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Italie - Juillet 2015

Visite de Lucca et voyage vers Sienne

Aujourd’hui, dernier réveil à Florence, malheureusement. Pendant que Guillaume finit de se réveiller, je termine nos trois valises puis nous nous préparons pour aller profiter de notre dernier petit déjeuner dans cet hôtel. Avant de quitter cet endroit, nous en profitons pour faire des photos afin de nous souvenir de cette sublime chambre qui était somme toute assez grande, avec sa petite salle de bain très bien agencée et surtout sa grande terrasse toujours ombragée qui donnait sur la ville de Florence. Ah, ce que nous allons la regretter cette chambre et surtout cet hôtel, où nous avions un somptueux petit déjeuner le matin, une petite collation l’après-midi, une bouilloire et des sachets de thé ou café à disposition dans la chambre… Nous regretterons aussi l’accueil et le service toujours au top !

C’est donc un peu triste de partir que nous montons en voiture en direction de Lucca.
Deux heures plus tard et quelques détours pas prévu à cause du GPS, nous voilà garés à bon port. Nous apprenons à nous servir du parc-mètre italien pour payer notre parking puis nous partons en direction du coeur de la ville.
 
Petit point d’histoire : Lucca est une ancienne ville romaine qui a été par deux fois remodelée. Une fois au Moyen-Âge alors que la ville était en plein essor, grâce au commerce et notamment à la soie et une fois à la renaissance qui a laissé des traces de son passage notamment au travers de la grande muraille de rempart qui entoure la ville. La pierre vient remplacer la brique comme matériau de construction à la renaissance et la plupart des maisons construites au Moyen-Âge sont remaniées. On assiste également à l’apparition de grandes villas.

Le mur d'enceinte de Lucca
Le mur d’enceinte de Lucca

Nous traversons donc la muraille qui entoure la ville depuis la renaissance afin de pénétrer dans Lucca. À notre arrivée, nous tombons sur un itinéraire conseillé et un plan de la ville. Dans un premier temps, nous décidons de le suivre plutôt que de nous fier à notre ballade du guide vert. L’itinéraire nous invite à longer le cour d’eau qui coule dans la ville, ce que nous faisons. À chaque coin de rue nous tombons sur un reste de construction que je pense être médiévale. Nous tombons également sur de multiples églises, mais ça nous y sommes habitués depuis Florence. Au vue de la foule de vélos qui nous entoure, slalomant autour de nous en nous klaxonnant – ou pas -, nous décidons finalement de nous fier à la ballade du guide vert (petit point négatif pour le vélos !). Nous déambulons donc dans les rues, prenant une photo de ci, de là, nous reposant sur un banc de temps à autre… Nous arrivons jusqu’au Duomo de Lucca et son très beau campanile, malheureusement, je n’ai pas la tenue adéquate pour rentrer dans l’église, ce qui ne m’empêche pas pour autant de la regarder depuis la porte d’entrée.


Moi qui mange (encore!!)
Moi qui mange (encore!!)

Au bout de quelques heures de marche, la faim se fait sentir, nous nous mettons donc en quête d’un lieu où nous restaurer… Finalement, nous nous arrêtons dans une petite boutique qui vend des part de pizzas et des petits sandwichs. Nous optons pour trois petits sandwichs que nous nous empressons de déguster en marchant (un pour moi, deux pour Guillaume le gourmand).

Guillaume devant notre sandwicherie
Guillaume devant notre sandwicherie

Puis comme d’habitude pour ceux qui connaissent Guillaume, il a fallu se mettre en quête de toilettes ! Heureusement, j’en avais repéré sur le plan! Ils se situaient à côté de l’entrée de la ville. Nous nous dirigeons donc vers ces fameux toilettes qui étaient en fait fermés…

Vue de Lucca depuis les remparts
Vue de Lucca depuis les remparts

C’est alors que nous décidons de monter sur les remparts, qui avaient l’air ombragés, faire un tour de la ville vue d’en haut. Nous commencions à peine notre promenade quand une joggeuse nous a dépassé : il faut vraiment être motivé pour courir sous 37°C à 14 heures ! Bref, la regarder courir puis faire ses abdominaux nous a un peu occupé. Mais seulement voilà, quand on boit l’équivalent de deux litres d’eau, forcément il faut l’évacuer donc Guillaume se remet à me parler de ses toilettes et du fait que la ville de Lucca manque cruellement de toilettes publiques ! Finalement, ni une ni deux, le voilà parti pour faire pipi nature contre les remparts pendant que je fais le guet… Et, bien évidemment, sur quoi nous sommes tombés cent mètres plus loin ? Des toilettes !!! Au bout de quatre kilomètres de marche sous la chaleur, nous voilà revenus à notre point de départ. Nous redescendons donc des remparts et prenons le chemin de la voiture.

Après de longues recherches pour trouver la localisation exacte de l’hôtel sur le GPS, pendant lesquelles la voiture se refroidissait grâce à la climatisation, nous reprenons la route direction Sienne.
 
De nouveau, l’itinéraire se fait compliqué, en effet, le GPS de la voiture veut absolument que je prenne une voie sans issue qui mènerait soit disant à l’autoroute ! Après de longues minutes où nous avons tourné en rond, nous nous décidons finalement à mettre le GPS sur notre iPhone! C’est avec succès que nous avons donc finalement trouvé le chemin jusqu’à l’autoroute. Une fois arrivé dans Sienne, les choses se compliquent encore : le GPS nous indique que nous sommes arrivés alors que nous sommes sur un parking désert !! (C’est toujours à moi que ça arrive ces problèmes de GPS!!). Finalement Guillaume reprend le volant et nous conduit à bon port: l’hôtel étant en fait de l’autre côté de la route.

L’hôtel bien que trois étoiles nous semble assez décevant en comparaisons de celui que nous venons de quitter à Florence… Nous verrons au jour le jour… (Je confirme au bruit que fait la clim, il est décevant). Ce soir, petite soirée tranquille dans la chambre car le centre ville de Sienne est quand même à 35 minutes de marche à pied et nous ne nous sentions pas le courage de nous y aventurer.

