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Maldives - Février 2016

Kayak-snorkelling day

Aujourd’hui, c’est tout excité que nous nous levons pour notre sortie de kayak-snorkelling. Après un bon petit déjeuner, où Guillaume a enfin trouvé les oeufs et le bacon, nous allons nous préparer dans la chambre. Une fois la crème solaire étalée et le sac fait, nous nous dirigeons vers le centre de plongée! Mauvaise pioche, le rendez-vous avait en fait lieu à l’accueil.

Une fois Amanda trouvée, nous remplissons les papiers pour signifier que nous sommes pleinement conscients des risques encourus et autres (pas très rassurant)… Nous rencontrons également notre binôme du jour : un couple d’allemand également venu en lune de miel ici. La femme n’ayant jamais fait de snorkelling, cela me rassure, le niveau ne sera pas trop fort.

Nous suivons Amanda jusqu’aux kayaks, nous les préparons, prenons un petit cours pour apprendre à monter et descendre du canoë en pleine mer sans le retourner et nous nous mettons en route.

Au début, pas trop facile de retrouver ses marques avec les rames… Il me faut un petit temps d’adapation mais une fois le rythme trouvé, je me lance à la suite de mes camarades direction l’île de Lonubo.

Nous pagayons gaiement sur la mer un peu agitée puis nous finissons par acoster sur l’île. Nous mettons les canoës sur la plage puis nous faisons un petit tour de l’île à pied car Amanda cherche des oeufs de tortue (que nous ne trouvons pas). Je remarque que si il n’y a pas d’oeuf, l’île est toutefois vraiment charmante. Il n’y a pas beaucoup de monde, donc l’endroit est plutôt calme et il y a des chaises longues et des toilettes (il faut quand même le noter)… Je le retiens pour une prochaine journée, vu que le transport pour l’île en bateau est gratuit, pourquoi s’en priver?

Après cette courte promenade sur l’île, nous enfilons notre équipement afin de partir à la découverte de l’océan et de tout ce qu’il a de plus beau. Amanda me réexplique comment palmer car nous venions également pour avoir des conseils sur l’utilisation du matériel! Elle nous donne également une autre astuce : mettre du savon (une toute petite quantité bien sûr) dans le masque puis le rincer avant de le porter permet d’éviter la formation de buée. Lorsque tout le monde est prêt et les derniers détails réglés nous nous mettons en route à la suite de notre biologiste marine.

Un monde merveilleux s’offre à nous avec de nombreux poissons multicolores, Amanda nous montre les choses, nous les explique et c’est vraiment très agréable. Nous pouvons même observer une station de nettoyage : un endroit où les poissons viennent pour se faire nettoyer par d’autres poissons. Effectivement de nombreux gros poissons sont amassées là dans l’attente d’un nettoyage et un tout petit poisson se promène sur eux! C’est vraiment fantastique. Nous observons les coraux que nous avons vu hier lors de la présentation. Nous avons également la chance de croiser deux poissons-ange qui sont des poissons assez rares aux dires de notre guide. Ils sont en tout cas vraiment magnifiques, très colorés voire limite brillants! Je comprends bien d’où vient leur nom.

Après avoir bien observé, nous retournons à la plage pour récupérer les bateaux afin d’aller mouiller un peu plus au large.

Nous suivons Amanda qui nous guide à un point d’amarage précis. Elle plonge pour y accrocher son bateau pendant que nous nous équipons : c’est maintenant qu’il va falloir se souvenir de ses conseils pour descendre du bateau sans le retourner. Une fois nos kayak accrochés au sien, nous nous jetons à l’eau. Mission accomplie : mon kayak ne s’est pas retourné!

Un autre récif de corail nous attendait, prêt à être scruté et observé dans les moindres détails. Nous commencons tranquillement notre balade par des observations de poissons et de coraux ainsi que des énormes bénitiers multicolores. Nous voyons aussi quelques énormes concombres de mer qui trônent au fond de l’eau. Je trouve qu’il y a plus de diversité de poisson que ce que nous avions observé aux abords de l’île.
Tout à coup, au loin, nous voyons…… un requin à pointe noir!!! Je suis toute excitée, j’espérais tellement en voir!! Il est là, à côté de nous, il nage majestueusement, sans s’occuper de nous. Nous essayons tant bien que mal de le suivre mais il nage bien plus vite que nous. Nous le perdons dans les tréfonds de l’océan. Nous continuons donc nos observations de la faune océanique. Partout il y a quelque chose de magnifique à regarder, c’en est presque étourdissant.

Nous avons la chance et le bonheur de croiser la route d’un deuxième requin à pointe noir (ou peut être le même qui sait?). Cette fois nous le voyons de plus près que le premier et nous lui suivons vraiment pendant un temps qui me parait infini tellement je suis heureuse! Mais comme son prédecesseur, il fini par disparaitre au loin, là où l’océan est plus sombre et beaucoup beaucoup plus profond.

Nous repartons donc en promenade autour de notre corail. Amanda regarde partout, furette sous chaque corail à la recherche de quelque chose à nous montrer, et d’un coup, elle trouve ce qu’elle cherchait: une murène. C’était comme si elle nous attendait tranquille dans son trou. Nous l’observons à tour de rôle, nous apporchant du trou dans lequel elle se terre pour pouvoir admirer sa tête. La murène ne bouge pas et se laisse observer tout en ouvrant et fermant sa gueule paresseusement pout respirer.

Nous continuons encore quelques battement de palmes puis nous finissons par retourner aux canoës. En effet, il est largement temps de rentrer.

Nos passons donc à la deuxième partie de la leçon d’Amanda : remonter sur le canoë sans point d’appui et sans le retourner.

Je pars bien évidemment d’avance perdante, quant on connaît mes capacités à me relever d’une chute en poussant sur mes jambes on sait déjà que je ne vais pas y arriver. D’ailleurs, Guillaume prudent reste à côté de moi pour m’aider pendant qu’Amanda tient le canoë de l’autre côté pour ne pas qu’il chavire.

Quelques efforts plus tard, nous voilà tous dans nos canoës respectifs et nous prenons le chemin du retour avec plein de souvenirs dans la tête.

Nous pagayons tranquillement sous les rayons du soleil meurtrier, en effet, nous ne le savons pas mais il est quasiment 13h, alors autant vous dire que le soleil est à son zénith et qu’il brûle plus qu’il ne tape.

Une fois arrivés sur la terre ferme, nous rangeons notre matériel puis Amanda nous fait faire quelques petits étirements pour que nous n’ayons pas de courbatures! C’est assez amusant. Elle nous montre également le repère des Bernard-Lhermittes qui ont élu domicile à côté de l’abri pour les canoës. Ils sont très drôles à regarder, ils courent avec leur petite coquille sur le sable, je trouve ça trop mignon. Cependant je suis quelque peu surprise, je croyais qu’ils seraient bien plus gros! En fait ce sont des toutes petites bêtes dans des tout petits coquillages!

Après cette dernière observation, nous nous quittons et retournons chacun à nos villas.

Guillaume et moi nous empressons de prendre une douche pour nous débarasser de tout le sel que nous avons sur nous et nous constatons les premiers dégâts: nous avons le dos rouge comme des écrevisses! Aïe aïe aïe!!! La plongée entre 11h et 13h c’est mortel!

Nous rinçons notre matériel et partons toutefois nous ravitailler au buffet : 1h de kayak et 2h de plongée ça creuse!!

Une petite entrée pour nous mettre en appetit et nous nous dirigeons ensuite vers les plats chauds. Manque de chance, il n’y a quasiment rien que j’aime ce midi! Je me rabat donc sur des pâtes au saumon, un peu de brocolis et voilà! Guillaume prend la même chose… le repas est vite fini, il n’y avait pas grand chose dans nos assiettes. Pour le dessert, un peu de pudding, un peu de tarte aux pommes et un peu d’ananas.
Le café avalé et toute la bouteille d’eau finie et nous retournons vers notre domicile pour regarder les vidéos que nous avons prises plus tôt dans la journée. Certaines sont vraiment très bonnes, d’autres un peu moins. Nous avons même une vidéo où on voit l’un des requins!!!

Nous nous tartinons de biafine à multiples reprises et décidons de rester un peu à l’intérieur pour reposer notre peau qui a bien souffert ce matin. Guillaume, vous le connaissez, en profite pour dormir une petite heure pendant que je vous écris.

