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Maldives - Février 2016

Journée farniente et changement de chambre

Nous nous réveillons un peu fatigués de tous ses réveils matinaux mais quand même excités par l’aventure qui nous attend!

Nous finissons de boucler les valises, nous prenons des photos de la chambre pour garder des souvenirs puis, comme demandé par l’hôtel, nous laissons, après moult débat, nos bagages devant la porte de la chambre à 7h45. Nous nous rendons à la réception de l’hôtel pour avoir nos nouvelles clés!

Manque de chance, la machine qui magnétise les clés ne fonctionne plus. L’hôtel n’est donc pas en mesure de nous fournir nos nouvelles clés. Cependant, vu que nous avons mon sac à main et la saccoche de Guillaume nous voulons tout de même accéder à la chambre tout de suite. Un bagagiste nous attend donc à l’entrée avec la porte ouverte et nos valises déjà rangées à leur place.

Nous rentrons dans la chambre et nous sommes tout de suite émerveillés! Rien à voir avec la première qui était pourtant déjà parfaite. De partout, nous avons vu sur l’eau turquoise du lagon! Quel bonheur!

Guillaume choisit la place du lit qui donne sur les grandes baies vitrées et donc sur la vue du lagon pendant que je dois me contenter de la vue sur le mur, mais la bataille n’est pas finie!! J’ai en effet un argument de choc pour le faire changer de place : la climatisation se trouve au dessus de ma partie du lit et je ne pourrai jamais dormir avec ce vent froid qui me souffle dessus. Je sens que dès ce soir nous aurons inversé les places dans le lit!
Une fois la chambre en elle-même découverte, nous partons explorer les autres pièces. Il y a un petit sas contenant les bagages et la penderie, et qui conduit également dans la salle de bain. Guillaume m’emmène tout content dans cette dernière pièce pour que je puisse admirer la baignoire qui m’attend et la douche qui communique directement avec notre terrasse. En effet, cette villa aussi est munie d’une petite terrasse avec un canapé plus petit que le précédent et deux chaises longues.
Dans la continuité de la terrasse, nous avons un escalier qui nous permet de descendre directement dans l’eau turquoise depuis chez nous. Ça donne déjà envie de se baigner, mais chaque chose en son temps.

Nous partons direction la salle du petit déjeuner car cela fait déjà plus d’une heure que nous sommes levés et nous n’avons toujours rien avalé ce qui est, pour moi, un vrai calvaire.

Guillaume commence par une assiette salée : bacon, oeufs brouillés, beans, pommes noisettes… bref, la totale! Moi je me contente d’une gauffre et d’un pain au chocolat… Je ne suis pas trop dans mon assiette et j’ai un peu la nausée. Nous prenons tout de même nos traditionnelles céréales ainsi que nos cafés respectifs (latte et double expresso) et du jus de fruit.
Une fois toutes ces provisions avalées, nous nous dirigeons vers l’accueil avec l’espoir de pouvoir récupérer nos clés. Mal nous en a pris, la machine n’est toujours pas fonctionnelle. Un autre membre du personnel vient donc nous ouvrir la porte de notre villa lorsque nous y arrivons.

Après la lecture de l’intégralité de la brochure du spa, pendant que Guillaume faisait sa sieste quotidienne, j’arrive enfin à le réveiller et à le convaincre d’aller à l’eau. Nous nous préparons donc (maillot de bain, crème solaire, matériel de plongée), et c’est à ce moment là que le monsieur de l’accueil est venu nous apporter les clés.
Je pense qu’il ne s’attendait pas à ce que je sois en maillot de bain ou tout simplement à ce que ça soit une fille qui lui ouvre (il est conseillé d’éviter de trop se promener en maillot de bain ou en tenue suggestive pour respecter la religion des locaux) et son regard a irrémédiablement été attiré par un autre point d’intérêt que mes yeux (vous me comprenez?)… C’est donc toute embarrassée que je suis retournée finir de me préparer.

Après tous ces préparatifs, nous nous jetons à la conquête de l’océan. L’eau n’est pas très profonde en bas de notre ponton, elle nous arrive tout juste à la taille ce qui est plutôt pas mal car cela évite de rentrer trop brutalement en contact avec l’eau « froide ».
Nous partons tranquillement nager et nous nous dirigeons vers un autre chemin pour sortir du récif corallien. Alors que nous nagions tranquillement, une tonne de déchet croise notre route : un cageot en plastique, un gros bidon vide et de nombreux morceaux de plastique. Nous nous précipitons pour sortir tout ça de l’eau et préserver un peu l’environnement qui nous entoure! Quelle honte! Comment des gens peuvent jeter des choses dans l’eau? Je suis révoltée!

Une fois notre devoir accompli, nous continuons notre chemin en direction des profondeurs, seulement le problème c’est que le passage nous permettant de sortir de la barrière de corail est vraiment peu profond et de ce fait nous risquons à tout moment de nous faire griffer par du corail. Nous l’empruntons toutefois courageusement, l’un après l’autre jusqu’au poteau marquant la sortie du lagon. Nous nageons à contre courant le long de la barrière de corail, observant les poissons. Mais très rapidement Guillaume décide de rentrer car nous n’arrivons pas trop à nous comprendre. Nous faisons demi-tour et réempruntons notre passage étroit.

Une fois arrivés sur le sable fin nous nous arrêtons pour débriefer et nous comprenons alors que nous sommes à marée basse d’où le fait que le chemin ne soit pas trop empruntable. Je comprends également que les signes qu’il me faisait n’étaient pas « fait attention ne passe pas là le poisson est en train de mourir et ça peut être dangereux » (parce que je voyais qu’il ne bougeait plus, penché sur le côté) mais plutôt « continue ton chemin et ne fait pas peur au poisson qui est à la station de lavage »… grosse incompréhension effectivement!

Quelques battements plus tard, nous voilà de retour au bas de notre ponton. Nous remontons nous étendre pour sécher au soleil sur nos chaises longues. Très rapidement, je sens que les rayons du soleil sont assez violents, qu’il ne doit pas être loin de midi et que donc il faut rentrer. Nous filons tranquilement nous doucher puis nous nous préparons pour aller déjeuner.

Au menu de ce midi, je choisis de faire léger, nous prenons donc une moyenne assiette de crudité pensant en rester là. Mais la curiosité est un vilain défaut, nous faisons donc un tour au buffet chaud, où je prends un tout petit peu de pâtes bolognaise, histoire de compenser l’énergie brulée par la plongée du matin, pendant que Guillaume prend du poisson frit et des röstis. Pour le dessert, un peu d’anans et un minuscule bout de tarte au chocolat et le tour est joué.

Un expresso plus tard, et nous voilà de retour dans notre chambre. Nous bouquinons tranquilement sur le petit canapé, les chaises longues étant en plein soleil.

Vers 16h, nous décidons de nous baigner. Deuxième temps de préparation, important car nous récupérons à peine de nos coups de soleil de jeudi, et nous nous jetons à l’eau. Et quand je dis que nous nous jetons à l’eau, je parle littéralement, en effet, nous sommes maintenant à marée haute et donc nous n’avons quasiment plus pied au bas de notre échelle. Nous partons en direction du large, à la recherche de notre requin d’hier. Cependant l’océan se montre assez turbulent, et une fois arrivé au poteau marquand la sortie de la barrière, nous décidons finalement de nous contenter d’un tour à l’intérieur de la barrière.

Nous nous promenons en obervant les petits poissons qui ne se doutent de rien (ou presque!!). Chemin faisant, nous revenons malgré nous vers le ponton, mais je trouve que le temps passé dans l’eau n’est pas suffisant et donc je repars pour quelques coups de palmes de plus à contre courant, histoire de mériter un dîner ce soir! En revenant vers Guillaume, ce dernier insiste pour m’apprendre à plonger et à nager au fond de l’eau avec le tuba. Nous faisons donc plusieurs essais, qui me semble assez satisfaisant à mon goût mais qui ne plaisent pas à mon instructeur… Peu m’importe, l’important c’est que ça me convienne à moi! De plus, j’en profite pour collecter d’autres déchets qui polluent notre bel océan… décidément.

Quelques palmées plus tard, nous voilà de retour sur notre ponton et même dans notre douche. Une fois propres et secs, nous nous passons de la crème hydratante et de la biafine sur le corps que nous soumetons à rude épreuve entre le soleil et l’eau salé, le pauvre a besoin de récupérer.
Une fois la peau douce, je m’attelle à l’écriture de notre journée pendant que Guillaume lit tranquillement son livre.

Avant d’aller manger, je soumets mon argument pour la climatisation, Guillaume se moque de moi, afin de garder sa place. En effet, je ne supporte pas de dormir dos à la porte d’entrée d’une pièce, or la porte d’entrée se trouve du côté gauche du lit, soit sous la climatisation… Gros dilemme!

Nous partons boire un petit cocktail avant d’aller au buffet. Guillaume prend un « el presidente » constitué de Gin, Rhum, citron et grenadine, et moi je choisis un « cool breeze » avec de la menthe, du citron et du sprite.

Le cocktail était pour ma part bien meilleur que celui que nous avions pris l’autre jour, pendant le talk d’Amanda et qui m’avait un peu déçu.