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Italie - Juillet 2015

Églises le matin, sieste le midi, Fuoco Matto et balade le soir : le régime florentin du bonheur

Pour notre dernier jour à Florence, nous décidons de nous reposer un peu le matin : à neuf heures trente, nous sommes levés, prêts à descendre prendre notre petit-déjeuner. Ce matin, chose étrange, la salle de l’hôtel dédiée est tout simplement bondée. Nous attendons donc qu’une table se libère pour remplir nos estomacs…

Sitôt repus, nous entamons notre procession du jour : nous avons en effet décidés de visiter quelques églises majeures de Firenze. Nous nous mettons donc en route pour Santa Croce : première destination du jour !

Guillaume pose devant le corridor de Vasari
Guillaume pose devant le corridor de Vasari

Santa Croce est à quelques kilomètres seulement de notre hôtel mais, à cette heure de la matinée (il est onze heures environ), il fait déjà 32°C. Je veille d’ailleurs à ne ce que nous ne nous perdions pas. Nous croisons sur notre route le corridor de Vasari, couloir aérien qui va du Palazzo Pitti au Palazzo Vecchio, créé par l’architecte Vasari (il est décidément partout celui-là, nous allons même le retrouver à Santa Croce) à la demande des Médicis qui voulaient passer aisément d’un palais à l’autre sans se mêler aux foules. Pour en revenir à nos moutons, nous fondons donc déjà au soleil et rêvons à l’avance de la possible fraîcheur qui règnera dans le lieu saint. Erreur monumentale : il fait plutôt chaud dans Santa Croce. Mais au delà de l’aspect température, cette basilique est monumentale : surnommée « panthéon italien », pas moins de 276 tombes y sont présentes en passant par Michel-Ange, Galilée et Machiavel ! Ses dimensions sont tout simplement hors-norme : elle pourrait presque rivaliser avec le Duomo au niveau de la longueur 140 mètres pour Santa Croce comparé aux 155 mètres de la Cathédrale. Le plafond en bois peint de la basilique contraste énormément avec la pierre blanche des murs et le marbre du sol. C’est une très belle découverte que nous faisons là ! Dans la sacristie, des reliques (bure et cordelière) de Saint François d’Assise sont précieusement conservées. À l’extérieur, une chapelle commandée par les Pazzi (rivaux des Médicis) apporte une touche encore plus épurée au lieu. Et, surprise, deux cloîtres se succèdent et apportent ainsi un aspect rafraîchissant au lieu (rappelons ici qu’il fait plus de 35°C lorsque nous visitons les cloîtres)… Pauline en profite d’ailleurs pour regarder ce que nous allons visiter ensuite. Nous adorons donc cette première étape de la journée !

Nous nous mettons ensuite en route vers San Lorenzo en repassant par le Duomo (décidément, je fais exprès de toujours passer devant, je crois que je suis tombé amoureux de cette cathédrale). Une fois sur place, après avoir commandé les billets d’entrée (tout est payant ici, ça commence à devenir exagéré : ce ne sont que des lieux de culte après tout), nous entrons dans la basilique réalisée par Filippo Brunelleschi (comme le Dôme du Duomo si vous avez bien suivi le blog). Première surprise : on nous avait vendu l’une des plus belles églises de Florence, nous tombons sur une très belle basilique certes mais qui relève principalement de l’attrape-nigaud ! Je m’explique : tout est très beau mais il faut payer pour chaque partie de l’attraction. Par exemple, pas possible de voir les chaires réalisées par Donatello sans payer alors qu’elles sont présentes au sein même de l’église ! Idem pour la chapelle des Médicis qui est un supplément à payer ! Résultat, je m’offusque et ne paye que l’entrée pour la basilique : payer quelques quarante euros (à deux) pour la totalité me semble une hérésie !

Une fois sortis de la basilique, nous cherchons où nous pourrions bien nous sustenter. Nous décidons d’être raisonnables et d’acheter des sandwichs dans un supermarché local ! Nous mangeons ensuite nos casse-croûtes à l’ombre de la basilique de San Lorenzo. Puis nous décidons de nous remettre en route vers l’hôtel car il fait vraiment très chaud (environ 39°C) et nous sommes éreintés par cette chaleur. Une sieste bien méritée s’ensuit…

Apéritif au Fuoco Matto
Apéritif au Fuoco Matto

Mes pâtes et Pauline découpant sa pizza Burrata
Mes pâtes et Pauline découpant sa pizza Burrata

Chose promise, chose due, ce soir nous dînons de nouveau au Fuoco Matto. Comme la dernière fois, nous n’avons pas réservé mais nous y arrivons pour 19 heures pétantes. En effet, nous avons prévu de nous promener de nuit dans la ville, chose que nous n’avons pas encore eu le courage de faire jusque là ! Dès notre arrivée à la table, nous avons le droit à notre petit apéritif semi-offert : en Italie, nous payons pour les couverts dans tous les restaurants, le Fuoco Matto a décidé de compenser ceci en offrant un verre de vin et une petite part de pizza. La pizza est différente de la dernière fois mais tout aussi succulente : Pauline va donc s’orienter vers une pizza Burrata ! De mon côté, je vais prendre de nouveau des pâtes : des Mezzi Paccheri au porc, aubergines et romarin.