Vers 16h, nous décidons de ressortir, maintenant que le soleil est moins fort. Nous nous tartinons de crème solaire et allons bouquiner sur une chaise longue. Nous nous risquons également à nous mettre à l’eau, et quel soulagement pour nos coups de soleil qui profitent de l’eau mi-tiède pour se refroidir. Pendant notre baignade, nous avons le plaisir d’observer une chauve-souris géante qui vole au dessus des palmiers. Décidement que d’observations pour la journée!

Une fois le soleil couché nous rentrons nous doucher et nous reposer (autre tartinage de biafine pour nous soulager)! Nous décidons également de prévoir notre emploi du temps pour les jours à venir : entre plongée avec les requins-baleine, plongée avec les raies, plongée de nuit avec Amanda, notre dîner en tête à tête, la plongée sous marine qu’on veut tester… Notre planning risque d’être assez chargé!

Bien évidemment, comme prévu par la météo, la pluie arrive! Elle reste toutefois encore timide pour le moment, heureusement. C’est donc sans parapluie que nous nous dirigeons vers l’accueil afin de réserver nos activitées. Nous réservons la baignade avec les requins baleine pour lundi, avec les raies mantas pour mardi et petit problème, la plongée de nuit est aussi prévue au mardi.
Nous décidons d’aller dîner pour réfléchir à ce problème tout en espérant croiser Amanda et pouvoir la questionner.

Au menu de ce soir : Curries… à comprendre différentes recettes à base de curry.
Les entrées sont invariablement les mêmes, à quelques détails près. Pour le plat chaud, Guillaume s’est senti intrépide et a goûté à toutes les recettes ou presque. Il a pris un peu d’agneau, un peu de poisson, un peu de porc et le tout accompagné de riz madras. Moi je me suis contenté de porc et de riz. C’était dans l’ensemble assez bon, le porc était bien relevé et le riz avait quelques morceau d’ananas qui faisait un ensemble sucré-salé de qualité. Nous avions repéré qu’il y avait un stand avec des petites parts de pizza, nous en avons pris une chacun pour goûter ainsi qu’un espèce de beignet de poisson pour Guillaume. Là encore c’était bon mais cette fois sans plus.

Au dessert, Guillaume a joué l’intrépide. Il a pris un peu de tous les desserts dont des gâteaux qui ne faisaient absolument pas envie. Je pense que j’ai eu raison de me contenter du beignet de pomme et de morceaux d’ananas car la majeur partie de ses desserts, selon ses dires, n’étaient vraiment pas top.

Une fois le café de Guillaume avalé, nous prenons notre courage à deux mains (enfin surtout moi) et nous allons discuter avec Amanda pour savoir ce qu’elle pense de la plongée avec les raies. Elle nous conseille effectivement de la faire demain au cas ou la météo changerait pour mardi ou au cas ou il n’y aurait pas assez de monde et que la sortie soit annulée.

Après un changement de réservation à l’accueil, nous nous arrêtons un peu sur la plage pour observer l’orage qui se détroule pas loin, sur un autre atoll puis nous rentrons!

Demain le réveil sonnera à 7h00… je sens que ça va être difficile et que Guillaume ne sera pas le seul à faire une sieste demain!

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Giant clam from Lonubo

Giant clam
Giant clam from Lonubo
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Deuxième journée rime avec farniente et plongée

Ce matin, nous avons mis un réveil à 8h30. Mais feignants comme nous sommes, nous n’émergeons qu’à 9h00. Et très surprenant, nous ne souffrons pas du tout du décalage horaire ! Nous avons dormi comme des loirs… Et nous sommes totalement réveillés alors qu’il n’est que 5h00 à Paris ! Tant mieux !

Nous commençons donc par nous diriger vers le buffet du petit-déjeuner : je commande un double-expresso et Pauline un cappucino. Je suis entre temps allé chercher du jus d’ananas frais pour ma femme et du jus d’orange pour moi. Nous allons en suite nous servir en mets : Pauline tente un mini-croissant, une viennoiserie à la pèche, du pain perdu et des fruits. De mon côté, je prends de l’ananas, des beans, du pain et pour finir un bol de corn-flakes… Il ne manque que le bacon mais le porc est interdit aux Maldives. Dommage, car un petit-déjeuner continental sans le bacon, ça n’est pas vraiment un petit-déjeuner continental…

Une fois de retour à la chambre, nous nous préparons en vue d’aller sur la plage. Des chaises longues avec des grandes serviettes nous attendent au bout de notre chemin privé ! Le bonheur, j’en profite pour avancer sur le blog. Pauline lit son livre. Et évidemment, nous bronzons car le soleil est dans la place (et nous n’avons pas oublié la crème solaire évidemment) !

Nous rentrons ensuite prendre une douche et allons déjeuner. Des crudités principalement. Du bœuf épicé pour moi. De la dinde froide pour Pauline. Pas mauvais mais pas extraordinaire non plus.

Nous rentrons ensuite avec un seul projet : nous reposer un peu avant d’aller plonger. Nous profitons du soleil sur nos chaises longues du matin. Et après une petite heure de farniente, nous projetons d’aller à l’eau ! C’est Pauline qui aura la garde de la GoPro aujourd’hui. Nous croisons beaucoup de nouvelles espèces de poissons et repérons de nouveaux coraux bien que nous n’y connaissions pas grand chose ! Pauline se débrouille bien mieux avec son matériel de plongée : bonne nouvelle !!! Elle prend à cette occasion beaucoup de vidéos notamment d’un poisson qui vient me « manger » le bras. Cette GoPro était définitivement un bon investissement !

En sortant de l’eau, nous allons nous rincer, plonger dans la piscine qui doit être plus chaude que la température extérieure. Nous retournons ensuite à notre farniente au soleil. Quel bonheur !

Une fois rincés et propre comme des sous neufs, nous nous dirigeons vers l’activité « découverte de la biodiversité marine des Maldives ». Une biologiste marine espagnole nous décrit alors la formation des atolls maldiviens, processus qui a démarré entre dix et trente millions d’années de cela avec une activité volcanique importante. Une barrière de corail s’est ensuite formée tout autour des différents volcans (qui formeront des atolls pour chaque volcan). Au fur et à mesure que le volcanisme s’est éteint, les coraux se sont eux étendus en remplacant peu à peu les roches volcaniques et en créant ainsi les atolls. Il existe d’autres endroits dans le monde où les atolls sont en cours de formation comme Bora Bora par exemple. Nous avons aussi appris que les coraux sont des animaux ne poussant que dans des conditions très partriculières : dans des eaux chaudes qui contiennent peu de nutriments. Ainsi, via une symbiose avec une algue unicellulaire, les deux symbiontes permettent d’une part au corail de s’étendre via l’énergie produite pas la photosynthèse de l’algue et, d’autre part à l’algue de vivre dans un lieu fixé (sur le corail) et de profiter des nutriments rejetés par le corail. Je ne m’étends pas sur le sujet mais la petite conférence était très sympathique. Et ça nous a surtout donner envie de suivre un cours de plongée avec notre conférencière, Amanda ! Sitôt la conférence terminée, Pauline va discuter avec elle et les deux finissent par prendre rendez-vous pour le lendemain matin pour une excursion kayak-snorkelling.

Au menu du buffet du soir, c’est « mediterranean food ». Nous prenons comme entrée du riz-thon, un peu de pâtes froides (clin d’oeil à Luc) pour moi et des légumes grillés et coleslaw pour Pauline. En plat, nous prenons un peu de boulettes marinara, des spaghettis bolognese et un peu de couscous. Pour une fois, c’était franchement pas mal du tout !

Nous décidons alors de prendre la café devant un documentaire (sur les tortues) au water bar mais je me rends vite compte que je préfère écrire pour le blog (j’aime bien les tortues mais quand même) et Pauline s’endort. Je finis donc mon café et nous retournons à notre villa.

Quelle belle journée cela aura été : demain sera encore meilleur je l’espère avec notre fameuse sortie kayak-snorkelling qui, j’en suis sûr, restera dans les annales !!!

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Premier jour au paradis

Une fois atterri, nous débarquons sur un ponton au milieu de nulle part. Ce morceau de bois perdu au milieu de l’eau ne fait que tanguer, le mal de mer se fait ressentir de mon côté! Tout d’abord, je ne comprends pas bien ce que l’on va faire au milieu de l’eau puis nous remarquons différents bateaux faisant la queue près du ponton. Heureusement, le deuxième bateau à accoster et le nôtre. Nous montons que tous les deux à bord, nous sommes les seuls à aller au Maafushivaru. Deux employés de l’hôtel portent gentiment nos bagages sur l’embarcation et nous nous mettons en route direction notre île.

