplir nos estomacs…
Sitôt repus, nous entamons notre procession du jour : nous avons en effet décidés de visiter quelques églises majeures de Firenze. Nous nous mettons donc en route pour Santa Croce : première destination du jour !

Santa Croce est à quelques kilomètres seulement de notre hôtel mais, à cette heure de la matinée (il est onze heures environ), il fait déjà 32°C. Je veille d’ailleurs à ne ce que nous ne nous perdions pas. Nous croisons sur notre route le corridor de Vasari, couloir aérien qui va du Palazzo Pitti au Palazzo Vecchio, créé par l’architecte Vasari (il est décidément partout celui-là, nous allons même le retrouver à Santa Croce) à la demande des Médicis qui voulaient passer aisément d’un palais à l’autre sans se mêler aux foules. Pour en revenir à nos moutons, nous fondons donc déjà au soleil et rêvons à l’avance de la possible fraîcheur qui règnera dans le lieu saint. Erreur monumentale : il fait plutôt chaud dans Santa Croce. Mais au delà de l’aspect température, cette basilique est monumentale : surnommée « panthéon italien », pas moins de 276 tombes y sont présentes en passant par Michel-Ange, Galilée et Machiavel ! Ses dimensions sont tout simplement hors-norme : elle pourrait presque rivaliser avec le Duomo au niveau de la longueur 140 mètres pour Santa Croce comparé aux 155 mètres de la Cathédrale. Le plafond en bois peint de la basilique contraste énormément avec la pierre blanche des murs et le marbre du sol. C’est une très belle découverte que nous faisons là ! Dans la sacristie, des reliques (bure et cordelière) de Saint François d’Assise sont précieusement conservées. À l’extérieur, une chapelle commandée par les Pazzi (rivaux des Médicis) apporte une touche encore plus épurée au lieu. Et, surprise, deux cloîtres se succèdent et apportent ainsi un aspect rafraîchissant au lieu (rappelons ici qu’il fait plus de 35°C lorsque nous visitons les cloîtres)… Pauline en profite d’ailleurs pour regarder ce que nous allons visiter ensuite. Nous adorons donc cette première étape de la journée !
Nous nous mettons ensuite en route vers San Lorenzo en repassant par le Duomo (décidément, je fais exprès de toujours passer devant, je crois que je suis tombé amoureux de cette cathédrale). Une fois sur place, après avoir commandé les billets d’entrée (tout est payant ici, ça commence à devenir exagéré : ce ne sont que des lieux de culte après tout), nous entrons dans la basilique réalisée par Filippo Brunelleschi (comme le Dôme du Duomo si vous avez bien suivi le blog). Première surprise : on nous avait vendu l’une des plus belles églises de Florence, nous tombons sur une très belle basilique certes mais qui relève principalement de l’attrape-nigaud ! Je m’explique : tout est très beau mais il faut payer pour chaque partie de l’attraction. Par exemple, pas possible de voir les chaires réalisées par Donatello sans payer alors qu’elles sont présentes au sein même de l’église ! Idem pour la chapelle des Médicis qui est un supplément à payer ! Résultat, je m’offusque et ne paye que l’entrée pour la basilique : payer quelques quarante euros (à deux) pour la totalité me semble une hérésie !
Une fois sortis de la basilique, nous cherchons où nous pourrions bien nous sustenter. Nous décidons d’être raisonnables et d’acheter des sandwichs dans un supermarché local ! Nous mangeons ensuite nos casse-croûtes à l’ombre de la basilique de San Lorenzo. Puis nous décidons de nous remettre en route vers l’hôtel car il fait vraiment très chaud (environ 39°C) et nous sommes éreintés par cette chaleur. Une sieste bien méritée s’ensuit…


Chose promise, chose due, ce soir nous dînons de nouveau au Fuoco Matto. Comme la dernière fois, nous n’avons pas réservé mais nous y arrivons pour 19 heures pétantes. En effet, nous avons prévu de nous promener de nuit dans la ville, chose que nous n’avons pas encore eu le courage de faire jusque là ! Dès notre arrivée à la table, nous avons le droit à notre petit apéritif semi-offert : en Italie, nous payons pour les couverts dans tous les restaurants, le Fuoco Matto a décidé de compenser ceci en offrant un verre de vin et une petite part de pizza. La pizza est différente de la dernière fois mais tout aussi succulente : Pauline va donc s’orienter vers une pizza Burrata ! De mon côté, je vais prendre de nouveau des pâtes : des Mezzi Paccheri au porc, aubergines et romarin.

