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Maldives - Février 2016

Journée farniente et changement de chambre

Nous nous réveillons un peu fatigués de tous ses réveils matinaux mais quand même excités par l’aventure qui nous attend!

Nous finissons de boucler les valises, nous prenons des photos de la chambre pour garder des souvenirs puis, comme demandé par l’hôtel, nous laissons, après moult débat, nos bagages devant la porte de la chambre à 7h45. Nous nous rendons à la réception de l’hôtel pour avoir nos nouvelles clés!

Manque de chance, la machine qui magnétise les clés ne fonctionne plus. L’hôtel n’est donc pas en mesure de nous fournir nos nouvelles clés. Cependant, vu que nous avons mon sac à main et la saccoche de Guillaume nous voulons tout de même accéder à la chambre tout de suite. Un bagagiste nous attend donc à l’entrée avec la porte ouverte et nos valises déjà rangées à leur place.

Nous rentrons dans la chambre et nous sommes tout de suite émerveillés! Rien à voir avec la première qui était pourtant déjà parfaite. De partout, nous avons vu sur l’eau turquoise du lagon! Quel bonheur!

Guillaume choisit la place du lit qui donne sur les grandes baies vitrées et donc sur la vue du lagon pendant que je dois me contenter de la vue sur le mur, mais la bataille n’est pas finie!! J’ai en effet un argument de choc pour le faire changer de place : la climatisation se trouve au dessus de ma partie du lit et je ne pourrai jamais dormir avec ce vent froid qui me souffle dessus. Je sens que dès ce soir nous aurons inversé les places dans le lit!
Une fois la chambre en elle-même découverte, nous partons explorer les autres pièces. Il y a un petit sas contenant les bagages et la penderie, et qui conduit également dans la salle de bain. Guillaume m’emmène tout content dans cette dernière pièce pour que je puisse admirer la baignoire qui m’attend et la douche qui communique directement avec notre terrasse. En effet, cette villa aussi est munie d’une petite terrasse avec un canapé plus petit que le précédent et deux chaises longues.
Dans la continuité de la terrasse, nous avons un escalier qui nous permet de descendre directement dans l’eau turquoise depuis chez nous. Ça donne déjà envie de se baigner, mais chaque chose en son temps.

Nous partons direction la salle du petit déjeuner car cela fait déjà plus d’une heure que nous sommes levés et nous n’avons toujours rien avalé ce qui est, pour moi, un vrai calvaire.

Guillaume commence par une assiette salée : bacon, oeufs brouillés, beans, pommes noisettes… bref, la totale! Moi je me contente d’une gauffre et d’un pain au chocolat… Je ne suis pas trop dans mon assiette et j’ai un peu la nausée. Nous prenons tout de même nos traditionnelles céréales ainsi que nos cafés respectifs (latte et double expresso) et du jus de fruit.
Une fois toutes ces provisions avalées, nous nous dirigeons vers l’accueil avec l’espoir de pouvoir récupérer nos clés. Mal nous en a pris, la machine n’est toujours pas fonctionnelle. Un autre membre du personnel vient donc nous ouvrir la porte de notre villa lorsque nous y arrivons.

Après la lecture de l’intégralité de la brochure du spa, pendant que Guillaume faisait sa sieste quotidienne, j’arrive enfin à le réveiller et à le convaincre d’aller à l’eau. Nous nous préparons donc (maillot de bain, crème solaire, matériel de plongée), et c’est à ce moment là que le monsieur de l’accueil est venu nous apporter les clés.
Je pense qu’il ne s’attendait pas à ce que je sois en maillot de bain ou tout simplement à ce que ça soit une fille qui lui ouvre (il est conseillé d’éviter de trop se promener en maillot de bain ou en tenue suggestive pour respecter la religion des locaux) et son regard a irrémédiablement été attiré par un autre point d’intérêt que mes yeux (vous me comprenez?)… C’est donc toute embarrassée que je suis retournée finir de me préparer.

Après tous ces préparatifs, nous nous jetons à la conquête de l’océan. L’eau n’est pas très profonde en bas de notre ponton, elle nous arrive tout juste à la taille ce qui est plutôt pas mal car cela évite de rentrer trop brutalement en contact avec l’eau « froide ».
Nous partons tranquillement nager et nous nous dirigeons vers un autre chemin pour sortir du récif corallien. Alors que nous nagions tranquillement, une tonne de déchet croise notre route : un cageot en plastique, un gros bidon vide et de nombreux morceaux de plastique. Nous nous précipitons pour sortir tout ça de l’eau et préserver un peu l’environnement qui nous entoure! Quelle honte! Comment des gens peuvent jeter des choses dans l’eau? Je suis révoltée!

Une fois notre devoir accompli, nous continuons notre chemin en direction des profondeurs, seulement le problème c’est que le passage nous permettant de sortir de la barrière de corail est vraiment peu profond et de ce fait nous risquons à tout moment de nous faire griffer par du corail. Nous l’empruntons toutefois courageusement, l’un après l’autre jusqu’au poteau marquant la sortie du lagon. Nous nageons à contre courant le long de la barrière de corail, observant les poissons. Mais très rapidement Guillaume décide de rentrer car nous n’arrivons pas trop à nous comprendre. Nous faisons demi-tour et réempruntons notre passage étroit.

Une fois arrivés sur le sable fin nous nous arrêtons pour débriefer et nous comprenons alors que nous sommes à marée basse d’où le fait que le chemin ne soit pas trop empruntable. Je comprends également que les signes qu’il me faisait n’étaient pas « fait attention ne passe pas là le poisson est en train de mourir et ça peut être dangereux » (parce que je voyais qu’il ne bougeait plus, penché sur le côté) mais plutôt « continue ton chemin et ne fait pas peur au poisson qui est à la station de lavage »… grosse incompréhension effectivement!

Quelques battements plus tard, nous voilà de retour au bas de notre ponton. Nous remontons nous étendre pour sécher au soleil sur nos chaises longues. Très rapidement, je sens que les rayons du soleil sont assez violents, qu’il ne doit pas être loin de midi et que donc il faut rentrer. Nous filons tranquilement nous doucher puis nous nous préparons pour aller déjeuner.

Au menu de ce midi, je choisis de faire léger, nous prenons donc une moyenne assiette de crudité pensant en rester là. Mais la curiosité est un vilain défaut, nous faisons donc un tour au buffet chaud, où je prends un tout petit peu de pâtes bolognaise, histoire de compenser l’énergie brulée par la plongée du matin, pendant que Guillaume prend du poisson frit et des röstis. Pour le dessert, un peu d’anans et un minuscule bout de tarte au chocolat et le tour est joué.

Un expresso plus tard, et nous voilà de retour dans notre chambre. Nous bouquinons tranquilement sur le petit canapé, les chaises longues étant en plein soleil.

Vers 16h, nous décidons de nous baigner. Deuxième temps de préparation, important car nous récupérons à peine de nos coups de soleil de jeudi, et nous nous jetons à l’eau. Et quand je dis que nous nous jetons à l’eau, je parle littéralement, en effet, nous sommes maintenant à marée haute et donc nous n’avons quasiment plus pied au bas de notre échelle. Nous partons en direction du large, à la recherche de notre requin d’hier. Cependant l’océan se montre assez turbulent, et une fois arrivé au poteau marquand la sortie de la barrière, nous décidons finalement de nous contenter d’un tour à l’intérieur de la barrière.

Nous nous promenons en obervant les petits poissons qui ne se doutent de rien (ou presque!!). Chemin faisant, nous revenons malgré nous vers le ponton, mais je trouve que le temps passé dans l’eau n’est pas suffisant et donc je repars pour quelques coups de palmes de plus à contre courant, histoire de mériter un dîner ce soir! En revenant vers Guillaume, ce dernier insiste pour m’apprendre à plonger et à nager au fond de l’eau avec le tuba. Nous faisons donc plusieurs essais, qui me semble assez satisfaisant à mon goût mais qui ne plaisent pas à mon instructeur… Peu m’importe, l’important c’est que ça me convienne à moi! De plus, j’en profite pour collecter d’autres déchets qui polluent notre bel océan… décidément.

Quelques palmées plus tard, nous voilà de retour sur notre ponton et même dans notre douche. Une fois propres et secs, nous nous passons de la crème hydratante et de la biafine sur le corps que nous soumetons à rude épreuve entre le soleil et l’eau salé, le pauvre a besoin de récupérer.
Une fois la peau douce, je m’attelle à l’écriture de notre journée pendant que Guillaume lit tranquillement son livre.

Avant d’aller manger, je soumets mon argument pour la climatisation, Guillaume se moque de moi, afin de garder sa place. En effet, je ne supporte pas de dormir dos à la porte d’entrée d’une pièce, or la porte d’entrée se trouve du côté gauche du lit, soit sous la climatisation… Gros dilemme!

Nous partons boire un petit cocktail avant d’aller au buffet. Guillaume prend un « el presidente » constitué de Gin, Rhum, citron et grenadine, et moi je choisis un « cool breeze » avec de la menthe, du citron et du sprite.

Le cocktail était pour ma part bien meilleur que celui que nous avions pris l’autre jour, pendant le talk d’Amanda et qui m’avait un peu déçu.

Une fois nos boissons savourées, nous nous dirigeons vers la salle de dîner. Le thème de ce soir : BBQ ce qui me laisse perplexe. Qu’est ce que cela peut-il bien vouloir dire? Y’aura-t-il un barbecue? Les aliments seront-ils passés sur un grill avant de nous être présentés, comme d’habitude, sous les cloches? Bref beaucoup de questions!

En approchant, nous distinguons plusieurs barbecues situés en extérieur avec des cuisiniers devant pour nous préparer ce que l’on veut à la demande.

Nous avalons donc rapidement notre entrée et nous nous dirigeons vers le barbecue. Guillaume prend du poisson et moi du boeuf, Miam! Et que vois-je à côté du barbecue? des pâtes à l’arrabiata!! Ma passion des vacances de cet été si vous vous souvenez! Je me précipite pour en prendre, et bien à mon malheur rajoute du piment qui se trouvait dans un petit pot à côté! Je ne sais pas ce qui m’a pris… mon cerveau avait du mettre de côté le fait que depuis notre arrivé nous n’avions mangé que des choses épicées et que donc l’arrabiata devait sûrement déjà être épicée. En tout cas, je me suis régalée malgré le suplément au piment.
En dessert, un peu de pudding banane et de salade de fruit pour moi et une tarte aux myrtilles avec en plus des morceaux d’ananas pour Guillaume.

Après notre savoureux repas, Guillaume me convainc d’aller prendre un café et jouer aux échecs au water bar.

Première partie, je me fais largement écraser, n’ayant plus vraiment l’habitude de jouer. La deuxième partie a été plus compliquée et aucun de nous deux n’a été déclaré vainqueur après une longue bataille. Nous avons donc rangé le jeu car il était déjà tard et nous nous sommes dirigés tranquillement vers notre villa. Chemin faisant nous avons croisé de nombreux crabes qui se promenaient, contents que le soleil soit tombé, ainsi que quelques Bernards-L’hermite pour mon plus grand bonheur.

A demain pour une autre journée sûrement pleine d’émotion!

PS: j’ai gagné, je dors près de la fenêtre et Guillaume sous la clim!

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Maldives - Février 2016

Kayak-snorkelling day

Aujourd’hui, c’est tout excité que nous nous levons pour notre sortie de kayak-snorkelling. Après un bon petit déjeuner, où Guillaume a enfin trouvé les oeufs et le bacon, nous allons nous préparer dans la chambre. Une fois la crème solaire étalée et le sac fait, nous nous dirigeons vers le centre de plongée! Mauvaise pioche, le rendez-vous avait en fait lieu à l’accueil.

Une fois Amanda trouvée, nous remplissons les papiers pour signifier que nous sommes pleinement conscients des risques encourus et autres (pas très rassurant)… Nous rencontrons également notre binôme du jour : un couple d’allemand également venu en lune de miel ici. La femme n’ayant jamais fait de snorkelling, cela me rassure, le niveau ne sera pas trop fort.

Nous suivons Amanda jusqu’aux kayaks, nous les préparons, prenons un petit cours pour apprendre à monter et descendre du canoë en pleine mer sans le retourner et nous nous mettons en route.

Au début, pas trop facile de retrouver ses marques avec les rames… Il me faut un petit temps d’adapation mais une fois le rythme trouvé, je me lance à la suite de mes camarades direction l’île de Lonubo.

