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Quoi de neuf au mois de novembre?

Novembre est là mais nous avons du mal à y croire car ici il ne fait toujours pas froid!

Première semaine de reprise chargée avec Halloween, nous étions fatigués et les élèves aussi! Le sucre et le manque de sommeil nuit gravement à leur concentration!

Ce week-end, le temps est toujours au beau fixe, malgré ma fatigue je suis debout tôt pour aller à mon workout matinal avec Jérôme (le coach!) suivi d’un petit cours de yoga pour bien m’étirer! Puis une fois n’est pas coutume, nous allons au mall ou se trouvent les boutiques outlets… bientôt l’anniversaire de ma filleule, et la boutique Disney me semble la parfaite destination pour trouver son cadeau! Quelques emplettes plus tard et après avoir bien profité du soleil nous rentrons à la maison car Guillaume est attendu pour aller jouer chez son collègue (et copain) Paolo.

Le lendemain, sous un soleil radieux, nous nous dirigeons vers l’île du Coronado afin de nous promener et déguster une bonne glace! (Que dis-je une énorme glace excellente!)

Nous continuons de prendre nos petits déjeuner tous les matins dehors pour mon plus grand bonheur!!

En plus de fêter Halloween (et Thanksgiving), nous sommes très mondains, en effet, ma collègue et amie Coline nous invite à venir la voir jouer au hockey qu’elle pratique depuis de longues années maintenant. Suite à ce match victorieux, auquel nous avons assisté avec Alexandra et ses deux enfants, nous allons tous dîner des pizzas chez Coline où notre autre collègue Olivier nous rejoint. Nous passons une excellente soirée.

Rebelote le lendemain, Coline nous invite à un match de hockey pro des Gulls, l’équipe de San Diego. De plus c’est le vétérans day, donc il y a plein de choses en faveur des militaires. Nous passons la soirée en sa compagnie ainsi que celle de son bon ami, comme elle dit, Scotty qui est justement un militaire américain. Petite anecdote rigolote: pendant une des pauses, alors que tout le monde est parti acheter à manger et que je me retrouve seule, une chanson se lance et je vois tous les américains se lever et retirer leurs casquettes. Je me suis sentie seule au monde, ne sachant pas pourquoi il fallait se lever, et étant persuadée qu’il ne s’agissait pas de l’hymne américaine. Une fois la chanson fini, j’ai quand même pris mon courage à deux mains pour demander à mon voisin pourquoi tout le stade s’était levé. Sa réponse: « c’était la chanson America is beautiful et elle l’est vraiment » dans ma tête j’étais là « ah ok comme vous trouvez votre pays beau vous vous levez et vous vous découvrez pour lui rendre hommage…. oh mon dieu… ».

Comme c’est un week-end de trois jours, il nous reste encore du temps pour nous détendre au bord de la piscine et nous promener dans little Italy, le quartier italien de San Diego. Quartier italien qui se résume surtout à une rue principale avec des restaurants italiens et des épiceries. Nous nous faisons d’ailleurs arnaquer en achetant des baiocchi à 6$ le paquet dans la première épicerie alors qu’il n’était qu’à 4,50$ dans la deuxième, mais bon que voulez vous c’est le charme de l’Italie 😂😂😂. Un peu déçu par ce quartier, nous descendons nous promener le long des quais de San Diego et tombons nez à nez avec un très beau trois mâts : le Star of India. De retour à la maison, Guillaume s’empresse de déguster un de ses nouveaux gâteaux avec un café.

Le mois de novembre se poursuit avec son alternance travail, sport, Brick and Bell, kono’s jusqu’au fameux week-end de thanksgiving qui mérite bien un article à lui tout seul!

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Des nouvelles de l’autre bout du monde

Que s’est il passé depuis tout ce temps sans nouvelles de nous?

Tout d’abord je précise que j’ai survécu à ma semaine de garderie ce qui n’était pas gagné!

Le jeudi de cette fameuse semaine l’Iphone X était en précommande, il a donc fallut rester éveillé jusqu’à minuit! Tout ça pour quoi? Pour que la carte de crédit soit refusée pour je ne sais quel motif en rapport avec la sécurité sociale!

Le samedi précédent la rentrée, nous sommes allés pique niquer en bord de mer dans notre petit endroit. Pour une fois nous n’allions pas à Brick and Bell pour prendre un acai bowl mais pour acheter des succulents sandwichs.

Le soir nous sommes allés dîner chez une de mes collègues, Alexandra, chez qui nous avions déjà été. Son mari, Bota, bien qu’il n’ait vu Guillaume que 2 fois, connaissait déjà son amour pour les gadgets et lui a donc offert une Alexa sous forme d’un eco dot. Qu’est ce que c’est? Un petit dispositif lié à Amazon que tu mets chez toi et à qui tu peux parler pour demander un timer quand tu cuisines, de la musique, le temps qu’il fait, mettre des choses sur ta liste de course Amazon… pour le moment ce sont les seules utilisations qu’on en fait mais il y en a sûrement d’autres! Je ne vous dit pas comment Guillaume était ravi!

