Ce matin : neuf heures tapantes, le réveil sonne. Il faut se lever, se doucher puis nous descendons petit déjeuner. Fort de notre expérience de la veille, nous avons considérablement augmenté nos quantités de nourriture afin d’éviter le petit creux de 14h30. De plus, nous emportons deux pommes avec nous pour au cas où.
Nous montons récupérer nos bouteilles d’eau (accessoire indispensable par 36°C), l’appareil photo et le guide vert puis nous nous mettons en route en direction du Campanile et de ses 414 marches.

Après un petit temps d’attente, nous nous lançons dans notre folle ascension par des escaliers tortueux. Après une myriade de marches, ouf enfin le premier pallier!! On reprend son souffle, on boit un peu et enfin on admire le paysage (pas de trop près tout de même pour Guillaume). Puis on se remet en route pour atteindre le deuxième pallier puis le troisième. De là, nous avons déjà une très belle vue sur Florence et nous voyons une partie des cloches qui trônent dans ce Campanile. L’ascension s’arrête là pour Guillaume qui est déjà monté bien courageusement jusqu’à cette hauteur malgré son vertige. Grand bien lui en a pris : en effet, les escaliers pour accéder à la terrasse sont vraiment très étroits, très peu éclairés et une fois là-haut nous sommes très haut. Tout pour avoir une crise de claustrophobie ou de vertige…! Je suis donc montée toute seule, armée de mon seul courage et avec pour mission de prendre des photos. Une fois là-haut, quel panorama!! Une très belle vue de Florence s’étend devant mes yeux émerveillés. Je dégaine donc mon appareil et me charge de prendre les photos. Une fois ma mission accomplie, il me faut redescendre, retrouver mon bel amoureux qui m’attend au troisième pallier. Après un petit peu d’eau, c’est reparti pour la descente!!
Une fois les 414 marches descendues, nous pouvons enfin nous reposer un peu à l’ombre avant de nous remettre en route en direction du Palazzo Pitti, notre réel objectif de la journée.
Nous devions en effet visiter le palais Pitti et faire une promenade dans les jardins de Boboli, seulement, une fois arrivés à la caisse, nous nous rendons vite compte qu’il n’existe que deux possibilités : soit un billet regroupant la Galleria Palatina, la Galleria Arte Moderna et l’Appartamenti Reali soit un billet regroupant le jardin de Boboli et d’autres musées comme celui du costume et de l’argenterie. Nous nous décidons donc pour la formule n°1, le prix des billets étant un peu cher.

Petit point historique : le palais Pitti est un palais qui a appartenu tout d’abord à la famille Pitti, famille ennemie des Medicis puis a été récupéré par les Medicis par Eléonore de Tolède qui lui donna ses dimensions actuelles.
Nous entamons notre visite par une très belle exposition de tableaux de Carlo Dolci, peintre italien du XVIIème siècle, ayant peint quasiment exclusivement des peintures sacrées. Ses toiles sont assez colorées et pleines de réalisme, ce que j’apprécie assez. Mais ce que nous aimons par dessus tout, ce sont les plafonds des salles dans lesquels a lieu l’exposition. Ils sont magnifiques et me font penser à la chapelle Sixtine.
Nous continuons sur la Galleria Palatina qui me semble décevante comparé à ce à quoi on s’attendait. En effet, les murs des salles sont remplis quasiment du sol au plafond par des toiles ce qui fait qu’on ne peut pas les apprécier à leur juste valeur. Dans les premières salles, on essaye de tout regarder, de porter un jugement sur chaque toile, de passer du temps à admirer le travail de l’artiste puis, plus les salles passent, plus on se concentre exclusivement sur les artistes connus comme Raphaël, Tintoret, Titien… Pour ma part, je trouve que les toiles sont plus sombres et moins colorées que celles de Dolci et donc j’apprécie moins.
Une fois les 35 salles terminées, j’avais presque le syndrome de Stendhal. Et pourtant la partie musée n’était pas finie!!
Nous avons fait une petite pause en visitant les appartements royaux qui étaient très beaux, très richement décorés. Nous avons tout particulièrement apprécié la salle de bain de Napoléon!
Puis nous revoilà partis pour un autre musée : la galleria d’Arte Moderna et ses 24 salles. Je ne ferai pas trop de commentaires sur cette partie si ce n’est que nous ne connaissions pas les peintres pour la grande majorité d’entre eux et que le syndrome de Stendhal me gagnant de plus en plus nous avons plus survolé les pièces qu’autre chose.
14h15 nous voilà sortis ! Petite pause au pied du Palazzo pour manger notre pomme et boire un peu d’eau. Au vu de l’heure, j’ai la bonne idée de regarder le guide vert afin de choisir une activité pour l’après-midi! Guillaume toujours prêt à me suivre, accepte la ballade que j’ai choisi et qui me paraissait être une ballade dans la nature ! Mais quelle erreur !!!