Une fois nos boissons savourées, nous nous dirigeons vers la salle de dîner. Le thème de ce soir : BBQ ce qui me laisse perplexe. Qu’est ce que cela peut-il bien vouloir dire? Y’aura-t-il un barbecue? Les aliments seront-ils passés sur un grill avant de nous être présentés, comme d’habitude, sous les cloches? Bref beaucoup de questions!

En approchant, nous distinguons plusieurs barbecues situés en extérieur avec des cuisiniers devant pour nous préparer ce que l’on veut à la demande.

Nous avalons donc rapidement notre entrée et nous nous dirigeons vers le barbecue. Guillaume prend du poisson et moi du boeuf, Miam! Et que vois-je à côté du barbecue? des pâtes à l’arrabiata!! Ma passion des vacances de cet été si vous vous souvenez! Je me précipite pour en prendre, et bien à mon malheur rajoute du piment qui se trouvait dans un petit pot à côté! Je ne sais pas ce qui m’a pris… mon cerveau avait du mettre de côté le fait que depuis notre arrivé nous n’avions mangé que des choses épicées et que donc l’arrabiata devait sûrement déjà être épicée. En tout cas, je me suis régalée malgré le suplément au piment.
En dessert, un peu de pudding banane et de salade de fruit pour moi et une tarte aux myrtilles avec en plus des morceaux d’ananas pour Guillaume.

Après notre savoureux repas, Guillaume me convainc d’aller prendre un café et jouer aux échecs au water bar.

Première partie, je me fais largement écraser, n’ayant plus vraiment l’habitude de jouer. La deuxième partie a été plus compliquée et aucun de nous deux n’a été déclaré vainqueur après une longue bataille. Nous avons donc rangé le jeu car il était déjà tard et nous nous sommes dirigés tranquillement vers notre villa. Chemin faisant nous avons croisé de nombreux crabes qui se promenaient, contents que le soleil soit tombé, ainsi que quelques Bernards-L’hermite pour mon plus grand bonheur.

A demain pour une autre journée sûrement pleine d’émotion!

PS: j’ai gagné, je dors près de la fenêtre et Guillaume sous la clim!

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Maldives - Février 2016

Journée plongée avec des raies Manta et un requin-baleine !

Ce matin, le réveil est réglé sur sept heures. Aujourd’hui, nous avons booké une excursion pour aller découvrir les raies Manta dans leur écosystème. Pauline évidemment est excitée mais, comme elle le dit si bien : « beaucoup moins que pour les requins-baleine ! »

Nous nous dirigeons donc tout de suite vers le buffet du petit-déjeuner où notre serveur habituel commence par nous accueillir en français ! Et ce matin, nous faisons des folies : nous changeons nos habitudes, ce ne sera pas un double expresso et un capuccino mais deux latte ! Je commence par manger un bol de céréales alors que Pauline a débuté avec un petit pain au chocolat et autre petite viennoiserie ! Nous enchaînons ensuite par des fruits : il faut tout de même prendre de sacrées forces avant notre périple à venir !

Après un brin de toilette et surtout un tartinage de crème solaire en bonne et due forme, nous sommes parés pour l’aventure du jour. Nos palmes, tubas et masques sont dans le sac ainsi que la crème solaire, la GoPro et des bouchons d’oreilles pour Pauline.

Nous sommes à l’heure au rendez-vous de 8h30 et nous commençons à écouter Amanda qui est déjà sur le pont. Elle nous explique que les raies Manta sont des animaux craintifs que l’on ne croise pas à tous les coups mais qu’il y a tout de même des endroits où nous augmentons nos chances de les croiser. Il y a environ 3800 raies Manta recensés aux Maldives et il faut savoir que c’est une espèce protégée (le projet MantaTrust est à l’initiative de ce recensement). Les raies Manta font jusqu’à trois mètres et demi aux Maldives mais on peut croiser des spécimens allant jusqu’à six mètres d’envergure ailleurs dans le monde. Les Mantas peuvent être observées dans les stations de nettoyage, en train de manger du plancton ou tout simplement en train de nager au niveau des récifs coralliens. Mais il ne faut pas oublier que ces poissons, cousins des requins, vivent avant tout en profondeur : il faut donc un peu de chance pour les voir !

Sitôt le briefing terminé, nous prenons un bâteau qui va nous emmener au spot de plongée. Ahmed, Kudde et le capitaine du bateau nous saluent dès notre montée à bord. Nous sommes accueillis comme des rois : il y a des serviettes propres, de l’eau fraiche et même des fruits pour récupérer après la plongée. Et c’est donc parti pour une virée en mer d’une heure environ.

Le voyage se passe sans encombre et nous permet même d’obtenir des renseignements sur les raies, les requins-baleine et autre faune marine caractéristique des Maldives via un recueil que nous fait passer Amanda.

Une fois arrivés au spot, pas le temps de trainer : il faut vite mettre notre matériel de snorkelling et nous jeter à l’eau car Amanda et notre équipage (qui ont l’oeil) ont repéré une raie ! Nous trainons un peu avec Pauline et sommes les derniers à nous jeter à la mer !!! Je commence par nager assez rapidement vers l’endroit où tous nos accolytes d’expédition se trouvent mais je me rends vite compte que Pauline ne me suis pas : elle a été prise en charge par Amanda car elle a semble-t-il un problème. Je suis inquiet mais prends tout de même deux courtes vidéos des raies Manta avant qu’elles ne disparaissent au fond de l’océan Indien. Pauline sera heureuse de les voir au moins en vidéo.

De retour sur le bateau, j’apprends que c’était un problème de tuba mais surtout qu’elle n’avait pas la force de suivre le groupe. Ses ampoules aux pieds la font souffrir et Amanda va même jusqu’à lui faire des pansements de fortune en attendant de recroiser une raie, et donc de se remettre tous à l’eau. Des français nous prêtent gentiment des chaussons pour palmes pour que Pauline souffre moins. Nous sommes en bonne compagnie !

Les mésaventures de côté, il est déjà temps de replonger dans l’océan : un membre de l’équipage a donné le signal ! Cette fois, je mets en marche la GoPro tout de suite. Je nage vers l’endroit où une dizaine de plongeur est amassée. Et à ma grande sursprise : pas de raie Manta mais… Un requin-baleine ! Une des rencontres les plus rares possibles dans l’océan ! Les requins-baleine vivent en profondeur et ne remontent que très rarement à la surface et, quand c’est le cas, n’y restent que peu de temps. Mais celui-ci a l’air d’être franchement à l’aise à la surface, à batifoler entre nous tous !!! Il faut vous imaginer un attroupement d’une vingtaine de plongeurs dans un petit périmètre pour comprendre l’anecdote suivante. J’ai perdu de vue le requin et suis franchement perdu dans la masse de monde quand soudain, me retournant, qui vois-je ? Le requin gueule semi-ouverte qui avance vers moi !!! Alors pour les peureux, le requin-baleine n’a pas de dents mais fait tout de même un bon cinq mètres de long donc c’est assez impressionnant ! Et devinez quoi ? Il m’est rentré dedans mais ça ne l’a pas tracassé le moins du monde, j’étais de mon côté terrorisé mais ne bougeais pas et lui m’a juste tapé avec sa bouche et j’ai roulé sur son côté !!! Normal ! Pour l’anecdote, le corps du requin-baleine est dur comme de la pierre alors que je m’attendais à un squelette mou (car cartilagineux)…

Pauline est alors parmi nous, profitant de l’aide de Kudde qui la traine gentiment pas loin du requin. Elle est aux premières loges, un très grand merci à Kudde car ma femme était paniquée par cette deuxième expérience en haute mer : au top-départ, elle ne voulait même pas sauter dans l’eau après la mésaventure de la raie !

La GoPro s’est avérée un outil diablement efficace et nous sortons de l’eau avec de nombreux films de notre copain requin ! Quelle chance ! Et tant pis pour les raies !!!

Nous nous remettons ensuite en route pour notre île : nous ne serons en effet rentrés que pour midi trente. Nous partageons nos différentes expériences de la matinée avec nos collègues de plongée dont deux autres couples de français ! Le voyage est donc plutôt rapide en terme de ressenti !!!

Une fois notre bateau accosté, nous allons directement à notre villa nous décrasser avant d’aller manger. Au menu de ce midi, crudités et assiette plus au moins occidentale (pâtes aux champignons, petits pois, pommes de terre sautées aux oignons, boeuf au curry et croquette au thon). Et avant de passer au dessert, Pauline se fait un copain : un héron qui a décidé de boire dans le bassin juste à côté de notre table ! J’enchaine de mon côté sur un café pendant que Pauline regarde les crabes sur la jetée. Nous allons ensuite les voir de plus près et nous croisons des Bernards-L’hermite… Que d’aventures !

J’écris ensuite un bout de blog puis me repose pendant que Pauline lit son livre. Puis, nous allons un peu au soleil (côté ventre pour ne pas brûler davantage) sur nos transats afin de continuer l’instant lecture. Et, enfin, après une autre petite sieste au soleil, je convaincs Pauline d’aller un peu palmer en dehors de notre barrière de corail.

Nous prenons notre temps (pour respecter le rythme de Pauline et son appréhension de l’océan) et une fois en dehors des récifs, nous profitons du spectacle qui s’ouvre à nos yeux ! Mais nous fatiguons plutôt vite et je propose à Pauline de rentrer. Quelle bonne idée j’ai eu là car, presque de retour dans notre canal corallien, qu’apercevons-nous ? Un requin à pointes blanches !!! Je n’ai malheureusement pas l’occasion de le prendre en photo/vidéo car la GoPro fait des siennes et que le requin est un rapide. Mais nous l’avons vu, c’est le principal !!!