Le Fuoco Matto a fait de sa spécialité les pizzas végétariennes mais très garnies en salade, légumes et autres fromages : la pizza Burrata ne déroge pas à la règle avec ses tomates cerises, roquette et burrata ! Pauline est ainsi tombée amoureuse de la burrata grâce au Fuoco Matto… Mes pâtes sont elles-aussi délicieuses : nous avons bien fait de retourner ici dîner ! Je l’accompagne d’ailleurs d’un très bon verre de Chianti. Nous ne prenons pas de dessert mais juste un espresso pour moi (nous avons éventuellement prévu de manger une glace à l’extérieur plus tard dans la soirée !). Le Fuoco Matto et nous, c’est donc une très belle histoire d’amour gastronomique italienne…

Nous décidons enfin d’aller nous promener de nuit dans Florence. Nous en parlions tous les jours de cette promenade nocturne et il est donc temps de mettre notre plan à exécution… En l’occurence, nous suivons un itinéraire conseillé par le guide vert qui part de Santa Maria della Novella (juste à côté de la gare routière). Nous bifurquons alors dans un dédale de ruelles afin de rejoindre l’Arno. Tout est magnifique de nuit et nous commençons même à apercevoir le Ponte Vecchio au loin avec le soleil qui se couche.

L’alcool aidant un peu, j’ai un regard quelque peu niais sur la photo. Nous continuons notre balade dans le quartier du luxe et nous croisons ainsi toutes les plus grandes marques de mode (Chanel, Dior,etc.) mais aussi… Ladurée !!! Pauline essaye même de forcer la porte de cette dernière boutique. Nous passons à côté du Palazzo Strozzi et entendons au loin une chanteuse lyrique accompagnée d’un accordéon.

Nous nous arrêtons dans notre promenade pour l’écouter quelque minutes et ainsi profiter de l’instant en amoureux ! Nous cheminons ensuite vers la Plazza della Signoria et regardons pour la dernière fois (jusqu’à notre prochain voyage je vous rassure !) le Palazzo Vecchio. Puis, nous faisons cap vers le Duomo où nous décidons de prendre une glace pour deux bien méritée chez notre ami Edoardo (le glacier biologique si vous vous rappelez). Et comme il se fait tard, nous voguons tranquillement vers notre hôtel pour y prendre un peu de repos car demain, nous mettons les voiles vers Lucca puis Sienne, notre prochaine destination…
Ce matin, réveil difficile à sept heures ! Et oui, il faut ce qu’il faut pour aller à la Galerie des Offices sans avoir réservé de places !
Après un rapide petit déjeuner, surtout pour Guillaume qui ne pouvait rien avaler si tôt le matin, nous sommes donc aller nous placer dans la longue file d’attente pour accéder à la galerie.