Le dimanche nous sommes allés au zoo Safari park qui est un mélange entre un zoo traditionnel avec des animaux qu’on peut voir dans des enclos, et une sorte de safari avec deux énormes plaines remplies d’herbivores. Nous avons à cette occasion pris le pass annuel pour accéder au zoo et au zoo Safari park en illimité. (J’en parle de le prendre depuis la première fois où nous sommes venus!) Nous avons vu plein d’animaux, fait un petit safari gratuit dans les plaines africaines avec un super guide… bref nous avons vraiment passé une super journée! Il y avait même deux bébés tigres qui étaient trop mignons!

Après un si bon week-end, dur de reprendre le chemin du travail!

Mardi, jour d’halloween. Ici, comme tout à chacun le sait, c’est une grande fête. Nous avons donc décidé de faire le tour des maisons avec Alexandra et sa famille ainsi qu’avec une autre de mes collègues : Coline. Guillaume avait choisi pour l’occasion un déguisement de Storm trooper (Star Wars…) et je voulais un déguisement qui matchait avec le sien mais il n’y en avait plus alors je me suis contenté d’un loup. Les maisons étaient effectivement hyper décorées. Petite anecdote rigolote, alors que nous avions fini le tour des maisons, et que les enfants d’Alexandra avaient des paniers pleins, elle nous a emmené visiter une gigantesque maison transformée en maison hanté et a posé le panier de son fils pour prendre des photos et l’a oublié. Bien évidemment, lorsqu’elle s’en est rendu compte il était trop tard, le mal était fait : le panier était déjà quasiment vide. La tête de son fils, Ange, faisait peine à voir. Après cet incident nous sommes tous rentrés chez nous nous reposer pour attaquer la journée du lendemain.

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Quelques anecdotes sur notre vie californienne

Depuis notre dernier article il s’en est passé des choses!

Les canapés n’ont jamais été livré mardi, nous avons dû attendre patiemment jusqu’au samedi suivant pour les avoir mais nous en sommes ravis (et Berlioz s’en donne à cœur joie, nous avons donc investi dans un plaid!)

Comme dernier achat majeur, il faut quand même signaler la lunch box de Guillaume et son sac à dos pour aller au travail à la place de sa magnifique sacoche!

Nous avons également acheté une machine nespresso tout à fait adaptée à Guillaume, puisqu’elle est Bluetooth et il peut donc programmer plein de choses avec son téléphone!

Bon dans un premier temps elle n’a pas fonctionné mais maintenant que je l’ai rapportée chez nespresso et échangée elle fonctionne à merveille et Guillaume peut se faire un petit café le soir! Je précise que c’est un plaisir qui coûte cher car une ramette de café qui coûte normalement 3€50 en France ou quelque chose comme ça, coûte ici entre 7$ et 7,5$ de quoi vous faire réfléchir!!

Il y a deux week-ends nous sommes allés dîner chez une de mes collègues, c’était chouette et le dimanche nous sommes allés dans un restaurant brésilien avec deux collègues de Guillaume! C’était très bon mais il a fallu parler tout en anglais!! 🙃

Nouvelles de mon école : je suis allée en sortie avec mes élèves dans un canyon, c’était super! Les paysages étaient magnifiques… ça change des sorties qu’on fait en France!

Nous avons fêté Halloween avant les vacances, les enfants étaient tous déguisés et nous aussi, nous étions tous déguisés en maçon car notre future école est toujours en travaux donc on voulait faire un clin d’œil pour les parents! 🎃

Cette semaine je m’occupe de la garderie pendant les vacances: 16 enfants entre 2 et 4 ans… 😱😱😱😩

Ce week-end nous sommes allés petit déjeuner chez notre mexicain préféré en bord de mer à Pacific Beach (chez Kono’s) où j’ai fait la commande tout en espagnol sous les yeux éberlués de Guillaume (comme si c’était la première fois que je parlais espagnol !) puis nous avons fait une magnifique ballade dans une réserve naturelle en bord de mer! Le cadre était juste magnifique et les paysages époustouflants!! C’était un véritable bonheur! Le dimanche nous avons refait un barbecue et mangé au bord de la piscine… weekend parfait! Nous avons également cuisiné notre premier repas Blueapron (je laisse Guillaume vous faire un article dessus) avec du citron caviar un vrai régal! Nous avons aussi choisi notre table (mais je vous laisse la surprise!!!) et nous sommes fin prêts pour Halloween avec un gros seau rempli de friandises! (Et je ne suis pas la seule à en manger avant l’heure!)

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Jour 3: les ennuis continuent

Dernier long, très long article pour que vous puissiez comprendre mon désespoir à mon arrivée ici!

Après nos mésaventures de la veille, nous avons tout un programme pour ce jeudi:

  • visite de l’école avec ouverture de la sécurité sociale et remplissage des papiers

  • ouverture de ma ligne d’électricité dans un point de vente parce que en ligne ça ne fonctionne pas sans le fameux SSN

  • déposer la voiture de location et en prendre une autre moins chère.

  • autres réjouissances

Bien évidemment rien ne s’est passé comme prévu sinon ça ne serait pas drôle!

La journée commence par un petit déjeuner matinal avec les donuts achetés la veille et un café que Marguerite va chercher (avant même l’ouverture) à l’accueil de la résidence puis nous nous rendons directement à l’école.