De retour sur la terre ferme, nous allons nous laver, puis nous retournons un peu sur la terrasse profiter des dernières lueurs du soleil. Je continue le blog et Pauline son livre. Mais ça ne sera que de courte durée car nous avons un atelier cocktail de prévu ! Nous allons apprendre à faire des cocktails très chers amis !!!

Une fois devant le stand du cours, Pauline indique qu’elle veut en faire un sans alcool et moi j’en choisis un à base de Gin et de Schnapps. Cela ne nous prend pas beaucoup de temps et notre instructeur est plutôt avare en conseils ou en compliments… Soit, nous nous posons pour déguster notre cocktail sur la terrasse du bar. Et nous en profitons pour retracer tout ce qui nous est arrivé aujourd’hui : quelle journée !

En allant dîner, nous en profitons pour aller chercher à l’accueil les photos/vidéos faites par les autres protagonistes de la sortie Manta/Requin-baleine. En retournant au restaurant, Pauline croise un nouveau Bernard-L’hermite qui avait laissé des « empreintes trop mignonnes » sur son passage. Une passion est née !

Au menu du soir : tex-mex. Je prends une bière pour l’occasion ! Et de l’eau pour nous hydrater. Des nachos avec du guacamole, des pâtes au curry et quelques sushis en entrée. Une fajita au poulet, du riz tomaté au maïs et du Chili con carne en plat. En dessert, un peu de gâteau au chocolat avec de l’ananas. Et le tour est joué !

De retour dans notre hutte de luxe, je me remets à mon écriture pendant que Pauline lit quelques chapitres de son livre.

Au programme du lendemain, réveil aux aurores car nous changeons de chambre et passons sur une Water Villa (autrement dit Villa sur pilottis) ! Quelle aventure ce sera ! À demain !!!

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Maldives - Février 2016

Kayak-snorkelling day

Aujourd’hui, c’est tout excité que nous nous levons pour notre sortie de kayak-snorkelling. Après un bon petit déjeuner, où Guillaume a enfin trouvé les oeufs et le bacon, nous allons nous préparer dans la chambre. Une fois la crème solaire étalée et le sac fait, nous nous dirigeons vers le centre de plongée! Mauvaise pioche, le rendez-vous avait en fait lieu à l’accueil.

Une fois Amanda trouvée, nous remplissons les papiers pour signifier que nous sommes pleinement conscients des risques encourus et autres (pas très rassurant)… Nous rencontrons également notre binôme du jour : un couple d’allemand également venu en lune de miel ici. La femme n’ayant jamais fait de snorkelling, cela me rassure, le niveau ne sera pas trop fort.

Nous suivons Amanda jusqu’aux kayaks, nous les préparons, prenons un petit cours pour apprendre à monter et descendre du canoë en pleine mer sans le retourner et nous nous mettons en route.

Au début, pas trop facile de retrouver ses marques avec les rames… Il me faut un petit temps d’adapation mais une fois le rythme trouvé, je me lance à la suite de mes camarades direction l’île de Lonubo.

Nous pagayons gaiement sur la mer un peu agitée puis nous finissons par acoster sur l’île. Nous mettons les canoës sur la plage puis nous faisons un petit tour de l’île à pied car Amanda cherche des oeufs de tortue (que nous ne trouvons pas). Je remarque que si il n’y a pas d’oeuf, l’île est toutefois vraiment charmante. Il n’y a pas beaucoup de monde, donc l’endroit est plutôt calme et il y a des chaises longues et des toilettes (il faut quand même le noter)… Je le retiens pour une prochaine journée, vu que le transport pour l’île en bateau est gratuit, pourquoi s’en priver?

Après cette courte promenade sur l’île, nous enfilons notre équipement afin de partir à la découverte de l’océan et de tout ce qu’il a de plus beau. Amanda me réexplique comment palmer car nous venions également pour avoir des conseils sur l’utilisation du matériel! Elle nous donne également une autre astuce : mettre du savon (une toute petite quantité bien sûr) dans le masque puis le rincer avant de le porter permet d’éviter la formation de buée. Lorsque tout le monde est prêt et les derniers détails réglés nous nous mettons en route à la suite de notre biologiste marine.

Un monde merveilleux s’offre à nous avec de nombreux poissons multicolores, Amanda nous montre les choses, nous les explique et c’est vraiment très agréable. Nous pouvons même observer une station de nettoyage : un endroit où les poissons viennent pour se faire nettoyer par d’autres poissons. Effectivement de nombreux gros poissons sont amassées là dans l’attente d’un nettoyage et un tout petit poisson se promène sur eux! C’est vraiment fantastique. Nous observons les coraux que nous avons vu hier lors de la présentation. Nous avons également la chance de croiser deux poissons-ange qui sont des poissons assez rares aux dires de notre guide. Ils sont en tout cas vraiment magnifiques, très colorés voire limite brillants! Je comprends bien d’où vient leur nom.

Après avoir bien observé, nous retournons à la plage pour récupérer les bateaux afin d’aller mouiller un peu plus au large.

Nous suivons Amanda qui nous guide à un point d’amarage précis. Elle plonge pour y accrocher son bateau pendant que nous nous équipons : c’est maintenant qu’il va falloir se souvenir de ses conseils pour descendre du bateau sans le retourner. Une fois nos kayak accrochés au sien, nous nous jetons à l’eau. Mission accomplie : mon kayak ne s’est pas retourné!

Un autre récif de corail nous attendait, prêt à être scruté et observé dans les moindres détails. Nous commencons tranquillement notre balade par des observations de poissons et de coraux ainsi que des énormes bénitiers multicolores. Nous voyons aussi quelques énormes concombres de mer qui trônent au fond de l’eau. Je trouve qu’il y a plus de diversité de poisson que ce que nous avions observé aux abords de l’île.
Tout à coup, au loin, nous voyons…… un requin à pointe noir!!! Je suis toute excitée, j’espérais tellement en voir!! Il est là, à côté de nous, il nage majestueusement, sans s’occuper de nous. Nous essayons tant bien que mal de le suivre mais il nage bien plus vite que nous. Nous le perdons dans les tréfonds de l’océan. Nous continuons donc nos observations de la faune océanique. Partout il y a quelque chose de magnifique à regarder, c’en est presque étourdissant.

Nous avons la chance et le bonheur de croiser la route d’un deuxième requin à pointe noir (ou peut être le même qui sait?). Cette fois nous le voyons de plus près que le premier et nous lui suivons vraiment pendant un temps qui me parait infini tellement je suis heureuse! Mais comme son prédecesseur, il fini par disparaitre au loin, là où l’océan est plus sombre et beaucoup beaucoup plus profond.

Nous repartons donc en promenade autour de notre corail. Amanda regarde partout, furette sous chaque corail à la recherche de quelque chose à nous montrer, et d’un coup, elle trouve ce qu’elle cherchait: une murène. C’était comme si elle nous attendait tranquille dans son trou. Nous l’observons à tour de rôle, nous apporchant du trou dans lequel elle se terre pour pouvoir admirer sa tête. La murène ne bouge pas et se laisse observer tout en ouvrant et fermant sa gueule paresseusement pout respirer.

Nous continuons encore quelques battement de palmes puis nous finissons par retourner aux canoës. En effet, il est largement temps de rentrer.

Nos passons donc à la deuxième partie de la leçon d’Amanda : remonter sur le canoë sans point d’appui et sans le retourner.

Je pars bien évidemment d’avance perdante, quant on connaît mes capacités à me relever d’une chute en poussant sur mes jambes on sait déjà que je ne vais pas y arriver. D’ailleurs, Guillaume prudent reste à côté de moi pour m’aider pendant qu’Amanda tient le canoë de l’autre côté pour ne pas qu’il chavire.

Quelques efforts plus tard, nous voilà tous dans nos canoës respectifs et nous prenons le chemin du retour avec plein de souvenirs dans la tête.

Nous pagayons tranquillement sous les rayons du soleil meurtrier, en effet, nous ne le savons pas mais il est quasiment 13h, alors autant vous dire que le soleil est à son zénith et qu’il brûle plus qu’il ne tape.

Une fois arrivés sur la terre ferme, nous rangeons notre matériel puis Amanda nous fait faire quelques petits étirements pour que nous n’ayons pas de courbatures! C’est assez amusant. Elle nous montre également le repère des Bernard-Lhermittes qui ont élu domicile à côté de l’abri pour les canoës. Ils sont très drôles à regarder, ils courent avec leur petite coquille sur le sable, je trouve ça trop mignon. Cependant je suis quelque peu surprise, je croyais qu’ils seraient bien plus gros! En fait ce sont des toutes petites bêtes dans des tout petits coquillages!

Après cette dernière observation, nous nous quittons et retournons chacun à nos villas.

Guillaume et moi nous empressons de prendre une douche pour nous débarasser de tout le sel que nous avons sur nous et nous constatons les premiers dégâts: nous avons le dos rouge comme des écrevisses! Aïe aïe aïe!!! La plongée entre 11h et 13h c’est mortel!

Nous rinçons notre matériel et partons toutefois nous ravitailler au buffet : 1h de kayak et 2h de plongée ça creuse!!