Nous avons donc décidé de faire la promenade des collines. Tout commence au travers de petites ruelles très atypiques. Puis nous avons franchi une petite porte romaine : la porte San Miniato et c’est là que ça a commencé à se compliquer.
Nous nous sommes mis à gravir des escaliers (et oui encore !!) qui étaient là aussi bien raides, avant d’arriver à un superbe point de vue sur toute la ville de Florence.

Une fois arrivés sur ces hauteurs, nous nous sommes dépêchés d’acheter une bouteille d’eau car la soif se faisait sentir après cette longue promenade. Nous avons continué de grimper jusqu’à San Miniato al Monte, et sa fabuleuse église Saint-Minias. De là, la vue sur Florence est encore plus époustouflante que lors de notre ascension première, nous nous empressons donc de prendre des photos.
La façade de l’église se compose d’une alternance de marbre vert et blanc et d’une mosaïque sur le fronton triangulaire représentant le Christ entre la vierge et Saint-Minias. L’intérieur nous a tout autant charmé que la façade. Là encore avec une dominance de vert et de blanc. Cette basilique surplombe un magnifique cimetière dans lequel Guillaume aimerait bien connaître son dernier repos.
Une fois arrivés là, il ne nous reste plus qu’à tout redescendre. Nous suivons notre guide qui nous mène tout droit jusqu’au Forte del Belvedere où nous attendait là encore un panorama. Seulement, une fois arrivés au belvédère, nous étions assez fourbus, nous avions mal aux pieds et nous ne pensions qu’à une chose : rentrer à l’hôtel. Nous n’avons donc pas pris le temps de regarder le panorama et sommes plutôt passés à côté afin de continuer notre périple.
Après nos 17 kilomètres de marche sur la journée nous voilà enfin arrivés à l’hôtel !! Nous nous sommes attablés dans la salle des collations pour boire un petit rafraichissement avant de monter nous doucher et nous reposer.
19 heures, nous nous armons de courage et nous partons en quête d’un petit restaurant: Guillaume avait trouvé quelque chose qui lui semblait bien pas très loin de l’hôtel mais n’ayant pas eu le courage de réserver nous avons donc décidé d’y aller très tôt. Le repas était un vrai régal avec une petite entrée offerte par la maison. En effet le serveur nous a apporté un verre de vin chacun et des petites parts de pizza. Les pâtes qui ont suivi étaient délicieuses et d’une superbe fraîcheur avec le beau morceau de burrata qui culminait sur le dôme de pasta ! Le gâteau au chocolat en dessert que nous avons partagé n’était franchement pas mal non plus et nous avons même eu droit à un verre de limoncello offert par la maison ! Bref, un super restaurant que ce Fuoco Matto. Nous y retournerons d’ailleurs certainement avant notre départ de Florence !
Demain nous allons essayer de visiter la galerie des Offices, si les quatre heures de queues ne viennent pas à bout de ma patience avant… Je prévois déjà de faire un syndrome de Stendhal avant la fin de la journée mais vous n’en saurez rien car demain ce sera à Guillaume de raconter notre journée – ou pas – !


































