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Maldives - Février 2016

Décollage en hydravion

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Maldives - Février 2016

Notre voyage jusqu’aux Maldives : un périple qui s’avère payant !

Ce matin, Pauline et moi partons en voyage de noces. Vous me direz que cela fait un an et demi que nous sommes mariés mais, comme le dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais.

Nous avons choisi pour cette occasion une destination assez prisée pour ce type de voyage : les Maldives et ses dizaines d’atolls paradisiaques. Le Printemps Voyages nous a déniché une pépite : l’hôtel Maafushivaru qui est l’un des plus petits des Maldives, qui n’est pas pour les enfants et surtout qui met un point d’honneur à la tranquilité des couples… Tout un programme !

Mais qui dit Madives dit voyage éreintant (non nous ne partons pas en Nouvelle-Zélande mais quand même). Et pour quelqu’un comme moi qui adore l’avion (mais je travaille beaucoup pour m’améliorer sur ce point), il fallait bien passer par au moins trois types d’appareils différents…

Après avoir fini nos valises, donné à manger à Berlioz et fait un brin de ménage dans l’appartement, nous nous mettons en route vers l’aéroport Charles de Gaulle. Rien de plus simple me direz-vous : il suffit de prendre la 2 puis le RER B (je teste les connaisseurs sur ce point). Mais les fins limiers sauront que le changement entre la Chapelle et Gare du Nord ne permet pas de faire passer les valises aisément. J’oriente donc Pauline sur un bus : la ligne 30. En quinze minutes, l’affaire est pliée et nous sommes dans le RER en direction de notre aéroport. Un fois arrivés au Terminal 1 (qui est en fait le Terminal 3 : on remercie la SNCF/RATP sur ce point de précision… À la fois, AnneC travaillant pour eux, ça ne m’étonne guère…), nous devons prendre une navette pour nous rendre au vrai Terminal 1…

Premier rebondissement de la journée : nous n’avions pas prévu de dépenser de l’argent dans une navette et moi qui voulait absolumment aller en taxi à l’aéroport, Pauline se retrouverait alors fautive de m’avoir laissé sous-entendre que les transports en commun étaient moins chers. Passons, la navette était gratuite (étonnant mais vrai sachant combien coûte le OrlyVal). Rapide, moderne et efficace, nous nous retrouvons au Terminal 1 sans avoir pu demander notre reste…

Passons maintenant au premier vol de la journée : Paris-Doha (car nous faisons une escale par le moyen-orient : obligatoire pour rejoindre les Maldives). Et nous prenons à cette occasion le plus gros avion en circulation : l’A380 (je ne parle évidemment pas des avions cargos mais ça pourrait faire l’objet d’un article de blog si vous le souhaitez vu ma passion pour l’aviation). Et ce ne sera pas n’importe quel A380 : ce sera le plus luxueux du monde, celui de la compagnie Qatar Airways ! Alors, évidemment, nous sommes en éco mais nous avons hâte de découvrir à quoi ressemble la meilleure classe éco du monde !

Le check-in se passe sans encombre mais nous nous retrouvons assez rapidement perdus dans ce grand terminal inconnu. Mais nous avons faim et hésitons entre passer les contrôles maintenant et manger un fois dans le hall d’embarquement ou au contraire, manger avant et risquer de faire sacrément la queue aux contrôles… La voie de la raison s’impose et nous choisissons la première solution. Pauline a donc choisi un bretzel tomate-mozzarella-pesto et moi un club sandwich saumon-concombre-wasabi. Nous faisons couler le tout avec une San Pellegrino et pour finir un muffin aux myrtilles. C’est light mais on n’a pas besoin de plus : Pauline ne doit pas se trouver malade dans l’avion…

Quand notre A380 pointe le bout de son nez, nous sommes bouche-bée avec ma douce : l’avion est tout simplement monstrueux. Et qui dit monstrueux dit beaucoup de passagers. Il nous faudra donc presque une heure et demie pour embarquer. Et une fois devant nos sièges, quelle agréable surprise : beaucoup de place, une grande tablette et un écran tactile avec pas moins de mille références (dont des films très récents). Les consignes de sécurité sont dispensés non pas par le personnel de cabine mais… par les joueurs du FC Barcelone ! La vidéo est juste extraordinaire ! Ça change des consignes habituelles…

Le décollage se passe en douceur : on ne sent qu’à peine l’accélération ce qui est difficile à imaginer vu l’engin ! Et comme nous avons été en mesure de traquer les différents paramètres du vol depuis notre écran, je suis fier de vous annoncer qu’un A380 décolle à une vitesse de 280km/h. Je commence par regarder un bout de Batman Begins avant de me rendre compte qu’ils ont le dernier James Bond disponible. Je le regarde donc en VO (pas de sous-titres de disponibles et j’ai trop peur d’entendre la doublure de Daniel Craig…). Et, en plein milieu du film débarque déjà notre repas : il est 17h heure française mais 19h à Doha. Au menu, une petite entrée à l’italienne : salade de pâtes avec des tomates, huile d’olive et basilic. En plat, poulet à l’orientale avec du riz safrané. Et en dessert, une patisserie à base de fruits rouge avec du crumble. Pour accompagner tout ça, nous prenons chacun un Coca-Cola vu que de l’eau minérale accompagne déjà notre plateau repas ! Autant dire que pour un repas d’avion, c’est plutôt sympathique et c’est surtout très bon !