Une petite entrée pour nous mettre en appetit et nous nous dirigeons ensuite vers les plats chauds. Manque de chance, il n’y a quasiment rien que j’aime ce midi! Je me rabat donc sur des pâtes au saumon, un peu de brocolis et voilà! Guillaume prend la même chose… le repas est vite fini, il n’y avait pas grand chose dans nos assiettes. Pour le dessert, un peu de pudding, un peu de tarte aux pommes et un peu d’ananas.
Le café avalé et toute la bouteille d’eau finie et nous retournons vers notre domicile pour regarder les vidéos que nous avons prises plus tôt dans la journée. Certaines sont vraiment très bonnes, d’autres un peu moins. Nous avons même une vidéo où on voit l’un des requins!!!

Nous nous tartinons de biafine à multiples reprises et décidons de rester un peu à l’intérieur pour reposer notre peau qui a bien souffert ce matin. Guillaume, vous le connaissez, en profite pour dormir une petite heure pendant que je vous écris.

Vers 16h, nous décidons de ressortir, maintenant que le soleil est moins fort. Nous nous tartinons de crème solaire et allons bouquiner sur une chaise longue. Nous nous risquons également à nous mettre à l’eau, et quel soulagement pour nos coups de soleil qui profitent de l’eau mi-tiède pour se refroidir. Pendant notre baignade, nous avons le plaisir d’observer une chauve-souris géante qui vole au dessus des palmiers. Décidement que d’observations pour la journée!

Une fois le soleil couché nous rentrons nous doucher et nous reposer (autre tartinage de biafine pour nous soulager)! Nous décidons également de prévoir notre emploi du temps pour les jours à venir : entre plongée avec les requins-baleine, plongée avec les raies, plongée de nuit avec Amanda, notre dîner en tête à tête, la plongée sous marine qu’on veut tester… Notre planning risque d’être assez chargé!

Bien évidemment, comme prévu par la météo, la pluie arrive! Elle reste toutefois encore timide pour le moment, heureusement. C’est donc sans parapluie que nous nous dirigeons vers l’accueil afin de réserver nos activitées. Nous réservons la baignade avec les requins baleine pour lundi, avec les raies mantas pour mardi et petit problème, la plongée de nuit est aussi prévue au mardi.
Nous décidons d’aller dîner pour réfléchir à ce problème tout en espérant croiser Amanda et pouvoir la questionner.

Au menu de ce soir : Curries… à comprendre différentes recettes à base de curry.
Les entrées sont invariablement les mêmes, à quelques détails près. Pour le plat chaud, Guillaume s’est senti intrépide et a goûté à toutes les recettes ou presque. Il a pris un peu d’agneau, un peu de poisson, un peu de porc et le tout accompagné de riz madras. Moi je me suis contenté de porc et de riz. C’était dans l’ensemble assez bon, le porc était bien relevé et le riz avait quelques morceau d’ananas qui faisait un ensemble sucré-salé de qualité. Nous avions repéré qu’il y avait un stand avec des petites parts de pizza, nous en avons pris une chacun pour goûter ainsi qu’un espèce de beignet de poisson pour Guillaume. Là encore c’était bon mais cette fois sans plus.

Au dessert, Guillaume a joué l’intrépide. Il a pris un peu de tous les desserts dont des gâteaux qui ne faisaient absolument pas envie. Je pense que j’ai eu raison de me contenter du beignet de pomme et de morceaux d’ananas car la majeur partie de ses desserts, selon ses dires, n’étaient vraiment pas top.

Une fois le café de Guillaume avalé, nous prenons notre courage à deux mains (enfin surtout moi) et nous allons discuter avec Amanda pour savoir ce qu’elle pense de la plongée avec les raies. Elle nous conseille effectivement de la faire demain au cas ou la météo changerait pour mardi ou au cas ou il n’y aurait pas assez de monde et que la sortie soit annulée.

Après un changement de réservation à l’accueil, nous nous arrêtons un peu sur la plage pour observer l’orage qui se détroule pas loin, sur un autre atoll puis nous rentrons!

Demain le réveil sonnera à 7h00… je sens que ça va être difficile et que Guillaume ne sera pas le seul à faire une sieste demain!

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Maldives - Février 2016

Giant clam from Lonubo

Giant clam
Giant clam from Lonubo
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Deuxième journée rime avec farniente et plongée

Ce matin, nous avons mis un réveil à 8h30. Mais feignants comme nous sommes, nous n’émergeons qu’à 9h00. Et très surprenant, nous ne souffrons pas du tout du décalage horaire ! Nous avons dormi comme des loirs… Et nous sommes totalement réveillés alors qu’il n’est que 5h00 à Paris ! Tant mieux !

Nous commençons donc par nous diriger vers le buffet du petit-déjeuner : je commande un double-expresso et Pauline un cappucino. Je suis entre temps allé chercher du jus d’ananas frais pour ma femme et du jus d’orange pour moi. Nous allons en suite nous servir en mets : Pauline tente un mini-croissant, une viennoiserie à la pèche, du pain perdu et des fruits. De mon côté, je prends de l’ananas, des beans, du pain et pour finir un bol de corn-flakes… Il ne manque que le bacon mais le porc est interdit aux Maldives. Dommage, car un petit-déjeuner continental sans le bacon, ça n’est pas vraiment un petit-déjeuner continental…

Une fois de retour à la chambre, nous nous préparons en vue d’aller sur la plage. Des chaises longues avec des grandes serviettes nous attendent au bout de notre chemin privé ! Le bonheur, j’en profite pour avancer sur le blog. Pauline lit son livre. Et évidemment, nous bronzons car le soleil est dans la place (et nous n’avons pas oublié la crème solaire évidemment) !

Nous rentrons ensuite prendre une douche et allons déjeuner. Des crudités principalement. Du bœuf épicé pour moi. De la dinde froide pour Pauline. Pas mauvais mais pas extraordinaire non plus.

Nous rentrons ensuite avec un seul projet : nous reposer un peu avant d’aller plonger. Nous profitons du soleil sur nos chaises longues du matin. Et après une petite heure de farniente, nous projetons d’aller à l’eau ! C’est Pauline qui aura la garde de la GoPro aujourd’hui. Nous croisons beaucoup de nouvelles espèces de poissons et repérons de nouveaux coraux bien que nous n’y connaissions pas grand chose ! Pauline se débrouille bien mieux avec son matériel de plongée : bonne nouvelle !!! Elle prend à cette occasion beaucoup de vidéos notamment d’un poisson qui vient me « manger » le bras. Cette GoPro était définitivement un bon investissement !

En sortant de l’eau, nous allons nous rincer, plonger dans la piscine qui doit être plus chaude que la température extérieure. Nous retournons ensuite à notre farniente au soleil. Quel bonheur !

Une fois rincés et propre comme des sous neufs, nous nous dirigeons vers l’activité « découverte de la biodiversité marine des Maldives ». Une biologiste marine espagnole nous décrit alors la formation des atolls maldiviens, processus qui a démarré entre dix et trente millions d’années de cela avec une activité volcanique importante. Une barrière de corail s’est ensuite formée tout autour des différents volcans (qui formeront des atolls pour chaque volcan). Au fur et à mesure que le volcanisme s’est éteint, les coraux se sont eux étendus en remplacant peu à peu les roches volcaniques et en créant ainsi les atolls. Il existe d’autres endroits dans le monde où les atolls sont en cours de formation comme Bora Bora par exemple. Nous avons aussi appris que les coraux sont des animaux ne poussant que dans des conditions très partriculières : dans des eaux chaudes qui contiennent peu de nutriments. Ainsi, via une symbiose avec une algue unicellulaire, les deux symbiontes permettent d’une part au corail de s’étendre via l’énergie produite pas la photosynthèse de l’algue et, d’autre part à l’algue de vivre dans un lieu fixé (sur le corail) et de profiter des nutriments rejetés par le corail. Je ne m’étends pas sur le sujet mais la petite conférence était très sympathique. Et ça nous a surtout donner envie de suivre un cours de plongée avec notre conférencière, Amanda ! Sitôt la conférence terminée, Pauline va discuter avec elle et les deux finissent par prendre rendez-vous pour le lendemain matin pour une excursion kayak-snorkelling.

Au menu du buffet du soir, c’est « mediterranean food ». Nous prenons comme entrée du riz-thon, un peu de pâtes froides (clin d’oeil à Luc) pour moi et des légumes grillés et coleslaw pour Pauline. En plat, nous prenons un peu de boulettes marinara, des spaghettis bolognese et un peu de couscous. Pour une fois, c’était franchement pas mal du tout !

Nous décidons alors de prendre la café devant un documentaire (sur les tortues) au water bar mais je me rends vite compte que je préfère écrire pour le blog (j’aime bien les tortues mais quand même) et Pauline s’endort. Je finis donc mon café et nous retournons à notre villa.

Quelle belle journée cela aura été : demain sera encore meilleur je l’espère avec notre fameuse sortie kayak-snorkelling qui, j’en suis sûr, restera dans les annales !!!