Nous pagayons gaiement sur la mer un peu agitée puis nous finissons par acoster sur l’île. Nous mettons les canoës sur la plage puis nous faisons un petit tour de l’île à pied car Amanda cherche des oeufs de tortue (que nous ne trouvons pas). Je remarque que si il n’y a pas d’oeuf, l’île est toutefois vraiment charmante. Il n’y a pas beaucoup de monde, donc l’endroit est plutôt calme et il y a des chaises longues et des toilettes (il faut quand même le noter)… Je le retiens pour une prochaine journée, vu que le transport pour l’île en bateau est gratuit, pourquoi s’en priver?

Après cette courte promenade sur l’île, nous enfilons notre équipement afin de partir à la découverte de l’océan et de tout ce qu’il a de plus beau. Amanda me réexplique comment palmer car nous venions également pour avoir des conseils sur l’utilisation du matériel! Elle nous donne également une autre astuce : mettre du savon (une toute petite quantité bien sûr) dans le masque puis le rincer avant de le porter permet d’éviter la formation de buée. Lorsque tout le monde est prêt et les derniers détails réglés nous nous mettons en route à la suite de notre biologiste marine.

Un monde merveilleux s’offre à nous avec de nombreux poissons multicolores, Amanda nous montre les choses, nous les explique et c’est vraiment très agréable. Nous pouvons même observer une station de nettoyage : un endroit où les poissons viennent pour se faire nettoyer par d’autres poissons. Effectivement de nombreux gros poissons sont amassées là dans l’attente d’un nettoyage et un tout petit poisson se promène sur eux! C’est vraiment fantastique. Nous observons les coraux que nous avons vu hier lors de la présentation. Nous avons également la chance de croiser deux poissons-ange qui sont des poissons assez rares aux dires de notre guide. Ils sont en tout cas vraiment magnifiques, très colorés voire limite brillants! Je comprends bien d’où vient leur nom.

Après avoir bien observé, nous retournons à la plage pour récupérer les bateaux afin d’aller mouiller un peu plus au large.

Nous suivons Amanda qui nous guide à un point d’amarage précis. Elle plonge pour y accrocher son bateau pendant que nous nous équipons : c’est maintenant qu’il va falloir se souvenir de ses conseils pour descendre du bateau sans le retourner. Une fois nos kayak accrochés au sien, nous nous jetons à l’eau. Mission accomplie : mon kayak ne s’est pas retourné!

Un autre récif de corail nous attendait, prêt à être scruté et observé dans les moindres détails. Nous commencons tranquillement notre balade par des observations de poissons et de coraux ainsi que des énormes bénitiers multicolores. Nous voyons aussi quelques énormes concombres de mer qui trônent au fond de l’eau. Je trouve qu’il y a plus de diversité de poisson que ce que nous avions observé aux abords de l’île.
Tout à coup, au loin, nous voyons…… un requin à pointe noir!!! Je suis toute excitée, j’espérais tellement en voir!! Il est là, à côté de nous, il nage majestueusement, sans s’occuper de nous. Nous essayons tant bien que mal de le suivre mais il nage bien plus vite que nous. Nous le perdons dans les tréfonds de l’océan. Nous continuons donc nos observations de la faune océanique. Partout il y a quelque chose de magnifique à regarder, c’en est presque étourdissant.

Nous avons la chance et le bonheur de croiser la route d’un deuxième requin à pointe noir (ou peut être le même qui sait?). Cette fois nous le voyons de plus près que le premier et nous lui suivons vraiment pendant un temps qui me parait infini tellement je suis heureuse! Mais comme son prédecesseur, il fini par disparaitre au loin, là où l’océan est plus sombre et beaucoup beaucoup plus profond.

Nous repartons donc en promenade autour de notre corail. Amanda regarde partout, furette sous chaque corail à la recherche de quelque chose à nous montrer, et d’un coup, elle trouve ce qu’elle cherchait: une murène. C’était comme si elle nous attendait tranquille dans son trou. Nous l’observons à tour de rôle, nous apporchant du trou dans lequel elle se terre pour pouvoir admirer sa tête. La murène ne bouge pas et se laisse observer tout en ouvrant et fermant sa gueule paresseusement pout respirer.

Nous continuons encore quelques battement de palmes puis nous finissons par retourner aux canoës. En effet, il est largement temps de rentrer.

Nos passons donc à la deuxième partie de la leçon d’Amanda : remonter sur le canoë sans point d’appui et sans le retourner.

Je pars bien évidemment d’avance perdante, quant on connaît mes capacités à me relever d’une chute en poussant sur mes jambes on sait déjà que je ne vais pas y arriver. D’ailleurs, Guillaume prudent reste à côté de moi pour m’aider pendant qu’Amanda tient le canoë de l’autre côté pour ne pas qu’il chavire.

Quelques efforts plus tard, nous voilà tous dans nos canoës respectifs et nous prenons le chemin du retour avec plein de souvenirs dans la tête.

Nous pagayons tranquillement sous les rayons du soleil meurtrier, en effet, nous ne le savons pas mais il est quasiment 13h, alors autant vous dire que le soleil est à son zénith et qu’il brûle plus qu’il ne tape.

Une fois arrivés sur la terre ferme, nous rangeons notre matériel puis Amanda nous fait faire quelques petits étirements pour que nous n’ayons pas de courbatures! C’est assez amusant. Elle nous montre également le repère des Bernard-Lhermittes qui ont élu domicile à côté de l’abri pour les canoës. Ils sont très drôles à regarder, ils courent avec leur petite coquille sur le sable, je trouve ça trop mignon. Cependant je suis quelque peu surprise, je croyais qu’ils seraient bien plus gros! En fait ce sont des toutes petites bêtes dans des tout petits coquillages!

Après cette dernière observation, nous nous quittons et retournons chacun à nos villas.

Guillaume et moi nous empressons de prendre une douche pour nous débarasser de tout le sel que nous avons sur nous et nous constatons les premiers dégâts: nous avons le dos rouge comme des écrevisses! Aïe aïe aïe!!! La plongée entre 11h et 13h c’est mortel!

Nous rinçons notre matériel et partons toutefois nous ravitailler au buffet : 1h de kayak et 2h de plongée ça creuse!!

Une petite entrée pour nous mettre en appetit et nous nous dirigeons ensuite vers les plats chauds. Manque de chance, il n’y a quasiment rien que j’aime ce midi! Je me rabat donc sur des pâtes au saumon, un peu de brocolis et voilà! Guillaume prend la même chose… le repas est vite fini, il n’y avait pas grand chose dans nos assiettes. Pour le dessert, un peu de pudding, un peu de tarte aux pommes et un peu d’ananas.
Le café avalé et toute la bouteille d’eau finie et nous retournons vers notre domicile pour regarder les vidéos que nous avons prises plus tôt dans la journée. Certaines sont vraiment très bonnes, d’autres un peu moins. Nous avons même une vidéo où on voit l’un des requins!!!

Nous nous tartinons de biafine à multiples reprises et décidons de rester un peu à l’intérieur pour reposer notre peau qui a bien souffert ce matin. Guillaume, vous le connaissez, en profite pour dormir une petite heure pendant que je vous écris.

Vers 16h, nous décidons de ressortir, maintenant que le soleil est moins fort. Nous nous tartinons de crème solaire et allons bouquiner sur une chaise longue. Nous nous risquons également à nous mettre à l’eau, et quel soulagement pour nos coups de soleil qui profitent de l’eau mi-tiède pour se refroidir. Pendant notre baignade, nous avons le plaisir d’observer une chauve-souris géante qui vole au dessus des palmiers. Décidement que d’observations pour la journée!

Une fois le soleil couché nous rentrons nous doucher et nous reposer (autre tartinage de biafine pour nous soulager)! Nous décidons également de prévoir notre emploi du temps pour les jours à venir : entre plongée avec les requins-baleine, plongée avec les raies, plongée de nuit avec Amanda, notre dîner en tête à tête, la plongée sous marine qu’on veut tester… Notre planning risque d’être assez chargé!

Bien évidemment, comme prévu par la météo, la pluie arrive! Elle reste toutefois encore timide pour le moment, heureusement. C’est donc sans parapluie que nous nous dirigeons vers l’accueil afin de réserver nos activitées. Nous réservons la baignade avec les requins baleine pour lundi, avec les raies mantas pour mardi et petit problème, la plongée de nuit est aussi prévue au mardi.
Nous décidons d’aller dîner pour réfléchir à ce problème tout en espérant croiser Amanda et pouvoir la questionner.

Au menu de ce soir : Curries… à comprendre différentes recettes à base de curry.
Les entrées sont invariablement les mêmes, à quelques détails près. Pour le plat chaud, Guillaume s’est senti intrépide et a goûté à toutes les recettes ou presque. Il a pris un peu d’agneau, un peu de poisson, un peu de porc et le tout accompagné de riz madras. Moi je me suis contenté de porc et de riz. C’était dans l’ensemble assez bon, le porc était bien relevé et le riz avait quelques morceau d’ananas qui faisait un ensemble sucré-salé de qualité. Nous avions repéré qu’il y avait un stand avec des petites parts de pizza, nous en avons pris une chacun pour goûter ainsi qu’un espèce de beignet de poisson pour Guillaume. Là encore c’était bon mais cette fois sans plus.

Au dessert, Guillaume a joué l’intrépide. Il a pris un peu de tous les desserts dont des gâteaux qui ne faisaient absolument pas envie. Je pense que j’ai eu raison de me contenter du beignet de pomme et de morceaux d’ananas car la majeur partie de ses desserts, selon ses dires, n’étaient vraiment pas top.

Une fois le café de Guillaume avalé, nous prenons notre courage à deux mains (enfin surtout moi) et nous allons discuter avec Amanda pour savoir ce qu’elle pense de la plongée avec les raies. Elle nous conseille effectivement de la faire demain au cas ou la météo changerait pour mardi ou au cas ou il n’y aurait pas assez de monde et que la sortie soit annulée.

Après un changement de réservation à l’accueil, nous nous arrêtons un peu sur la plage pour observer l’orage qui se détroule pas loin, sur un autre atoll puis nous rentrons!

Demain le réveil sonnera à 7h00… je sens que ça va être difficile et que Guillaume ne sera pas le seul à faire une sieste demain!

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Maldives - Février 2016

Giant clam from Lonubo

Giant clam
Giant clam from Lonubo
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Premier jour au paradis

Une fois atterri, nous débarquons sur un ponton au milieu de nulle part. Ce morceau de bois perdu au milieu de l’eau ne fait que tanguer, le mal de mer se fait ressentir de mon côté! Tout d’abord, je ne comprends pas bien ce que l’on va faire au milieu de l’eau puis nous remarquons différents bateaux faisant la queue près du ponton. Heureusement, le deuxième bateau à accoster et le nôtre. Nous montons que tous les deux à bord, nous sommes les seuls à aller au Maafushivaru. Deux employés de l’hôtel portent gentiment nos bagages sur l’embarcation et nous nous mettons en route direction notre île.

À mesure que nous voguons sur la mer, nous voyons les contours de sable blanc de l’île se rapprocher. Le personnel arime le bateau à un ponton et nous descendons : nous voilà enfin arrivés au bout de notre périple! Nous touchons presque au rêve après de nombreuses heures de voyage, d’attente, et un nombre incroyable d’embarcations différentes: 3 avions et un bateau.

Un petit cocktail de bienvenue nous attendait à l’accueil de l’hôtel où, Alexandra, notre charmante hôtesse, nous préparait nos papiers. Une fois les documents et les clés en main, Alexandra est venue nous présenter l’hôtel, les différentes activités disponibles et autre.

Nous apprenons alors deux grandes nouvelles:
– l’hôtel nous propose de nous upgradder pour deux nuits en water villa en plus des deux nuits que nous avions réservées, ce qui fait donc un séjour avec 4 nuits en beach villa et 4 nuits dans des bungalow au milieu de la mer!
– L’hôtel a pris en compte que c’était notre lune de miel et nous offre un dîner aux chandelles dans un lieu réservé pour nous deux avec un menu spécial et également une bouteille de champagne qui nous est offerte.
Nous sommes alors complètement aux anges! Guillaume dans un premier temps, complètement épuisé par le long voyage et par le décallage horaire, ne comprend pas que les nuits en bungallow nous sont offertes, je dois donc lui expliquer pour qu’il comprenne et nous acceptons avec un grand bonheur cette offre qui nous est proposée.

Une fois ces petits détails réglés, nous nous mettons en route pour la visite de l’île et notre chambre. Alexandra nous explique un peu à quoi servent les différents lieux, quels sont les horaires du restaurant, où nous pouvons nous baigner et autre puis nous nous dirigeons vers notre « chambre ».