Ce qu’on ne vous dira pas, c’est qu’une heure et demie après avoir été desservi, on nous a servi de nouveau un petit casse-croûte (ma foi fort bon lui aussi mais quelle idée !). Cet « encas » étant composé d’un feuilleté oriental au poulet et aux herbes ainsi qu’une d’un petit gâteau à l’orange et cardamome chaud, il était tout sauf un casse-croûte : nous avions déjà trop mangé… Mais gourmand comme nous sommes, nous avons tout mangé vous vous en doutez bien. Pour l’anecdote, à ce moment là, je regarde le film Everest en VO et je ne vous le recommande pas… C’est long. Pauline regardait Pocahontas, je n’en rajouterai pas, vous m’avez compris… Disney quand tu nous tiens.

Le survol du Qatar de nuit est impressionnant. D’une part toutes les villes sont très éclairées mais aussi très isolées (par le désert je pense) et reliées entre elles par des autoroutes elles aussi très éclairées : cela donne un spectacle lumineux majestueux ! Et cela donne surtout envie de revenir visiter le Qatar ! D’autre part, il est très facile de distinguer les puits de pétrole (ou de gaz qui sait car le Qatar est le plus gros producteur mondial de gaz) avec leurs énormes brûleurs situés en plein milieu de nulle part (je suppute là aussi que c’est le désert mais allez reconnaitre un désert en pleine nuit vu d’un avion) ! Le survol de Doha avant notre atterissage nous permet de découvrir des airs cette ville avec ses nombreux grattes-ciel sur l’eau. Décidément, cela interpelle et donne vraiment envie d’en savoir plus ! Nous ne connaissons en définitive que très peu le Qatar (hormis par le PSG et la future coupe du monde de football)…

L’atterrissage se fait comme à Nice : l’aéroport est construit sur l’eau ! Sauf que là, nous ne parlons pas de poser un A319, A320 ou A321 mais un A380. Surtout que notre commandant de bord prend son temps pour la manoeuvre mais la piste est particulièrement longue. Une vraie merveille : j’ai vraiment adoré ce vol !

L’aéroport de Doha est franchement énorme : nous commençons donc par faire la queue pour les correspondances. Nous repassons nos affaires sous les portiques de sécurité (est-ce bien utile vu que nous débraquons d’un avion ?). Et en entrant dans le terminal, nous tombons sur une quantité astronomique de boutiques en dutty-free et nous nous promettons de mieux les visiter au retour vu que nous aurons quelques trois heures d’attente entre nos deux vols… Nous reconnaissons rapidement une boutique du PSG, clin d’oeil pour Maxime et Hugo. Pauline est moins ravie que vous les gars !

Nous prenons un café bien mérité (moccha pour Paulinette et expresso pour moi). Et en arrière plan de notre Starbucks local, nous voyons un BK (je pense à mon chef, Greg et lui envoie une photo pour l’occasion !) et nous nous promettons de manger un Whopper au retour (si nous avons faim evidémment !).

Le transfert vers notre A321 qui nous mènera aux Madives se fait directement sur le tarmac qatari. Nous prenons une petite navette climatisée qui nous emporte jusqu’aux escaliers mobiles de l’avion. Nous n’avons jamais vu un A321 pareil : la business donne tellement envie avec ses sièges énormes inclinables et son grand écran tactile. Mais nous ne savions pas que là aussi, la classe éco était luxueuse avec des sièges inclinables, une grande tablette et surtout un écran tactile qui, lui aussi, possède le même catalogue que sur l’A380. Qatar Airways ne se paye décidémment pas de notre tête ! Pauline en a fait sa compagnie de prédilection ! Mon chauvinisme me laisse à croire qu’Air France propose au moins aussi bien sur ses longs et moyens courriers… L’avenir nous le dira !

Le décollage se fait en douceur mais le pilote nous a prévenu : le vol sera « bumpy ». Et il l’est, les turbulences sont tellement importantes que Pauline en est presque malade (Greg a donc « presque » gagné son pari…). Surtout que le personnel de cabine tient à nous servir un repas : il est 2h du matin heure locale et 4h si on considère l’heure des Maldives (et 5h si l’on considère l’heure de notre atoll). Ce n’est clairement pas l’heure de manger, nous refusons donc poliment notre plateau (et nous ne sommes pas les seuls) mais les hôtesses sont confuses. Il ne doit pas y avoir beaucoup de clients qui refusent un service gratuit…

Le vol a beau être fortement perturbé, j’arrive à dormir quasiment tout le vol (qui aurait dit que je dormirai plus que la plupart des gens alors que j’ai soit disant peur en avion)… Peut-être ai-je moins peur que ce que je le laisse sous-entendre ?