À mesure que nous voguons sur la mer, nous voyons les contours de sable blanc de l’île se rapprocher. Le personnel arime le bateau à un ponton et nous descendons : nous voilà enfin arrivés au bout de notre périple! Nous touchons presque au rêve après de nombreuses heures de voyage, d’attente, et un nombre incroyable d’embarcations différentes: 3 avions et un bateau.

Un petit cocktail de bienvenue nous attendait à l’accueil de l’hôtel où, Alexandra, notre charmante hôtesse, nous préparait nos papiers. Une fois les documents et les clés en main, Alexandra est venue nous présenter l’hôtel, les différentes activités disponibles et autre.

Nous apprenons alors deux grandes nouvelles:
– l’hôtel nous propose de nous upgradder pour deux nuits en water villa en plus des deux nuits que nous avions réservées, ce qui fait donc un séjour avec 4 nuits en beach villa et 4 nuits dans des bungalow au milieu de la mer!
– L’hôtel a pris en compte que c’était notre lune de miel et nous offre un dîner aux chandelles dans un lieu réservé pour nous deux avec un menu spécial et également une bouteille de champagne qui nous est offerte.
Nous sommes alors complètement aux anges! Guillaume dans un premier temps, complètement épuisé par le long voyage et par le décallage horaire, ne comprend pas que les nuits en bungallow nous sont offertes, je dois donc lui expliquer pour qu’il comprenne et nous acceptons avec un grand bonheur cette offre qui nous est proposée.

Une fois ces petits détails réglés, nous nous mettons en route pour la visite de l’île et notre chambre. Alexandra nous explique un peu à quoi servent les différents lieux, quels sont les horaires du restaurant, où nous pouvons nous baigner et autre puis nous nous dirigeons vers notre « chambre ».

La première impression que nous avons est que la villa est grande: un énorme lit trône au milieu du grand espace. Un baie vitrée nous mène directement sur notre petite terrasse privative avec des chaises longues et un canapé protégé par une moustiquaire. Petite déception toutefois, j’étais persuadée qu’il y aurait une baignoire dans la villa mais celle-ci manque à l’appel. Nous avons quand même deux douches, une intérieure et une en extérieure pour pouvoir se doucher en profitant de la chaleur et du soleil.

Nous commencons tranquillement notre première matinée maldivienne en prenant une bonne douche rafraichissante afin de nous décrasser du voyage. Nous enfilons ensuite nos maillots de bain, nous nous tartinons de crème solaire et nous nous filons nous allonger sur les chaises longues de notre terrasse privative: le long voyage commence à se faire sentir (cela fait pour ma part 24h que je n’ai pas fermé l’oeil). Pendant ce temps calme, nous en profitons pour lire un peu, commencer le blog et nous nous familiarisons avec des oiseaux de l’île qui me font un peu penser à des poules d’eau. Après ce petit temps de repos direction la mer turquoise qui se trouve au bout de notre allée! Nous plongeons dedans avec un grand bonheur! Guillaume peut témoigner que l’eau est bien salée, en effet il a bu plusieurs fois la tasse!

Après un bon rinçage, nous nous habillons car il est enfin l’heure de manger : je dis enfin car n’ayant pas petit déjeuner, je commence à avoir très faim!
Direction le restaurant qui est en fait un buffet. Nous nous asseyons à une table, nous commandons de l’eau puis nous allons nous servir. Nous prenons pour commencer des crudités: rien de bien folichon. Puis nous attaquons le plat, nous nous servons un peu dans toutes les victuailles qui nous sont proposées: un peu de poulet, un peu de riz, un peu de poisson (pour Guillaume vous l’aurez compris), un peu de légumes… Bref un peu de tout pour pouvoir nous faire une idée. Une fois nos assiettes avalées, direction le buffet des desserts pour ma part avec juste quelques fruits frais et un tout petit morceau de brownie pour moi et pour Guillaume.

C’est le ventre bien plein que nous retournons vers notre terrasse. La fatigue se faisant de plus en plus sentir, nous nous octroyons une petite sieste réparatrice avant d’aller nager.

Une fois réveillés, autre tartinage de crème puis nous nous munissons de nos masques et tubas (j’avais quleques réticences à prendre les palmes) et nous nous jetons avec un grand plaisir dans la mer. Le temps d’enfiler notre matériel et nous voilà partie à la recherche de poissons. C’était sans compter sur Guillaume, qui à peine cinq minutes plus tard m’envoyait déjà chercher les palmes dans la chambre.

Une fois tout l’équipement mis en place, nous nous lançons à la conquête des eaux turquoises. Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin, les poissons sont déjà là tout près de nous. Nous prenons beaucoup de photos et de vidéos avec notre caméra sous-marine (GoPro) pour garder des souvenirs de ces moments merveilleux.

Nous passons un bon moment à nager, plus ou moins ensemble, et à regarder les poissons. Le temps passe vite et déjà le soleil commence à décliner. Fatigués, nous commencons à regagner le rivage. Toutefois comme tout ne peut pas être tout le temps rose, je m’énerve contre Guillaume qui ne m’attend pas et qui ne prend pas le même chemin que moi. Visiblement je n’ai pas non plus le sens de l’orientation sous l’eau. En plus ces grandes palmes sont quelques peu casse-pieds (comme je le pensais) et je n’ai qu’une envie, c’est de les retirer. De plus, je pense qu’elles sont trop petites car j’ai une grosse ampoule. Une fois le rivage atteint, nous nous rinçons avant de nous allonger sur nos chaises longues et de profiter des derniers rayons du soleil.

Lorsque ce dernier commence à disparaître, nous rentrons nous laver et nous préparer pour dîner. Seulement, il est encore tôt! Nous ressortons donc sur notre terrasse pour lire tranquillement et Guillaume continue de raconter la journée d’hier.

19h30 arrive et nous commençons à nous préparer à aller dîner: ce soir c’est repas maldivien! J’ai hâte de goûter à la cuisine locale!
Nous nous dirigeons, un peu curieux, vers le restaurant et nous commencons à nous servir des mets maldiviens. En entrée, il y a des samosas, un petit beignet de lentille, beignet au poisson et autres choses frites. Guillaume se risque aussi à prendre du thon à la noix de coco et citron et du poisson au caramel. Les samosas sont vraiment bons et assez épicés, c’est délicieux!
En plat, de nombreuses choses, là encore épicées, du riz avec des associations un peu typiques, je prends donc du riz coco qui était bon mais un peu trop cuit à mon goût. Nous goûtons surtout à la cuisine locale qui est très bonne et bien relevée. En dessert, dessert maldivien avec son lot de choses frites comme des beignets de banane (pour lequel je cherche encore la banane) et autres beignets.

Le repas était bon dans sa globalité mais peut être pas complètement typique, nous doutons en effet du fait que les maldiviens mangent beaucoup de viande, or il y avait tout de même une recette au beuf et une recette au poulet: cuisine locale mais sûrement européanisée donc.
Suite au dîner, nous allons nous promener un peu sur la plage, nous attendons la soirée maldivienne qui doit faire suite au repas, avec des chants et danses traditionnels mais qui ne commence qu’à 21h30.

Le temps semble long jusqu’au début du spectacle mais nous tenons bon!
Comme nous le pensions se sont les serveurs qui font le « show », nous commandons donc un café au water bar et nous nous asseyons sur de confortables banquettes pour profiter du spectacle. À la troisième danse, les danseurs passent dans l’assistance à la recherche de participants pour venir danser avec eux et bien sûr Guillaume me pousse à y aller. Je danse donc en rond avec d’autres camarades touristes puis un des serveurs m’emmène au centre du rond… Je suis très embarassée mais bon, tant qu’à y être, autant danser. Une fois ma place regagnée, Guillaume finit son café et nous rentrons nous reposer de ce long voyage et de cette première journée.

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Amerrissage

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Décollage en hydravion

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Notre voyage jusqu’aux Maldives : un périple qui s’avère payant !

Ce matin, Pauline et moi partons en voyage de noces. Vous me direz que cela fait un an et demi que nous sommes mariés mais, comme le dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais.