La première impression que nous avons est que la villa est grande: un énorme lit trône au milieu du grand espace. Un baie vitrée nous mène directement sur notre petite terrasse privative avec des chaises longues et un canapé protégé par une moustiquaire. Petite déception toutefois, j’étais persuadée qu’il y aurait une baignoire dans la villa mais celle-ci manque à l’appel. Nous avons quand même deux douches, une intérieure et une en extérieure pour pouvoir se doucher en profitant de la chaleur et du soleil.

Nous commencons tranquillement notre première matinée maldivienne en prenant une bonne douche rafraichissante afin de nous décrasser du voyage. Nous enfilons ensuite nos maillots de bain, nous nous tartinons de crème solaire et nous nous filons nous allonger sur les chaises longues de notre terrasse privative: le long voyage commence à se faire sentir (cela fait pour ma part 24h que je n’ai pas fermé l’oeil). Pendant ce temps calme, nous en profitons pour lire un peu, commencer le blog et nous nous familiarisons avec des oiseaux de l’île qui me font un peu penser à des poules d’eau. Après ce petit temps de repos direction la mer turquoise qui se trouve au bout de notre allée! Nous plongeons dedans avec un grand bonheur! Guillaume peut témoigner que l’eau est bien salée, en effet il a bu plusieurs fois la tasse!

Après un bon rinçage, nous nous habillons car il est enfin l’heure de manger : je dis enfin car n’ayant pas petit déjeuner, je commence à avoir très faim!
Direction le restaurant qui est en fait un buffet. Nous nous asseyons à une table, nous commandons de l’eau puis nous allons nous servir. Nous prenons pour commencer des crudités: rien de bien folichon. Puis nous attaquons le plat, nous nous servons un peu dans toutes les victuailles qui nous sont proposées: un peu de poulet, un peu de riz, un peu de poisson (pour Guillaume vous l’aurez compris), un peu de légumes… Bref un peu de tout pour pouvoir nous faire une idée. Une fois nos assiettes avalées, direction le buffet des desserts pour ma part avec juste quelques fruits frais et un tout petit morceau de brownie pour moi et pour Guillaume.

C’est le ventre bien plein que nous retournons vers notre terrasse. La fatigue se faisant de plus en plus sentir, nous nous octroyons une petite sieste réparatrice avant d’aller nager.

Une fois réveillés, autre tartinage de crème puis nous nous munissons de nos masques et tubas (j’avais quleques réticences à prendre les palmes) et nous nous jetons avec un grand plaisir dans la mer. Le temps d’enfiler notre matériel et nous voilà partie à la recherche de poissons. C’était sans compter sur Guillaume, qui à peine cinq minutes plus tard m’envoyait déjà chercher les palmes dans la chambre.

Une fois tout l’équipement mis en place, nous nous lançons à la conquête des eaux turquoises. Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin, les poissons sont déjà là tout près de nous. Nous prenons beaucoup de photos et de vidéos avec notre caméra sous-marine (GoPro) pour garder des souvenirs de ces moments merveilleux.

Nous passons un bon moment à nager, plus ou moins ensemble, et à regarder les poissons. Le temps passe vite et déjà le soleil commence à décliner. Fatigués, nous commencons à regagner le rivage. Toutefois comme tout ne peut pas être tout le temps rose, je m’énerve contre Guillaume qui ne m’attend pas et qui ne prend pas le même chemin que moi. Visiblement je n’ai pas non plus le sens de l’orientation sous l’eau. En plus ces grandes palmes sont quelques peu casse-pieds (comme je le pensais) et je n’ai qu’une envie, c’est de les retirer. De plus, je pense qu’elles sont trop petites car j’ai une grosse ampoule. Une fois le rivage atteint, nous nous rinçons avant de nous allonger sur nos chaises longues et de profiter des derniers rayons du soleil.

Lorsque ce dernier commence à disparaître, nous rentrons nous laver et nous préparer pour dîner. Seulement, il est encore tôt! Nous ressortons donc sur notre terrasse pour lire tranquillement et Guillaume continue de raconter la journée d’hier.

19h30 arrive et nous commençons à nous préparer à aller dîner: ce soir c’est repas maldivien! J’ai hâte de goûter à la cuisine locale!
Nous nous dirigeons, un peu curieux, vers le restaurant et nous commencons à nous servir des mets maldiviens. En entrée, il y a des samosas, un petit beignet de lentille, beignet au poisson et autres choses frites. Guillaume se risque aussi à prendre du thon à la noix de coco et citron et du poisson au caramel. Les samosas sont vraiment bons et assez épicés, c’est délicieux!
En plat, de nombreuses choses, là encore épicées, du riz avec des associations un peu typiques, je prends donc du riz coco qui était bon mais un peu trop cuit à mon goût. Nous goûtons surtout à la cuisine locale qui est très bonne et bien relevée. En dessert, dessert maldivien avec son lot de choses frites comme des beignets de banane (pour lequel je cherche encore la banane) et autres beignets.

Le repas était bon dans sa globalité mais peut être pas complètement typique, nous doutons en effet du fait que les maldiviens mangent beaucoup de viande, or il y avait tout de même une recette au beuf et une recette au poulet: cuisine locale mais sûrement européanisée donc.
Suite au dîner, nous allons nous promener un peu sur la plage, nous attendons la soirée maldivienne qui doit faire suite au repas, avec des chants et danses traditionnels mais qui ne commence qu’à 21h30.

Le temps semble long jusqu’au début du spectacle mais nous tenons bon!
Comme nous le pensions se sont les serveurs qui font le « show », nous commandons donc un café au water bar et nous nous asseyons sur de confortables banquettes pour profiter du spectacle. À la troisième danse, les danseurs passent dans l’assistance à la recherche de participants pour venir danser avec eux et bien sûr Guillaume me pousse à y aller. Je danse donc en rond avec d’autres camarades touristes puis un des serveurs m’emmène au centre du rond… Je suis très embarassée mais bon, tant qu’à y être, autant danser. Une fois ma place regagnée, Guillaume finit son café et nous rentrons nous reposer de ce long voyage et de cette première journée.

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Italie - Juillet 2015

Visite du Vatican ou comment se sentir vraiment tout petit face à tant de beauté !

Ce matin, le réveil sonne comme tous les jours à neuf heures et je me réveille toute excitée ! Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec le Pape !
 
Guillaume, lui a visiblement du mal à se réveiller… La nuit a été courte (forcément quand on passe la moitié de la nuit à regarder Game of Thrones, ça n’aide pas…). Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis nous nous préparons pour nous rendre au coeur de la chrétienté : la basilique Saint Pierre.
 
Tenue de rigueur : pas de débardeur, pas de bas au dessus des genoux… C’est bon nous sommes prêts! Nous partons donc pour le Vatican (qui d’après le réceptionniste de l’hôtel se trouve à quinze minutes de taxi !).
 
Pendant que nous cheminons en direction de la basilique, nous croisons bon nombre de touristes qui se rendent exactement au même endroit que nous : une chose est sûre, nous n’allons pas être seuls dans l’immense basilique.

Le saviez-vous?

La construction de la basilique Saint-Pierre telle que nous la connaissons actuellement a duré en réalité dix-huit siècles ! En effet, la basilique initiale avait été construite par l’empereur Constantin après l’édit de Milan en 313 (consacrée en 329) de façon à ce que la tombe de Saint Pierre se trouve au centre de l’abside. Lors de l’abandon de Rome par les papes, au profit d’Avignon, l’église est tombée en décrépitude. Après leur retour, des travaux ont été entamés. Plusieurs architectes ont proposé des projets. Dans un premier temps, c’est celui de Bramante qui sera retenu mais il meurt alors que la construction n’en est qu’à ses débuts. On fera donc appel à Michel-Ange pour qu’il construise la basilique Saint Pierre. Basilique qui sera encore modifiée puisque Carlo Moderne lui ajoutera deux travées afin qu’elle ressemble à une croix latine. C’est également lui qui réalisera la façade dite classique. Le Bernin quant à lui est à l’origine de la construction de la place.

Nous devant la basilique Saint Pierre
Nous devant la basilique Saint Pierre

Afin d’accéder au Vatican, il faut passer sous des portiques de sécurité et donc faire un longue queue pour les atteindre. Heureusement que nous avançons vite car, comme partout à Rome, la queue se fait en plein soleil ! Une fois que la police a vérifié que nous n’avions aucun objet dangereux, nous pouvons enfin gravir les marches afin de rentrer dans la Basilique ! Guillaume qui ne l’avait jamais vu ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Ces premiers mots furent : « ah oui, quand même » ! Nous nous promenons au travers de la Basilique, en regardant à droite et à gauche et en observant tout ce qui nous entoure ne sachant pas exactement où regarder.  En effet, notre guide sur Rome n’est visiblement pas assez détaillé et nous n’avons qu’une légère description de la Basilique, malheureusement. Notre regard est bien évidemment tout de suite attiré par la magnifique coupole ainsi que par l’énorme baldaquin réalisé par le Bernin à la demande du pape Urbain VIII et de la famille Barberini (présente sous ses armoiries : les abeilles) afin de remplir le « vide » sous la coupole. Sous cette énorme structure se trouve la tombe de Pierre dont on retrouve également la présence le long de la coupole avec la phrase suivante: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et je te donnerai les clés du royaume des cieux » (Matthieu 16 : 18).
 
L’autel de la chaire est l’un des chefs d’oeuvre du Bernin. La chaire quant à elle, en bronze, contiendrait en réalité la première chaire en bois sur laquelle se serait assis Pierre (ce qui n’est pas la réalité car il s’agirait en fait d’un cadeau de Charles le Chauve au Pape).
 
Ne sachant que trop regarder, nous descendons dans la crypte afin d’admirer les tombes des papes au fil des années… Et il y en a beaucoup bien qu’ils ne soient pas tous là ! Certaines sont avec de très beaux monuments funéraires, d’autres moins spectaculaires. Nous en profitons alors pour acheter un livre sur la basilique Saint Pierre et sur les musées du Vatican afin de combler les lacunes de notre guide.
La visite peut donc reprendre de plus belle, armé de notre livre qui nous explique comme il faut les choses. Les nombreuses statues (39) représentent des saints fondateurs d’ordre religieux. Le plafond est décoré avec des stucs dorés. Nous commençons par observer le plus facile, bien que maintenant protégé derrière une vitre : La Pieta de Michel-Ange ! Et là je peux faire ma maligne puisque Guillaume ne connaissait pas, alors que pour moi c’était une évidence ! Nous refaisons un tour plus approfondi dans la basilique, nous arrêtant de ci de là afin d’observer certaines choses en détail. Nous nous amusons également à rechercher parmi le pavage de la basilique, la bande indiquant la comparaison avec Notre-Dame de Paris. Guillaume croit distinguer l’indication pas très loin de la fin de la basilique mais moi je ne suis pas convaincue. Avant de quitter les lieux, nous décidons de faire comme tous le monde et de toucher les pieds de la statue de Saint Pierre abîmés tant ils ont été touchés par des fidèles. Je ne sais pas trop ce que cela apporte mais je le fais quand même pour respecter la tradition et parce que cela ne peut pas faire de mal. Mon seul regret : ne pas avoir pu allumer de bougie pour ma maman, je m’étais promis de le faire mais cela n’est pas possible… Si j’avais su, je l’aurais allumée à Sienne, tant pis.

Après s’être bien inspirés de la majestueuse basilique, nous ressortons pour trouver quelque chose à avaler rapidement avant de nous rendre aux différents musées du Vatican. Notre oeil est tout de suite attiré par un guichet officiel vendant des places coupes files pour le musée. Nous allons nous renseigner et nous hésitons longuement à prendre ou non ces billets qui sont beaucoup plus chers. Nous décidons toutefois de tenter notre chance avec les une heure de queue potentielle.
Nous achetons une sorte de sandwich dans une roulote du coin et nous nous précipitons en direction du musée avec comme seule peur celle de savoir le temps de queue qui nous attendait ! Mais quelle surprise : personne à l’horizon ! Nous ne faisons aucune queue et accédons directement au guichet où une autre surprise nous attendait : un billet tarif réduit pour Guillaume !

Sur les conseils du guide, nous passons rapidement dans les premières salles, ne nous arrêtant que pour regarder ce qui attirait notre regard. De toute façon, les premières salles étaient pleines de statues et Guillaume a décrété qu’il en avait assez des statues. Nous passons surtout du temps dans la Galeria della carte geografiche dans laquelle nous pouvons observer des grandes fresques représentant les possessions de l’Italie et de l’église dans les années 1580. Nous ne manquons pas d’observer les riches décorations des plafonds.
 