Malheureusement, Thierry n’est pas disponible pour nous voir mais nous discutons avec la secrétaire, Carole, qui nous dit que pour la sécurité sociale, il faut aller à Dowtown dans un centre de sécurité social (et moi qui pensait que ça serait simple…)

Elles nous apprend également que je dois aller prendre mes empruntes afin d’être fichée avant de travailler…encore une chose à ajouter à notre planning. Petite photo de la salle des maîtres. 

Après une petite visite de l’école accompagnées par Lucy, la chienne de Thierry, nous partons en mode périple pour toutes nos missions de la journée.

Mission numéro 1 et pas des moindres: la sécurité sociale! Bien sûr comme rien ne peut être simple, une fois au guichet, l’employée ultra efficace me dit que malheureusement elle ne peut pas me créer de numéro de sécurité sociale car mon visa n’est pas valide! (Vous vous demandez quand je vais pleurer ? Très bientôt!) De plus, (parce que oui, ça n’est pas fini) mon prénom sur mon visa est trop long, forcément ces abrutis à l’ambassade ont mis comme prénom Pauline Juliette Sophie, donc la création de mon SSN va prendre plus de temp!

Heureusement, comme la dame est ultra efficace, elle fait des photocopies de tous mes documents, me demande de faire de mon côté les démarches pour activer mon sevis et donc rendre mon visa actif et me dit qu’elle retentera de me créer mon SSN le lundi suivant. Ça c’est trop génial par contre, en France c’est sûr que j’aurais été obligée de revenir!

Mission numéro 2: finalement nous partons en expédition pour faire mes empruntes. Petit boui boui recommandé par Thierry. Rien de spécial à signaler si ce n’est qu’ici, les empruntes c’est pas comme pour notre passeport français… ça ne rigole pas du tout! Comme je suis une fille, je sais faire plusieurs choses en même temps, je m’occupe donc d’activer mon Sevis… j’appelle Thierry, qui me dit que mon erreur, c’est de ne pas avoir prévenu l’organisme qui m’a fourni mon visa de mon arrivée aux USA. Cette nouvelle mission s’ajoute à ma longue liste du jour!

Mission numéro 3: changer de voiture! Pour ce faire, nous devons nous rendre au Hertz à côté de la maison avant 12h! Nous achetons donc un mcdo à emporter en même temps que nous remplissons le réservoir d’essence et nous le mangeons en nous dirigeant vers le loueur de voiture. Une fois sur place, désillusion, ils n’ont pas de voiture de remplacement pour nous! Nous reprenons donc la route pour nous rendre au Hertz de l’aéroport! (Parce que nous n’avons que ça à faire!) Une fois sur place, nous louons une voiture pour 2 semaines et profitons du café et des barres de céréales gratuites. Il faut au moins ça pour compenser!

En même temps je m’occupe de prévenir la Cordel Hull Fondation (la fondation qui me fournit mon visa) que je suis arrivée et me rend compte que j’aurais dû prendre une assurance santé provisoire avant d’arriver aux USA. Je m’en occupe donc en priorité puis reçoit la confirmation que mon Sevis est activé. (Comment faire 1à choses en même temps parce que tu n’as pas commencé par faire la bonne première chose!)

Mission numéro 4: ouvrir une ligne d’électricité! Je cherche sur internet l’adresse de la compagnie de San Diego et bien évidemment cet abruti de Google nous fournit l’adresse de la zone de bureau et non pas d’un comptoir pour ouvrir notre ligne! Gentiment, le monsieur de l’accueil, nous voyant désemparée et pratiquement en proie au suicide, nous fournit la liste des adresses et nous voilà repartie pour de nouvelles aventures! Une fois arrivé au comptoir, situé à 2min de la sécurité sociale où nous étions le matin même, nous ouvrons la ligne ce qui nous prend en tout est pour tout 2min. (Nous aurions pu tout faire en même temps, le matin, il est vrai mais nous n’aurions pas eu le plaisir de faire des heures de voiture, de courir partout.; et puis que voulez-vous on ne peut pas être parfaites! On a la capacité de faire plusieurs chose en même temps, mais pour ce qui est du sens de l’orientation on repassera…)

Mission numéro 5: Récupérer les courses, avant 18h à l’accueil de la résidence afin d’avoir enfin de quoi manger. Nous nous précipitons pour rentrer à la résidence et nous nous rendons directement à l’accueil afin de vérifier l’arrivage de nos courses commandées la veille sur amazon prime. La dame responsable des paquets, bien désolée, m’affirme n’avoir aucune course. Encore une fois c’est la déconfiture, j’insiste, nous allons vérifier, il n’y a rien. Je vérifie sur amazon qui nous dit bien que les courses ont été livrées. petit moment de panique. Nous remontons donc à notre appartement, toujours communément appelé hôtel, et nous tombons alors nez à nez avec nos courses qui nous attendent sagement devant la porte de l’appartement! Plus de peur que de mal donc!

