Ce matin, premier réveil sous les coups de neuf heures dans la cité florentine. Nous avons bien dormi (même si j’ai lu des guides jusque tard dans la nuit), la climatisation de la chambre a aidé. Une fois propres, nous descendons prendre le petit-déjeuner dans la salle dédiée de l’hôtel (la même salle où sont servies les collations en soirée). Nous essayons de manger suffisamment pour pouvoir remplir notre matinée qui s’annonce chargée…

Après un bref passage par la chambre pour attraper notre matériel du parfait touriste, nous essayons de nous mettre en route pour le Duomo, avec pour seul guide, mon sens de l’orientation. Chemin faisant, nous avons croisé la Plazza del Mercato Centrale avec son marché couvert magnifique… Entre les bouchers, les vendeurs de condiments et les fabricants de pâtes, nous nous sommes frayés un chemin dans ce lieu regorgeant d’activités diverses.

Nous avons ensuite maintenu le cap jusqu’au Duomo en passant notamment par la très belle Santa Maria Novella. L’imposant dôme se laissait alors repérer entre les toitures de la vieille Florence. Nous avons enfin débouché sur la plazza del Duomo et, stupeur, le Battistero était recouvert d’échafaudages… À ce moment là, un vent de panique nous guette : nous sommes malchanceux avec les bâtiments historiques qui sont souvent en réfection quand nous souhaitons les visiter (l’Halambra de Grenade, Westminster Abbey à Londres). Par chance, c’est seulement l’extérieur qui est en travaux. Nous pourrons donc le visiter.

Pour accéder au Duomo, il faut faire la queue : celle-ci s’étend jusqu’au Duomo alors que l’accès à la cathédrale se fait par la façade avant. Autant dire que nous avons patienté un bon bout de temps avant d’y accéder… Quelle joie quand nous sommes enfin entrés dans le saint des saints ! Et première surprise : autant la décoration est copieuse à l’extérieur, autant l’intérieur est presque trop épuré… Nous avons suivi une visite guidée fort intéressante en français racontée par une étudiante en doctorat des Beaux-Arts de Paris, spécialisée dans l’architecture et travaillant notamment à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot à Paris. Nous avons ainsi appris de nombreuses choses sur Dante Alighieri, le fameux poète auteur de la Divine Comédie notamment… Et sur l’amour des florentins pour les nombres (Florence était surtout une ville de banquiers) à tel point que la perspective est au centre de tout dans ce Duomo. La coupole est juste un chef d’oeuvre indescriptible qui relate la montée de Jésus au paradis avec notamment la résistance au péché symbolisé par l’enfer et ses démons, Hydre de Lerne et autres dragons, les allégories théologales de l’Espérance (vert), la Foi (blanc) et la Charité (rouge) – vous avez dû reconnaitre le drapeau italien – rappelées tant sur la fresque que sur l’extérieur de la cathédrale. Que de découvertes dans ce lieu mythique… Bâti notamment à la place de L’église Santa Reparata qui était cinq fois moins importante que l’actuel édifice, les bases mêmes du Duomo reposent sur des édifices romans datant du Ier siècle après J.-C.
Nous visitons alors le Battistero, lieu où les baptêmes ont lieu. Et quel lieu : Avec un plafond de mosaïque somptueux, cet enceinte nous a tout simplement coupé le souffle.

Après ce rendez-vous avec l’Histoire, nous nous sommes mis à flâner dans les rues du centre historique en suivant notamment un des itinéraires proposés par le Guide Vert. Nous sommes alors tombés sur le Palazzo del Podestà autrement appelé Museo Nazionale del Bargello. Et quelle découverte ! L’architecture même de cet ancien palais de justice médiéval est à couper le souffle. Le patio est très agréable et nous a permis de nous reposer après ces longues heures passées à piétiner dans le Duomo. Le musée recèle des trésors très importants avec notamment des sculptures d’artistes comme Michel-Ange, Donatello et Benvenuto Cellini…
Une fois sortis du palais, nous sommes assoiffés : tant de culture au mètre carré, ça donne soif ! Les 36°C affichés sur nos Apple Watch joue aussi certainement :). Nous nous arrêtons donc dans un supermarché pour acheter de l’eau minerale. Nous poursuivons ensuite notre périple si j’ose dire historique vers la Plazza della Signoria : place qui donne notamment sur un des bijoux légués à Florence par la puissante famille Médicis, le Palazzio Vecchio. L’endroit est si beau que nous décidons alors de manger un morceau sur place…
Nous choisissons alors la seule pizzeria florentine tenue par des espagnols (c’est certainement Pauline qui a dû le sentir). Une calzone, une regina et un espresso plus tard, nous nous mettons en route cette fois avec pour destination le Ponte Vecchio. Pauline, ravissante, pose même devant pour les souvenirs…

Mais Pauline a aussi des passions qu’il faut assouvir. Parmi celles-ci : les chaussures (j’aurais préféré les pins mais que voulez-vous…). Elle me supplie alors de passer chez Salvatore Ferragamo (fabricant de chaussure de luxe florentin) pour acheter des ballerines… Nous nous mettons donc en route pour la Piazza di Santa Trinita, fleuron de la marque. Mais une fois sur place, Pauline m’annonce que, vu que les chaussures sont aussi chères qu’en France, elle les achètera en France… Allez comprendre !

Après cet intermède maroquinerie, nous décidons de nous remettre tranquillement en route pour notre hôtel : il est déjà 17h30 et nous avons franchement besoin d’une douche ! Nous regagnons notre hôtel en passant notamment par le magnifique Palazzo Strozzi (que nous retournerons visiter un des jours qui vient) puis par une église (il y a en plus de cent à Florence) que nous visitons . Après cela, nous décidons réellement de rentrer : il ne faudrait pas frôler le syndrome de Stendhal !
La soirée se passe au calme avec un petit intermède collation à l’hôtel puis lecture pour Pauline et blog/guide pour ma part. Nous convenons d’ailleurs que cette activité devrait se faire un jour pour l’un, un jour pour l’autre. Ce sera donc Pauline qui vous racontera demain nos aventures au Giardino di Boboli 🙂






