Nous avons choisi pour cette occasion une destination assez prisée pour ce type de voyage : les Maldives et ses dizaines d’atolls paradisiaques. Le Printemps Voyages nous a déniché une pépite : l’hôtel Maafushivaru qui est l’un des plus petits des Maldives, qui n’est pas pour les enfants et surtout qui met un point d’honneur à la tranquilité des couples… Tout un programme !

Mais qui dit Madives dit voyage éreintant (non nous ne partons pas en Nouvelle-Zélande mais quand même). Et pour quelqu’un comme moi qui adore l’avion (mais je travaille beaucoup pour m’améliorer sur ce point), il fallait bien passer par au moins trois types d’appareils différents…

Après avoir fini nos valises, donné à manger à Berlioz et fait un brin de ménage dans l’appartement, nous nous mettons en route vers l’aéroport Charles de Gaulle. Rien de plus simple me direz-vous : il suffit de prendre la 2 puis le RER B (je teste les connaisseurs sur ce point). Mais les fins limiers sauront que le changement entre la Chapelle et Gare du Nord ne permet pas de faire passer les valises aisément. J’oriente donc Pauline sur un bus : la ligne 30. En quinze minutes, l’affaire est pliée et nous sommes dans le RER en direction de notre aéroport. Un fois arrivés au Terminal 1 (qui est en fait le Terminal 3 : on remercie la SNCF/RATP sur ce point de précision… À la fois, AnneC travaillant pour eux, ça ne m’étonne guère…), nous devons prendre une navette pour nous rendre au vrai Terminal 1…

Premier rebondissement de la journée : nous n’avions pas prévu de dépenser de l’argent dans une navette et moi qui voulait absolumment aller en taxi à l’aéroport, Pauline se retrouverait alors fautive de m’avoir laissé sous-entendre que les transports en commun étaient moins chers. Passons, la navette était gratuite (étonnant mais vrai sachant combien coûte le OrlyVal). Rapide, moderne et efficace, nous nous retrouvons au Terminal 1 sans avoir pu demander notre reste…

Passons maintenant au premier vol de la journée : Paris-Doha (car nous faisons une escale par le moyen-orient : obligatoire pour rejoindre les Maldives). Et nous prenons à cette occasion le plus gros avion en circulation : l’A380 (je ne parle évidemment pas des avions cargos mais ça pourrait faire l’objet d’un article de blog si vous le souhaitez vu ma passion pour l’aviation). Et ce ne sera pas n’importe quel A380 : ce sera le plus luxueux du monde, celui de la compagnie Qatar Airways ! Alors, évidemment, nous sommes en éco mais nous avons hâte de découvrir à quoi ressemble la meilleure classe éco du monde !

Le check-in se passe sans encombre mais nous nous retrouvons assez rapidement perdus dans ce grand terminal inconnu. Mais nous avons faim et hésitons entre passer les contrôles maintenant et manger un fois dans le hall d’embarquement ou au contraire, manger avant et risquer de faire sacrément la queue aux contrôles… La voie de la raison s’impose et nous choisissons la première solution. Pauline a donc choisi un bretzel tomate-mozzarella-pesto et moi un club sandwich saumon-concombre-wasabi. Nous faisons couler le tout avec une San Pellegrino et pour finir un muffin aux myrtilles. C’est light mais on n’a pas besoin de plus : Pauline ne doit pas se trouver malade dans l’avion…

Quand notre A380 pointe le bout de son nez, nous sommes bouche-bée avec ma douce : l’avion est tout simplement monstrueux. Et qui dit monstrueux dit beaucoup de passagers. Il nous faudra donc presque une heure et demie pour embarquer. Et une fois devant nos sièges, quelle agréable surprise : beaucoup de place, une grande tablette et un écran tactile avec pas moins de mille références (dont des films très récents). Les consignes de sécurité sont dispensés non pas par le personnel de cabine mais… par les joueurs du FC Barcelone ! La vidéo est juste extraordinaire ! Ça change des consignes habituelles…

Le décollage se passe en douceur : on ne sent qu’à peine l’accélération ce qui est difficile à imaginer vu l’engin ! Et comme nous avons été en mesure de traquer les différents paramètres du vol depuis notre écran, je suis fier de vous annoncer qu’un A380 décolle à une vitesse de 280km/h. Je commence par regarder un bout de Batman Begins avant de me rendre compte qu’ils ont le dernier James Bond disponible. Je le regarde donc en VO (pas de sous-titres de disponibles et j’ai trop peur d’entendre la doublure de Daniel Craig…). Et, en plein milieu du film débarque déjà notre repas : il est 17h heure française mais 19h à Doha. Au menu, une petite entrée à l’italienne : salade de pâtes avec des tomates, huile d’olive et basilic. En plat, poulet à l’orientale avec du riz safrané. Et en dessert, une patisserie à base de fruits rouge avec du crumble. Pour accompagner tout ça, nous prenons chacun un Coca-Cola vu que de l’eau minérale accompagne déjà notre plateau repas ! Autant dire que pour un repas d’avion, c’est plutôt sympathique et c’est surtout très bon !

Ce qu’on ne vous dira pas, c’est qu’une heure et demie après avoir été desservi, on nous a servi de nouveau un petit casse-croûte (ma foi fort bon lui aussi mais quelle idée !). Cet « encas » étant composé d’un feuilleté oriental au poulet et aux herbes ainsi qu’une d’un petit gâteau à l’orange et cardamome chaud, il était tout sauf un casse-croûte : nous avions déjà trop mangé… Mais gourmand comme nous sommes, nous avons tout mangé vous vous en doutez bien. Pour l’anecdote, à ce moment là, je regarde le film Everest en VO et je ne vous le recommande pas… C’est long. Pauline regardait Pocahontas, je n’en rajouterai pas, vous m’avez compris… Disney quand tu nous tiens.

Le survol du Qatar de nuit est impressionnant. D’une part toutes les villes sont très éclairées mais aussi très isolées (par le désert je pense) et reliées entre elles par des autoroutes elles aussi très éclairées : cela donne un spectacle lumineux majestueux ! Et cela donne surtout envie de revenir visiter le Qatar ! D’autre part, il est très facile de distinguer les puits de pétrole (ou de gaz qui sait car le Qatar est le plus gros producteur mondial de gaz) avec leurs énormes brûleurs situés en plein milieu de nulle part (je suppute là aussi que c’est le désert mais allez reconnaitre un désert en pleine nuit vu d’un avion) ! Le survol de Doha avant notre atterissage nous permet de découvrir des airs cette ville avec ses nombreux grattes-ciel sur l’eau. Décidément, cela interpelle et donne vraiment envie d’en savoir plus ! Nous ne connaissons en définitive que très peu le Qatar (hormis par le PSG et la future coupe du monde de football)…

L’atterrissage se fait comme à Nice : l’aéroport est construit sur l’eau ! Sauf que là, nous ne parlons pas de poser un A319, A320 ou A321 mais un A380. Surtout que notre commandant de bord prend son temps pour la manoeuvre mais la piste est particulièrement longue. Une vraie merveille : j’ai vraiment adoré ce vol !

L’aéroport de Doha est franchement énorme : nous commençons donc par faire la queue pour les correspondances. Nous repassons nos affaires sous les portiques de sécurité (est-ce bien utile vu que nous débraquons d’un avion ?). Et en entrant dans le terminal, nous tombons sur une quantité astronomique de boutiques en dutty-free et nous nous promettons de mieux les visiter au retour vu que nous aurons quelques trois heures d’attente entre nos deux vols… Nous reconnaissons rapidement une boutique du PSG, clin d’oeil pour Maxime et Hugo. Pauline est moins ravie que vous les gars !

Nous prenons un café bien mérité (moccha pour Paulinette et expresso pour moi). Et en arrière plan de notre Starbucks local, nous voyons un BK (je pense à mon chef, Greg et lui envoie une photo pour l’occasion !) et nous nous promettons de manger un Whopper au retour (si nous avons faim evidémment !).

Le transfert vers notre A321 qui nous mènera aux Madives se fait directement sur le tarmac qatari. Nous prenons une petite navette climatisée qui nous emporte jusqu’aux escaliers mobiles de l’avion. Nous n’avons jamais vu un A321 pareil : la business donne tellement envie avec ses sièges énormes inclinables et son grand écran tactile. Mais nous ne savions pas que là aussi, la classe éco était luxueuse avec des sièges inclinables, une grande tablette et surtout un écran tactile qui, lui aussi, possède le même catalogue que sur l’A380. Qatar Airways ne se paye décidémment pas de notre tête ! Pauline en a fait sa compagnie de prédilection ! Mon chauvinisme me laisse à croire qu’Air France propose au moins aussi bien sur ses longs et moyens courriers… L’avenir nous le dira !