Une heure de queue plus tard, nous voilà enfin rentrés !! L’attente n’a donc pas été si longue que cela, si l’on considère que dans le guide il est indiqué qu’elle peut atteindre quatre heures ! Nous louons un audioguide pour deux et gravissons les escaliers pour atteindre le Saint Graal de la visite, qui débute au deuxième étage. Tout commence par un long couloir où trônent de nombreuses statues, puis nous passons de salles en salles, en écoutant les commentaires et en essayant de nous frayer un chemin parmi les groupes de touristes. Au détour des salles, nous admirons des oeuvres de Léonard de Vinci, Michel-Ange, et toute une salle consacrée à Botticelli. Et je ne vous parle que des peintres dont je vais vous montrer des oeuvres !
Le deuxième étage terminé, je ne suis pas encore aux prises avec le syndrome de Stendhal mais par contre, nous avons assez mal au dos. Nous nous dépêchons donc de descendre au premier étage en espérant y trouver une petite place pour nous asseoir. Nous nous reposons quelques instants puis nous attaquons les salles consacrées aux peintres étrangers. Je n’ai retenu que certains peintres espagnols : Velazquez et Goya entre autre.
Nous entrons alors dans le vif du sujet avec des salles où trônent des peintures de Raphaël, du Titien, du Caravage que vous allez pouvoir admirer en partie dans la galerie. Puis au détour des couloirs nous tombons sur une exposition temporaire consacrée majoritairement aux oeuvres de Piero di Cosimo, avec également quelques oeuvres de Filippino Lippi. Les tableaux étaient très colorés et très agréables à regarder, malheureusement les photos étaient interdites et je n’ai pas osé braver le danger pour en prendre malgré tout.
Trois heures plus tard, nous voilà sortis !! Mais quelle déception, la librairie ne possède que très peu de livres en français et bien évidemment, pas ceux que nous voudrions acheter… Nous ressortons donc bredouille mais avec plein de souvenirs dans la tête et quand même quelques photos.

Il est alors l’heure de se mettre en quête de la sandwicherie que Guillaume a trouvé sur Trip Advisor et qui est quand même classé comme troisième meilleur restaurant de Florence selon ce même site. Quelle chance nous avons, All’Antico Vinaio se trouve à deux pas de la Galerie des Offices : nous nous y rendons donc rapidement et commençons là encore à faire la queue. La renommée peut voir quelques inconvénients ! Une fois devant l’étal, il ne nous reste plus qu’à garnir notre pain toscan. Pour ma part, je prends une sauce à base de tomates séchées très épicée, du jambon sec, du fromage et des aubergines. Guillaume, quant à lui, prend une sauce à base de truffes, le même jambon que le mien et juste du fromage. Nous retournons à la galerie des offices, nous asseoir sur les marches de la cour intérieur afin de déguster notre sandwich.


Durant notre repas, Guillaume se fascine pour un caricaturiste qui aurait, selon lui, des tocs. En effet, afin d’éviter le soleil, les artistes changent de côté à la mi-journée et celui qui le passionnait passait son temps à transporter d’un côté et de l’autre son matériel : il apportait quelque chose du côté où il comptait s’installer l’après midi et revenait toujours avec autre chose dans les mains. Nous sommes donc restés à observer son petit manège et à nous reposer les jambes et le dos pendant un long moment. Une bonne pause bien méritée malgré le mal de fesses qui commençait à se faire sentir tant les marches sur lesquelles nous étions assis étaient inconfortables. Note à la ville de Florence : il faudrait investir dans des bancs publics !