Nous arrivons enfin aux appartements de Raphaël qui ont été réalisés à la demande du pape Jules II qui ne voulait pas vivre dans les appartements décadent du pape Alexandre VI (Borgia). Raphaël n’aura en fait quasiment rien réalisé de ces appartements car il est mort pas très longtemps après la commande, c’est donc ses élèves qui ont réalisé la majeur partie des fresques d’après des dessins réalisés par le maître. Les appartements de Raphaël comptent quatre pièces, dont la plus connue est la Stanza della Signatura car elle contient deux oeuvres majeures de l’artiste : La dispute du Saint Sacrement et l’école d’Athènes. Nous passons un certain temps à contempler les fresques des appartements de Raphaël, essayant de les analyser, de les comprendre en lisant les panneaux explicatifs qui étaient présents au centre de chaque salle.
 
Nous traversons ensuite les appartements d’Alexandre VI et je comprends alors pourquoi son successeur ne voulait pas vivre dedans. Ils sont bas de plafond, avec de gros caissons bleus et dorés qui, contrairement à ce que nous avions vu à Sienne, étaient pesants.
 
Nous arrivons enfin dans le lieu sacré : la chapelle Sixtine ! Nous avons une chance inouïe : une place sur un banc se libère juste devant nous et nous nous précipitons alors pour nous asseoir afin de rester tranquillement à contempler les merveilles qui nous entourent.

Petit point d’histoire

La chapelle a été construite sous le pontificat de Sixte IV et elle servit de chapelle privée aux souverains pontifes. Aujourd’hui, c’est dans cette salle que se déroule le conclave. La décoration de la salle peut être divisée en trois époques distinctes au cours desquelles se manifeste les évolutions de l’art de la renaissance :
– Les fresques des murs ont été réalisées entre 1481 et 1483 par différents artistes. Sur le mur de gauche, les scènes représentées correspondent à des moments de l’ancien testament avec notamment des scènes de la vie de Moïse. Sur le mur de droite, les scènes représentées correspondent à des passages du nouveau testament comme la tentation du Christ et la purification des lépreux de Botticelli.
– La voûte peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il a décidé de représenter des épisodes de la Genèse : la construction du monde, Adam et Eve et le péché originel ainsi que le déluge.
– Le mur de l’entrée peint encore par Michel-Ange entre 1534 et 1541. Il a choisi d’y représenter le jugement dernier. Son oeuvre n’est pas très bien accueillie à cause de la trop grande humanité des personnages et également à cause de leur nudité. À noter : Michel-Ange s’est lui-même représenté sur cette fresque sous les traits de Saint Barthélémy et tenant à la main sa peau écorchée.
 
C’est donc pendant un long moment que nous avons pu contempler ses fresques et notamment prendre des photos avant de se faire rappeler à l’ordre par le service de sécurité qui ne rigole pas : « Silenzio per favore, Silence please. No photo, No video ». C’était un peu drôle de les entendre répéter inlassablement ces paroles. Une fois nos yeux bien remplis, nous avons pris le chemin de la sortie du musée.

Nous nous sommes arrêtés dans les jardins du Vatican afin de nous rafraichir et de boire un coup. Nous avons un peu profité d’une table et de l’ombre que nous proposait la toile tendue au dessus de nous puis nous nous sommes baladés dans la petite partie des jardins qui était ouverte au public. Pendant notre promenade, nous sommes tombés sur l’entrée du musée des carrosses et nous sommes descendus voir par curiosité. Étaient exposés dans le musée grand nombre des carrosses pontificaux et également certaines voitures, dont la voiture dans laquelle Jean-Paul II fut victime de son attentat. Nous avons également pu voir le premier modèle de la Papamobile telle qu’on la connaît actuellement avec sa cage en verre et ses vitres blindées. Une fois la courte visite terminée, nous avons pris le chemin de la sortie et nous avons descendu le monumental escalier en spirale de Giuseppe Momo.

Castel Sant' Angelo
Castel Sant’ Angelo

Une fois dehors, nous avons pris le chemin de l’hôtel en profitant de l’occasion pour photographier le Castel Sant’Angelo. Il s’agit en fait du mausolée de l’empereur Hadrien qui a, par la suite, été remanié en prison, en  forteresse et en appartement d’agrément. On ne se rend d’ailleurs plus tout à fait compte de quelle partie date de l’antiquité romaine.
 
C’est encore une fois fatigués que nous sommes arrivés à l’hôtel ! Guillaume a repris son rythme de sieste quotidienne et s’est donc endormi très rapidement pendant que moi j’en ai profité pour m’immerger dans un bon bain chaud après avoir enfin fini de mettre les photos de mon article sur les contrades de Sienne. Durant le moment de repos de mon bain, j’en ai profité pour chercher un bon restaurant de pâtes à Rome. J’ai trouvé plusieurs résultats pour des pizzas mais plus de difficultés à trouver des pâtes, or j’en avais très envie. Je choisis donc un lieu qui s’apparenterait plus à un fast food et soumet l’idée à Guillaume. Bien que pas très convaincu, nous partons tout de même à la recherche de ce lieu de restauration. Guillaume n’était pas emballé car le lieu sert ses pâtes dans des assiettes en plastique et qu’il faut manger sur des comptoirs hauts et même débarrasser… Certes ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un restaurant mais il avait de très bonnes critiques sur TripAdvisor.

Fast food de pâtes
Fast food de pâtes

Une fois arrivés, nous choisissons la sauce pour nos pâtes ainsi que le type de pâtes que nous voulons et nous nous attablons en attendant que notre commande soit prête. Guillaume choisit de tester les pâtes à la carbonara et moi des pâtes au pomodoro et basilico. Les deux assiettes étaient excellentes et c’est donc le sourire aux lèvres et le portefeuille pas très allégé que nous sortons de ce petit fast food italien. Nous nous dirigeons alors vers la Plazza Navona afin de prendre une petite glace en contemplant la vie de la place. Nous allons chez Grom, après que Guillaume ait dû me convaincre, où nous prenons deux petits pots. Guillaume choisi chocolat et stracciatela et moi je prends menthe (mon péché mignon) et caramel beurre salé. Nous retournons nous asseoir sur le bord de la fontaine afin de déguster tranquillement notre petit dessert avant de faire un petit tour de la place puis de rentrer calmement à l’hôtel !

Guillaume vous racontera demain les suites de notre voyage à Rome, en espérant que de nombreuses autres aventures nous y attendrons ! Et pour ceux qui s’interrogent sur le fait que ce soit moi qui fasse le blog deux jours de suite, je ne répondrai que par cette phrase : caprice de Guillaume qui ne voulait pas raconter Saint Pierre.

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Italie - Juillet 2015

À la poursuite de la Rome antique

Ce matin, premier réveil à Rome. Décidément, les premières nuits sont toujours un peu compliquées ! Cette nuit, j’ai eu des difficultés à dormir parce que j’ai lu sur le guide qu’il fallait faire attention aux vols à l’arraché et pas porter de bijoux… Du coup vers 4 heures du matin, j’ai commencé à chercher sur internet et j’avais vraiment l’impression de me trouver à Beyrouth et pas dans une capitale Européenne. Bref…
 
Ce matin donc, le réveil est un peu difficile mais bon, j’ai envie de voir à quoi ressemble le petit déjeuner et puis j’ai mis au point un programme de visite pour Rome et vous me connaissez… On ne déroge pas au programme !

Nous descendons donc petit déjeuner et devinez quoi ? Il y avait du vrai jus d’orange !! Bon pas fraîchement pressé non plus mais quand même! Je me jette également sur les mini-viennoiseries comme celles de McDonalds pour me faire un trio ! Mais bon, il faut quand même dire que les fruits me manquent donc, comme tous les matins depuis le début des vacances, je mange un bon fruit frais.
Après avoir mangé plus que de raison, nous retournons dans la chambre pour finir de nous préparer avant de partir à la rencontre de la Rome antique. En effet, aujourd’hui le programme est le suivant :
– le forum romain et le Palatin
– le Colisée
– l’arc de Constantin
– le Capitole
– les forums impériaux
Et éventuellement deux églises du secteur :
– San Pietro in Vincoli
– Santo Stefano rotondo
Tout ceci fait beaucoup hein ?

C’est donc sans perdre de temps que nous commençons à nous rendre au forum romain, car j’avais lu sur le guide qu’il fallait mieux commencer par là pour éviter la longue queue du Colisée vu que le billet est commun ! Dès la sortie de l’hôtel, nous sommes accablés par la chaleur : depuis notre arrivée en Italie nous n’avions rien ressentie de pareil… La chaleur est étouffante !!

Le Vittoriano
Le Vittoriano

Chemin faisant, nous passons par la Piazza Venezia, ce qui nous permet d’admirer le Vittoriano : énorme monument de marbre blanc dédié à Victor-Emmanuel II qui célèbre l’unité italienne.
Nous arrivons finalement jusqu’à la queue pour l’entrée au forum et là, maligne comme je suis, je prends un raccourci avec une file plus courte dans laquelle personne n’osait se mettre ! Au moment d’acheter les billets, je présente la carte étudiante de Guillaume avec un joli sourire et malgré le fait qu’il ne la prenait pas et qu’il fallait avoir moins de 25 ans pour avoir un billet réduit, nous avons tout de même réussit à avoir deux billets à prix réduit (je n’ai pas encore compris comment !).

Une petite pause à l’ombre pour reprendre nos esprits et en route pour la visite !
Pour une fois, Guillaume a du mal à se repérer dans l’espace du forum ! Le soleil lui aurait-il trop tapé sur la tête ? Il nous faut donc quelques minutes pour nous repérer parmi ce méli-mélo de ruines.

Nous repérons tout de même le Rostre (certes avec difficulté) et bien plus facilement l’arc de Septime Sévère. Nous longeons la Basilica Aemilia que nous avons quand même du mal à imaginer au vu des restes que nous pouvons observer. La Basilica Julia, de l’autre côté n’est pas en meilleur état. Cependant, nous passons du temps au milieu de ces ruines à nous imaginer la vie d’alors.

Nous profitons de l’ombre à chaque fois que l’occasion se présente pour faire de longues pauses car nous souffrons atrocement de la chaleur. De plus, il n’y a bien évidemment pas d’eau potable sur le site et nous devons donc économiser nos ressources.
Nous reconnaissons le temple d’Antonin et Faustine, facile à repérer avec sa croix chrétienne puisqu’il fut plus tard converti en église chrétienne. Nous passons un certain temps dans le temple des Vesta à nous reposer et à admirer ce petit jardin.
Puis nous repartons, aidé de notre guide et des petits panneaux indicatifs (très précieux), finir la visite du forum.
Nous passons près de l’arc de Titus et nous arrivons directement dans le Palatin où, miracle, il y avait de l’ombre en grande quantité et des fontaines d’eau potable !! J’en profite pour remplir les bouteilles pendant que Guillaume admire la vue sur le Colisée. En effet, l’arc de Titus enjambe la via Sacra qui mène du forum romain au Colisée.

Petits points d’histoire

Le forum romain

Pendant plus d’un siècle, le forum fut le coeur de la Rome antique. Il a été plusieurs fois modifié et reconstruit au fil du temps. Il ne reste aujourd’hui qu’un méli-mélo de ruines, cependant il est l’un des sites archéologique les plus important d’Europe.

Les vestales

Les vestales étaient choisies entre l’âge de six et dix ans pour un service de trente ans pendant lequel elles devaient entretenir la flamme sacrée du temple de Vesta. En contrepartie elles avaient toutefois de nombreux avantages. Une fois leur service finie, elles pouvaient se marier, et si par malheur elles n’étaient plus vierge, elles se faisaient enterrer vivante car elles ne pouvaient pas être tuées.

Le Palatin

Les premiers habitants de Rome s’installèrent sur le Palatin au paléolithique. C’est l’une des sept collines légendaires de Rome qui allait devenir plus tard la résidence des empereurs. Le site tel qu’on le voit aujourd’hui peut être divisé en trois parties distinctes :
– les ruines impériales avec notamment les restes de la résidence de Domitien ;
– la zone archéologique avec les restes de grottes datant de l’âge de fer ;
– les jardins Farnèse datant du XVIème siècle.