Le survol des atolls maldiviens est extra : les lagons bleu turquoise nous laissent rêveurs. Qui ose croire que dans quelques heures nous nous prélasseront dans ces eaux à 27°C ?

L’atterissage à Malé est lui aussi très impressionnant car, au delà du fait que l’aéroport se trouve sur l’eau, il est en fait situé sur un îlot propre. Nous ne voyons donc la piste qu’au dernier moment : tout le reste n’est qu’océan. Mais je n’ai pas eu peur une seule seconde, je me sens à l’aise avec Qatar Airways (sponsor du Barca pour ceux qui n’auraient pas suivi, équipe qui vient de battre Arsenal 2-0 à Londres pour le match aller des huitièmes de finale de Champion’s League. Ça ne sera toujours pas pour cette année…).

L’aérogare est aussi petite qu’on nous l’avait décrite : un petit service de douane et surtout tous les personnels qui s’affairent aux différents transferts entre Malé et les atolls-hôtels ! Mauvaise surprise en découvrant qu’une de nos valises a perdu ses roues pendant l’un des vols : le transfert a du être brutal ! C’est la vie et nous avons une assurance pour ça !

Le transfert est extrêmement bien organisé : nous allons au comptoir de notre hôtel gentiment indiqué par une personne de l’aéroport. Un monsieur nous prend alors en charge et porte même nos valises jusqu’à un nouveau comptoir qui s’occupe du transfert des bagages vers les hôtels en hydravion. Ce même monsieur nous donne ensuite des billets pour notre vol en hydravion en nous indiquant de monter dans une petite navette qui doit nous conduire au Terminal A. Une fois arrivés, on nous oriente vers le salon lounge dédié à notre hôtel où un petit buffet nous attend. Nous nous posons dans des banquettes très confortables dans cette grande pièce climatisée avec des bouteilles d’eau fraîche ! Le bonheur !

Un monsieur me demande alors de remplir plusieurs informations pour l’hôtel sur un iPad. On a beau être à l’autre bout du monde, c’est hyper connecté ! Pas mal de monde commence à entrer dans notre lounge et nous commençons à douter avec Pauline : nous croyions arriver dans un petit hôtel et nous sommes déjà une vingtaine de personnes dans la pièce. Quand on nous indique que notre hydravion est prêt, nous nous rendons compte que nous sommes les seuls à aller à Maafushivaru (car le lounge est en fait pour la chaîne qui détient notre hôtel mais aussi d’autres atolls). Tant mieux, nous voila rassurés !!!

Nous remontons donc dans une petite navette qui nous amène jusqu’à une jetée où de nombreux hydravions (une trentaine) stationnent : c’est un vrai business !!!

Nous attendonc donc quelques minutes dans une petite pièce climatisée (il fait 29°C à l’extérieur) et on finit par nous indiquer que notre hydravion est fin prêt. Nous arrivons donc à la jetée où notre bel hydravion Trans Maldivian Airlines jaune et bleu attend patiemment ! On comprend vite que ça va être folklorique : les pilotes portent certes une chemisette avec épaulières et autre pin’s mais ils sont surtout en short, tongs et portent des Ray Ban !

Nous montons donc à l’avant de l’hydravion juste derrière le poste de pilotage (ouvert aux yeux de la cabine). Nous sommes prêts pour partir à l’aventure ! Le décollage se fait en fait tout en douceur et à quatre mains (cf. vidéo) ! Le seul point dérangeant est le bruit : ils nous ont distribué des boules Quiès, il fallait s’y attendre ! Mais quel bonheur ! Les pilotes ont beau être « roots », le vol est vraiment agréable et sans encombre ! Nous survolons de nombreux atolls-hôtels : nous touchons presque au but. Au bout de vingt-cinq minutes de vol, nous survolons notre hôtel que je reconnaitrais parmi cent autres. J’ai toujours un peu d’appréhension quant à l’atterrissage (ou plutôt amerrissage) mais passons… Je ne suis pas le seul à m’inquiéter mais je me dis que, vu leur petit business, ils doivent faire ça comme des chefs !!!

Autant vous dire que c’est quand même impressionnant : plutôt que de descendre graduellement comme le ferait un avion de ligne, le but est de piquer du nez vers l’eau et de relever la tête à quelques mètres de la surface ! Amateurs de sensations fortes, c’est pour vous ! Mais l’amerrissage à proprement parler est impeccable, nous ne sommes presque pas secoués !

Nous voilà donc presque à Maafushivaru mais je laisse maintenant la parole à Pauline qui est chargée de l’explication de notre premier jour sur place avec notamment la découverte de l’hôtel et de notre villa sur plage !

Quelle journée les amis : éprouvante certes mais elle en valait la peine, nous sentons que cette lune de miel sera inoubliable !