La pizza Burrata de Pauline
La pizza Burrata de Pauline composée uniquement avec d’excellents produits

Le Fuoco Matto a fait de sa spécialité les pizzas végétariennes mais très garnies en salade, légumes et autres fromages : la pizza Burrata ne déroge pas à la règle avec ses tomates cerises, roquette et burrata ! Pauline est ainsi tombée amoureuse de la burrata grâce au Fuoco Matto… Mes pâtes sont elles-aussi délicieuses : nous avons bien fait de retourner ici dîner ! Je l’accompagne d’ailleurs d’un très bon verre de Chianti. Nous ne prenons pas de dessert mais juste un espresso pour moi (nous avons éventuellement prévu de manger une glace à l’extérieur plus tard dans la soirée !). Le Fuoco Matto et nous, c’est donc une très belle histoire d’amour gastronomique italienne…

Le Duomo au coucher du soleil
Le Duomo au coucher du soleil

Nous décidons enfin d’aller nous promener de nuit dans Florence. Nous en parlions tous les jours de cette promenade nocturne et il est donc temps de mettre notre plan à exécution… En l’occurence, nous suivons un itinéraire conseillé par le guide vert qui part de Santa Maria della Novella (juste à côté de la gare routière). Nous bifurquons alors dans un dédale de ruelles afin de rejoindre l’Arno. Tout est magnifique de nuit et nous commençons même à apercevoir le Ponte Vecchio au loin avec le soleil qui se couche.

Moi, le regard perdu, avec le Ponte Vecchio à l'arrière-plan
Moi, le regard perdu, avec le Ponte Vecchio à l’arrière-plan

L’alcool aidant un peu, j’ai un regard quelque peu niais sur la photo. Nous continuons notre balade dans le quartier du luxe et nous croisons ainsi toutes les plus grandes marques de mode (Chanel, Dior,etc.) mais aussi… Ladurée !!! Pauline essaye même de forcer la porte de cette dernière boutique. Nous passons à côté du Palazzo Strozzi et entendons au loin une chanteuse lyrique accompagnée d’un accordéon.

Pauline et Ladurée, une grande histoire d'amour
Pauline et Ladurée, une grande histoire d’amour

Nous nous arrêtons dans notre promenade pour l’écouter quelque minutes et ainsi profiter de l’instant en amoureux ! Nous cheminons ensuite vers la Plazza della Signoria et regardons pour la dernière fois (jusqu’à notre prochain voyage je vous rassure !) le Palazzo Vecchio. Puis, nous faisons cap vers le Duomo où nous décidons de prendre une glace pour deux bien méritée chez notre ami Edoardo (le glacier biologique si vous vous rappelez). Et comme il se fait tard, nous voguons tranquillement vers notre hôtel pour y prendre un peu de repos car demain, nous mettons les voiles vers Lucca puis Sienne, notre prochaine destination…

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Italie - Juillet 2015

Galleria degli Uffizi, All’antico Vinaio e Palazzo Vecchio : programma del giorno

Ce matin, réveil difficile à sept heures ! Et oui, il faut ce qu’il faut pour aller à la Galerie des Offices sans avoir réservé de places !
 
Après un rapide petit déjeuner, surtout pour Guillaume qui ne pouvait rien avaler si tôt le matin, nous sommes donc aller nous placer dans la longue file d’attente pour accéder à la galerie.

Galerie des offices
Galerie des offices

Une heure de queue plus tard, nous voilà enfin rentrés !! L’attente n’a donc pas été si longue que cela, si l’on considère que dans le guide il est indiqué qu’elle peut atteindre quatre heures ! Nous louons un audioguide pour deux et gravissons les escaliers pour atteindre le Saint Graal de la visite, qui débute au deuxième étage. Tout commence par un long couloir où trônent de nombreuses statues, puis nous passons de salles en salles, en écoutant les commentaires et en essayant de nous frayer un chemin parmi les groupes de touristes. Au détour des salles, nous admirons des oeuvres de Léonard de Vinci,  Michel-Ange,  et toute une salle consacrée à Botticelli. Et je ne vous parle que des peintres dont je vais vous montrer des oeuvres !

Le deuxième étage terminé, je ne suis pas encore aux prises avec le syndrome de Stendhal mais par contre, nous avons assez mal au dos. Nous nous dépêchons donc de descendre au premier étage en espérant y trouver une petite place pour nous asseoir. Nous nous reposons quelques instants puis nous attaquons les salles consacrées aux peintres étrangers. Je n’ai retenu que certains peintres espagnols : Velazquez et Goya entre autre.
 
Nous entrons alors dans le vif du sujet avec des salles où trônent des peintures de Raphaël, du Titien, du Caravage que vous allez pouvoir admirer en partie dans la galerie. Puis au détour des couloirs nous tombons sur une exposition temporaire consacrée majoritairement aux oeuvres de Piero di Cosimo, avec également quelques oeuvres de Filippino Lippi. Les tableaux étaient très colorés et très agréables à regarder, malheureusement les photos étaient interdites et je n’ai pas osé braver le danger pour en prendre malgré tout.

Trois heures plus tard, nous voilà sortis !! Mais quelle déception, la librairie ne possède que très peu de livres en français et bien évidemment, pas ceux que nous voudrions acheter… Nous ressortons donc bredouille mais avec plein de souvenirs dans la tête et quand même quelques photos.

All'antico Vinaio
All’antico Vinaio

Il est alors l’heure de se mettre en quête de la sandwicherie que Guillaume a trouvé sur Trip Advisor et qui est quand même classé comme troisième meilleur restaurant de Florence selon ce même site. Quelle chance nous avons, All’Antico Vinaio se trouve à deux pas de la Galerie des Offices : nous nous y rendons donc rapidement et commençons là encore à faire la queue. La renommée peut voir quelques inconvénients ! Une fois devant l’étal, il ne nous reste plus qu’à garnir notre pain toscan. Pour ma part, je prends une sauce à base de tomates séchées très épicée, du jambon sec, du fromage et des aubergines. Guillaume, quant à lui, prend une sauce à base de truffes, le même jambon que le mien et juste du fromage. Nous retournons à la galerie des offices, nous asseoir sur les marches de la cour intérieur afin de déguster notre sandwich.

Dégustation du meilleur sandwich de Florence sur les marches de la Galerie des Offices
Dégustation du meilleur sandwich de Florence sur les marches de la Galerie des Offices

Caricaturiste devant la galerie des offices
Caricaturiste qui nous a bien occupé pendant notre pause déjeuner.