Nous entamons donc notre promenade dans le Palatin. Nous admirons tout d’abord la qualité des jardins Farnèse, avec ses haies bien taillées, ses palmiers et ses fontaines. Nous avons également une vue imprenable sur le Forum romain et sur le Colisée. Nous continuons notre ballade qui nous mène jusqu’aux grottes de l’âge de fer mais nous avons un peu de mal à nous imaginer la vie dans cet espace dont il ne reste vraiment plus grand chose si ce n’est un enchevêtrement de pierres les unes sur les autres. Nous reprenons notre chemin et nous tombons alors sur les ruines romaines (que nous pensions avoir dépassée depuis un long moment, c’est vous dire…). Il faut alors puiser dans nos réserves d’énergie pour persévérer dans notre visite au travers des ruines car la faim se fait sentir et la chaleur est toujours aussi présente! Nous allons tout de même jusqu’au Circus Maximus dont il ne reste absolument rien si ce n’est une grande étendu d’herbe et des tractopelles faisant des fouilles. Nous avons vraiment du mal à nous imaginer les courses de char, les tribunes…

Il est alors plus que l’heure de déjeuner et, grâce à notre nouvel ami TripAdvisor, nous trouvons un petit restaurant qui a l’air pas mal dans le coin. Malheureusement, à quinze heure passées ils ne servent plus… Gentiment cependant,le serveur nous indique un autre lieu juste à côté. Nous suivons ses indications et nous arrivons à un petit café où il fait bien frais. Nous prenons chacun une salade césar qui était très bonne. Nous profitons de la climatisation pendant un temps pour nous ressourcer et nous rafraichir tout en réfléchissant au programme qui nous attendait pour la fin d’après-midi.

Seize heures sonnent : il nous faut absolument nous remettre en route. Nous payons donc et partons à la conquête du Colisée. Quand nous arrivons sur place et que nous voyons la queue, nous nous félicitons d’avoir écouté le guide et d’avoir commencé par le forum !

Petit point d’histoire (encore)

Le Colisée

Le Colisée dont le nom d’origine est en fait Amphithéâtre Flavien fut érigé par trois empereurs de la dynastie des Flavia qui voulaient obtenir l’assentiment de la population. Les travaux ont commencé sous l’empereur Vespasien qui a asséché le plan d’eau qui était présent à l’origine. Son fils, Titus, fit construire le Colisée sûrement grâce au butin pillé au temple de Jérusalem. Enfin, l’empereur Domitien finit sa décoration. Le colisée servait de lieu pour les combats d’animaux et pour les combats de gladiateurs. Suite à la chute de Rome, le Colisée tomba à l’abandon, on pilla le marbre et autres matériaux précieux entre le XIVème et le XVIIIème siècle afin de construire d’autres choses, notamment la basilique St Pierre jusqu’à ce que Benoît XIV mette fin à tout ça en consacrant le lieu, sous prétexte qu’il avait été le lieu de nombreux martyres chrétiens (théorie aujourd’hui plus ou moins réfutée). Au XIXème siècle, le pape fit du Colisée le début du chemin de croix du vendredi saint, et aujourd’hui encore une cérémonie se tient au Colisée en présence du pape le soir du vendredi saint.

Nous pénétrons dans cette grande enceinte avec le respect qui lui est dû face à son ancienneté. Nous commençons notre visite par le deuxième étage, en admirant le panorama qui s’offre à nous : de là, nous pouvons admirer tout le bâtiment ainsi que la scène de loin. Nous voyons la scène comme la voyait la plèbe du haut de la Summa. En effet, nous marchons sur le couloir qui permettait d’accéder à cette tribune : nous sommes entre la Summa (au dessus de nous) et la media (en dessous). Nous faisons le tour de part en part du Colisée à cet étage afin d’admirer les différentes vues que nous pouvons avoir. Puis, nous nous dirigeons vers une exposition temporaire qui nous présente des restes d’art étrusque me semble-t-il, mais qui n’a somme toute pas grand intérêt. Après l’exposition passée à la vitesse de la lumière, nous nous dirigeons vers le premier étage du Colisée : nous nous situons alors entre la tribune de l’ima et la media. De cette hauteur nous avons une très belle vue sur les galeries qui couraient sous l’amphithéâtre de l’époque et qui aujourd’hui sont à découvert puisque le sol originel du lieu a disparu. Ces galeries permettaient à la fois un accès privilégié aux personnes importantes qui voulaient éviter la foule et elles permettaient également l’acheminement des bêtes sauvages ainsi que des combattants. En effet, les bêtes sauvages étaient hissées jusqu’à la scène grâce à des rampes ou des montes charges actionnés par un système de poulies. Les combattants, quant à eux, n’avaient qu’à emprunter le tunnel qui reliait le dessous de l’arène au Lupus Magnus : le centre d’entraînement des gladiateurs. C’est assez impressionnant de voir ça, mais comme l’a justement dit Guillaume en voyant tous les travaux qu’ils réalisaient, ils pourraient reconstituer sur la moitié du Colisée, le bâtiment tel qu’il était à l’époque afin qu’on puisse se rendre compte en grandeur nature… Mais peut être que cela est en projet ?

Un dernier tour d’arène puis nous sortons de ce majestueux bâtiment et nous nous rendons directement au pied de l’arc de Constantin qui trône fièrement juste à côté du Colisée.

L’arc est en fait constitué de morceaux pris à d’autres édifices plus anciens. Pour n’en citer que quelques exemples : les huit bas-reliefs qui ornent le haut de l’arc appartiennent en réalité à un monument dédié à Marc-Aurèle, et les médaillons relatent des scènes de chasse et de sacrifice qui se sont passées sous Hadrien. Une des seules décorations réalisées à l’époque sont les frises se trouvant sous les médaillons et qui sont d’un niveau bien inférieur au reste de l’arc, ce qui témoigne d’un déclin de l’art sous Constantin.

Nous remplissons une dernière fois nos bouteilles et nous nous rendons tant bien que mal à une petite église appelée San Pietro in Vincoli dans laquelle nous attend le Moïse de Michel-Ange. C’est fatigués que nous pénétrons dans l’édifice afin de voir cette impressionnante statue. Nous trouvons également bien enfermé dans un coffre précieusement gardée, les chaînes qui retenait Saint Pierre attaché dans ses prisons de Jérusalem et de Rome. La légende veut qu’une fois que les chaines se sont retrouvées enfermées dans un même coffre, elles se soient soudées entre elles afin de ne former plus qu’une grande chaine. L’église était agréable à visiter et nous ressortons content d’avoir fait ce dernier effort de marche afin de la voir.

C’est fourbus et en ayant très mal aux pieds que nous reprenons le chemin de l’hôtel où nous attendait une bonne douche et surtout la climatisation !!

Faute d’avoir mis de la crème solaire, nous constatons que nous avons malheureusement attrapés des petits coups de soleil. Heureusement que j’avais pris une crème pour au cas où !!

Aucune envie de chercher où ressortir pour dîner, nous nous décidons donc pour un McDonalds pour lequel nous avions vu un panneau sur notre chemin du retour. Quelle monumentale erreur (c’était à prévoir me direz-vous) !!! Il était cher, nous avons été mal servis et les produits étaient dégoutants !!!! Déception monumentale pour ce McDonalds italien.

Pour ceux qui auraient suivi la liste donnée au début de l’article, vous vous rendez sûrement compte que nous n’avons pas fait tout le programme qui était prévu pour aujourd’hui.. Mais je ne perds pas espoir de voir le reste !

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Italie - Juillet 2015

À la recherche des contrades perdues ou comment sillonner Sienne de part en part en une journée

Ce matin, réveil difficile pour Guillaume et moi… Nous n’avons encore pas passé une bonne nuit! Mais bon cette fois au moins j’ai pas rêvé qu’on venait me tuer… ^^
Cependant, l’appel du petit déjeuner a été le plus fort : nous avons fini par nous lever et par descendre.

Après un copieux petit déjeuner pris dans la salle à manger : un croissant, deux petits pains avec du Nutella®, un jus d’orange, un capuccino et un brugnon pour ma part, nous sommes retournés « blogger » dans la chambre. Camille a profité de ce petit moment pour me faire un FaceTime avec ma nièce préférée qui était très occupée à prendre l’apéro (dixit Elise).
 
C’est vers 12h30 que nous nous sommes finalement mis en route pour Sienne, avec un petit défi : trouver tous les sièges des contrades ainsi que toutes les fontaines et croyez moi ce ne fût pas chose facile! En plus de cet objectif, nous voulions également visiter le Palazzo Pubblico et le Museo Civico qu’il renferme.

Déjà premier défi de la journée : monter la longue, très longue, trop longue côte qui sépare notre hôtel de Sienne!! Et puis, pour rajouter un peu de piquant, pourquoi ne pas la monter très rapidement : deux kilomètres de très grosse montée en seulement quinze minutes ! Bref, une fois là haut, un petit coup d’eau et c’est parti pour notre plus gros défi du jour : trouver les dix-septs contrades et le siège de leur « société secrète » !

Point d’histoire : la ville de Sienne est divisée en dix-sept contrades ou quartiers. Ces contrades s’affrontent lors de deux courses à cheval, qui ont lieu le 2 juillet et le 16 août, appelées Palio. Chaque contrade possède une maison (ou siège), un musée, une église et une fontaine à son effigie. On appartient à une contrade par sa naissance et les nouveaux nés ont le devoir de se faire baptiser par le chef de la contrade à l’eau de la fontaine qui leur appartient. Chaque contrade est associée à une vertu que vous retrouverez au fil de l’article. Pour plus de renseignement sur les contrades, rendez-vous sur notre page dédiée (en construction pour le moment) !!
Guillaume est complètement rentré dans cette tradition et a décidé d’appartenir à une contrade : il a choisi la Tartuca, il s’y est complètement identifié et a passé la fin de journée d’hier et celle d’aujourd’hui à m’en parler ! Tout n’a tourné qu’autour de sa Tartuca !!

La première contrade que nous rencontrons aujourd’hui est celle du Chiocciola (ou escargot) qui est la contrade ennemie de celle de Guillaume. Le Chiocciola est associé à la prudence. Sa petite fontaine est trop mignonne : un petit enfant qui monte un escargot. Dans cette contrade tout a été facile à trouver, peut être aussi parce que c’était la première, nous n’étions pas encore épuisés !

Après l’escargot, nous avons bifurqué vers la Pantera (la panthère), vertu de l’audace. Au vu des photos, je me rends compte que ce matin nous avons oublié de chercher la fontaine de cette contrade!! Quelle erreur! Heureusement nous l’avons prise en repassant devant le soir.

Tout de suite après la panthère, nous nous dirigeons vers celle qui compte le plus… Vous l’aurez deviné, je parle bien sûr de celle de la Tartuca (la tortue). Heureusement nous avions déjà fait du repérage autour de cette contrade hier donc nous savions précisément où tout trouver, il a été très facile de prendre toutes nos photos! La tortue est associée à la vertu de la fermeté (je saurai le rappeler à Guillaume quand nous aurons des enfants bien évidemment!!!!! Nous avons d’ailleurs déjà convenu d’un nom de code: « Nush Tartuca ! »). Guillaume a pu boire de l’eau provenant de sa très belle fontaine, car la fontaine de la tortue est « ouverte » au public.

Après la Tartuca, direction l’Onda (ou onde) associée au dauphin comme animal ! Nous avions déjà vu sa fontaine hier et aperçu son jeune joueur de tambour qui se préparait au Palio. L’Onda est associée à la vertu de la joie. Au début, je me suis un peu identifiée à cette contrade car les couleurs bleues et blanches de leur drapeau me plaisaient mais au fil de la journée, mon affiliation a évolué. Là encore, nous faisons face à une très belle fontaine avec un dauphin, fontaine qui était sous bonne garde hier quand je m’en suis approchée : en effet, une dame qui arrosait les fleurs autour m’a regardé m’approcher en me fusillant du regard comme si je violais un lieu sacré…

Nous repartons déambuler dans les rues de Sienne, les montant et redescendant sans fin… (Parce qu’on a beau dire, Guillaume a vraiment le sens de l’orientation mais vraiment pas le sens de l’organisation : plutôt que de faire tout ce qu’il y avait en bas puis remonter après, il a fallu qu’on monte et qu’on descende toute la journée!! Il voulait sûrement aider ma plastique et m’aider à réaliser les objectifs de ma watch !).
Après l’Onda, nous descendons très bas dans la ville de Sienne afin de trouver le quartier du ValdiMontone (le bélier) et pour ce faire, nous passons devant le quartier de la Torre, facilement identifiable avec ses multiples drapeaux qui volaient fièrement au vent après leur victoire du deux juillet. La contrada di ValdiMontone ne s’avère pas très facile à trouver ! Il faut toutefois mentionner les ravissants éclairages de rues avec des statues de béliers. Le ValdiMontone est associé à la vertu de la persévérance. C’est d’ailleurs ce dont nous allons devoir faire preuve si nous voulons finir notre mission! En effet, les rues s’enchaînent et les jambes se font de plus en plus lourdes des longues marches des jours précédents.