Le décollage se fait en douceur mais le pilote nous a prévenu : le vol sera « bumpy ». Et il l’est, les turbulences sont tellement importantes que Pauline en est presque malade (Greg a donc « presque » gagné son pari…). Surtout que le personnel de cabine tient à nous servir un repas : il est 2h du matin heure locale et 4h si on considère l’heure des Maldives (et 5h si l’on considère l’heure de notre atoll). Ce n’est clairement pas l’heure de manger, nous refusons donc poliment notre plateau (et nous ne sommes pas les seuls) mais les hôtesses sont confuses. Il ne doit pas y avoir beaucoup de clients qui refusent un service gratuit…

Le vol a beau être fortement perturbé, j’arrive à dormir quasiment tout le vol (qui aurait dit que je dormirai plus que la plupart des gens alors que j’ai soit disant peur en avion)… Peut-être ai-je moins peur que ce que je le laisse sous-entendre ?

Le survol des atolls maldiviens est extra : les lagons bleu turquoise nous laissent rêveurs. Qui ose croire que dans quelques heures nous nous prélasseront dans ces eaux à 27°C ?

L’atterissage à Malé est lui aussi très impressionnant car, au delà du fait que l’aéroport se trouve sur l’eau, il est en fait situé sur un îlot propre. Nous ne voyons donc la piste qu’au dernier moment : tout le reste n’est qu’océan. Mais je n’ai pas eu peur une seule seconde, je me sens à l’aise avec Qatar Airways (sponsor du Barca pour ceux qui n’auraient pas suivi, équipe qui vient de battre Arsenal 2-0 à Londres pour le match aller des huitièmes de finale de Champion’s League. Ça ne sera toujours pas pour cette année…).

L’aérogare est aussi petite qu’on nous l’avait décrite : un petit service de douane et surtout tous les personnels qui s’affairent aux différents transferts entre Malé et les atolls-hôtels ! Mauvaise surprise en découvrant qu’une de nos valises a perdu ses roues pendant l’un des vols : le transfert a du être brutal ! C’est la vie et nous avons une assurance pour ça !

Le transfert est extrêmement bien organisé : nous allons au comptoir de notre hôtel gentiment indiqué par une personne de l’aéroport. Un monsieur nous prend alors en charge et porte même nos valises jusqu’à un nouveau comptoir qui s’occupe du transfert des bagages vers les hôtels en hydravion. Ce même monsieur nous donne ensuite des billets pour notre vol en hydravion en nous indiquant de monter dans une petite navette qui doit nous conduire au Terminal A. Une fois arrivés, on nous oriente vers le salon lounge dédié à notre hôtel où un petit buffet nous attend. Nous nous posons dans des banquettes très confortables dans cette grande pièce climatisée avec des bouteilles d’eau fraîche ! Le bonheur !

Un monsieur me demande alors de remplir plusieurs informations pour l’hôtel sur un iPad. On a beau être à l’autre bout du monde, c’est hyper connecté ! Pas mal de monde commence à entrer dans notre lounge et nous commençons à douter avec Pauline : nous croyions arriver dans un petit hôtel et nous sommes déjà une vingtaine de personnes dans la pièce. Quand on nous indique que notre hydravion est prêt, nous nous rendons compte que nous sommes les seuls à aller à Maafushivaru (car le lounge est en fait pour la chaîne qui détient notre hôtel mais aussi d’autres atolls). Tant mieux, nous voila rassurés !!!

Nous remontons donc dans une petite navette qui nous amène jusqu’à une jetée où de nombreux hydravions (une trentaine) stationnent : c’est un vrai business !!!

Nous attendonc donc quelques minutes dans une petite pièce climatisée (il fait 29°C à l’extérieur) et on finit par nous indiquer que notre hydravion est fin prêt. Nous arrivons donc à la jetée où notre bel hydravion Trans Maldivian Airlines jaune et bleu attend patiemment ! On comprend vite que ça va être folklorique : les pilotes portent certes une chemisette avec épaulières et autre pin’s mais ils sont surtout en short, tongs et portent des Ray Ban !

Nous montons donc à l’avant de l’hydravion juste derrière le poste de pilotage (ouvert aux yeux de la cabine). Nous sommes prêts pour partir à l’aventure ! Le décollage se fait en fait tout en douceur et à quatre mains (cf. vidéo) ! Le seul point dérangeant est le bruit : ils nous ont distribué des boules Quiès, il fallait s’y attendre ! Mais quel bonheur ! Les pilotes ont beau être « roots », le vol est vraiment agréable et sans encombre ! Nous survolons de nombreux atolls-hôtels : nous touchons presque au but. Au bout de vingt-cinq minutes de vol, nous survolons notre hôtel que je reconnaitrais parmi cent autres. J’ai toujours un peu d’appréhension quant à l’atterrissage (ou plutôt amerrissage) mais passons… Je ne suis pas le seul à m’inquiéter mais je me dis que, vu leur petit business, ils doivent faire ça comme des chefs !!!

Autant vous dire que c’est quand même impressionnant : plutôt que de descendre graduellement comme le ferait un avion de ligne, le but est de piquer du nez vers l’eau et de relever la tête à quelques mètres de la surface ! Amateurs de sensations fortes, c’est pour vous ! Mais l’amerrissage à proprement parler est impeccable, nous ne sommes presque pas secoués !

Nous voilà donc presque à Maafushivaru mais je laisse maintenant la parole à Pauline qui est chargée de l’explication de notre premier jour sur place avec notamment la découverte de l’hôtel et de notre villa sur plage !

Quelle journée les amis : éprouvante certes mais elle en valait la peine, nous sentons que cette lune de miel sera inoubliable !

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Italie - Juillet 2015

De ballade en ballade ou comment faire plus de vingt kilomètres en tong dans Rome

Aujourd’hui dernier jour à Rome! pas grand chose à notre programme du jour… Une petite ballade de deux kilomètres (initialement) et la montée à la colline du Janicule pour voir le panorama sur Rome… Rien de bien fatiguant me direz-vous.
Nous prenons donc notre temps, allons petit déjeuner tranquillement et remontons dans la chambre afin de se recoucher. Bien évidemment Guillaume s’endort tout de suite (il avait passé la nuit à se cultiver vous comprenez…) et moi je blog (comme d’habitude)!

Vers midi nous nous décidons à prendre la route. Pour commencer nous nous dirigeons vers notre fast food de pâtes préféré! Une fois sur place, je constate que la pâtes du jour sont des pâtes all’arrabbiata! Je me dépêche de commander ça, et Guillaume, pour sa part, choisi des pâtes carbonara… Je me suis découverte une nouvelle passion en Italie, les pâtes all’arrabbiata je suis complètement fan! C’est TROP bon! Je n’ai parlé que de ça à Guillaume pendant toute l’après-midi!

Notre ballade d’aujourd’hui se situe au sud de Saint Pierre, nous nous dirigeons donc vers notre point de départ en repassant pas loin de la splendide basilique.
Nous commençons notre promenade par la villa Farnese que nous ne faisons qu’entrapercevoir derrière des grilles fermées. Nous continuons notre chemin, et nous traversons la porta Settimiana qui a été refaite au XVème siècle mais qui da initialement de l’époque d’Aurélien. Pour le moment, la journée ne promet rien de fantastique. Nous arrivons enfin à la chiesa Santa Maria in Trastevere, seul et unique point d’intérêt que j’avais relevé dans ce quartier de Rome.

Le saviez-vous?
Cette église est l’une des plus anciennes de Rome et la première église à être dédiée à la vierge. Selon le récit de saint Jérôme, au moment de la naissance de Jésus, une source d’huile jaillit du sol pendant toute une journée. Un signe que la grâce du Christ allait se déverser sur l’humanité. C’est sur le lieu de ce miracle que fut construit l’église IIIème siècle. la basilique telle qu’on la visite actuellement date en faite du XIIème siècle: construction de style roman.