Durant notre repas, Guillaume se fascine pour un caricaturiste qui aurait, selon lui, des tocs. En effet, afin d’éviter le soleil, les artistes changent de côté à la mi-journée et celui qui le passionnait passait son temps à transporter d’un côté et de l’autre son matériel : il apportait quelque chose du côté où il comptait s’installer l’après midi et revenait toujours avec autre chose dans les mains. Nous sommes donc restés à observer son petit manège et à nous reposer les jambes et le dos pendant un long moment. Une bonne pause bien méritée malgré le mal de fesses qui commençait à se faire sentir tant les marches sur lesquelles nous étions assis étaient inconfortables. Note à la ville de Florence : il faudrait investir dans des bancs publics !

Palazzo Vecchio
Palazzo Vecchio

Une fois remis de notre visite du matin, nous partons à l’assaut de l’autre côté du Palazzio Vecchio, monument incontournable de Florence, qui abrite également le Musée du même nom. Guillaume traine un peu des pieds au début car il voudrait bien, malgré l’heure, rentrer au frais dans la chambre d’hôtel mais mon instinct de persuasion arrive à le convaincre et il me suit.
 
Petit point d’histoire: Ce Palazzo a été construit au XIIIème siècle dans un style gothique. Il est destiné à accueillir le gouvernement de la ville. Il sera récupéré par Cosme Ier au XVIème siècle qui en fera sa demeure. Il demandera alors à Vasari de l’agrandir et d’apporter des modifications radicales à l’intérieur de l’édifice afin qu’il corresponde plus aux fastes de la vie de cour.
 
Nous commençons la visite part une grande et très majestueuse salle, qui achève de convaincre Guillaume. Cette salle, la salle des cinq cents, mesure en effet 1200m2 et son plafond est composé de nombreux caissons dont les peintures ont été faites par Vasari. Dans la salle nous retrouvons là encore de nombreuses statues qui étaient déjà là au XVIème siècle dont une statue de Michel-Ange. Nous accédons ensuite au Studiolo qui était la chambre de travail de François Ier de Médicis. Les peintures qui ornent les murs de cette petite salle cachée ont pour thème dominant les quatre éléments, les découvertes de la science, les mystères de l’alchimie. Nous poursuivons notre visite par les Appartements de Léon X dont une partie ne peut être visité car ils renferment actuellement les bureaux du maire (quelle chance !!). La décoration des salles qui composent cet appartement se veut à la gloire des Médicis. En effet, les appartements étaient destinés à recevoir des hôtes de la cour. Nous visitons ensuite les Appartements des Eléments qui se trouvent juste au dessus de ceux de Léon X. Leur décoration a pour thème la mythologie antique. On retiendra notamment la salle des éléments dont la décoration est composée des allégories du feu, de l’eau, de la terre et de l’air. Nous continuons notre visite par les appartements d’Eléonore de Tolède dont la décoration constitue une sorte d’hymne à la grandeur féminine. Nous retiendrons notamment la chapelle privative de cette dernière dont la décoration retrace la vie de Moïse. Nous visitons ensuite une partie plus ancienne d’un siècle : les Appartements des Prieurs des Arts. Nous retiendrons dans ces appartements les plafonds à caisson bleu et doré, oeuvre de Giuliano da Maiano et de son frère. Et la salle des lys avec ses murs tapissés de lys, symboles de la monarchie française. Pour finir, nous arrivons dans la salle des cartes géographiques qui fut construite par Vasari pour Cosme Ier. Cette salle renferme une collection de cartes géographiques recensant toute les parties du globe alors connues. Ces cartes permettaient de masquer de grandes armoires dans lesquels les Médicis rangeaient leurs atours les plus précieux. Au centre de cette salle trône une énorme mappemonde réalisée par E. Danti.

Pauline la gourmande
Pauline la gourmande

Une fois la visite terminée, nous nous mettons en route pour l’hôtel mais également pour acheter des fruits car cela fait deux jours que j’ennuie Guillaume avec mes brugnons. Chemin faisant, nous passons devant un glacier qui nous semble très bon. Nous nous arrêtons donc pour prendre notre première glace du séjour! Gourmande comme je suis je prends trois parfums: pèche, citron et menthe, le tout dans un moyen pot (avec moi, mieux vaut être trop prudente). Guillaume lui prend deux parfums dans un cône: chocolat et crème. Nous mangeons nos glaces en cheminant tranquillement jusqu’à l’hôtel. Une fois quasiment arrivée, je me rends compte que je n’ai toujours pas de fruit. Je laisse donc Guillaume rentrer seul à l’hôtel et part à la recherche du marché ou de tout autre lieu vendant des fruits. C’est malheureusement bredouille que je rentre à l’hôtel car les halles du marché étaient fermées à cette heure avancée de la journée. Je retrouve Guillaume dans la chambre, déjà prêt à faire sa sieste quotidienne.
 
Nous ressortons de notre chambre quelques temps plus tard, après une bonne sieste (pour Guillaume) et une douche pour nous deux, afin d’aller déguster notre collation frugale à l’open bar de l’hôtel. Mais aujourd’hui  nous avons quasiment pillé le bar : chips mexicaine, petites pizzas séchées avec du coulis de tomate, petits sandwichs, petites olives marinées ou non et comme dessert des mini-muffins chocolat et vanille ! Quasiment un vrai repas ! De retour dans la chambre, je dois prendre les choses en main pour écrire le blog malgré ce qui était prévu… Guillaume cherche en effet tous les prétextes du monde pour ne pas le faire ce qui explique pourquoi vous m’avez retrouvé aujourd’hui encore! Demain visite de multiples églises et compte rendu par Guillaume !

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Journée marathon : 17 kilomètres et 60 étages

Ce matin : neuf heures tapantes, le réveil sonne. Il faut se lever, se doucher puis nous descendons petit déjeuner. Fort de notre expérience de la veille, nous avons considérablement augmenté nos quantités de nourriture afin d’éviter le petit creux de 14h30. De plus, nous emportons deux pommes avec nous pour au cas où.
Nous montons récupérer nos bouteilles d’eau (accessoire indispensable par 36°C), l’appareil photo et le guide vert puis nous nous mettons en route en direction du Campanile et de ses 414 marches.