Mais nous n’abandonnons pas notre défi et nous nous dirigeons vers le Niccio (la coquille) qui est associé à la vertu de la discrétion. Là encore, de jolis éclairages de rue nous attendaient. Par contre, je suis quelque peu déçue de la fontaine qui ne représente pas vraiment une coquille, selon moi. Petit point bonus pour l’église qui est surmontée d’une très très belle coquille!

La septième contrade de la journée est celle de la Torre (la tour) qui a pour animal associé l’éléphant et pour vertu la résistance. Dans cette contrade, qui comme je l’ai dit précédemment, a gagné le palio du deux juillet, tout se prête à la fête : les drapeaux flottent fièrement à toutes les fenêtres, de grandes tables sont sorties dans les rues pour des repas commun à tous les membres de la contrade (ou en tout cas à tout ceux qui auront réservé)… Là encore, les éclairages sont magnifiques avec leurs gros éléphants surmontés d’une tour. La fontaine était malheureusement en réparation sous des bâches, ce qui ne m’a toutefois pas empêché de prendre des photos des éléphants qui en ornaient les bords.

La faim commence à se faire sentir cependant, tout repas se mérite : nous devons donc encore visiter deux contrades avant d’atteindre notre restaurant (déjà choisi la veille).
Nous nous rendons donc dans la contrada del Leocorno (la licorne) qui a pour vertu la science. C’est une contrade à laquelle j’aurais pu appartenir si ce n’est que ses couleurs ont pour dominante le rouge et le blanc, ce qui ne fait pas une très belle association. Elle est donc éliminée à cause de son drapeau. De plus, je trouve cette contrade un peu décevante, la fontaine est quelque peu quelconque : un grand bassin avec deux petites têtes de licorne qui crachent de l’eau. Si nous n’avions pas été à la recherche des contrades, nous ne l’aurions sûrement pas remarquée! D’ailleurs, Guillaume est passé devant sans la voir dans un premier temps, c’est parce que j’ai repéré les têtes de licorne que je me suis arrêtée.

Contrada della Civetta
Contrada della Civetta

Dernier petit effort pour la contrada della Civetta (la chouette). Celle là est dure à trouver, elle est bien cachée dans un petit lieu secret, isolé de tout. Elle est associée à la vertu de la finesse. Nous sillonnons toute la contrade à la recherche de la fontaine que nous ne trouvons pas! Au bout d’un certain temps, la faim se faisant de plus en plus sentir et la fontaine ne voulant pas se révéler à nous, nous avons décidé de nous rendre au restaurant!

Nous
Nous

Encore quelques efforts pour accéder à notre lieu de restauration et nous voilà arrivés ! Il était temps, il est déjà presque trois heures et nous avons un peu peur de nous faire refuser. Heureusement, la gérante nous laisse très gentiment nous asseoir ! J’avais d’ores et déjà choisi mon repas dès la veille : pasta alla’carbonara !! Guillaume quant à lui a pris une salade césar. les plats se font attendre, ce qui est plutôt bon signe, cela veut dire qu’ils sont sûrement faits maison ! Enfin, nos assiettes arrivent et avec elles de quoi sustenter nos estomacs qui crient famine ! Nous nous lançons à l’attaque de notre repas comme si nous n’avions pas mangé depuis la veille ! Au trois quarts du parcours, nous échangeons nos assiettes et je termine donc mon repas avec la fin de la salade césar qui était très bonne. Après un petit espresso pour Guillaume, il est temps d’aller régler la note… C’est à ce moment là que la gérante commence à me raconter sa vie, car elle était en fait niçoise! J’ai donc appris que, malgré les apparences, la crise était belle et bien toujours là en Italie et que dans le milieu de la restauration, les gens étaient payés au lance-pierre, pire qu’en France! Nous avons donc, contrairement aux autres restaurants, cédé à notre côté français et laissé un pourboire malgré le fait que nous ayons déjà payé les couverts (ce qui me dépasse entre nous !). Pendant le temps du déjeuner, nous n’avons tout de même pas chômé et nous avons cherché sur Internet à quoi pouvait bien ressembler la fontaine de la chouette qui nous obsédait toujours.

Si vous avez suivi le décompte, vous devriez savoir que nous avons fait neuf contrades le matin, et si vous êtes un petit peu doués en mathématiques, vous pouvez calculer pour savoir qu’il nous en reste plus que… Plus que combien alors ?? Et bien oui plus que huit pour achever notre objectif de la journée !
 
Toutefois, vu qu’il est déjà seize heures passées, nous choisissons de commencer par la visite du Museo Civico qui ferme ses portes à dix-neuf heures.

Fontaine de la Contrada della Civetta
Fontaine de la Contrada della Civetta

Nous traversons donc le territoire de la Selva et de l’Occa afin d’arriver au Palazzo Pubblico. Nous faisons toutefois un détour pour retourner au quartier de la chouette et enfin trouver cette fontaine que nous avions tant cherché !!
Une fois nos billets en poche pour le museo civico, nous partons à la visite du palais qui était le siège des gouvernements successifs de Sienne et qui est décoré intérieurement par la plupart des plus grands peintres de l’école siennoise. La première salle à laquelle nous accédons, la salle du Risorgimento, raconte des épisodes de la vie du premier roi d’Italie : Victor-Emmanuel II.
 
Nous passons ensuite dans de nombreuses salles où sont exposées des peintres tel que Domenico Manetti, grand nom de la peinture Siennoise. Nous entrons ensuite dans la salle de la Balía dont les murs sont couverts de fresques exécutés par Spinello Aretino et qui représente la lutte entre le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Barberousse. Nous continuons notre visite par la salle du consistoire, à laquelle nous accédons en passant pas un très beau portail en marbre de Domenicano Beccafumi. Juste avant d’accéder à la chapelle, nous tombons nez à nez avec une très belle statue de la louve Siennoise, qui a été réalisée Giovanni di Turino.
 
Petit point historique : la louve siennoise se distingue de la louve romaine. La louve romaine est la louve originelle, celle de Romulus et Remus et dans les représentations qu’on fait d’elle, elle regarde sur le côté. La louve siennoise fait référence à la même louve, mais cette fois-ci liée à l’histoire des enfants de Remus qui fuirent leur oncle en emmenant la louve avec eux après le meurtre de leur père. Elle est alors représentée en regardant en face d’elle.
Dans la chapelle, de très belles stalles d’une rare finesse nous attendent. Les marqueteries du dossier illustrent le Credo. Elles ont été réalisée par Domenico di Niccolò.
 
Nous passons alors à la salle qui a sans nul doute le plus passioné Guillaume, et vous allez vite comprendre pourquoi : la Sala del Mappemondo. On pourrait penser que nous sommes intéressés par une mappemonde géante comme celle que nous avons vue à Florence, mais dans cette salle point de mappemonde ! Par contre la collection représentant les bijoux associés à chaque contrade nous attend tranquillement dans des vitrines ! Parfait : ça colle au thème de la journée ! Nous nous employons donc à prendre en photo chaque vitrine et plus particulièrement l’emblème de la contrade.
 
Seulement ça ne serait pas rendre justice à la salle que de s’arrêter là! En effet, il y a aux murs de très belles fresques dont notamment la Vierge en Majesté de Simone Martini qui est tout bonnement magnifique. Il y a également, en lien avec cette fresque, une miniature avec la même fresque représentée, qui est en fait un hommage à la réalisation de Martini. C’est en fait bien plus qu’une miniature puisqu’il s’agit d’une pièce de joaillerie avec de nombreuses pierres précieuses, qui a été réalisée pour les 700 ans de la grande fresque. Nous visitons également la sala della Pace ou dei nove dont les murs sont ornés de grandes fresques d’Ambrogio Lorenzetti représentant le bon et le mauvais gouvernement. Le bon gouvernement étant représenté sous les traits d’un vieillard habillé aux couleurs de Sienne et le mauvais gouvernement sous les traits de Lucifer. Les fresques sont très colorées et nous plaisent beaucoup, nous passons un moment assis dans cette pièce à les contempler (ou bien est-ce le fait de pouvoir rester assis?). La dernière salle, dite des pilliers rassemble des peintures siennoise des 13ème, 14ème et 15ème siècle dont un très joli triptyque de Martino di Bartolomeo. Dernière chose à visiter la Loggia d’où nous pouvons avoir une vue sur la place du marché et la charmante campagne Toscane.

Enfin, le musée fini, nous retournons à la recherche de nos contrades ! Déjà dix-sept heures, nous devons nous dépêcher !!
 
Nous partons à la recherche de la contrada della Giraffa (la girafe). Cette contrade est associée à la vertu de l’élégance. Ce qui me fait rebondir sur le fait que je ne vois pas ce qu’il y a d’élégant à tenir une girafe en laisse, comme sur leur blason, mais c’est un autre débat. Cette contrade n’a pas de fontaine fonctionnelle, uniquement une plaque qui sert de fontaine sur laquelle est représenté un cheval effrayé et une girafe. Bref ça n’est sûrement pas ma contrade préférée.

Direction la contrada del Bruco (la chenille) qui est la contrade de l’habileté. Comme dirait Guillaume, voilà une contrade qui ne me ressemble pas du tout ! C’est sûrement pas celle là que je vais choisir. La fontaine qui correspond à cette contrade est toute mignonne avec sa chenille blanche dans le fond. Mais bon, de toute façon, même si j’avais été habile je ne l’aurais pas choisie : je n’aime pas trop le vert, et les couleurs de son emblème sont le vert et le jaune.

Nous ne nous arrêtons toujours pas dans notre course effréné aux contrades, et nous repartons de plus belle à l’assaut de la contrada della Luppa (la louve) dont la vertu est la fidélité ! Ah y est, j’ai enfin choisi ma contrade !! Je serai la louve!!! Mon blason est blanc et noir, parfait ! En plus la louve revêt une signification toute particulière pour la ville car elle symbolise la louve fondatrice de Sienne. Nous restons un long moment devant cette contrade car il y avait un lieu « secret » qui était ouvert et que je voulais voir ce qu’il y avait ! Finalement, ma couardise l’a emportée et nous nous sommes remis en route pour de nouvelles aventures. (Nous avons tout de même réussi à voir le joueur de tambour de la contrade à l’oeuvre !!).

Encore quatre contrades à visiter pour que notre mission soit complète !! C’est vraiment difficile !
 
Nous nous lançons à la recherche de la contrada dell’Istrice (le porc épic) qui est associée à la vertu de l’acuité. Pour aller à la rencontre de cette contrade, il nous a fallu monter très haut dans la ville… pfff c’est fatiguant! Heureusement que son emblème, le petit porc-épic est tout mignon.

Vite vite, notre quête est presque finie et notre motivation commence à s’épuiser (tout comme la vôtre qui devez vous demander quand cet article va finir !!).
Nous nous rendons à la contrada del Drago (le dragon) qui est l’une des contrades les plus secrètes. D’ailleurs, aucune plaque annonciatrice pour nous dire que nous étions au bon endroit. Et le seul indice sur la fontaine qui nous fait penser à la contrade du dragon c’est que la seule boule colorée est celle aux couleurs de la contrade. Heureusement, les dragons du portail en fer nous indiquent que nous sommes au bon endroit. Cette contrade est associée à la vertu de l’ardeur.

Encore un peu de courage, plus que trois contrades !! Nous repassons par la contrada dell’Occa (l’oie) que nous avions déjà vu un peu plus tôt mais pour laquelle nous n’avions pas prise toutes les photos. La contrade est associée à la vertu de la perspicacité. Pourtant l’oie ne me paraissait pas être un animal si malin que ça. Petite particularité, sa fontaine est une très ancienne fontaine de la ville et ne porte donc aucun symbole en lien avec l’oie. Quel dommage, une petite statue d’oie aurait été la bienvenue au milieu de cette grande étendue d’eau !

Allez c’est presque fini, plus que deux !! Nous commençons par la contrada della Selva (la forêt) qui est associée à la vertu de la puissance. L’animal auquel elle est rattachée, le rhinocéros représente à lui seul ce symbole de puissance ! Bien que les arbres millénaires qui composent une forêt peuvent aussi être symbole de puissance. Un dernier effort pour aller jusqu’à la toute petite mais non pas moins magnifique fontaine et nous voilà rendus pour ce qui est de la forêt !!