Tant que nous sommes là, nous en profitons pour amener la structure du lit à l’appartement afin de ne plus dormir à même le sol car mon dos va bientôt rendre l’âme! Mission quasi impossible. Les structures sont trop lourdes, le diable gentiment prêté par la résidence ploie sous le poids des colis. Nous nous demandons comment nous allons arriver jusqu’à bon port! (en plus du sens de l’orientation, la vision dans l’espace ça n’est absolument pas mon truc non plus). C’est alors que très gentiment deux hommes à tout faire de la résidence nous proposent leur aide et leur diable bien que cela soit interdit par la résidence. Nous voilà sauvée! Une fois les colis chargés sur la planche à roulette, la mission s’avère beaucoup plus aisée que prévue! (enfin pas tant que ça non plus, il ne faut pas croire hein)! Nous entreposons les cartons dans la chambre et ne nous lançons pas de suite dans le montage, la journée n’est pas encore terminée!

Mission numéro 6: maintenant que nous avons de quoi manger, il nous faudrait peut être avoir des contenants: direction ikea!

La liste de nos besoins urgents est très claire, mais cependant, nous prenons toutefois le temps de nous promener à l’étage où nous faisons surtout du repérage pour le futur. De toute façon il faut repérer car sur notre liste de choses urgentes, la chaise de bar figure quasiment tout en haut! En voilà une que j’aimais bien.

Nous prenons quand même quelques photos puis nous nous arrêtons pour manger les traditionnelles boulettes! (Mais oui une visite à ikea avec la famille Guérin ne peut pas se conclure sans manger de boulettes!).

Il est tant d’attaquer le vif du sujet: les assiettes, les verres, les trucs pour la salle de bain… L’hésitation est grande entre les assiettes, je suis mon coup de coeur est investie dans 4 assiettes que je trouve tout à fait à mon gout, 4 verres boules presque identiques à ceux que nous avions à Paris, un tapis de bain, des pots pour la salle de bain… La note se révèle plus salée que prévue, comme toujours à ikéa. Marguerite trouve même, dans le coin des affaires, des rideaux pour mettre dans son appartement à Paris, si c’est pas le destin ça! (Quelques photos d’accessoires)

 

Mission numéro 7 et dernière de la journée: la pharmacie! Depuis quelques jours j’ai très mal à l’oeil, nous nous mettons donc en quête d’une pharmacie afin d’acheter des gouttes. Déjà le concept de pharmacie est très spécial, nous pouvons à la fois acheter des boissons, de la nourriture, des médicaments, de l’alcool… Par contre du sérum physiologique ça n’existe pas ici. Nous ressortons bredouilles ou presque (Marguerite a craqué pour des chewing-gums trop bizarres et des lunettes de soleil) et nous rentrons à la maison nous doucher et nous coucher!

Ça aura encore été une journée très chargée, pleine de hauts et de bas!

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Jour 2: voyage LA / SD et début des ennuis!

Décalage horaire ou suffisamment de sommeil, nous ne le saurons jamais, mais nous voilà réveillées super tôt!

Le petit déjeuner n’étant servi qu’à partir de 7h, nous prenons notre temps pour nous préparer, ranger correctement nos affaires, câliner Berlioz et enfin nous descendons à 7h pile.

Nous sommes les premières. Le buffet du petit déjeuner est correct, pas trop et tout à l’air fait maison.

Nous petit déjeunons tranquillement, avec des croissants corrects, puis nous reprenons le chemin de la chambre pour finir de nous préparer et nous mettre en route pour San Diego!

Mais c’était sans compter sur Berlioz qui refuse de sortir de sous le lit! 30min d’essai plus tard, avec le lit déplacé de part et d’autre de la chambre, nous décidons de charger la voiture et que je remonte seule pour essayer de la rassurer et de la faire sortir… 20 min plus tard toujours rien à mon grand désespoir. Guillaume me suggère la manière forte, à savoir le balais. Je retourne donc chercher Marguerite, nous empruntons un balais à la réception et nous partons à la chasse au chat!

Nous voilà prêtes et parties pour 2h30 de route jusqu’à SD! Nous commençons déjà notre rituel avec Marguerite, à savoir que nous emmenons du café gratuit avec nous dans des gobelets.

Arrivées à la résidence, les ennuis continus : je ne peux pas payer le reste de la caution, la carte bleue ne fonctionne pas!

Après avoir appelé le service de maintenance sans succès, ils me laissent gentiment les clés de notre appartement, en nous expliquant de revenir payer plus tard.

Kevin nous accompagne dans notre visite de la résidence qui est immense et du parking qui l’est tout autant puis nous laisse seule à la maison nous installer avec Berlioz qui attendait dans la voiture pendant tout ce temps!

L’appartement semble super et la résidence aussi! L’électroménager est de bonne facture!

Nous mangeons les reste de pâtes d’hier soir en guise de déjeuner puis nous nous dirigeons à pied au centre commercial tout proche où je dois rencontrer Alyssa, la commerciale de chez Tesla concernant la voiture.

C’est donc pleine de confiance que nous nous dirigeons vers la boutique Tesla.

Une fois là bas, les ennuis continuent: 3ème problème de la journée! Je n’ai pas de numéro de sécurité social donc mon devis de leasing n’est plus d’actualité. Sauf que la commerciale n’a jamais pris la peine de me demander si j’en avais un lorsque nous avons échangé par mail. Elle me dit donc que pour elle ça allait de sois que j’en avais un… je lui dis qu’elle ne m’a jamais posé la question et que je ne savais pas qu’il en fallait un. Nous refaisons donc un contrat de leasing et en attendant de voir si ma demande est acceptée je pars me promener avec Marguerite dans les boutiques afin d’essayer de trouver des verres et des assiettes de dépannage pour les jours à venir!