Il Campanile
Il Campanile et ses 414 marches

Après un petit temps d’attente, nous nous lançons dans notre folle ascension par des escaliers tortueux. Après une myriade de marches, ouf enfin le premier pallier!! On reprend son souffle, on boit un peu et enfin on admire le paysage (pas de trop près tout de même pour Guillaume). Puis on se remet en route pour atteindre le deuxième pallier puis le troisième. De là, nous avons déjà une très belle vue sur Florence et nous voyons une partie des cloches qui trônent dans ce Campanile. L’ascension s’arrête là pour Guillaume qui est déjà monté bien courageusement jusqu’à cette hauteur malgré son vertige. Grand bien lui en a pris : en effet, les escaliers pour accéder à la terrasse sont vraiment très étroits, très peu éclairés et une fois là-haut nous sommes très haut. Tout pour avoir une crise de claustrophobie ou de vertige…! Je suis donc montée toute seule, armée de mon seul courage et avec pour mission de prendre des photos. Une fois là-haut, quel panorama!! Une très belle vue de Florence s’étend devant mes yeux émerveillés. Je dégaine donc mon appareil et me charge de prendre les photos. Une fois ma mission accomplie, il me faut redescendre, retrouver mon bel amoureux qui m’attend au troisième pallier. Après un petit peu d’eau, c’est reparti pour la descente!!

Une fois les 414 marches descendues, nous pouvons enfin nous reposer un peu à l’ombre avant de nous remettre en route en direction du Palazzo Pitti, notre réel objectif de la journée.

Nous devions en effet visiter le palais Pitti et faire une promenade dans les jardins de Boboli, seulement, une fois arrivés à la caisse, nous nous rendons vite compte qu’il n’existe que deux possibilités : soit un billet regroupant la Galleria Palatina, la Galleria Arte Moderna et l’Appartamenti Reali soit un billet regroupant le jardin de Boboli et d’autres musées comme celui du costume et de l’argenterie. Nous nous décidons donc pour la formule n°1, le prix des billets étant un peu cher.

Palazzo Pitti
Palazzo Pitti

Petit point historique : le palais Pitti est un palais qui a appartenu tout d’abord à la famille Pitti, famille ennemie des Medicis puis a été récupéré par les Medicis par Eléonore de Tolède qui lui donna ses dimensions actuelles.

Nous entamons notre visite par une très belle exposition de tableaux de Carlo Dolci, peintre italien du XVIIème siècle, ayant peint quasiment exclusivement des peintures sacrées. Ses toiles sont assez colorées et pleines de réalisme, ce que j’apprécie assez. Mais ce que nous aimons par dessus tout, ce sont les plafonds des salles dans lesquels a lieu l’exposition. Ils sont magnifiques et me font penser à la chapelle Sixtine.

Nous continuons sur la Galleria Palatina qui me semble décevante comparé à ce à quoi on s’attendait. En effet, les murs des salles sont remplis quasiment du sol au plafond par des toiles ce qui fait qu’on ne peut pas les apprécier à leur juste valeur. Dans les premières salles, on essaye de tout regarder, de porter un jugement sur chaque toile, de passer du temps à admirer le travail de l’artiste puis, plus les salles passent, plus on se concentre exclusivement sur les artistes connus comme Raphaël, Tintoret, Titien… Pour ma part, je trouve que les toiles sont plus sombres et moins colorées que celles de Dolci et donc j’apprécie moins.

Une fois les 35 salles terminées, j’avais presque le syndrome de Stendhal. Et pourtant la partie musée n’était pas finie!!

Nous avons fait une petite pause en visitant les appartements royaux qui étaient très beaux, très richement décorés. Nous avons tout particulièrement apprécié la salle de bain de Napoléon!

Puis nous revoilà partis pour un autre musée : la galleria d’Arte Moderna et ses 24 salles. Je ne ferai pas trop de commentaires sur cette partie si ce n’est que nous ne connaissions pas les peintres pour la grande majorité d’entre eux et que le syndrome de Stendhal me gagnant de plus en plus nous avons plus survolé les pièces qu’autre chose.
14h15 nous voilà sortis ! Petite pause au pied du Palazzo pour manger notre pomme et boire un peu d’eau. Au vu de l’heure, j’ai la bonne idée de regarder le guide vert afin de choisir une activité pour l’après-midi! Guillaume toujours prêt à me suivre, accepte la ballade que j’ai choisi et qui me paraissait être une ballade dans la nature ! Mais quelle erreur !!!

Porte San Miniato
Porte San Miniato

Nous avons donc décidé de faire la promenade des collines. Tout commence au travers de petites ruelles très atypiques. Puis nous avons franchi une petite porte romaine : la porte San Miniato et c’est là que ça a commencé à se compliquer.

Nous nous sommes mis à gravir des escaliers (et oui encore !!) qui étaient là aussi bien raides, avant d’arriver à un superbe point de vue sur toute la ville de Florence.

Vue depuis le premier point de vue de la ballade
Vue depuis le premier point de vue de la ballade

Une fois arrivés sur ces hauteurs, nous nous sommes dépêchés d’acheter une bouteille d’eau car la soif se faisait sentir après cette longue promenade. Nous avons continué de grimper jusqu’à San Miniato al Monte, et sa fabuleuse église Saint-Minias. De là, la vue sur Florence est encore plus époustouflante que lors de notre ascension première, nous nous empressons donc de prendre des photos.

La façade de l’église se compose d’une alternance de marbre vert et blanc et d’une mosaïque sur le fronton triangulaire représentant le Christ entre la vierge et Saint-Minias. L’intérieur nous a tout autant charmé que la façade. Là encore avec une dominance de vert et de blanc. Cette basilique surplombe un magnifique cimetière dans lequel Guillaume aimerait bien connaître son dernier repos.