Et oui!!! Nous arrivons enfin au bout de ce long périple que notre recherche des contrades, nous finissons en beauté par la contrade associée à la vertu de la combativité et qui est la contrada dell’Aquila (l’aigle). Nous en profitons pour remplir nos bouteilles à sa jolie fontaine en forme d’aigle !

Notre chasse aux contrades est maintenant terminée !!!! Nous avons vu Sienne sous son vrai jour, et nous pouvons dire que nous l’avons parcourue en long en large et en travers puisque la ville n’est pas si grande que ça et nous en sommes déjà à plus de seize kilomètre parcourus!!!!!!
 
Nous repassons devant la très belle basilique de Sienne pour lui faire nos adieux puis nous partons en quête de quelque chose à nous mettre sous la dent !

Guillaume et son sandwich
Guillaume et son sandwich

Je repère un petit bar qui vend des sandwiches qui ont l’air (de loin) fait à partir de baguette. Nous entrons donc pour acheter deux sandwiches tomate, mozzarella, basilic que nous allons manger sur la place du Palazzo pubblico. Seulement, là encore, quelle erreur!! Le pain n’avait que l’aspect de baguette, c’était en fait un vieux pain industriel bien dur et bien mauvais… Dommage! Après nos adieux à cette très belle place du palio, nous entamons notre redescente jusqu’à l’hôtel afin de pouvoir avancer nos valises et le blog. Deux kilomètres de descente intense plus tard et nous voilà arrivés!! Nous pouvons profiter un peu de la clim’ pour blogger et nous nous préparons à notre dernière nuit dans la ville de Sienne.
 
Adieu Sienne, demain nous partirons pour Rome avec une escale à San Giminiano puisque mon papa et la maman de Guillaume nous disent que c’est joli !

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Italie - Juillet 2015

Visite de Lucca et voyage vers Sienne

Aujourd’hui, dernier réveil à Florence, malheureusement. Pendant que Guillaume finit de se réveiller, je termine nos trois valises puis nous nous préparons pour aller profiter de notre dernier petit déjeuner dans cet hôtel. Avant de quitter cet endroit, nous en profitons pour faire des photos afin de nous souvenir de cette sublime chambre qui était somme toute assez grande, avec sa petite salle de bain très bien agencée et surtout sa grande terrasse toujours ombragée qui donnait sur la ville de Florence. Ah, ce que nous allons la regretter cette chambre et surtout cet hôtel, où nous avions un somptueux petit déjeuner le matin, une petite collation l’après-midi, une bouilloire et des sachets de thé ou café à disposition dans la chambre… Nous regretterons aussi l’accueil et le service toujours au top !

C’est donc un peu triste de partir que nous montons en voiture en direction de Lucca.
Deux heures plus tard et quelques détours pas prévu à cause du GPS, nous voilà garés à bon port. Nous apprenons à nous servir du parc-mètre italien pour payer notre parking puis nous partons en direction du coeur de la ville.
 
Petit point d’histoire : Lucca est une ancienne ville romaine qui a été par deux fois remodelée. Une fois au Moyen-Âge alors que la ville était en plein essor, grâce au commerce et notamment à la soie et une fois à la renaissance qui a laissé des traces de son passage notamment au travers de la grande muraille de rempart qui entoure la ville. La pierre vient remplacer la brique comme matériau de construction à la renaissance et la plupart des maisons construites au Moyen-Âge sont remaniées. On assiste également à l’apparition de grandes villas.

Le mur d'enceinte de Lucca
Le mur d’enceinte de Lucca

Nous traversons donc la muraille qui entoure la ville depuis la renaissance afin de pénétrer dans Lucca. À notre arrivée, nous tombons sur un itinéraire conseillé et un plan de la ville. Dans un premier temps, nous décidons de le suivre plutôt que de nous fier à notre ballade du guide vert. L’itinéraire nous invite à longer le cour d’eau qui coule dans la ville, ce que nous faisons. À chaque coin de rue nous tombons sur un reste de construction que je pense être médiévale. Nous tombons également sur de multiples églises, mais ça nous y sommes habitués depuis Florence. Au vue de la foule de vélos qui nous entoure, slalomant autour de nous en nous klaxonnant – ou pas -, nous décidons finalement de nous fier à la ballade du guide vert (petit point négatif pour le vélos !). Nous déambulons donc dans les rues, prenant une photo de ci, de là, nous reposant sur un banc de temps à autre… Nous arrivons jusqu’au Duomo de Lucca et son très beau campanile, malheureusement, je n’ai pas la tenue adéquate pour rentrer dans l’église, ce qui ne m’empêche pas pour autant de la regarder depuis la porte d’entrée.


Moi qui mange (encore!!)
Moi qui mange (encore!!)

Au bout de quelques heures de marche, la faim se fait sentir, nous nous mettons donc en quête d’un lieu où nous restaurer… Finalement, nous nous arrêtons dans une petite boutique qui vend des part de pizzas et des petits sandwichs. Nous optons pour trois petits sandwichs que nous nous empressons de déguster en marchant (un pour moi, deux pour Guillaume le gourmand).

Guillaume devant notre sandwicherie
Guillaume devant notre sandwicherie

Puis comme d’habitude pour ceux qui connaissent Guillaume, il a fallu se mettre en quête de toilettes ! Heureusement, j’en avais repéré sur le plan! Ils se situaient à côté de l’entrée de la ville. Nous nous dirigeons donc vers ces fameux toilettes qui étaient en fait fermés…

Vue de Lucca depuis les remparts
Vue de Lucca depuis les remparts

C’est alors que nous décidons de monter sur les remparts, qui avaient l’air ombragés, faire un tour de la ville vue d’en haut. Nous commencions à peine notre promenade quand une joggeuse nous a dépassé : il faut vraiment être motivé pour courir sous 37°C à 14 heures ! Bref, la regarder courir puis faire ses abdominaux nous a un peu occupé. Mais seulement voilà, quand on boit l’équivalent de deux litres d’eau, forcément il faut l’évacuer donc Guillaume se remet à me parler de ses toilettes et du fait que la ville de Lucca manque cruellement de toilettes publiques ! Finalement, ni une ni deux, le voilà parti pour faire pipi nature contre les remparts pendant que je fais le guet… Et, bien évidemment, sur quoi nous sommes tombés cent mètres plus loin ? Des toilettes !!! Au bout de quatre kilomètres de marche sous la chaleur, nous voilà revenus à notre point de départ. Nous redescendons donc des remparts et prenons le chemin de la voiture.

Après de longues recherches pour trouver la localisation exacte de l’hôtel sur le GPS, pendant lesquelles la voiture se refroidissait grâce à la climatisation, nous reprenons la route direction Sienne.
 
De nouveau, l’itinéraire se fait compliqué, en effet, le GPS de la voiture veut absolument que je prenne une voie sans issue qui mènerait soit disant à l’autoroute ! Après de longues minutes où nous avons tourné en rond, nous nous décidons finalement à mettre le GPS sur notre iPhone! C’est avec succès que nous avons donc finalement trouvé le chemin jusqu’à l’autoroute. Une fois arrivé dans Sienne, les choses se compliquent encore : le GPS nous indique que nous sommes arrivés alors que nous sommes sur un parking désert !! (C’est toujours à moi que ça arrive ces problèmes de GPS!!). Finalement Guillaume reprend le volant et nous conduit à bon port: l’hôtel étant en fait de l’autre côté de la route.

L’hôtel bien que trois étoiles nous semble assez décevant en comparaisons de celui que nous venons de quitter à Florence… Nous verrons au jour le jour… (Je confirme au bruit que fait la clim, il est décevant). Ce soir, petite soirée tranquille dans la chambre car le centre ville de Sienne est quand même à 35 minutes de marche à pied et nous ne nous sentions pas le courage de nous y aventurer.

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Italie - Juillet 2015

Galleria degli Uffizi, All’antico Vinaio e Palazzo Vecchio : programma del giorno

Ce matin, réveil difficile à sept heures ! Et oui, il faut ce qu’il faut pour aller à la Galerie des Offices sans avoir réservé de places !
 
Après un rapide petit déjeuner, surtout pour Guillaume qui ne pouvait rien avaler si tôt le matin, nous sommes donc aller nous placer dans la longue file d’attente pour accéder à la galerie.

Galerie des offices
Galerie des offices

Une heure de queue plus tard, nous voilà enfin rentrés !! L’attente n’a donc pas été si longue que cela, si l’on considère que dans le guide il est indiqué qu’elle peut atteindre quatre heures ! Nous louons un audioguide pour deux et gravissons les escaliers pour atteindre le Saint Graal de la visite, qui débute au deuxième étage. Tout commence par un long couloir où trônent de nombreuses statues, puis nous passons de salles en salles, en écoutant les commentaires et en essayant de nous frayer un chemin parmi les groupes de touristes. Au détour des salles, nous admirons des oeuvres de Léonard de Vinci,  Michel-Ange,  et toute une salle consacrée à Botticelli. Et je ne vous parle que des peintres dont je vais vous montrer des oeuvres !

Le deuxième étage terminé, je ne suis pas encore aux prises avec le syndrome de Stendhal mais par contre, nous avons assez mal au dos. Nous nous dépêchons donc de descendre au premier étage en espérant y trouver une petite place pour nous asseoir. Nous nous reposons quelques instants puis nous attaquons les salles consacrées aux peintres étrangers. Je n’ai retenu que certains peintres espagnols : Velazquez et Goya entre autre.
 
Nous entrons alors dans le vif du sujet avec des salles où trônent des peintures de Raphaël, du Titien, du Caravage que vous allez pouvoir admirer en partie dans la galerie. Puis au détour des couloirs nous tombons sur une exposition temporaire consacrée majoritairement aux oeuvres de Piero di Cosimo, avec également quelques oeuvres de Filippino Lippi. Les tableaux étaient très colorés et très agréables à regarder, malheureusement les photos étaient interdites et je n’ai pas osé braver le danger pour en prendre malgré tout.

Trois heures plus tard, nous voilà sortis !! Mais quelle déception, la librairie ne possède que très peu de livres en français et bien évidemment, pas ceux que nous voudrions acheter… Nous ressortons donc bredouille mais avec plein de souvenirs dans la tête et quand même quelques photos.

All'antico Vinaio
All’antico Vinaio

Il est alors l’heure de se mettre en quête de la sandwicherie que Guillaume a trouvé sur Trip Advisor et qui est quand même classé comme troisième meilleur restaurant de Florence selon ce même site. Quelle chance nous avons, All’Antico Vinaio se trouve à deux pas de la Galerie des Offices : nous nous y rendons donc rapidement et commençons là encore à faire la queue. La renommée peut voir quelques inconvénients ! Une fois devant l’étal, il ne nous reste plus qu’à garnir notre pain toscan. Pour ma part, je prends une sauce à base de tomates séchées très épicée, du jambon sec, du fromage et des aubergines. Guillaume, quant à lui, prend une sauce à base de truffes, le même jambon que le mien et juste du fromage. Nous retournons à la galerie des offices, nous asseoir sur les marches de la cour intérieur afin de déguster notre sandwich.

Dégustation du meilleur sandwich de Florence sur les marches de la Galerie des Offices
Dégustation du meilleur sandwich de Florence sur les marches de la Galerie des Offices

Caricaturiste devant la galerie des offices
Caricaturiste qui nous a bien occupé pendant notre pause déjeuner.

Durant notre repas, Guillaume se fascine pour un caricaturiste qui aurait, selon lui, des tocs. En effet, afin d’éviter le soleil, les artistes changent de côté à la mi-journée et celui qui le passionnait passait son temps à transporter d’un côté et de l’autre son matériel : il apportait quelque chose du côté où il comptait s’installer l’après midi et revenait toujours avec autre chose dans les mains. Nous sommes donc restés à observer son petit manège et à nous reposer les jambes et le dos pendant un long moment. Une bonne pause bien méritée malgré le mal de fesses qui commençait à se faire sentir tant les marches sur lesquelles nous étions assis étaient inconfortables. Note à la ville de Florence : il faudrait investir dans des bancs publics !

Palazzo Vecchio
Palazzo Vecchio

Une fois remis de notre visite du matin, nous partons à l’assaut de l’autre côté du Palazzio Vecchio, monument incontournable de Florence, qui abrite également le Musée du même nom. Guillaume traine un peu des pieds au début car il voudrait bien, malgré l’heure, rentrer au frais dans la chambre d’hôtel mais mon instinct de persuasion arrive à le convaincre et il me suit.
 