Nous nous amusons bien mais l’heure avançant, nous retournons à pied à la résidence, toujours sans réponse, afin de récupérer le matelas à la consigne qui ferme à 18h00.

De nombreux paquets nous attendent mais nous ne prenons que le nécessaire, à savoir, le matelas les oreillers et les draps que nous mettons sur un diable et que nous transportons tant bien que mal jusqu’à l’appartement! (De toute façon on aurait pas pu mettre le reste sur le diable!)

Une fois à la maison (que je m’obstine à appeler l’hôtel), le problème numéro 4 de la journée survient: Marguerite se rend compte qu’elle a perdu son portable! J’appelle, j’appelle, j’appelle, personne ne décroche. Nous essayons de le localiser, rien. Nous entreprenons de reprendre notre itinéraire à l’envers en cherchant partout. Mais toujours rien.

Quelqu’un fini par décrocher mais nous ne comprenons rien de ce qu’il raconte. Nous lui donnons rendez-vous au CC en espérant qu’il vienne. En attendant j’ai des nouvelles d’Alyssa qui me propose un devis avec un premier loyer à 25000$ à payer le jour même évidemment.

Après lui avoir gentiment expliqué que ça n’allait pas être possible, je lui demande qu’elle me rembourse mes 2500$ que j’ai déjà payé ce qu’elle refuse. Bien évidemment je suis furieuse. Je quitte donc la boutique furieuse afin de retrouver voir Marguerite et appeler Guillaume.

Je la retrouve stressée, toujours en attente car le monsieur et son téléphone ne sont pas arrivés et que l’heure est passée. Nous attendons encore un peu et finalement il finit par arriver. Un miracle en ce jour plein de problème!

Nous récupérons le téléphone, remercions chaleureusement le monsieur, et rentrons dégoûtées.

Dernière mission de la journée: internet et un numéro américain! Nous reprenons la voiture de location que je n’ai pas rendu du coup, et nous nous rendons dans un autre centre commercial afin d’aller ouvrir une ligne internet et des lignes de portable.

Je commence tout de suite pas préciser au conseiller que je n’ai pas de numéro de sécurité social afin de savoir tout de suite si cela va poser problème. Aucun problème à l’horizon! Juste une caution (pour changer!)

Nous sortons de là avec deux cartes sim et une date pour l’installation d’Internet! Au moins quelque chose qui aura fonctionné aujourd’hui!

Nous faisons quelques courses vitales et achetons de quoi dîner avant de rentrer à l’appartement.

Nous installons le lit, nous dînons la moitié de ce que nous avons acheté puis nous nous douchons et nous allons nous coucher après cette journée pleine de désillusion.

En espérant que les choses iront mieux demain!

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Jour 1: jour du grand voyage

Ce matin c’est le grand jour du départ! Comme prévu je suis très triste de partir mais ne réalise pas vraiment ce qui m’attend! Un peu stressant d’abandonner Berlioz pour ce long voyage mais bon, au moins on sera dans le même avion! Avant de rentrer dans l’avion, je fais partie des 10% des passagers devant être fouillés. Fouille et palpation intégrale, et fouille de mes bagages à main également! Une fois dans l’avion, le stewart me fait des petites blagues avant de m’aider à trouver ma place. (Il a dû voir que j’étais complément à l’ouest.)

Une fois assise, préparation du vol avec mes besoins vitaux et nous voilà parti pour 12h de vol. Nous décollons en retard, car 3 passagers ont enregistré leurs bagages mais ne se sont pas présentés à l’embarquement, il a donc fallu vider les bagages pour trouver les bagages des 3 passagers manquants.

Pendant le vol, le stewart s’occupant de ma section se montre très gentil avec moi, il va même jusqu’a m’offrir une rose en papier… il s’avère qu’en fait, il a déjà voyagé avec moi sur un vol précédent et m’a reconnu. Il a été jusqu’à chercher mon prénom pour personnaliser le service au maximum. Il paraît que j’ai de très jolis yeux… Au moins on ne peut pas dire, le vol a été chouette. En plus quasi aucune perturbation.

Comme je n’ai quasi pas dormi, j’ai même réussi à voir la glace de milieu de la nuit! Première fois depuis que je fais ce trajet! Miracle!!

Une fois arrivé à LAX, je me dépêche de sortir de l’avion pour aller aux douanes. Il s’avère qu’avec un visa, on est obligé de passer aux douanes comme les non autorisés. Aujourd’hui en plus, ils sont mal organisés et une longue longue longue file d’attente se profile à l’horizon.

1h de queue et 3 questions du douanier plus tard me voilà officiellement résidente américaine! (Enfin à ce que je crois!)

Je me précipite pour récupérer mon chaton apeuré que je retrouve abandonnée seule au milieu de l’aéroport (je n’apprécie pas trop) dans un très grand état de stress… Je prends donc le temps de m’asseoir par terre au milieu de l’aéroport pour essayer de la rassurer. De plus, ça pue à l’intérieur de sa caisse c’est insupportable!