Une fois arrivés là, il ne nous reste plus qu’à tout redescendre. Nous suivons notre guide qui nous mène tout droit jusqu’au Forte del Belvedere où nous attendait là encore un panorama. Seulement, une fois arrivés au belvédère, nous étions assez fourbus, nous avions mal aux pieds et nous ne pensions qu’à une chose : rentrer à l’hôtel. Nous n’avons donc pas pris le temps de regarder le panorama et sommes plutôt passés à côté afin de continuer notre périple.

Après nos 17 kilomètres de marche sur la journée nous voilà enfin arrivés à l’hôtel !! Nous nous sommes attablés dans la salle des collations pour boire un petit rafraichissement avant de monter nous doucher et nous reposer.
19 heures, nous nous armons de courage et nous partons en quête d’un petit restaurant: Guillaume avait trouvé quelque chose qui lui semblait bien pas très loin de l’hôtel mais n’ayant pas eu le courage de réserver nous avons donc décidé d’y aller très tôt. Le repas était un vrai régal avec une petite entrée offerte par la maison. En effet le serveur nous a apporté un verre de vin chacun et des petites parts de pizza. Les pâtes qui ont suivi étaient délicieuses et d’une superbe fraîcheur avec le beau morceau de burrata qui culminait sur le dôme de pasta ! Le gâteau au chocolat en dessert que nous avons partagé n’était franchement pas mal non plus et nous avons même eu droit à un verre de limoncello offert par la maison ! Bref, un super restaurant  que ce Fuoco Matto. Nous y retournerons d’ailleurs certainement avant notre départ de Florence !

Demain nous allons essayer de visiter la galerie des Offices, si les quatre heures de queues ne viennent pas à bout de ma patience avant… Je prévois déjà de faire un syndrome de Stendhal avant la fin de la journée mais vous n’en saurez rien car demain ce sera à Guillaume de raconter notre journée – ou pas – !

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Le centre historique de Florence : il Duomo pour nous accueillir !

Ce matin, premier réveil sous les coups de neuf heures dans la cité florentine. Nous avons bien dormi (même si j’ai lu des guides jusque tard dans la nuit), la climatisation de la chambre a aidé. Une fois propres, nous descendons prendre le petit-déjeuner dans la salle dédiée de l’hôtel (la même salle où sont servies les collations en soirée). Nous essayons de manger suffisamment pour pouvoir remplir notre matinée qui s’annonce chargée…

Flâner dans les rues de Florence
Flâner dans les rues de Florence

Après un bref passage par la chambre pour attraper notre matériel du parfait touriste, nous essayons de nous mettre en route pour le Duomo, avec pour seul guide, mon sens de l’orientation. Chemin faisant, nous avons croisé la Plazza del Mercato Centrale avec son marché couvert magnifique… Entre les bouchers, les vendeurs de condiments et les fabricants de pâtes, nous nous sommes frayés un chemin dans ce lieu regorgeant d’activités diverses.

 

Il Duomo au loin
Il Duomo au loin

Nous avons ensuite maintenu le cap jusqu’au Duomo en passant notamment par la très belle Santa Maria Novella. L’imposant dôme se laissait alors repérer entre les toitures de la vieille Florence. Nous avons enfin débouché sur la plazza del Duomo et, stupeur, le Battistero était recouvert d’échafaudages… À ce moment là, un vent de panique nous guette : nous sommes malchanceux avec les bâtiments historiques qui sont souvent en réfection quand nous souhaitons les visiter (l’Halambra de Grenade, Westminster Abbey à Londres). Par chance, c’est seulement l’extérieur qui est en travaux. Nous pourrons donc le visiter.

Il Duomo
Il Duomo

Pour accéder au Duomo, il faut faire la queue : celle-ci s’étend jusqu’au Duomo alors que l’accès à la cathédrale se fait par la façade avant. Autant dire que nous avons patienté un bon bout de temps avant d’y accéder… Quelle joie quand nous sommes enfin entrés dans le saint des saints ! Et première surprise : autant la décoration est copieuse à l’extérieur, autant l’intérieur est presque trop épuré… Nous avons suivi une visite guidée fort intéressante en français racontée par une étudiante en doctorat des Beaux-Arts de Paris, spécialisée dans l’architecture et travaillant notamment à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot à Paris. Nous avons ainsi appris de nombreuses choses sur Dante Alighieri, le fameux poète auteur de la Divine Comédie notamment… Et sur l’amour des florentins pour les nombres (Florence était surtout une ville de banquiers) à tel point que la perspective est au centre de tout dans ce Duomo. La coupole est juste un chef d’oeuvre indescriptible qui relate la montée de Jésus au paradis avec notamment la résistance au péché symbolisé par l’enfer et ses démons, Hydre de Lerne et autres dragons, les allégories théologales de l’Espérance (vert), la Foi (blanc) et la Charité (rouge) – vous avez dû reconnaitre le drapeau italien – rappelées tant sur la fresque que sur l’extérieur de la cathédrale. Que de découvertes dans ce lieu mythique… Bâti notamment à la place de L’église Santa Reparata qui était cinq fois moins importante que l’actuel édifice, les bases mêmes du Duomo reposent sur des édifices romans datant du Ier siècle après J.-C.

Nous visitons alors le Battistero, lieu où les baptêmes ont lieu. Et quel lieu : Avec un plafond de mosaïque somptueux, cet enceinte nous a tout simplement coupé le souffle.