Cette église était le point d’orgue de notre ballade donc nous entrons bien évidement pour la visiter. L’abside est tout bonnement magnifique avec toutes ses mosaïques. Vous me direz que cela est quelque peu redondant avec les visites de la veille, je vous répondrai qu’on ne s’en lasse pas. Nous contemplons la mosaïque de la Vierge et le Christ dont quelqu’un avait gentiment financé l’éclairage pendant un bref instant et je me dépêche de prendre des photos. Sous cette magnifique mosaïque, de plus petit orne les murs de l’abside, elles sont tout aussi jolie et il faut tout de même les admirer si vous passer dans le coin! Nous faisons le tour de la basilique, admirant son pavement cosmatesque (si vous ne savez pas ce que ça veut dire : la pavement cosmatesque est une technique d’ornementation par incrustation de morceaux minuscules de arbres colorés dessinant des motifs complexes).
Nous ressortons de l’église et nous admirons alors la façade que nous n’avions pas encore vue: là encore une grande mosaïque représentant une Vierge à l’enfant sur fond d’or. Décidément, à cette époque on aimait beaucoup la dorure dans les mosaïques!!
Le guide nous conseille de prendre un café au café sur la place, mais après de grandes discussions nous finissons par reprendre notre chemin.
Nous continuons notre route mais vraiment sans grande motivation, l’itinéraire nous fait prendre des routes sans grand intérêt… Nous tombons sur l’église Santa Cecilia in Trastevere, impossible d’accès, enfermée derrière de hautes grilles. Nous passons donc notre chemin et nous débouchons sur une petite église Santa Maria dell’Orto, au demeurant très mignonne mais pour le coup nous en avions déjà vu tellement que c’était plus pour rajouter du piquant à la ballade que par réel intérêt que nous l’avons visité. Un peu plus loin San Francesco a Ripa, dont le seul intérêt est en fait la statue de la Bienheureuse Ludovica Albertoni du Bernin. Nous rentrons afin de contemple la statue et nous avons un moment d’hésitation, devant nous une petite jeune fille qui était tranquillement assise se fait sortir car ses épaules n’était pas couverte, or les nôtres non plus! Nous nous dépêchons donc d’aller voir la statue, pensant que le gardien allait nous mettre à la porte, mais finalement nous ne sommes nullement inquiétés. De là, j’insiste pour monter à la colline du canicule afin de voir le point de vue sur Rome.
Guillaume nous guide donc, comme il sait si bien le faire, jusqu’à un petit escalier situé à côté de la Fontana dell’Acqua Paola qui était censé être le point de départ de la montée. Manque de chance, l’escalier que nous avons pris n’est pas le bon, celui là est un escalier condamné et réouvert par des clochards, ou des jeunes pour pouvoir trainer… Dommage! Cependant, il nous permet d’arriver en haut! Dans un premier temps, pensant être arrivés au point culminant de la colline, nous sommes déçus car le point de vue qui nous était promis s’avère en fait être gâché par des arbres. Puis nous constatons que les autres touristes continuent de monter plus haut sur la colline. Nous les imitons donc, une fois n’est pas coutume, et nous tombons sur un magnifique point de vue sur Rome ainsi que sur une fontaine géante. Nous profitons de la vue quelques instants et nous nous reposons sur le bord de la fontaine avant de redescendre par le bon chemin cette fois! Lors de notre descente, nous croisons une petite église dans laquelle allait être célébré un mariage, au vue des habits des personnes qui attendaient devant le lieu et des voitures toutes décorées. Cela nous a rappelé qu’il y a un an, c’est nous qui étions en train de nous marier en ce mois de juillet!

Nous redescendons jusqu’au caffè di Marzio, devant l’église Santa Maria in Trastevere afin de prendre enfin ce café que Guillaume attend, la brasserie étant réputée comme celle faisant le meilleur café de Rome! Guillaume prend donc un espresso et moi Gelato affogato al caffè (de la glace vanille sur laquelle on verse un espresso bien serré!) Nous avons tous les deux vraiment bien apprécié nos consommations, et avons bien profité de la terrasse (en prime un petit « spectacle » de jongleur qui se déroulait à la terrasse d’à côté).
Vu qu’il était encore tôt, et que nous voulions le soir même prendre des photos du colisée et du forum romain éclairé, nous décidons de trouver une autre ballade à faire dans le coin afin de tuer les heures qui nous restait et afin de nous rattraper de a première vraiment décevante. Nous choisissons donc de faire une promenade dite oecuménique d’après le guide.

Cette nouvelle ballade commence en plein milieu de l’ancien ghetto juif. Vous allez vous attendre à ce que ce soit un ghetto datant de la seconde guerre mondiale, et bien que néni. Celui-ci a été construit en 1555 sous l’ordre du pape Paul IV tant par antisémitisme que pour satisfaire de zèle extrémiste de la contre-réforme. Les juifs sont restés parqués dans ce ghetto pendant 300 ans, jusqu’en 1883 année de son abolition. Dès cette époque, en Italie, certaine profession leur était déjà interdite et ils avaient our obligation d’assister aux offices religieux catholiques. (décidément, il n’était déjà pas bon d’être juif en Italie en ce temps là!).
Nous admirons ensuite les restes du Portico d’Ottavia, portique construit par Auguste pour sa soeur, puis qui sera repris au Moyen-Âge et transformé en église. Sur le même site, se trouve également les restes du Teatro di Marcello que nous retrouverons plus loin d’après Guillaume. Nous continuons donc au travers des rues de l’ancien ghetto, et le guide nous fait remarquer que les bâtiments situé à gauche de la rue ont l’air plus récent que ceux situés à droite. Ce constat s’explique par le fait qu’après 1888, les conditions d’hygiènes ayant été trop mauvaises dans le ghetto, les bâtiments ont été rasé et reconstruit à neuf! Sur le trottoir de droite, nous remarquons une maison ayant été construite en 1497 et qui n’a jamais été rénové, la casa di Lorenzo Manilio. Sur la façade, on note des inscriptions latine d’origine. Quelques pas plus tard, nous tombons nez à nez avec une fontaine qui porte le nom de Fontana elle Tartarughe et bien évidemment qu’est ce qu’il y a sur cette fontaine? des tortues! Guillaume est trop content! Elle a été construite d’après les plans de Giacomo della Porta (un peu de culture tout de même!). Et nous voilà presque à la fin de cette ballade (mais encore très loin de la fin de la journée!!). Nous retournons au Teatro di Marcello que nous apercevons beaucoup mieux de ce côté ci et nous pouvons également regarder les trois colonnes restantes du tempo di Apollo Sosiano. le théâtre a été érigé entre treize et onze avant Jésus-Christ et il fut dédié au neveu d’Auguste, Marcellus.
Le point d’orgue de cette ballade est la Chiesa Santa Maria in Cosmedin. Nous nous y dirigeons donc tranquillement, après une petite pause hydratante, assis devant le Teatro. Je parle de cette église à Guillaume car il y a une ancienne bouche d’égout placé devant l’église, qui selon la légende avale la main des menteurs. Le guide précise que l’église est célèbre que pour ça alors qu’elle renferme de jolies choses. Alors que nous arrivons devant le portail, celui est fermé, il n’est pourtant que dix-huit heures, ce qui nous surprend. Cependant un petit panneau nous informe que l’église ferme ses porte à 17h50… Dommage pour nous! Nous attendons quelque peu de voir si le gardien veut bien laisser rentrer les derniers touristes, le temps de finir la file d’attente formé devant la Bocca della Verità pour mettre sa main à l’intérieur de sa bouche, mais il n’a pas l’air très coopératif et nous repartons donc bredouille.

J’avais déjà repéré en amont, qu’une autre colline de Rome n’était pas loin de l’église. Au vue de l’heure, nous décidons donc de monter sur l’Aventin, une autre des sept collines de Rome, afin de voir un autre point de vue sur la ville. Surtout qu’il y aurait une serrure au travers de laquelle on pourrait voir Saint Pierre. Nous empruntons donc une petite montée, où les bas côtés mériteraient un peu d’entretien puis nous arrivons dans un petit parc à côté d’une église. Là encore un mariage!! Une fois dans le parc, ce n’est pas un ni deux autres couples de mariés que nous croisons mais bien trois couples de jeunes mariés en train de prendre leurs photos de mariage. Je m’amuse quelque peu à les regarder, à regarder les robes et les coiffures des mariées! Puis nous nous rendons à notre panorama! Effectivement la vue sur Rome est éblouissante. J’essaye de repérer quelques monuments, mais le seul que j’arrive à reconnaitre est le bâtiment Victor-Emmanuel II qui ressort de loin, reconnaissable par sa couleur blanche et ses statues.
Nous entamons notre descente, et nous cherchons sur nos téléphones un restaurant pour dîner bien qu’il soit encore un peu tôt. Nous nous reposons donc au pied du Tempio di Vesta et nous buvons encore un petit coup d’eau puis nous nous décidons à nous rendre au restaurant.