Je finis par la mettre sur mon chariot et nous nous dirigeons vers le tapis roulant pour récupérer nos bagages. Une fois mes deux énormes valises sur mon chariot, avec Berlioz sur le dessus, je me dirige vers la sortie de l’aéroport. Je ne me fais nullement contrôler à la douane des bagages et continue donc tranquillement mon chemin jusqu’à la navette hertz qui doit m’emmener à ma voiture de location.

Mais voilà, les ennuis commencent lorsqu’il faut monter dans la navette. Imaginez vous: je suis seule avec 2 énormes valises, un sac en guise de valise cabine, mon sac à main et la caisse de Berlioz… vous vous doutez bien que je ne peux pas tout mettre en même temps dans la navette… qu’est ce que je laisse sur le chariot sans surveillance le temps de mettre le reste dans la navette? Bonne question!

Je m’organise comme je peux et la navette finie par partir avec moi et tout mes bagages.

Les ennuis continuent bien évidemment lorsque j’arrive à Hertz car il n’y a pas de chariot roulant et je me retrouve donc dans la même situation à savoir deux valises, une caisse, un sac sur l’épaule et mon sac à main sur l’autre épaule.

Gentiment un monsieur de chez Hertz m’aide à transporter mes affaires jusqu’à une voiture avec un très grand coffre. Nous mettons tout dans le coffre, Berlioz à l’arrière et je pars direction mon hôtel.

Comme toujours, j’ai des difficultés à trouver l’hôtel, il faut dire que pour ma décharge, sur le site internet ils n’avaient pas indiqué la bonne adresse! Une fois la voiture laissée au voiturier, il faut encore que je monte mes bagages car il n’y a pas d’ascenseur et que je n’ai pas de monnaie à laisser!

Ouf!!! Enfin dans la chambre! Je libère Berlioz dans la salle de bain et la lave sous la douche avant de la sécher avec une serviette… la pauvre qui était déjà complètement traumatisée c’est fini… je lui mets ensuite à manger et de l’eau et je file direction la banque.

Une fois mon compte ouvert, ou en tout cas en instance d’ouverture, j’entreprends de me rendre chez Petco, une animalerie, afin de trouver le nécessaire pour Berlioz. Bien évidemment, j’entreprends de m’y rendre à pied pour visiter un peu!

Guillaume n’étant pas rassuré, il insiste pour rester au téléphone avec moi malgré l’heure tardive.

Caisse et litière choisie, me voilà de retour à l’hôtel. Berlioz se précipite pour essayer sa litière à mon grand soulagement!

Soudain, le téléphone sonne: « Hi Pauline, your sister Marguerite is here, should I let her coming? » Il n’en a pas fallu plus pour que je descende en courant!! Ouf je ne suis plus seule!

Je l’aide à monter ses affaires (mes affaires qu’elle m’avait très gentiment emmener!) , nous nous racontons nos vols respectifs et nous partons dîner au Cheesecake Factory qu’Anne C m’avait gentiment indiqué!

Nous rentrons à l’hôtel avec un doggy bag commun sous le bras bien que nous ayons commandé des petites portions!

Nous filons sous la douche puis au lit! Il n’est alors à peine 21h mais nous sommes épuisées!

Rendez-vous à demain pour de nouvelles aventures!

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Espagne - Juillet 2017

Château et jardins : au coeur de la royauté espagnole

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p dir= »auto »>Ce matin 9h00 le réveil sonne! Nous trainons un petit peu au lit mais pas tant que ça car nous nous levons avant le deuxième réveil de 9h30.
Aujourd’hui, nous changeons de quartier pour aller visiter le palais royal et ses jardins.
J’ai bien choisi le jour de visite : visite d’un palais le jour de nos trois ans de mariage, cela colle tout à fait avec notre mariage de type royal 😉

Guillaume commence par prendre sa douche et nous nous habillons puis nous descendons prendre le petit déjeuner au restaurant de l’hôtel.
Notre petit déjeuner est très différent, comme toujours, Guillaume se dirige vers du salé et moi vers du sucré. Je prends un mini pain au chocolat en version extra chocolat, un mini croissant et une salade de fruit, le tout accompagné d’un capuccino et d’un verre de jus d’orange. Guillaume prend les mêmes boissons mais il les accompagne de tortilla, chorizo, jambon espagnol et de pain. Il prend quand même un mini croissant.
Pour une fois, les fruits sont des fruits frais coupés et les viennoiseries sont plutôt correctes mais le capuccino est clairement imbuvable. Nous testons donc la seconde machine, pensant avoir plus de succès, malheureusement le café y est toujours aussi dégoûtant. Nous nous faisons toutefois un devoir de le boire afin de ne pas trop gâcher.
Une fois le petit déjeuner fini, nous remontons dans la chambre afin de nous brosser les dents et finir de préparer le sac puis nous nous mettons en route.

Comme d’habitude, j’ai préparé tout un itinéraire, allant au plus court jusqu’au palais, et comme d’habitude, Guillaume, avec son GPS intégré, change mon trajet, ce qui me perturbe grandement.