Une fois remis de notre visite du matin, nous partons à l’assaut de l’autre côté du Palazzio Vecchio, monument incontournable de Florence, qui abrite également le Musée du même nom. Guillaume traine un peu des pieds au début car il voudrait bien, malgré l’heure, rentrer au frais dans la chambre d’hôtel mais mon instinct de persuasion arrive à le convaincre et il me suit.
Petit point d’histoire: Ce Palazzo a été construit au XIIIème siècle dans un style gothique. Il est destiné à accueillir le gouvernement de la ville. Il sera récupéré par Cosme Ier au XVIème siècle qui en fera sa demeure. Il demandera alors à Vasari de l’agrandir et d’apporter des modifications radicales à l’intérieur de l’édifice afin qu’il corresponde plus aux fastes de la vie de cour.
Nous commençons la visite part une grande et très majestueuse salle, qui achève de convaincre Guillaume. Cette salle, la salle des cinq cents, mesure en effet 1200m2 et son plafond est composé de nombreux caissons dont les peintures ont été faites par Vasari. Dans la salle nous retrouvons là encore de nombreuses statues qui étaient déjà là au XVIème siècle dont une statue de Michel-Ange. Nous accédons ensuite au Studiolo qui était la chambre de travail de François Ier de Médicis. Les peintures qui ornent les murs de cette petite salle cachée ont pour thème dominant les quatre éléments, les découvertes de la science, les mystères de l’alchimie. Nous poursuivons notre visite par les Appartements de Léon X dont une partie ne peut être visité car ils renferment actuellement les bureaux du maire (quelle chance !!). La décoration des salles qui composent cet appartement se veut à la gloire des Médicis. En effet, les appartements étaient destinés à recevoir des hôtes de la cour. Nous visitons ensuite les Appartements des Eléments qui se trouvent juste au dessus de ceux de Léon X. Leur décoration a pour thème la mythologie antique. On retiendra notamment la salle des éléments dont la décoration est composée des allégories du feu, de l’eau, de la terre et de l’air. Nous continuons notre visite par les appartements d’Eléonore de Tolède dont la décoration constitue une sorte d’hymne à la grandeur féminine. Nous retiendrons notamment la chapelle privative de cette dernière dont la décoration retrace la vie de Moïse. Nous visitons ensuite une partie plus ancienne d’un siècle : les Appartements des Prieurs des Arts. Nous retiendrons dans ces appartements les plafonds à caisson bleu et doré, oeuvre de Giuliano da Maiano et de son frère. Et la salle des lys avec ses murs tapissés de lys, symboles de la monarchie française. Pour finir, nous arrivons dans la salle des cartes géographiques qui fut construite par Vasari pour Cosme Ier. Cette salle renferme une collection de cartes géographiques recensant toute les parties du globe alors connues. Ces cartes permettaient de masquer de grandes armoires dans lesquels les Médicis rangeaient leurs atours les plus précieux. Au centre de cette salle trône une énorme mappemonde réalisée par E. Danti.

Une fois la visite terminée, nous nous mettons en route pour l’hôtel mais également pour acheter des fruits car cela fait deux jours que j’ennuie Guillaume avec mes brugnons. Chemin faisant, nous passons devant un glacier qui nous semble très bon. Nous nous arrêtons donc pour prendre notre première glace du séjour! Gourmande comme je suis je prends trois parfums: pèche, citron et menthe, le tout dans un moyen pot (avec moi, mieux vaut être trop prudente). Guillaume lui prend deux parfums dans un cône: chocolat et crème. Nous mangeons nos glaces en cheminant tranquillement jusqu’à l’hôtel. Une fois quasiment arrivée, je me rends compte que je n’ai toujours pas de fruit. Je laisse donc Guillaume rentrer seul à l’hôtel et part à la recherche du marché ou de tout autre lieu vendant des fruits. C’est malheureusement bredouille que je rentre à l’hôtel car les halles du marché étaient fermées à cette heure avancée de la journée. Je retrouve Guillaume dans la chambre, déjà prêt à faire sa sieste quotidienne.
Nous ressortons de notre chambre quelques temps plus tard, après une bonne sieste (pour Guillaume) et une douche pour nous deux, afin d’aller déguster notre collation frugale à l’open bar de l’hôtel. Mais aujourd’hui nous avons quasiment pillé le bar : chips mexicaine, petites pizzas séchées avec du coulis de tomate, petits sandwichs, petites olives marinées ou non et comme dessert des mini-muffins chocolat et vanille ! Quasiment un vrai repas ! De retour dans la chambre, je dois prendre les choses en main pour écrire le blog malgré ce qui était prévu… Guillaume cherche en effet tous les prétextes du monde pour ne pas le faire ce qui explique pourquoi vous m’avez retrouvé aujourd’hui encore! Demain visite de multiples églises et compte rendu par Guillaume !
Ce matin : neuf heures tapantes, le réveil sonne. Il faut se lever, se doucher puis nous descendons petit déjeuner. Fort de notre expérience de la veille, nous avons considérablement augmenté nos quantités de nourriture afin d’éviter le petit creux de 14h30. De plus, nous emportons deux pommes avec nous pour au cas où.
Nous montons récupérer nos bouteilles d’eau (accessoire indispensable par 36°C), l’appareil photo et le guide vert puis nous nous mettons en route en direction du Campanile et de ses 414 marches.