Nous retournons alors sur le lieu de notre première promenade et allons au restaurant choisi! Manque de chance, nous étions trop en avance, le restaurant n’ouvrait ses portes que trente minutes plus tard et il était déjà plein de réservation pour 19h30. La propriétaire m’explique que nous pouvons éventuellement revenir à cette heure là pour tenter notre chance au cas où une réservation ne viendrait pas… Après un moment de concertation avec Guillaume, nous préférons tenter notre chance ailleurs. Nous revenons donc sur nos pas malgré la fatigue qui commence clairement à se faire sentir et le fait d’avoir un peu l’impression de tourner en rond!!! Nous traversons le Circus Maximus qui est libre d’accès et où nous sentons un peu plus l’ambiance des jeux que lorsque nous l’avions observé depuis le palatin (alors que si on nous avait pas dit que c’était un ancien lieu de jeu du cirque, ça n’aurait en fait été rien d’autre qu’une marche au travers d’une étendue d’herbe!). Nous remontons le long du Colisée afin de nous rendre au restaurant où nous avions mangé le jour de notre visite du Colisée justement (point pratique: il se trouve juste à côté des photos que nous voulons prendre et il était bon!). Une fois arrivé sur place, un petit tour aux toilettes s’impose! Ça fait déjà longtemps que nous sommes partis de l’hôtel et nous avons besoin de nous soulager et de nous rafraîchir. Nous mangeons tranquillement notre repas, gnocchi pour Guillaume avec un petit verre de chianti et salade César pour moi. Juste le temps de prendre encore un petit espresso pour monsieur et nous partons à la chasse aux photos de nuit!

Le temps de revenir au Colisée, d’aller jusqu’au point de vue, nous avons croisé cinquante pakistanais qui voulaient nous vendre des perches à selfie ou même de l’eau… J’apprends donc leur phrase en cas de besoin pour une reconversion prochaine « water water water one euro one euro one euro » ils la répètent inlassablement sans laisser de blanc entre les mots… ça en devient pathétique! Surtout quand on sait qu’il y a des fontaines à chaque coin de rue! Nous prenons nos photos, avec un dernier passage par le Capitole (que je ne peux plus voir en peinture vu le nombre de fois où on y sera passé en quatre jour). Puis nous rentrons tranquillement en direction de l’hôtel quand nous nous rendons compte que nous avons presque atteint les vingt kilomètres de marche (à 500 mètres près), nous nous sacrifions donc presque pour aller jusqu’à la Piazza Navona prendre une dernière glace (et quel sacrifice bien sûr!!!) Guillaume reprend pistache chocolat et moi menthe chocolat puis nous allons nous asseoir, comme presque tous les soirs sur le bord de la fontaine afin de déguster notre petit péché gourmand!!

De retour à l’hôtel nos vingt kilomètres sont largement atteint, nos pieds sont très endoloris (forcément aussi, plus de dix heures de marche en tong ça n’aide pas!) et nous sommes tout collant! Nous sautons avec le peu de forces qui nous reste sous la douche : quel bonheur!!! Nous finissons nos valises et nous nous préparons pour notre dernière nuit à Rome : et oui demain c’est le départ pour le Vésuve, dernière étape de notre voyage en Italie où une piscine nous attend à l’hôtel!

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Italie - Juillet 2015

Burger King sur la place Saint Pierre

Burger King sur la place Saint Pierre
Burger King sur la place Saint Pierre
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Italie - Juillet 2015

Visite du Vatican ou comment se sentir vraiment tout petit face à tant de beauté !

Ce matin, le réveil sonne comme tous les jours à neuf heures et je me réveille toute excitée ! Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec le Pape !
 
Guillaume, lui a visiblement du mal à se réveiller… La nuit a été courte (forcément quand on passe la moitié de la nuit à regarder Game of Thrones, ça n’aide pas…). Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis nous nous préparons pour nous rendre au coeur de la chrétienté : la basilique Saint Pierre.
 
Tenue de rigueur : pas de débardeur, pas de bas au dessus des genoux… C’est bon nous sommes prêts! Nous partons donc pour le Vatican (qui d’après le réceptionniste de l’hôtel se trouve à quinze minutes de taxi !).
 
Pendant que nous cheminons en direction de la basilique, nous croisons bon nombre de touristes qui se rendent exactement au même endroit que nous : une chose est sûre, nous n’allons pas être seuls dans l’immense basilique.

Le saviez-vous?

La construction de la basilique Saint-Pierre telle que nous la connaissons actuellement a duré en réalité dix-huit siècles ! En effet, la basilique initiale avait été construite par l’empereur Constantin après l’édit de Milan en 313 (consacrée en 329) de façon à ce que la tombe de Saint Pierre se trouve au centre de l’abside. Lors de l’abandon de Rome par les papes, au profit d’Avignon, l’église est tombée en décrépitude. Après leur retour, des travaux ont été entamés. Plusieurs architectes ont proposé des projets. Dans un premier temps, c’est celui de Bramante qui sera retenu mais il meurt alors que la construction n’en est qu’à ses débuts. On fera donc appel à Michel-Ange pour qu’il construise la basilique Saint Pierre. Basilique qui sera encore modifiée puisque Carlo Moderne lui ajoutera deux travées afin qu’elle ressemble à une croix latine. C’est également lui qui réalisera la façade dite classique. Le Bernin quant à lui est à l’origine de la construction de la place.

Nous devant la basilique Saint Pierre
Nous devant la basilique Saint Pierre

Afin d’accéder au Vatican, il faut passer sous des portiques de sécurité et donc faire un longue queue pour les atteindre. Heureusement que nous avançons vite car, comme partout à Rome, la queue se fait en plein soleil ! Une fois que la police a vérifié que nous n’avions aucun objet dangereux, nous pouvons enfin gravir les marches afin de rentrer dans la Basilique ! Guillaume qui ne l’avait jamais vu ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Ces premiers mots furent : « ah oui, quand même » ! Nous nous promenons au travers de la Basilique, en regardant à droite et à gauche et en observant tout ce qui nous entoure ne sachant pas exactement où regarder.  En effet, notre guide sur Rome n’est visiblement pas assez détaillé et nous n’avons qu’une légère description de la Basilique, malheureusement. Notre regard est bien évidemment tout de suite attiré par la magnifique coupole ainsi que par l’énorme baldaquin réalisé par le Bernin à la demande du pape Urbain VIII et de la famille Barberini (présente sous ses armoiries : les abeilles) afin de remplir le « vide » sous la coupole. Sous cette énorme structure se trouve la tombe de Pierre dont on retrouve également la présence le long de la coupole avec la phrase suivante: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et je te donnerai les clés du royaume des cieux » (Matthieu 16 : 18).
 
L’autel de la chaire est l’un des chefs d’oeuvre du Bernin. La chaire quant à elle, en bronze, contiendrait en réalité la première chaire en bois sur laquelle se serait assis Pierre (ce qui n’est pas la réalité car il s’agirait en fait d’un cadeau de Charles le Chauve au Pape).
 
Ne sachant que trop regarder, nous descendons dans la crypte afin d’admirer les tombes des papes au fil des années… Et il y en a beaucoup bien qu’ils ne soient pas tous là ! Certaines sont avec de très beaux monuments funéraires, d’autres moins spectaculaires. Nous en profitons alors pour acheter un livre sur la basilique Saint Pierre et sur les musées du Vatican afin de combler les lacunes de notre guide.
La visite peut donc reprendre de plus belle, armé de notre livre qui nous explique comme il faut les choses. Les nombreuses statues (39) représentent des saints fondateurs d’ordre religieux. Le plafond est décoré avec des stucs dorés. Nous commençons par observer le plus facile, bien que maintenant protégé derrière une vitre : La Pieta de Michel-Ange ! Et là je peux faire ma maligne puisque Guillaume ne connaissait pas, alors que pour moi c’était une évidence ! Nous refaisons un tour plus approfondi dans la basilique, nous arrêtant de ci de là afin d’observer certaines choses en détail. Nous nous amusons également à rechercher parmi le pavage de la basilique, la bande indiquant la comparaison avec Notre-Dame de Paris. Guillaume croit distinguer l’indication pas très loin de la fin de la basilique mais moi je ne suis pas convaincue. Avant de quitter les lieux, nous décidons de faire comme tous le monde et de toucher les pieds de la statue de Saint Pierre abîmés tant ils ont été touchés par des fidèles. Je ne sais pas trop ce que cela apporte mais je le fais quand même pour respecter la tradition et parce que cela ne peut pas faire de mal. Mon seul regret : ne pas avoir pu allumer de bougie pour ma maman, je m’étais promis de le faire mais cela n’est pas possible… Si j’avais su, je l’aurais allumée à Sienne, tant pis.