 

Guillaume dans le musée
Guillaume dans le musée

Après ce rendez-vous avec l’Histoire, nous nous sommes mis à flâner dans les rues du centre historique en suivant notamment un des itinéraires proposés par le Guide Vert. Nous sommes alors tombés sur le Palazzo del Podestà autrement appelé Museo Nazionale del Bargello. Et quelle découverte ! L’architecture même de cet ancien palais de justice médiéval est à couper le souffle. Le patio est très agréable et nous a permis de nous reposer après ces longues heures passées à piétiner dans le Duomo. Le musée recèle des trésors très importants avec notamment des sculptures d’artistes comme Michel-Ange, Donatello et Benvenuto Cellini…

Une fois sortis du palais, nous sommes assoiffés : tant de culture au mètre carré, ça donne soif ! Les 36°C affichés sur nos Apple Watch joue aussi certainement :). Nous nous arrêtons donc dans un supermarché pour acheter de l’eau minerale. Nous poursuivons ensuite notre périple si j’ose dire historique vers la Plazza della Signoria : place qui donne notamment sur un des bijoux légués à Florence par la puissante famille Médicis, le Palazzio Vecchio. L’endroit est si beau que nous décidons alors de manger un morceau sur place…

Nous choisissons alors la seule pizzeria florentine tenue par des espagnols (c’est certainement Pauline qui a dû le sentir). Une calzone, une regina et un espresso plus tard, nous nous mettons en route cette fois avec pour destination le Ponte Vecchio. Pauline, ravissante, pose même devant pour les souvenirs…

Pauline au Ponte Vecchio
Pauline au Ponte Vecchio

Mais Pauline a aussi des passions qu’il faut assouvir. Parmi celles-ci : les chaussures (j’aurais préféré les pins mais que voulez-vous…). Elle me supplie alors de passer chez Salvatore Ferragamo (fabricant de chaussure de luxe florentin) pour acheter des ballerines… Nous nous mettons donc en route pour la Piazza di Santa Trinita, fleuron de la marque. Mais une fois sur place, Pauline m’annonce que, vu que les chaussures sont aussi chères qu’en France, elle les achètera en France… Allez comprendre !

Palazzo Strozzi
Palazzo Strozzi

Après cet intermède maroquinerie, nous décidons de nous remettre tranquillement en route pour notre hôtel : il est déjà 17h30 et nous avons franchement besoin d’une douche ! Nous regagnons notre hôtel en passant notamment par le magnifique Palazzo Strozzi (que nous retournerons visiter un des jours qui vient) puis par une église (il y a en plus de cent à Florence) que nous visitons . Après cela, nous décidons réellement de rentrer : il ne faudrait pas frôler le syndrome de Stendhal !

La soirée se passe au calme avec un petit intermède collation à l’hôtel puis lecture pour Pauline et blog/guide pour ma part. Nous convenons d’ailleurs que cette activité devrait se faire un jour pour l’un, un jour pour l’autre. Ce sera donc Pauline qui vous racontera demain nos aventures au Giardino di Boboli 🙂

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Italie - Juillet 2015

Arrivée romantique à Florence pour nos un an de mariage

Il y a un an, jour pour jour, Pauline me disait oui à la mairie puis à l’église. Et nous fêtions alors ce soir là dignement avec nos proches cette union ce 12 Juillet 2014… Il fallait donc que pour nos un an de mariage, la romance soit aussi belle quoique plus intime.
 
Nous nous réveillons donc à Nice et profitons de la piscine avec la famille Del Pino pendant une bonne partie de la matinée ! Élise commence même à sacrément apprécier la piscine à tel point que, depuis la veille, elle cherche à « nager » et ainsi faire des longueurs avec sa tatie, son tonton ou sa maman (tous ceux qui pourraient bien lui tomber sous la main)…
 
Après une douche bien méritée, c’est l’heure du déjeuner puis vient l’heure du départ pour l’Italie.
 
Première destination de notre périple : la belle Florence, berceau de la renaissance. Nous montons dans la 407 qui nous indique quelques quatre cents kilomètres nous séparant de notre destination. Polo nous met aussi en garde quant à la conduite des italiens : « ils conduisent aussi mal que vous à Paris ! ». Au moins c’est clair : notre réputation nous précède. Et je dois avouer que ça me rassure : on nous a toujours dépeint les italiens comme des fous du volant mais si cela ressemble aux conducteurs parisiens, nous ne serons nullement dépaysés 😀
 
Le voyage se passe alors sans encombres mais une chose nous a choqué avec Pauline : les italiens ont construit toutes leurs autoroutes en hauteur et donc nous ne traversons que des tunnels et ne roulons que sur des ponts…
 
L’arrivée à notre hôtel florentin (Hôtel Rapallo) se fait de la meilleure des manières : nous sommes accueillis par un buffet qui se tient tous les jours de 17 à 20 heures pour les clients. Après avoir garé la voiture dans le parking privé puis monté nos bagages dans notre superbe chambre, nous redescendons prendre un thé mérité (Pauline évidemment n’a rien pris mais bon… C’est Pauline !).
 
Je me garde cependant de vous dire une chose : juste après notre arrivée, au moment de garer la voiture, j’ai fait part au patron de l’hôtel (un adorable florentin) de mon envie de sortir dans un lieu romantique pour la soirée à venir. En effet, ce 12 Juillet 2015, nous fêtons nos un an de mariage avec ma chère et tendre. Il nous faut donc sortir dans un endroit où profiter dignement de cette occasion. Le tenancier me fait donc part d’un très charmant restaurant sur les collines juste avant Fiesole (pour ceux qui connaitraient). Nous faisons alors confiance à cet homme mûr qui semble touché par notre anniversaire !
 
Une heure plus tard, il est 20h10 quand nous descendons dans le hall de l’hôtel pour que notre désormais conseiller nous appelle aimablement un taxi (nous ne savons toujours pas nous exprimer en italien avec Pauline !). Le taxi arrive, nous lui donnons l’adresse et là, enfer et abomination, nous avions oublié que les italiens étaient des rustres (apparemment comme les parisiens) au volant. Six minutes plus tard avec une moyenne qui devait frôler les 60 kilomètres par heure en ville (le restaurant se situant à plus de six kilomètres de notre hôtel, je vous laisse valider mon calcul. Tout cela sachant que je compte les feux rouges, les stops, etc.), nous arrivons au lieu tant attendu.