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Maldives - Février 2016

Premier jour au paradis

Une fois atterri, nous débarquons sur un ponton au milieu de nulle part. Ce morceau de bois perdu au milieu de l’eau ne fait que tanguer, le mal de mer se fait ressentir de mon côté! Tout d’abord, je ne comprends pas bien ce que l’on va faire au milieu de l’eau puis nous remarquons différents bateaux faisant la queue près du ponton. Heureusement, le deuxième bateau à accoster et le nôtre. Nous montons que tous les deux à bord, nous sommes les seuls à aller au Maafushivaru. Deux employés de l’hôtel portent gentiment nos bagages sur l’embarcation et nous nous mettons en route direction notre île.

À mesure que nous voguons sur la mer, nous voyons les contours de sable blanc de l’île se rapprocher. Le personnel arime le bateau à un ponton et nous descendons : nous voilà enfin arrivés au bout de notre périple! Nous touchons presque au rêve après de nombreuses heures de voyage, d’attente, et un nombre incroyable d’embarcations différentes: 3 avions et un bateau.

Un petit cocktail de bienvenue nous attendait à l’accueil de l’hôtel où, Alexandra, notre charmante hôtesse, nous préparait nos papiers. Une fois les documents et les clés en main, Alexandra est venue nous présenter l’hôtel, les différentes activités disponibles et autre.

Nous apprenons alors deux grandes nouvelles:
– l’hôtel nous propose de nous upgradder pour deux nuits en water villa en plus des deux nuits que nous avions réservées, ce qui fait donc un séjour avec 4 nuits en beach villa et 4 nuits dans des bungalow au milieu de la mer!
– L’hôtel a pris en compte que c’était notre lune de miel et nous offre un dîner aux chandelles dans un lieu réservé pour nous deux avec un menu spécial et également une bouteille de champagne qui nous est offerte.
Nous sommes alors complètement aux anges! Guillaume dans un premier temps, complètement épuisé par le long voyage et par le décallage horaire, ne comprend pas que les nuits en bungallow nous sont offertes, je dois donc lui expliquer pour qu’il comprenne et nous acceptons avec un grand bonheur cette offre qui nous est proposée.

Une fois ces petits détails réglés, nous nous mettons en route pour la visite de l’île et notre chambre. Alexandra nous explique un peu à quoi servent les différents lieux, quels sont les horaires du restaurant, où nous pouvons nous baigner et autre puis nous nous dirigeons vers notre « chambre ».

La première impression que nous avons est que la villa est grande: un énorme lit trône au milieu du grand espace. Un baie vitrée nous mène directement sur notre petite terrasse privative avec des chaises longues et un canapé protégé par une moustiquaire. Petite déception toutefois, j’étais persuadée qu’il y aurait une baignoire dans la villa mais celle-ci manque à l’appel. Nous avons quand même deux douches, une intérieure et une en extérieure pour pouvoir se doucher en profitant de la chaleur et du soleil.

Nous commencons tranquillement notre première matinée maldivienne en prenant une bonne douche rafraichissante afin de nous décrasser du voyage. Nous enfilons ensuite nos maillots de bain, nous nous tartinons de crème solaire et nous nous filons nous allonger sur les chaises longues de notre terrasse privative: le long voyage commence à se faire sentir (cela fait pour ma part 24h que je n’ai pas fermé l’oeil). Pendant ce temps calme, nous en profitons pour lire un peu, commencer le blog et nous nous familiarisons avec des oiseaux de l’île qui me font un peu penser à des poules d’eau. Après ce petit temps de repos direction la mer turquoise qui se trouve au bout de notre allée! Nous plongeons dedans avec un grand bonheur! Guillaume peut témoigner que l’eau est bien salée, en effet il a bu plusieurs fois la tasse!

Après un bon rinçage, nous nous habillons car il est enfin l’heure de manger : je dis enfin car n’ayant pas petit déjeuner, je commence à avoir très faim!
Direction le restaurant qui est en fait un buffet. Nous nous asseyons à une table, nous commandons de l’eau puis nous allons nous servir. Nous prenons pour commencer des crudités: rien de bien folichon. Puis nous attaquons le plat, nous nous servons un peu dans toutes les victuailles qui nous sont proposées: un peu de poulet, un peu de riz, un peu de poisson (pour Guillaume vous l’aurez compris), un peu de légumes… Bref un peu de tout pour pouvoir nous faire une idée. Une fois nos assiettes avalées, direction le buffet des desserts pour ma part avec juste quelques fruits frais et un tout petit morceau de brownie pour moi et pour Guillaume.

C’est le ventre bien plein que nous retournons vers notre terrasse. La fatigue se faisant de plus en plus sentir, nous nous octroyons une petite sieste réparatrice avant d’aller nager.

Une fois réveillés, autre tartinage de crème puis nous nous munissons de nos masques et tubas (j’avais quleques réticences à prendre les palmes) et nous nous jetons avec un grand plaisir dans la mer. Le temps d’enfiler notre matériel et nous voilà partie à la recherche de poissons. C’était sans compter sur Guillaume, qui à peine cinq minutes plus tard m’envoyait déjà chercher les palmes dans la chambre.

Une fois tout l’équipement mis en place, nous nous lançons à la conquête des eaux turquoises. Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin, les poissons sont déjà là tout près de nous. Nous prenons beaucoup de photos et de vidéos avec notre caméra sous-marine (GoPro) pour garder des souvenirs de ces moments merveilleux.

Nous passons un bon moment à nager, plus ou moins ensemble, et à regarder les poissons. Le temps passe vite et déjà le soleil commence à décliner. Fatigués, nous commencons à regagner le rivage. Toutefois comme tout ne peut pas être tout le temps rose, je m’énerve contre Guillaume qui ne m’attend pas et qui ne prend pas le même chemin que moi. Visiblement je n’ai pas non plus le sens de l’orientation sous l’eau. En plus ces grandes palmes sont quelques peu casse-pieds (comme je le pensais) et je n’ai qu’une envie, c’est de les retirer. De plus, je pense qu’elles sont trop petites car j’ai une grosse ampoule. Une fois le rivage atteint, nous nous rinçons avant de nous allonger sur nos chaises longues et de profiter des derniers rayons du soleil.

Lorsque ce dernier commence à disparaître, nous rentrons nous laver et nous préparer pour dîner. Seulement, il est encore tôt! Nous ressortons donc sur notre terrasse pour lire tranquillement et Guillaume continue de raconter la journée d’hier.

19h30 arrive et nous commençons à nous préparer à aller dîner: ce soir c’est repas maldivien! J’ai hâte de goûter à la cuisine locale!
Nous nous dirigeons, un peu curieux, vers le restaurant et nous commencons à nous servir des mets maldiviens. En entrée, il y a des samosas, un petit beignet de lentille, beignet au poisson et autres choses frites. Guillaume se risque aussi à prendre du thon à la noix de coco et citron et du poisson au caramel. Les samosas sont vraiment bons et assez épicés, c’est délicieux!
En plat, de nombreuses choses, là encore épicées, du riz avec des associations un peu typiques, je prends donc du riz coco qui était bon mais un peu trop cuit à mon goût. Nous goûtons surtout à la cuisine locale qui est très bonne et bien relevée. En dessert, dessert maldivien avec son lot de choses frites comme des beignets de banane (pour lequel je cherche encore la banane) et autres beignets.

Le repas était bon dans sa globalité mais peut être pas complètement typique, nous doutons en effet du fait que les maldiviens mangent beaucoup de viande, or il y avait tout de même une recette au beuf et une recette au poulet: cuisine locale mais sûrement européanisée donc.
Suite au dîner, nous allons nous promener un peu sur la plage, nous attendons la soirée maldivienne qui doit faire suite au repas, avec des chants et danses traditionnels mais qui ne commence qu’à 21h30.

Le temps semble long jusqu’au début du spectacle mais nous tenons bon!
Comme nous le pensions se sont les serveurs qui font le « show », nous commandons donc un café au water bar et nous nous asseyons sur de confortables banquettes pour profiter du spectacle. À la troisième danse, les danseurs passent dans l’assistance à la recherche de participants pour venir danser avec eux et bien sûr Guillaume me pousse à y aller. Je danse donc en rond avec d’autres camarades touristes puis un des serveurs m’emmène au centre du rond… Je suis très embarassée mais bon, tant qu’à y être, autant danser. Une fois ma place regagnée, Guillaume finit son café et nous rentrons nous reposer de ce long voyage et de cette première journée.

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Maldives - Février 2016

Amerrissage

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Décollage en hydravion

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Notre voyage jusqu’aux Maldives : un périple qui s’avère payant !

Ce matin, Pauline et moi partons en voyage de noces. Vous me direz que cela fait un an et demi que nous sommes mariés mais, comme le dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais.

Nous avons choisi pour cette occasion une destination assez prisée pour ce type de voyage : les Maldives et ses dizaines d’atolls paradisiaques. Le Printemps Voyages nous a déniché une pépite : l’hôtel Maafushivaru qui est l’un des plus petits des Maldives, qui n’est pas pour les enfants et surtout qui met un point d’honneur à la tranquilité des couples… Tout un programme !