Après s’être bien inspirés de la majestueuse basilique, nous ressortons pour trouver quelque chose à avaler rapidement avant de nous rendre aux différents musées du Vatican. Notre oeil est tout de suite attiré par un guichet officiel vendant des places coupes files pour le musée. Nous allons nous renseigner et nous hésitons longuement à prendre ou non ces billets qui sont beaucoup plus chers. Nous décidons toutefois de tenter notre chance avec les une heure de queue potentielle.
Nous achetons une sorte de sandwich dans une roulote du coin et nous nous précipitons en direction du musée avec comme seule peur celle de savoir le temps de queue qui nous attendait ! Mais quelle surprise : personne à l’horizon ! Nous ne faisons aucune queue et accédons directement au guichet où une autre surprise nous attendait : un billet tarif réduit pour Guillaume !

Sur les conseils du guide, nous passons rapidement dans les premières salles, ne nous arrêtant que pour regarder ce qui attirait notre regard. De toute façon, les premières salles étaient pleines de statues et Guillaume a décrété qu’il en avait assez des statues. Nous passons surtout du temps dans la Galeria della carte geografiche dans laquelle nous pouvons observer des grandes fresques représentant les possessions de l’Italie et de l’église dans les années 1580. Nous ne manquons pas d’observer les riches décorations des plafonds.
 
Nous arrivons enfin aux appartements de Raphaël qui ont été réalisés à la demande du pape Jules II qui ne voulait pas vivre dans les appartements décadent du pape Alexandre VI (Borgia). Raphaël n’aura en fait quasiment rien réalisé de ces appartements car il est mort pas très longtemps après la commande, c’est donc ses élèves qui ont réalisé la majeur partie des fresques d’après des dessins réalisés par le maître. Les appartements de Raphaël comptent quatre pièces, dont la plus connue est la Stanza della Signatura car elle contient deux oeuvres majeures de l’artiste : La dispute du Saint Sacrement et l’école d’Athènes. Nous passons un certain temps à contempler les fresques des appartements de Raphaël, essayant de les analyser, de les comprendre en lisant les panneaux explicatifs qui étaient présents au centre de chaque salle.
 
Nous traversons ensuite les appartements d’Alexandre VI et je comprends alors pourquoi son successeur ne voulait pas vivre dedans. Ils sont bas de plafond, avec de gros caissons bleus et dorés qui, contrairement à ce que nous avions vu à Sienne, étaient pesants.
 
Nous arrivons enfin dans le lieu sacré : la chapelle Sixtine ! Nous avons une chance inouïe : une place sur un banc se libère juste devant nous et nous nous précipitons alors pour nous asseoir afin de rester tranquillement à contempler les merveilles qui nous entourent.

Petit point d’histoire

La chapelle a été construite sous le pontificat de Sixte IV et elle servit de chapelle privée aux souverains pontifes. Aujourd’hui, c’est dans cette salle que se déroule le conclave. La décoration de la salle peut être divisée en trois époques distinctes au cours desquelles se manifeste les évolutions de l’art de la renaissance :
– Les fresques des murs ont été réalisées entre 1481 et 1483 par différents artistes. Sur le mur de gauche, les scènes représentées correspondent à des moments de l’ancien testament avec notamment des scènes de la vie de Moïse. Sur le mur de droite, les scènes représentées correspondent à des passages du nouveau testament comme la tentation du Christ et la purification des lépreux de Botticelli.
– La voûte peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il a décidé de représenter des épisodes de la Genèse : la construction du monde, Adam et Eve et le péché originel ainsi que le déluge.
– Le mur de l’entrée peint encore par Michel-Ange entre 1534 et 1541. Il a choisi d’y représenter le jugement dernier. Son oeuvre n’est pas très bien accueillie à cause de la trop grande humanité des personnages et également à cause de leur nudité. À noter : Michel-Ange s’est lui-même représenté sur cette fresque sous les traits de Saint Barthélémy et tenant à la main sa peau écorchée.
 
C’est donc pendant un long moment que nous avons pu contempler ses fresques et notamment prendre des photos avant de se faire rappeler à l’ordre par le service de sécurité qui ne rigole pas : « Silenzio per favore, Silence please. No photo, No video ». C’était un peu drôle de les entendre répéter inlassablement ces paroles. Une fois nos yeux bien remplis, nous avons pris le chemin de la sortie du musée.

Nous nous sommes arrêtés dans les jardins du Vatican afin de nous rafraichir et de boire un coup. Nous avons un peu profité d’une table et de l’ombre que nous proposait la toile tendue au dessus de nous puis nous nous sommes baladés dans la petite partie des jardins qui était ouverte au public. Pendant notre promenade, nous sommes tombés sur l’entrée du musée des carrosses et nous sommes descendus voir par curiosité. Étaient exposés dans le musée grand nombre des carrosses pontificaux et également certaines voitures, dont la voiture dans laquelle Jean-Paul II fut victime de son attentat. Nous avons également pu voir le premier modèle de la Papamobile telle qu’on la connaît actuellement avec sa cage en verre et ses vitres blindées. Une fois la courte visite terminée, nous avons pris le chemin de la sortie et nous avons descendu le monumental escalier en spirale de Giuseppe Momo.

Castel Sant' Angelo
Castel Sant’ Angelo

Une fois dehors, nous avons pris le chemin de l’hôtel en profitant de l’occasion pour photographier le Castel Sant’Angelo. Il s’agit en fait du mausolée de l’empereur Hadrien qui a, par la suite, été remanié en prison, en  forteresse et en appartement d’agrément. On ne se rend d’ailleurs plus tout à fait compte de quelle partie date de l’antiquité romaine.
 
C’est encore une fois fatigués que nous sommes arrivés à l’hôtel ! Guillaume a repris son rythme de sieste quotidienne et s’est donc endormi très rapidement pendant que moi j’en ai profité pour m’immerger dans un bon bain chaud après avoir enfin fini de mettre les photos de mon article sur les contrades de Sienne. Durant le moment de repos de mon bain, j’en ai profité pour chercher un bon restaurant de pâtes à Rome. J’ai trouvé plusieurs résultats pour des pizzas mais plus de difficultés à trouver des pâtes, or j’en avais très envie. Je choisis donc un lieu qui s’apparenterait plus à un fast food et soumet l’idée à Guillaume. Bien que pas très convaincu, nous partons tout de même à la recherche de ce lieu de restauration. Guillaume n’était pas emballé car le lieu sert ses pâtes dans des assiettes en plastique et qu’il faut manger sur des comptoirs hauts et même débarrasser… Certes ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un restaurant mais il avait de très bonnes critiques sur TripAdvisor.

Fast food de pâtes
Fast food de pâtes

Une fois arrivés, nous choisissons la sauce pour nos pâtes ainsi que le type de pâtes que nous voulons et nous nous attablons en attendant que notre commande soit prête. Guillaume choisit de tester les pâtes à la carbonara et moi des pâtes au pomodoro et basilico. Les deux assiettes étaient excellentes et c’est donc le sourire aux lèvres et le portefeuille pas très allégé que nous sortons de ce petit fast food italien. Nous nous dirigeons alors vers la Plazza Navona afin de prendre une petite glace en contemplant la vie de la place. Nous allons chez Grom, après que Guillaume ait dû me convaincre, où nous prenons deux petits pots. Guillaume choisi chocolat et stracciatela et moi je prends menthe (mon péché mignon) et caramel beurre salé. Nous retournons nous asseoir sur le bord de la fontaine afin de déguster tranquillement notre petit dessert avant de faire un petit tour de la place puis de rentrer calmement à l’hôtel !

Guillaume vous racontera demain les suites de notre voyage à Rome, en espérant que de nombreuses autres aventures nous y attendrons ! Et pour ceux qui s’interrogent sur le fait que ce soit moi qui fasse le blog deux jours de suite, je ne répondrai que par cette phrase : caprice de Guillaume qui ne voulait pas raconter Saint Pierre.