Un an de mariage
Un an de mariage

Nous n’avons alors qu’un seul mot pour décrire ce lieu : magnifique. Nous ne pouvions pas rêver plus bel endroit pour nos un an. Il se situe d’ailleurs à l’exact opposé de ce que nous avions fait un an plus tôt : ce restaurant est en pleine nature (avec tout ce que la Toscane a de meilleur à offrir), notre serveur s’efforce de nous parler anglais et nous accueille très chaleureusement d’entrée (le patron de l’hôtel l’avait prévenu !).

Bouchée apéritive à la mousse de tomate
Bouchée apéritive à la mousse de tomate

Nous commençons alors par déguster une bouchée tomatée offerte par la maison : un délice tel que Pauline complimente le chef ! Vient alors le plat et là mes amis, il serait difficile de vous décrire la subtilité qu’il y avait dans les plats. Tout était clairement harmonieux et chaque bouchée était une découverte ininterrompue de l’assiette. Bref, une superbe dégustation… Les desserts étaient eux aussi particulièrement bons et le caffè, que dire d’autre pour le qualifier qu’intense… Pauline au moment de demander l’addition s’est même risquée en italien : « Possiamo avere il conto, per favore ? ». Notre aimable serveur a souri en lui répondant « bene ». Notre séjour démarre de la meilleure des manières : nous nous sentons si bien que nous tentons même de parler la langue locale !!!

Après cette très belle soirée, nous sommes rentrés à notre hôtel en prenant de nouveau un taxi et là, autant le premier conduisait particulièrement vite, ce nouvel hurluberlu n’a même pas daigné considérer les feux rouges et se permettait même d’envoyer des textos en conduisant à 90km/h ! Nous avons d’ailleurs mis moins de temps au retour qu’à l’aller, c’est dire…
 
Cette journée a donc été particulièrement intense avec famille le matin, voyage le reste de la journée et romance le soir. Nous vous donnons rendez-vous demain pour de nouvelles aventures et avec notamment la découverte du Duomo et du centre historique…

Terrasse florentine
Terrasse florentine

PS :  je me permets de vous mettre une photo du lieu où j’écris ces lignes. Nous avons une superbe terrasse surplombant Florence la belle. La fraîcheur des soirées y est particulièrement appréciable !

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Italie - Juillet 2015

Un journée de voyage pas comme les autres !

Ce matin c’est le départ ! Initialement prévu pour 6h00 depuis Montrouge, il a fallu se rendre à l’évidence : partir à l’heure, c’est mission impossible 😕
 
Nous avions préparé les valises la veille (ou plutôt Pauline avait tout préparé la veille… Quel machiste je fais !). Il n’y avait plus qu’à prendre un café, une douche et sauter dans nos vêtements respectifs ! Rien n’y fait, nous sommes partis avec 30 minutes de retard sur le planning…
 
Il est donc 5h45 quand nous montons dans la Peugeot 407 du papa de Pauline et Camille. Direction Montrouge pour attraper Camille et entreprendre notre périple de quelques mille kilomètres. 35 minutes plus tard, nous sommes devant chez Marguerite (que nous embrassons très fort !!!) : nous jetons Camille et son sac à l’arrière de la voiture et c’est le grand départ !
 
Je suis du premier tiers et tout se passe ma foi pour le mieux : aucun ralentissement à l’horizon mais des ventres qui se creusent bien trop rapidement… Je finis mon tiers à 9h50 car je suis en présence de deux gouffres affamés dans la voiture ! En sortant de la voiture sur l’aire de la Ferté (entre Dijon et Mâcon pour ceux qui ne situeraient pas), je me fais complimenter par le responsable de l’ambiance (et oui je ne savais pas mais les aires c’est le Club Med sans la plage !) : « le jeune homme est sacrément bien entouré dites donc ! »… Pauline me fait à ce moment remarquer que je suis tout rouge : Vraiment ?! Au moment de choisir ce que l’on va manger, Camille me dit qu’elle va prendre une formule brunch en se ravisant et me disant que c’est une blague : trop tard, la tentation est trop forte et mon choix est fait ! Les filles – plus raisonnables – choisissent une formule classique avec viennoiserie et tartine en plus d’une boisson chaude.
 
Pauline prend alors le deuxième tiers. Et connaissant sa chance, elle a passé son temps dans les bouchons. Je ne peux que la croire sur parole : je dormais comme un bébé à l’arrière…
Vient alors l’heure de la pause déjeuner car les filles ont faim (et les filles ça décide toujours pour le groupe non ?!). Nous commençons donc nos sandwichs (préparés par mes soins, c’est le peu que j’avais fait la veille au soir…) dans la voiture mais nous décidons assez rapidement de nous arrêter sur une aire car la circulation ne se fluide pas pour une once…

Brian
Brian ou le doux rêve amoureux d’AnneC

C’est là que nous faisons enfin la connaissance de Brian (l’amour inavoué qu’AnneC a laissé dans sa patrie d’origine : le ch’nord) au volant de son camion ! Tu as certainement laissé passer là l’amour de ta vie Anne-Cécile, et l’amour ça me connait 😉
 
Le dernier tiers c’est celui de Camille : il lui reste alors quelques trois heures à conduire d’après le GPS de la voiture. Alors autant je ne me souviens pas du début (je dormais… Encore !), autant je me souviens bien de la fin sur l’A8 notamment un virage où on aurait pu mourir, c’était pareil (c’est une blague évidemment ma très chère belle-soeur !) !!!
 
Une fois arrivés au 1211 route du Puy à Saint-Martin du Var, la première chose à laquelle nous pensons est la baignade ! Il a fait chaud toute la journée (sauf dans la voiture cela va sans dire car la climatisation était poussée à fond) et nous méritons tous un petit bain ! Monique et Guy les parents de Polo sont présents car ils s’occupent du poussin de Camille depuis le début de la semaine (le poussin c’est Élise pour ceux qui n’avaient pas encore compris…).

Avec le poussin
Avec le poussin

La soirée se déroule donc sous les meilleurs auspices entre la baignade et le barbecue concocté par Guy : toutes les clés sont là pour démarrer au mieux les vacances qui se profilent à l’horizon…