Mais qui dit Madives dit voyage éreintant (non nous ne partons pas en Nouvelle-Zélande mais quand même). Et pour quelqu’un comme moi qui adore l’avion (mais je travaille beaucoup pour m’améliorer sur ce point), il fallait bien passer par au moins trois types d’appareils différents…

Après avoir fini nos valises, donné à manger à Berlioz et fait un brin de ménage dans l’appartement, nous nous mettons en route vers l’aéroport Charles de Gaulle. Rien de plus simple me direz-vous : il suffit de prendre la 2 puis le RER B (je teste les connaisseurs sur ce point). Mais les fins limiers sauront que le changement entre la Chapelle et Gare du Nord ne permet pas de faire passer les valises aisément. J’oriente donc Pauline sur un bus : la ligne 30. En quinze minutes, l’affaire est pliée et nous sommes dans le RER en direction de notre aéroport. Un fois arrivés au Terminal 1 (qui est en fait le Terminal 3 : on remercie la SNCF/RATP sur ce point de précision… À la fois, AnneC travaillant pour eux, ça ne m’étonne guère…), nous devons prendre une navette pour nous rendre au vrai Terminal 1…

Premier rebondissement de la journée : nous n’avions pas prévu de dépenser de l’argent dans une navette et moi qui voulait absolumment aller en taxi à l’aéroport, Pauline se retrouverait alors fautive de m’avoir laissé sous-entendre que les transports en commun étaient moins chers. Passons, la navette était gratuite (étonnant mais vrai sachant combien coûte le OrlyVal). Rapide, moderne et efficace, nous nous retrouvons au Terminal 1 sans avoir pu demander notre reste…

Passons maintenant au premier vol de la journée : Paris-Doha (car nous faisons une escale par le moyen-orient : obligatoire pour rejoindre les Maldives). Et nous prenons à cette occasion le plus gros avion en circulation : l’A380 (je ne parle évidemment pas des avions cargos mais ça pourrait faire l’objet d’un article de blog si vous le souhaitez vu ma passion pour l’aviation). Et ce ne sera pas n’importe quel A380 : ce sera le plus luxueux du monde, celui de la compagnie Qatar Airways ! Alors, évidemment, nous sommes en éco mais nous avons hâte de découvrir à quoi ressemble la meilleure classe éco du monde !

Le check-in se passe sans encombre mais nous nous retrouvons assez rapidement perdus dans ce grand terminal inconnu. Mais nous avons faim et hésitons entre passer les contrôles maintenant et manger un fois dans le hall d’embarquement ou au contraire, manger avant et risquer de faire sacrément la queue aux contrôles… La voie de la raison s’impose et nous choisissons la première solution. Pauline a donc choisi un bretzel tomate-mozzarella-pesto et moi un club sandwich saumon-concombre-wasabi. Nous faisons couler le tout avec une San Pellegrino et pour finir un muffin aux myrtilles. C’est light mais on n’a pas besoin de plus : Pauline ne doit pas se trouver malade dans l’avion…

Quand notre A380 pointe le bout de son nez, nous sommes bouche-bée avec ma douce : l’avion est tout simplement monstrueux. Et qui dit monstrueux dit beaucoup de passagers. Il nous faudra donc presque une heure et demie pour embarquer. Et une fois devant nos sièges, quelle agréable surprise : beaucoup de place, une grande tablette et un écran tactile avec pas moins de mille références (dont des films très récents). Les consignes de sécurité sont dispensés non pas par le personnel de cabine mais… par les joueurs du FC Barcelone ! La vidéo est juste extraordinaire ! Ça change des consignes habituelles…

Le décollage se passe en douceur : on ne sent qu’à peine l’accélération ce qui est difficile à imaginer vu l’engin ! Et comme nous avons été en mesure de traquer les différents paramètres du vol depuis notre écran, je suis fier de vous annoncer qu’un A380 décolle à une vitesse de 280km/h. Je commence par regarder un bout de Batman Begins avant de me rendre compte qu’ils ont le dernier James Bond disponible. Je le regarde donc en VO (pas de sous-titres de disponibles et j’ai trop peur d’entendre la doublure de Daniel Craig…). Et, en plein milieu du film débarque déjà notre repas : il est 17h heure française mais 19h à Doha. Au menu, une petite entrée à l’italienne : salade de pâtes avec des tomates, huile d’olive et basilic. En plat, poulet à l’orientale avec du riz safrané. Et en dessert, une patisserie à base de fruits rouge avec du crumble. Pour accompagner tout ça, nous prenons chacun un Coca-Cola vu que de l’eau minérale accompagne déjà notre plateau repas ! Autant dire que pour un repas d’avion, c’est plutôt sympathique et c’est surtout très bon !

Ce qu’on ne vous dira pas, c’est qu’une heure et demie après avoir été desservi, on nous a servi de nouveau un petit casse-croûte (ma foi fort bon lui aussi mais quelle idée !). Cet « encas » étant composé d’un feuilleté oriental au poulet et aux herbes ainsi qu’une d’un petit gâteau à l’orange et cardamome chaud, il était tout sauf un casse-croûte : nous avions déjà trop mangé… Mais gourmand comme nous sommes, nous avons tout mangé vous vous en doutez bien. Pour l’anecdote, à ce moment là, je regarde le film Everest en VO et je ne vous le recommande pas… C’est long. Pauline regardait Pocahontas, je n’en rajouterai pas, vous m’avez compris… Disney quand tu nous tiens.

Le survol du Qatar de nuit est impressionnant. D’une part toutes les villes sont très éclairées mais aussi très isolées (par le désert je pense) et reliées entre elles par des autoroutes elles aussi très éclairées : cela donne un spectacle lumineux majestueux ! Et cela donne surtout envie de revenir visiter le Qatar ! D’autre part, il est très facile de distinguer les puits de pétrole (ou de gaz qui sait car le Qatar est le plus gros producteur mondial de gaz) avec leurs énormes brûleurs situés en plein milieu de nulle part (je suppute là aussi que c’est le désert mais allez reconnaitre un désert en pleine nuit vu d’un avion) ! Le survol de Doha avant notre atterissage nous permet de découvrir des airs cette ville avec ses nombreux grattes-ciel sur l’eau. Décidément, cela interpelle et donne vraiment envie d’en savoir plus ! Nous ne connaissons en définitive que très peu le Qatar (hormis par le PSG et la future coupe du monde de football)…

L’atterrissage se fait comme à Nice : l’aéroport est construit sur l’eau ! Sauf que là, nous ne parlons pas de poser un A319, A320 ou A321 mais un A380. Surtout que notre commandant de bord prend son temps pour la manoeuvre mais la piste est particulièrement longue. Une vraie merveille : j’ai vraiment adoré ce vol !

L’aéroport de Doha est franchement énorme : nous commençons donc par faire la queue pour les correspondances. Nous repassons nos affaires sous les portiques de sécurité (est-ce bien utile vu que nous débraquons d’un avion ?). Et en entrant dans le terminal, nous tombons sur une quantité astronomique de boutiques en dutty-free et nous nous promettons de mieux les visiter au retour vu que nous aurons quelques trois heures d’attente entre nos deux vols… Nous reconnaissons rapidement une boutique du PSG, clin d’oeil pour Maxime et Hugo. Pauline est moins ravie que vous les gars !

Nous prenons un café bien mérité (moccha pour Paulinette et expresso pour moi). Et en arrière plan de notre Starbucks local, nous voyons un BK (je pense à mon chef, Greg et lui envoie une photo pour l’occasion !) et nous nous promettons de manger un Whopper au retour (si nous avons faim evidémment !).

Le transfert vers notre A321 qui nous mènera aux Madives se fait directement sur le tarmac qatari. Nous prenons une petite navette climatisée qui nous emporte jusqu’aux escaliers mobiles de l’avion. Nous n’avons jamais vu un A321 pareil : la business donne tellement envie avec ses sièges énormes inclinables et son grand écran tactile. Mais nous ne savions pas que là aussi, la classe éco était luxueuse avec des sièges inclinables, une grande tablette et surtout un écran tactile qui, lui aussi, possède le même catalogue que sur l’A380. Qatar Airways ne se paye décidémment pas de notre tête ! Pauline en a fait sa compagnie de prédilection ! Mon chauvinisme me laisse à croire qu’Air France propose au moins aussi bien sur ses longs et moyens courriers… L’avenir nous le dira !

Le décollage se fait en douceur mais le pilote nous a prévenu : le vol sera « bumpy ». Et il l’est, les turbulences sont tellement importantes que Pauline en est presque malade (Greg a donc « presque » gagné son pari…). Surtout que le personnel de cabine tient à nous servir un repas : il est 2h du matin heure locale et 4h si on considère l’heure des Maldives (et 5h si l’on considère l’heure de notre atoll). Ce n’est clairement pas l’heure de manger, nous refusons donc poliment notre plateau (et nous ne sommes pas les seuls) mais les hôtesses sont confuses. Il ne doit pas y avoir beaucoup de clients qui refusent un service gratuit…

Le vol a beau être fortement perturbé, j’arrive à dormir quasiment tout le vol (qui aurait dit que je dormirai plus que la plupart des gens alors que j’ai soit disant peur en avion)… Peut-être ai-je moins peur que ce que je le laisse sous-entendre ?

Le survol des atolls maldiviens est extra : les lagons bleu turquoise nous laissent rêveurs. Qui ose croire que dans quelques heures nous nous prélasseront dans ces eaux à 27°C ?