Petit point d’histoire: Ce Palazzo a été construit au XIIIème siècle dans un style gothique. Il est destiné à accueillir le gouvernement de la ville. Il sera récupéré par Cosme Ier au XVIème siècle qui en fera sa demeure. Il demandera alors à Vasari de l’agrandir et d’apporter des modifications radicales à l’intérieur de l’édifice afin qu’il corresponde plus aux fastes de la vie de cour.
 
Nous commençons la visite part une grande et très majestueuse salle, qui achève de convaincre Guillaume. Cette salle, la salle des cinq cents, mesure en effet 1200m2 et son plafond est composé de nombreux caissons dont les peintures ont été faites par Vasari. Dans la salle nous retrouvons là encore de nombreuses statues qui étaient déjà là au XVIème siècle dont une statue de Michel-Ange. Nous accédons ensuite au Studiolo qui était la chambre de travail de François Ier de Médicis. Les peintures qui ornent les murs de cette petite salle cachée ont pour thème dominant les quatre éléments, les découvertes de la science, les mystères de l’alchimie. Nous poursuivons notre visite par les Appartements de Léon X dont une partie ne peut être visité car ils renferment actuellement les bureaux du maire (quelle chance !!). La décoration des salles qui composent cet appartement se veut à la gloire des Médicis. En effet, les appartements étaient destinés à recevoir des hôtes de la cour. Nous visitons ensuite les Appartements des Eléments qui se trouvent juste au dessus de ceux de Léon X. Leur décoration a pour thème la mythologie antique. On retiendra notamment la salle des éléments dont la décoration est composée des allégories du feu, de l’eau, de la terre et de l’air. Nous continuons notre visite par les appartements d’Eléonore de Tolède dont la décoration constitue une sorte d’hymne à la grandeur féminine. Nous retiendrons notamment la chapelle privative de cette dernière dont la décoration retrace la vie de Moïse. Nous visitons ensuite une partie plus ancienne d’un siècle : les Appartements des Prieurs des Arts. Nous retiendrons dans ces appartements les plafonds à caisson bleu et doré, oeuvre de Giuliano da Maiano et de son frère. Et la salle des lys avec ses murs tapissés de lys, symboles de la monarchie française. Pour finir, nous arrivons dans la salle des cartes géographiques qui fut construite par Vasari pour Cosme Ier. Cette salle renferme une collection de cartes géographiques recensant toute les parties du globe alors connues. Ces cartes permettaient de masquer de grandes armoires dans lesquels les Médicis rangeaient leurs atours les plus précieux. Au centre de cette salle trône une énorme mappemonde réalisée par E. Danti.

Pauline la gourmande
Pauline la gourmande

Une fois la visite terminée, nous nous mettons en route pour l’hôtel mais également pour acheter des fruits car cela fait deux jours que j’ennuie Guillaume avec mes brugnons. Chemin faisant, nous passons devant un glacier qui nous semble très bon. Nous nous arrêtons donc pour prendre notre première glace du séjour! Gourmande comme je suis je prends trois parfums: pèche, citron et menthe, le tout dans un moyen pot (avec moi, mieux vaut être trop prudente). Guillaume lui prend deux parfums dans un cône: chocolat et crème. Nous mangeons nos glaces en cheminant tranquillement jusqu’à l’hôtel. Une fois quasiment arrivée, je me rends compte que je n’ai toujours pas de fruit. Je laisse donc Guillaume rentrer seul à l’hôtel et part à la recherche du marché ou de tout autre lieu vendant des fruits. C’est malheureusement bredouille que je rentre à l’hôtel car les halles du marché étaient fermées à cette heure avancée de la journée. Je retrouve Guillaume dans la chambre, déjà prêt à faire sa sieste quotidienne.
 
Nous ressortons de notre chambre quelques temps plus tard, après une bonne sieste (pour Guillaume) et une douche pour nous deux, afin d’aller déguster notre collation frugale à l’open bar de l’hôtel. Mais aujourd’hui  nous avons quasiment pillé le bar : chips mexicaine, petites pizzas séchées avec du coulis de tomate, petits sandwichs, petites olives marinées ou non et comme dessert des mini-muffins chocolat et vanille ! Quasiment un vrai repas ! De retour dans la chambre, je dois prendre les choses en main pour écrire le blog malgré ce qui était prévu… Guillaume cherche en effet tous les prétextes du monde pour ne pas le faire ce qui explique pourquoi vous m’avez retrouvé aujourd’hui encore! Demain visite de multiples églises et compte rendu par Guillaume !

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Italie - Juillet 2015

Journée marathon : 17 kilomètres et 60 étages

Ce matin : neuf heures tapantes, le réveil sonne. Il faut se lever, se doucher puis nous descendons petit déjeuner. Fort de notre expérience de la veille, nous avons considérablement augmenté nos quantités de nourriture afin d’éviter le petit creux de 14h30. De plus, nous emportons deux pommes avec nous pour au cas où.
Nous montons récupérer nos bouteilles d’eau (accessoire indispensable par 36°C), l’appareil photo et le guide vert puis nous nous mettons en route en direction du Campanile et de ses 414 marches.

Il Campanile
Il Campanile et ses 414 marches

Après un petit temps d’attente, nous nous lançons dans notre folle ascension par des escaliers tortueux. Après une myriade de marches, ouf enfin le premier pallier!! On reprend son souffle, on boit un peu et enfin on admire le paysage (pas de trop près tout de même pour Guillaume). Puis on se remet en route pour atteindre le deuxième pallier puis le troisième. De là, nous avons déjà une très belle vue sur Florence et nous voyons une partie des cloches qui trônent dans ce Campanile. L’ascension s’arrête là pour Guillaume qui est déjà monté bien courageusement jusqu’à cette hauteur malgré son vertige. Grand bien lui en a pris : en effet, les escaliers pour accéder à la terrasse sont vraiment très étroits, très peu éclairés et une fois là-haut nous sommes très haut. Tout pour avoir une crise de claustrophobie ou de vertige…! Je suis donc montée toute seule, armée de mon seul courage et avec pour mission de prendre des photos. Une fois là-haut, quel panorama!! Une très belle vue de Florence s’étend devant mes yeux émerveillés. Je dégaine donc mon appareil et me charge de prendre les photos. Une fois ma mission accomplie, il me faut redescendre, retrouver mon bel amoureux qui m’attend au troisième pallier. Après un petit peu d’eau, c’est reparti pour la descente!!

Une fois les 414 marches descendues, nous pouvons enfin nous reposer un peu à l’ombre avant de nous remettre en route en direction du Palazzo Pitti, notre réel objectif de la journée.

Nous devions en effet visiter le palais Pitti et faire une promenade dans les jardins de Boboli, seulement, une fois arrivés à la caisse, nous nous rendons vite compte qu’il n’existe que deux possibilités : soit un billet regroupant la Galleria Palatina, la Galleria Arte Moderna et l’Appartamenti Reali soit un billet regroupant le jardin de Boboli et d’autres musées comme celui du costume et de l’argenterie. Nous nous décidons donc pour la formule n°1, le prix des billets étant un peu cher.

Palazzo Pitti
Palazzo Pitti

Petit point historique : le palais Pitti est un palais qui a appartenu tout d’abord à la famille Pitti, famille ennemie des Medicis puis a été récupéré par les Medicis par Eléonore de Tolède qui lui donna ses dimensions actuelles.

Nous entamons notre visite par une très belle exposition de tableaux de Carlo Dolci, peintre italien du XVIIème siècle, ayant peint quasiment exclusivement des peintures sacrées. Ses toiles sont assez colorées et pleines de réalisme, ce que j’apprécie assez. Mais ce que nous aimons par dessus tout, ce sont les plafonds des salles dans lesquels a lieu l’exposition. Ils sont magnifiques et me font penser à la chapelle Sixtine.

Nous continuons sur la Galleria Palatina qui me semble décevante comparé à ce à quoi on s’attendait. En effet, les murs des salles sont remplis quasiment du sol au plafond par des toiles ce qui fait qu’on ne peut pas les apprécier à leur juste valeur. Dans les premières salles, on essaye de tout regarder, de porter un jugement sur chaque toile, de passer du temps à admirer le travail de l’artiste puis, plus les salles passent, plus on se concentre exclusivement sur les artistes connus comme Raphaël, Tintoret, Titien… Pour ma part, je trouve que les toiles sont plus sombres et moins colorées que celles de Dolci et donc j’apprécie moins.

Une fois les 35 salles terminées, j’avais presque le syndrome de Stendhal. Et pourtant la partie musée n’était pas finie!!

Nous avons fait une petite pause en visitant les appartements royaux qui étaient très beaux, très richement décorés. Nous avons tout particulièrement apprécié la salle de bain de Napoléon!

Puis nous revoilà partis pour un autre musée : la galleria d’Arte Moderna et ses 24 salles. Je ne ferai pas trop de commentaires sur cette partie si ce n’est que nous ne connaissions pas les peintres pour la grande majorité d’entre eux et que le syndrome de Stendhal me gagnant de plus en plus nous avons plus survolé les pièces qu’autre chose.
14h15 nous voilà sortis ! Petite pause au pied du Palazzo pour manger notre pomme et boire un peu d’eau. Au vu de l’heure, j’ai la bonne idée de regarder le guide vert afin de choisir une activité pour l’après-midi! Guillaume toujours prêt à me suivre, accepte la ballade que j’ai choisi et qui me paraissait être une ballade dans la nature ! Mais quelle erreur !!!

Porte San Miniato
Porte San Miniato

Nous avons donc décidé de faire la promenade des collines. Tout commence au travers de petites ruelles très atypiques. Puis nous avons franchi une petite porte romaine : la porte San Miniato et c’est là que ça a commencé à se compliquer.

Nous nous sommes mis à gravir des escaliers (et oui encore !!) qui étaient là aussi bien raides, avant d’arriver à un superbe point de vue sur toute la ville de Florence.

Vue depuis le premier point de vue de la ballade
Vue depuis le premier point de vue de la ballade

Une fois arrivés sur ces hauteurs, nous nous sommes dépêchés d’acheter une bouteille d’eau car la soif se faisait sentir après cette longue promenade. Nous avons continué de grimper jusqu’à San Miniato al Monte, et sa fabuleuse église Saint-Minias. De là, la vue sur Florence est encore plus époustouflante que lors de notre ascension première, nous nous empressons donc de prendre des photos.

La façade de l’église se compose d’une alternance de marbre vert et blanc et d’une mosaïque sur le fronton triangulaire représentant le Christ entre la vierge et Saint-Minias. L’intérieur nous a tout autant charmé que la façade. Là encore avec une dominance de vert et de blanc. Cette basilique surplombe un magnifique cimetière dans lequel Guillaume aimerait bien connaître son dernier repos.

Une fois arrivés là, il ne nous reste plus qu’à tout redescendre. Nous suivons notre guide qui nous mène tout droit jusqu’au Forte del Belvedere où nous attendait là encore un panorama. Seulement, une fois arrivés au belvédère, nous étions assez fourbus, nous avions mal aux pieds et nous ne pensions qu’à une chose : rentrer à l’hôtel. Nous n’avons donc pas pris le temps de regarder le panorama et sommes plutôt passés à côté afin de continuer notre périple.

Après nos 17 kilomètres de marche sur la journée nous voilà enfin arrivés à l’hôtel !! Nous nous sommes attablés dans la salle des collations pour boire un petit rafraichissement avant de monter nous doucher et nous reposer.
19 heures, nous nous armons de courage et nous partons en quête d’un petit restaurant: Guillaume avait trouvé quelque chose qui lui semblait bien pas très loin de l’hôtel mais n’ayant pas eu le courage de réserver nous avons donc décidé d’y aller très tôt. Le repas était un vrai régal avec une petite entrée offerte par la maison. En effet le serveur nous a apporté un verre de vin chacun et des petites parts de pizza. Les pâtes qui ont suivi étaient délicieuses et d’une superbe fraîcheur avec le beau morceau de burrata qui culminait sur le dôme de pasta ! Le gâteau au chocolat en dessert que nous avons partagé n’était franchement pas mal non plus et nous avons même eu droit à un verre de limoncello offert par la maison ! Bref, un super restaurant  que ce Fuoco Matto. Nous y retournerons d’ailleurs certainement avant notre départ de Florence !

Demain nous allons essayer de visiter la galerie des Offices, si les quatre heures de queues ne viennent pas à bout de ma patience avant… Je prévois déjà de faire un syndrome de Stendhal avant la fin de la journée mais vous n’en saurez rien car demain ce sera à Guillaume de raconter notre journée – ou pas – !