Nous descendons donc par des quartiers absolument pas touristiques avant d’arriver sur une rue piétonne et commerçante qui débouche sur la Puerta del Sol. (Visite qui était prévue pour le vendredi…)
Je ne m’attendais pas à ça, et pensait trouver les restes d’une des cinq portes de Madrid.
En fait, il s’agit simplement d’une place sur laquelle trône une statue équestre de Carlos III, l’un des rois d’Espagne. C’est également le point 0 pour le compte des kilomètres en Espagne. Nous ne nous attardons donc pas, ne voyant pour la place qu’un intérêt moyen.
De là, nous nous rendons directement au palais qui se trouve juste à côté. Une longue file d’attente s’étend devant l’entrée du palais, je propose alors à Guillaume d’acheter des billets sur internet plutôt que de faire la queue mais nous choississons d’attendre. D’un côté, nous avons vue sur le palais, de l’autre sur la cathédrale de la Almudena.
D’un point de vue extérieur, le palais est un très grand bâtiment tout blanc, composé de plusieurs étages, avec des colonnes en façade. D’après Guillaume, il n’a rien de si exceptionnel. On peut toutefois se douter que c’est le palais grâce à sa taille imposante et aux grilles qui l’entourent!

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p dir= »ltr »>Une fois les contrôles de sécurité passés, les entrées achetées et l’audioguide en main, nous nous lançons à la découverte du palais. La visite commence dans la cour intérieure avec quelques explications sur le palais. Il a été reconstruit durant les années 1730 sur le lieu de l’ancien Alcazar royal, qui avait été ravagé par un incendie en 1734. Il a été construit au même endroit afin de marquer la continuité de la monarchie espagnole malgré le changement de dynastie: de la maison des Habsbourg à la maison actuelle des Bourbon.
Il s’agit aujourd’hui d’un lieu uniquement protocolaire, le roi et sa famille n’y habitant plus.

La visite intérieure commence par la montée du grand escalier de marbre conduisant au premier étage du château. C’est également l’escalier par lequel monte le roi et la famille royale! On a quelque peu l’impression d’être nous même des rois. Sauf que, bizarrement, comme on peut le voir sur l’audioguide, lors des évènements importants, un imposant tapis recouvre les marches et l’escalier change complètement d’apparence! Chaque marche est construite dans une seule pièce de marbre et les marches sont très petites afin que cela soit facile de monter avec les tenues d’apparats.
Il y a beaucoup de choses à voir. Je ne vais parler que de quelques salles marquantes dans l’ordre de visite. Heureusement, nous avons resquillé et réussi à prendre quelques photos malgré l’interdiction!
En premier, la salle des colonnes, dans laquelle Juan Carlos a signé son abdication et dans laquelle Felipe a été déclaré roi.
Quelques salles plus tard, nous tombons sur une horloge encore en état de fonctionnement, surmontée d’un globe terrestre, un peu comme à Versailles. C’est une des pièces les plus magnifiques de la collection d’horloge royale.
Juste après, nous entrons dans une pièce étonnante: toute la pièce est décorée dans un style baroque chinois. Les murs sont recouverts d’un tapisserie en soie brodée de fil d’argent avec que des lignes courbes, des fleurs… Cette salle a été crée par Gasparini. Le mobilier est raccord avec les murs et se confondent avec la pièce… Dans les encoignures, des statues chinoises ressortent du plafond.
C’est quelque peu étouffant. Surtout que le sol en marbre ne se compose également que de lignes courbes… Il s’agissait en fait de la chambre de Carlos III, pour rien au monde je ne dormirai dedans!
Nous traversons la salle des banquets et salle de bal, encore utilisée à cet effet de nos jours. Elle n’a rien d’exceptionnelle, si ce n’est que la table est dressée et qu’on peut constater que le roi et la reine disposent d’un fauteuil légèrement plus haut que ceux des autres convives et sont assis face à face et non pas côte à côte. Ce qu’on apprend également c’est que la tradition royale espagnole impose la mise en place de centres de table gigantesques et uniques, de réelles pièces d’orfèvrerie, lorsqu’il y a des banquets. Certains sont exposés dans la salle adjacente et sont effectivement magnifiques.
Nous avons tous les deux très mal au dos à rester debout et profitons de chaque instant où nous pouvons nous asseoir pour nous reposer! Par ailleurs, heureusement le château est climatisé!
Une petite pause ressourçante s’impose donc avant d’aller admirer la chappelle.
La chapelle apparaît très solennelle avec ses grandes colonnes noires. C’est une des pièces que j’ai préféré. Malheureusement le garde n’a pas détourné les yeux ne nous laissant aucune chance de prendre une photo.
Il faut quand même signaler que la salle de la couronne est très décevante. Je m’attendais à trouver quelques joyaux royaux mais à la place on a dû se contenter d’une couronne sans intérêt avec le sceptre royal, le collier de l’ordre de la toison d’or, le bâton du chef des armées et le discours d’abdication de Juan Carlos I et celui de la mise en fonction de Felipe VI (l’actuel roi). Quand on les compare aux joyaux de la couronne anglaise, c’est très décevant, nul doute que les trésors et les bijoux royaux doivent être conservés ailleurs!
La seule partie intéressante de la pièce: une magnifique table dit Mesa de las esfinges.
Je ne peux pas terminer la visite sans vous parler de l’impressionnante collection de Stadivarius exposée à nos yeux. L’autre soir à l’opéra nous nous demandions justement avec Guillaume si l’un des violonistes en utilisaient un (question qui est restée sans réponse!). Nous avons la chance de pouvoir admirer deux violons, un violon alto et un violoncelle réalisé exprès pour la couronne royale et encore utilisés de nos jours, ainsi qu’un violoncelle acquis afin de compléter la collection. Malheureusement nous n’avons pas la chance de pouvoir les entendre.
Dernière salle marquante, la salle du trône, qui est encore utilisée à l’heure actuelle, notemment pour la cérémonie du baise main durant laquelle tous les gens importants de Madrid doivent venir rendre hommage au roi.
Comme bilan je dirais que je suis emballée par la visite mais Guillaume est quelque peu déçu. Il compare le château avec le château de Versailles que nous avons visité juste avant de partir et il faut reconnaître que le Palacio Real ne tient pas la comparaison.
Une fois la visite terminée, nous sortons épuisés et nous devons encore chercher où manger.