L’atterissage à Malé est lui aussi très impressionnant car, au delà du fait que l’aéroport se trouve sur l’eau, il est en fait situé sur un îlot propre. Nous ne voyons donc la piste qu’au dernier moment : tout le reste n’est qu’océan. Mais je n’ai pas eu peur une seule seconde, je me sens à l’aise avec Qatar Airways (sponsor du Barca pour ceux qui n’auraient pas suivi, équipe qui vient de battre Arsenal 2-0 à Londres pour le match aller des huitièmes de finale de Champion’s League. Ça ne sera toujours pas pour cette année…).

L’aérogare est aussi petite qu’on nous l’avait décrite : un petit service de douane et surtout tous les personnels qui s’affairent aux différents transferts entre Malé et les atolls-hôtels ! Mauvaise surprise en découvrant qu’une de nos valises a perdu ses roues pendant l’un des vols : le transfert a du être brutal ! C’est la vie et nous avons une assurance pour ça !

Le transfert est extrêmement bien organisé : nous allons au comptoir de notre hôtel gentiment indiqué par une personne de l’aéroport. Un monsieur nous prend alors en charge et porte même nos valises jusqu’à un nouveau comptoir qui s’occupe du transfert des bagages vers les hôtels en hydravion. Ce même monsieur nous donne ensuite des billets pour notre vol en hydravion en nous indiquant de monter dans une petite navette qui doit nous conduire au Terminal A. Une fois arrivés, on nous oriente vers le salon lounge dédié à notre hôtel où un petit buffet nous attend. Nous nous posons dans des banquettes très confortables dans cette grande pièce climatisée avec des bouteilles d’eau fraîche ! Le bonheur !

Un monsieur me demande alors de remplir plusieurs informations pour l’hôtel sur un iPad. On a beau être à l’autre bout du monde, c’est hyper connecté ! Pas mal de monde commence à entrer dans notre lounge et nous commençons à douter avec Pauline : nous croyions arriver dans un petit hôtel et nous sommes déjà une vingtaine de personnes dans la pièce. Quand on nous indique que notre hydravion est prêt, nous nous rendons compte que nous sommes les seuls à aller à Maafushivaru (car le lounge est en fait pour la chaîne qui détient notre hôtel mais aussi d’autres atolls). Tant mieux, nous voila rassurés !!!

Nous remontons donc dans une petite navette qui nous amène jusqu’à une jetée où de nombreux hydravions (une trentaine) stationnent : c’est un vrai business !!!

Nous attendonc donc quelques minutes dans une petite pièce climatisée (il fait 29°C à l’extérieur) et on finit par nous indiquer que notre hydravion est fin prêt. Nous arrivons donc à la jetée où notre bel hydravion Trans Maldivian Airlines jaune et bleu attend patiemment ! On comprend vite que ça va être folklorique : les pilotes portent certes une chemisette avec épaulières et autre pin’s mais ils sont surtout en short, tongs et portent des Ray Ban !

Nous montons donc à l’avant de l’hydravion juste derrière le poste de pilotage (ouvert aux yeux de la cabine). Nous sommes prêts pour partir à l’aventure ! Le décollage se fait en fait tout en douceur et à quatre mains (cf. vidéo) ! Le seul point dérangeant est le bruit : ils nous ont distribué des boules Quiès, il fallait s’y attendre ! Mais quel bonheur ! Les pilotes ont beau être « roots », le vol est vraiment agréable et sans encombre ! Nous survolons de nombreux atolls-hôtels : nous touchons presque au but. Au bout de vingt-cinq minutes de vol, nous survolons notre hôtel que je reconnaitrais parmi cent autres. J’ai toujours un peu d’appréhension quant à l’atterrissage (ou plutôt amerrissage) mais passons… Je ne suis pas le seul à m’inquiéter mais je me dis que, vu leur petit business, ils doivent faire ça comme des chefs !!!

Autant vous dire que c’est quand même impressionnant : plutôt que de descendre graduellement comme le ferait un avion de ligne, le but est de piquer du nez vers l’eau et de relever la tête à quelques mètres de la surface ! Amateurs de sensations fortes, c’est pour vous ! Mais l’amerrissage à proprement parler est impeccable, nous ne sommes presque pas secoués !

Nous voilà donc presque à Maafushivaru mais je laisse maintenant la parole à Pauline qui est chargée de l’explication de notre premier jour sur place avec notamment la découverte de l’hôtel et de notre villa sur plage !

Quelle journée les amis : éprouvante certes mais elle en valait la peine, nous sentons que cette lune de miel sera inoubliable !

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Italie - Juillet 2015

De ballade en ballade ou comment faire plus de vingt kilomètres en tong dans Rome

Aujourd’hui dernier jour à Rome! pas grand chose à notre programme du jour… Une petite ballade de deux kilomètres (initialement) et la montée à la colline du Janicule pour voir le panorama sur Rome… Rien de bien fatiguant me direz-vous.
Nous prenons donc notre temps, allons petit déjeuner tranquillement et remontons dans la chambre afin de se recoucher. Bien évidemment Guillaume s’endort tout de suite (il avait passé la nuit à se cultiver vous comprenez…) et moi je blog (comme d’habitude)!

Vers midi nous nous décidons à prendre la route. Pour commencer nous nous dirigeons vers notre fast food de pâtes préféré! Une fois sur place, je constate que la pâtes du jour sont des pâtes all’arrabbiata! Je me dépêche de commander ça, et Guillaume, pour sa part, choisi des pâtes carbonara… Je me suis découverte une nouvelle passion en Italie, les pâtes all’arrabbiata je suis complètement fan! C’est TROP bon! Je n’ai parlé que de ça à Guillaume pendant toute l’après-midi!

Notre ballade d’aujourd’hui se situe au sud de Saint Pierre, nous nous dirigeons donc vers notre point de départ en repassant pas loin de la splendide basilique.
Nous commençons notre promenade par la villa Farnese que nous ne faisons qu’entrapercevoir derrière des grilles fermées. Nous continuons notre chemin, et nous traversons la porta Settimiana qui a été refaite au XVème siècle mais qui da initialement de l’époque d’Aurélien. Pour le moment, la journée ne promet rien de fantastique. Nous arrivons enfin à la chiesa Santa Maria in Trastevere, seul et unique point d’intérêt que j’avais relevé dans ce quartier de Rome.

Le saviez-vous?
Cette église est l’une des plus anciennes de Rome et la première église à être dédiée à la vierge. Selon le récit de saint Jérôme, au moment de la naissance de Jésus, une source d’huile jaillit du sol pendant toute une journée. Un signe que la grâce du Christ allait se déverser sur l’humanité. C’est sur le lieu de ce miracle que fut construit l’église IIIème siècle. la basilique telle qu’on la visite actuellement date en faite du XIIème siècle: construction de style roman.

Cette église était le point d’orgue de notre ballade donc nous entrons bien évidement pour la visiter. L’abside est tout bonnement magnifique avec toutes ses mosaïques. Vous me direz que cela est quelque peu redondant avec les visites de la veille, je vous répondrai qu’on ne s’en lasse pas. Nous contemplons la mosaïque de la Vierge et le Christ dont quelqu’un avait gentiment financé l’éclairage pendant un bref instant et je me dépêche de prendre des photos. Sous cette magnifique mosaïque, de plus petit orne les murs de l’abside, elles sont tout aussi jolie et il faut tout de même les admirer si vous passer dans le coin! Nous faisons le tour de la basilique, admirant son pavement cosmatesque (si vous ne savez pas ce que ça veut dire : la pavement cosmatesque est une technique d’ornementation par incrustation de morceaux minuscules de arbres colorés dessinant des motifs complexes).
Nous ressortons de l’église et nous admirons alors la façade que nous n’avions pas encore vue: là encore une grande mosaïque représentant une Vierge à l’enfant sur fond d’or. Décidément, à cette époque on aimait beaucoup la dorure dans les mosaïques!!
Le guide nous conseille de prendre un café au café sur la place, mais après de grandes discussions nous finissons par reprendre notre chemin.
Nous continuons notre route mais vraiment sans grande motivation, l’itinéraire nous fait prendre des routes sans grand intérêt… Nous tombons sur l’église Santa Cecilia in Trastevere, impossible d’accès, enfermée derrière de hautes grilles. Nous passons donc notre chemin et nous débouchons sur une petite église Santa Maria dell’Orto, au demeurant très mignonne mais pour le coup nous en avions déjà vu tellement que c’était plus pour rajouter du piquant à la ballade que par réel intérêt que nous l’avons visité. Un peu plus loin San Francesco a Ripa, dont le seul intérêt est en fait la statue de la Bienheureuse Ludovica Albertoni du Bernin. Nous rentrons afin de contemple la statue et nous avons un moment d’hésitation, devant nous une petite jeune fille qui était tranquillement assise se fait sortir car ses épaules n’était pas couverte, or les nôtres non plus! Nous nous dépêchons donc d’aller voir la statue, pensant que le gardien allait nous mettre à la porte, mais finalement nous ne sommes nullement inquiétés. De là, j’insiste pour monter à la colline du canicule afin de voir le point de vue sur Rome.
Guillaume nous guide donc, comme il sait si bien le faire, jusqu’à un petit escalier situé à côté de la Fontana dell’Acqua Paola qui était censé être le point de départ de la montée. Manque de chance, l’escalier que nous avons pris n’est pas le bon, celui là est un escalier condamné et réouvert par des clochards, ou des jeunes pour pouvoir trainer… Dommage! Cependant, il nous permet d’arriver en haut! Dans un premier temps, pensant être arrivés au point culminant de la colline, nous sommes déçus car le point de vue qui nous était promis s’avère en fait être gâché par des arbres. Puis nous constatons que les autres touristes continuent de monter plus haut sur la colline. Nous les imitons donc, une fois n’est pas coutume, et nous tombons sur un magnifique point de vue sur Rome ainsi que sur une fontaine géante. Nous profitons de la vue quelques instants et nous nous reposons sur le bord de la fontaine avant de redescendre par le bon chemin cette fois! Lors de notre descente, nous croisons une petite église dans laquelle allait être célébré un mariage, au vue des habits des personnes qui attendaient devant le lieu et des voitures toutes décorées. Cela nous a rappelé qu’il y a un an, c’est nous qui étions en train de nous marier en ce mois de juillet!