Après un petit temps d’attente, nous nous lançons dans notre folle ascension par des escaliers tortueux. Après une myriade de marches, ouf enfin le premier pallier!! On reprend son souffle, on boit un peu et enfin on admire le paysage (pas de trop près tout de même pour Guillaume). Puis on se remet en route pour atteindre le deuxième pallier puis le troisième. De là, nous avons déjà une très belle vue sur Florence et nous voyons une partie des cloches qui trônent dans ce Campanile. L’ascension s’arrête là pour Guillaume qui est déjà monté bien courageusement jusqu’à cette hauteur malgré son vertige. Grand bien lui en a pris : en effet, les escaliers pour accéder à la terrasse sont vraiment très étroits, très peu éclairés et une fois là-haut nous sommes très haut. Tout pour avoir une crise de claustrophobie ou de vertige…! Je suis donc montée toute seule, armée de mon seul courage et avec pour mission de prendre des photos. Une fois là-haut, quel panorama!! Une très belle vue de Florence s’étend devant mes yeux émerveillés. Je dégaine donc mon appareil et me charge de prendre les photos. Une fois ma mission accomplie, il me faut redescendre, retrouver mon bel amoureux qui m’attend au troisième pallier. Après un petit peu d’eau, c’est reparti pour la descente!!
Une fois les 414 marches descendues, nous pouvons enfin nous reposer un peu à l’ombre avant de nous remettre en route en direction du Palazzo Pitti, notre réel objectif de la journée.
Nous devions en effet visiter le palais Pitti et faire une promenade dans les jardins de Boboli, seulement, une fois arrivés à la caisse, nous nous rendons vite compte qu’il n’existe que deux possibilités : soit un billet regroupant la Galleria Palatina, la Galleria Arte Moderna et l’Appartamenti Reali soit un billet regroupant le jardin de Boboli et d’autres musées comme celui du costume et de l’argenterie. Nous nous décidons donc pour la formule n°1, le prix des billets étant un peu cher.

Petit point historique : le palais Pitti est un palais qui a appartenu tout d’abord à la famille Pitti, famille ennemie des Medicis puis a été récupéré par les Medicis par Eléonore de Tolède qui lui donna ses dimensions actuelles.
Nous entamons notre visite par une très belle exposition de tableaux de Carlo Dolci, peintre italien du XVIIème siècle, ayant peint quasiment exclusivement des peintures sacrées. Ses toiles sont assez colorées et pleines de réalisme, ce que j’apprécie assez. Mais ce que nous aimons par dessus tout, ce sont les plafonds des salles dans lesquels a lieu l’exposition. Ils sont magnifiques et me font penser à la chapelle Sixtine.
Nous continuons sur la Galleria Palatina qui me semble décevante comparé à ce à quoi on s’attendait. En effet, les murs des salles sont remplis quasiment du sol au plafond par des toiles ce qui fait qu’on ne peut pas les apprécier à leur juste valeur. Dans les premières salles, on essaye de tout regarder, de porter un jugement sur chaque toile, de passer du temps à admirer le travail de l’artiste puis, plus les salles passent, plus on se concentre exclusivement sur les artistes connus comme Raphaël, Tintoret, Titien… Pour ma part, je trouve que les toiles sont plus sombres et moins colorées que celles de Dolci et donc j’apprécie moins.
Une fois les 35 salles terminées, j’avais presque le syndrome de Stendhal. Et pourtant la partie musée n’était pas finie!!
Nous avons fait une petite pause en visitant les appartements royaux qui étaient très beaux, très richement décorés. Nous avons tout particulièrement apprécié la salle de bain de Napoléon!
Puis nous revoilà partis pour un autre musée : la galleria d’Arte Moderna et ses 24 salles. Je ne ferai pas trop de commentaires sur cette partie si ce n’est que nous ne connaissions pas les peintres pour la grande majorité d’entre eux et que le syndrome de Stendhal me gagnant de plus en plus nous avons plus survolé les pièces qu’autre chose.
14h15 nous voilà sortis ! Petite pause au pied du Palazzo pour manger notre pomme et boire un peu d’eau. Au vu de l’heure, j’ai la bonne idée de regarder le guide vert afin de choisir une activité pour l’après-midi! Guillaume toujours prêt à me suivre, accepte la ballade que j’ai choisi et qui me paraissait être une ballade dans la nature ! Mais quelle erreur !!!