Nous redescendons jusqu’au caffè di Marzio, devant l’église Santa Maria in Trastevere afin de prendre enfin ce café que Guillaume attend, la brasserie étant réputée comme celle faisant le meilleur café de Rome! Guillaume prend donc un espresso et moi Gelato affogato al caffè (de la glace vanille sur laquelle on verse un espresso bien serré!) Nous avons tous les deux vraiment bien apprécié nos consommations, et avons bien profité de la terrasse (en prime un petit « spectacle » de jongleur qui se déroulait à la terrasse d’à côté).
Vu qu’il était encore tôt, et que nous voulions le soir même prendre des photos du colisée et du forum romain éclairé, nous décidons de trouver une autre ballade à faire dans le coin afin de tuer les heures qui nous restait et afin de nous rattraper de a première vraiment décevante. Nous choisissons donc de faire une promenade dite oecuménique d’après le guide.

Cette nouvelle ballade commence en plein milieu de l’ancien ghetto juif. Vous allez vous attendre à ce que ce soit un ghetto datant de la seconde guerre mondiale, et bien que néni. Celui-ci a été construit en 1555 sous l’ordre du pape Paul IV tant par antisémitisme que pour satisfaire de zèle extrémiste de la contre-réforme. Les juifs sont restés parqués dans ce ghetto pendant 300 ans, jusqu’en 1883 année de son abolition. Dès cette époque, en Italie, certaine profession leur était déjà interdite et ils avaient our obligation d’assister aux offices religieux catholiques. (décidément, il n’était déjà pas bon d’être juif en Italie en ce temps là!).
Nous admirons ensuite les restes du Portico d’Ottavia, portique construit par Auguste pour sa soeur, puis qui sera repris au Moyen-Âge et transformé en église. Sur le même site, se trouve également les restes du Teatro di Marcello que nous retrouverons plus loin d’après Guillaume. Nous continuons donc au travers des rues de l’ancien ghetto, et le guide nous fait remarquer que les bâtiments situé à gauche de la rue ont l’air plus récent que ceux situés à droite. Ce constat s’explique par le fait qu’après 1888, les conditions d’hygiènes ayant été trop mauvaises dans le ghetto, les bâtiments ont été rasé et reconstruit à neuf! Sur le trottoir de droite, nous remarquons une maison ayant été construite en 1497 et qui n’a jamais été rénové, la casa di Lorenzo Manilio. Sur la façade, on note des inscriptions latine d’origine. Quelques pas plus tard, nous tombons nez à nez avec une fontaine qui porte le nom de Fontana elle Tartarughe et bien évidemment qu’est ce qu’il y a sur cette fontaine? des tortues! Guillaume est trop content! Elle a été construite d’après les plans de Giacomo della Porta (un peu de culture tout de même!). Et nous voilà presque à la fin de cette ballade (mais encore très loin de la fin de la journée!!). Nous retournons au Teatro di Marcello que nous apercevons beaucoup mieux de ce côté ci et nous pouvons également regarder les trois colonnes restantes du tempo di Apollo Sosiano. le théâtre a été érigé entre treize et onze avant Jésus-Christ et il fut dédié au neveu d’Auguste, Marcellus.
Le point d’orgue de cette ballade est la Chiesa Santa Maria in Cosmedin. Nous nous y dirigeons donc tranquillement, après une petite pause hydratante, assis devant le Teatro. Je parle de cette église à Guillaume car il y a une ancienne bouche d’égout placé devant l’église, qui selon la légende avale la main des menteurs. Le guide précise que l’église est célèbre que pour ça alors qu’elle renferme de jolies choses. Alors que nous arrivons devant le portail, celui est fermé, il n’est pourtant que dix-huit heures, ce qui nous surprend. Cependant un petit panneau nous informe que l’église ferme ses porte à 17h50… Dommage pour nous! Nous attendons quelque peu de voir si le gardien veut bien laisser rentrer les derniers touristes, le temps de finir la file d’attente formé devant la Bocca della Verità pour mettre sa main à l’intérieur de sa bouche, mais il n’a pas l’air très coopératif et nous repartons donc bredouille.

J’avais déjà repéré en amont, qu’une autre colline de Rome n’était pas loin de l’église. Au vue de l’heure, nous décidons donc de monter sur l’Aventin, une autre des sept collines de Rome, afin de voir un autre point de vue sur la ville. Surtout qu’il y aurait une serrure au travers de laquelle on pourrait voir Saint Pierre. Nous empruntons donc une petite montée, où les bas côtés mériteraient un peu d’entretien puis nous arrivons dans un petit parc à côté d’une église. Là encore un mariage!! Une fois dans le parc, ce n’est pas un ni deux autres couples de mariés que nous croisons mais bien trois couples de jeunes mariés en train de prendre leurs photos de mariage. Je m’amuse quelque peu à les regarder, à regarder les robes et les coiffures des mariées! Puis nous nous rendons à notre panorama! Effectivement la vue sur Rome est éblouissante. J’essaye de repérer quelques monuments, mais le seul que j’arrive à reconnaitre est le bâtiment Victor-Emmanuel II qui ressort de loin, reconnaissable par sa couleur blanche et ses statues.
Nous entamons notre descente, et nous cherchons sur nos téléphones un restaurant pour dîner bien qu’il soit encore un peu tôt. Nous nous reposons donc au pied du Tempio di Vesta et nous buvons encore un petit coup d’eau puis nous nous décidons à nous rendre au restaurant.

Nous retournons alors sur le lieu de notre première promenade et allons au restaurant choisi! Manque de chance, nous étions trop en avance, le restaurant n’ouvrait ses portes que trente minutes plus tard et il était déjà plein de réservation pour 19h30. La propriétaire m’explique que nous pouvons éventuellement revenir à cette heure là pour tenter notre chance au cas où une réservation ne viendrait pas… Après un moment de concertation avec Guillaume, nous préférons tenter notre chance ailleurs. Nous revenons donc sur nos pas malgré la fatigue qui commence clairement à se faire sentir et le fait d’avoir un peu l’impression de tourner en rond!!! Nous traversons le Circus Maximus qui est libre d’accès et où nous sentons un peu plus l’ambiance des jeux que lorsque nous l’avions observé depuis le palatin (alors que si on nous avait pas dit que c’était un ancien lieu de jeu du cirque, ça n’aurait en fait été rien d’autre qu’une marche au travers d’une étendue d’herbe!). Nous remontons le long du Colisée afin de nous rendre au restaurant où nous avions mangé le jour de notre visite du Colisée justement (point pratique: il se trouve juste à côté des photos que nous voulons prendre et il était bon!). Une fois arrivé sur place, un petit tour aux toilettes s’impose! Ça fait déjà longtemps que nous sommes partis de l’hôtel et nous avons besoin de nous soulager et de nous rafraîchir. Nous mangeons tranquillement notre repas, gnocchi pour Guillaume avec un petit verre de chianti et salade César pour moi. Juste le temps de prendre encore un petit espresso pour monsieur et nous partons à la chasse aux photos de nuit!

Le temps de revenir au Colisée, d’aller jusqu’au point de vue, nous avons croisé cinquante pakistanais qui voulaient nous vendre des perches à selfie ou même de l’eau… J’apprends donc leur phrase en cas de besoin pour une reconversion prochaine « water water water one euro one euro one euro » ils la répètent inlassablement sans laisser de blanc entre les mots… ça en devient pathétique! Surtout quand on sait qu’il y a des fontaines à chaque coin de rue! Nous prenons nos photos, avec un dernier passage par le Capitole (que je ne peux plus voir en peinture vu le nombre de fois où on y sera passé en quatre jour). Puis nous rentrons tranquillement en direction de l’hôtel quand nous nous rendons compte que nous avons presque atteint les vingt kilomètres de marche (à 500 mètres près), nous nous sacrifions donc presque pour aller jusqu’à la Piazza Navona prendre une dernière glace (et quel sacrifice bien sûr!!!) Guillaume reprend pistache chocolat et moi menthe chocolat puis nous allons nous asseoir, comme presque tous les soirs sur le bord de la fontaine afin de déguster notre petit péché gourmand!!

De retour à l’hôtel nos vingt kilomètres sont largement atteint, nos pieds sont très endoloris (forcément aussi, plus de dix heures de marche en tong ça n’aide pas!) et nous sommes tout collant! Nous sautons avec le peu de forces qui nous reste sous la douche : quel bonheur!!! Nous finissons nos valises et nous nous préparons pour notre dernière nuit à Rome : et oui demain c’est le départ pour le Vésuve, dernière étape de notre voyage en Italie où une piscine nous attend à l’hôtel!