Nous avons donc décidé de faire la promenade des collines. Tout commence au travers de petites ruelles très atypiques. Puis nous avons franchi une petite porte romaine : la porte San Miniato et c’est là que ça a commencé à se compliquer.
Nous nous sommes mis à gravir des escaliers (et oui encore !!) qui étaient là aussi bien raides, avant d’arriver à un superbe point de vue sur toute la ville de Florence.

Une fois arrivés sur ces hauteurs, nous nous sommes dépêchés d’acheter une bouteille d’eau car la soif se faisait sentir après cette longue promenade. Nous avons continué de grimper jusqu’à San Miniato al Monte, et sa fabuleuse église Saint-Minias. De là, la vue sur Florence est encore plus époustouflante que lors de notre ascension première, nous nous empressons donc de prendre des photos.
La façade de l’église se compose d’une alternance de marbre vert et blanc et d’une mosaïque sur le fronton triangulaire représentant le Christ entre la vierge et Saint-Minias. L’intérieur nous a tout autant charmé que la façade. Là encore avec une dominance de vert et de blanc. Cette basilique surplombe un magnifique cimetière dans lequel Guillaume aimerait bien connaître son dernier repos.
Une fois arrivés là, il ne nous reste plus qu’à tout redescendre. Nous suivons notre guide qui nous mène tout droit jusqu’au Forte del Belvedere où nous attendait là encore un panorama. Seulement, une fois arrivés au belvédère, nous étions assez fourbus, nous avions mal aux pieds et nous ne pensions qu’à une chose : rentrer à l’hôtel. Nous n’avons donc pas pris le temps de regarder le panorama et sommes plutôt passés à côté afin de continuer notre périple.
Après nos 17 kilomètres de marche sur la journée nous voilà enfin arrivés à l’hôtel !! Nous nous sommes attablés dans la salle des collations pour boire un petit rafraichissement avant de monter nous doucher et nous reposer.
19 heures, nous nous armons de courage et nous partons en quête d’un petit restaurant: Guillaume avait trouvé quelque chose qui lui semblait bien pas très loin de l’hôtel mais n’ayant pas eu le courage de réserver nous avons donc décidé d’y aller très tôt. Le repas était un vrai régal avec une petite entrée offerte par la maison. En effet le serveur nous a apporté un verre de vin chacun et des petites parts de pizza. Les pâtes qui ont suivi étaient délicieuses et d’une superbe fraîcheur avec le beau morceau de burrata qui culminait sur le dôme de pasta ! Le gâteau au chocolat en dessert que nous avons partagé n’était franchement pas mal non plus et nous avons même eu droit à un verre de limoncello offert par la maison ! Bref, un super restaurant que ce Fuoco Matto. Nous y retournerons d’ailleurs certainement avant notre départ de Florence !
Demain nous allons essayer de visiter la galerie des Offices, si les quatre heures de queues ne viennent pas à bout de ma patience avant… Je prévois déjà de faire un syndrome de Stendhal avant la fin de la journée mais vous n’en saurez rien car demain ce sera à Guillaume de raconter notre journée – ou pas – !



















































































































