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p dir= »ltr »>Amanda, une collègue de Guillaume, nous avait conseillé d’aller « tapear », comme ils disent, au mercado San Miguel qui ne se trouve pas très loin. Nous nous armons donc de courage et utilisons toute l’énergie qui nous reste afin de nous diriger vers notre déjeuner.
En arrivant, nous ne sommes pas déçus, il s’agit d’un lieu regorgeant de petits stands vendant des tapas de toutes sortes.
Malheureusement, les places assises sont rares, nous décidons donc de manger debout.
Nous faisons le tour des tapas et nous nous arrêtons dans une petite échoppe proposant une multitude de choix et également une boisson qui a tapé dans l’oeil de Guillaume.
Nous passons commande: une part de tortilla, deux salmorejo (équivalent du gazpacho) et un sandwich avec du jambon espagnol et du fromage. Je commande également la boisson que Guillaume veut: une limonada Madrid, sans savoir ce que c’est.
Une fois servi, je goûte et me rend compte que c’est très alcoolisé. Il s’agit en effet d’une sangria à base de vin blanc…
Guillaume boit donc 50cl de sangria à l’heure du déjeuner. Je ne vous raconte pas dans quel état il est après, les jambes sont lourdes mais plus seulement à cause des kilomètres parcourus si vous voyez ce que je veux dire!

Une fois le déjeuner terminé, nous sortons du marché et retournons vers le palais afin d’en visiter les jardins. Il y en a deux El campo de los Mauros, que nous avons appercût depuis le palais et qui ressemble à un bois, et los jardínes de Sabatini qui ressemble au parc del Retiro en bien plus petit.
Nous nous contentons de visiter celui là, le traversant de part en part. Nous sommes toutefois quelque peu déçu, le jardin n’a rien d’impressionnant. Cependant, nous en profitons pour nous asseoir à l’ombre devant une fontaine avec vue sur le château ce qui est quand même sympa. Guillaume enlève même ses chaussures afin de reposer également ses pieds car il est vrai que nous souffrons pas mal!
Une fois le jardin terminé, nous nous rendons à ce que nous pensions être notre dernier point d’intérêt de la journée, à savoir la plaza de España.
Cette place, située au milieu d’un minuscule parc n’a que peu d’intérêt si ce n’est l’énorme construction dédiée à Cervantes et sur laquelle nous pouvons voir une statue de Don Quijote et Sancho Panza ainsi que les bâtiments que nous pouvons voir derrière qui rappellent San Francisco à Guillaume.
Épuisés, nous faisons une pause au Starbucks du coin, afin de respecter notre tradition espagnole commencée en 2010.
Par soucis d’économie, tant financière que calorique, nous prenons un caramel macchiato pour deux.
Guillaume jette alors un coup d’oeil au plan et décide que nous avons le temps d’aller au dernier point d’intérêt dans ce coin de Madrid à savoir un temple ramené d’Egypte. Nous nous armons de courage et filons vers ce temple dit temple de Debod.
Une fois sur place, nous cherchons l’intérêt de ce détour… 3 constructions sont alignées sur une dalle, au milieu d’un parc et nous ne pouvons même pas y entrer. Bref inutile, en tout cas en ce qui me concerne.
Nous retournons donc sur nos pas, remplissons nos bouteilles à une fontaine municipale (après que des touristes espagnols aient finis de jouer avec l’eau) et repartons pour les quelques 4km qui nous séparent de notre douche!

Cette fois, pas de détour, nous prenons le chemin au plus court afin d’avoir le temps de nous reposer avant de ressortir dîner. Une fois arrivés dans la rue de notre hôtel (après avoir tourné au coin de Telepizza), nous entamons une course en marche rapide jusqu’à l’hôtel… (sûrement parce que nous n’étions pas assez fatigués et assoiffés!). Je perds malheureusement la course mais il faut dire aussi que j’ai un désavantage: je porte mon sac!

Nous nous douchons puis petit massage des jambes et des pieds et Guillaume fait une petite sieste afin de reprendre des forces pendant que je continue l’article d’hier.
20h15, il est l’heure de partir afin d’arriver au Ritz pour notre réservation de 21h00.
Nous quittons donc la fraîcheur de notre chambre pour la chaleur de la rue et marchons jusqu’au restaurant. Le thème de la discussion qui nous accompagne jusqu’au restaurant porte sur Noël 2017, notre premier noël à San Diego!

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p dir= »ltr »>Une fois arrivés, nous nous asseyons confortablement et nous nous préparons à passer une super soirée dans ce lieu magique. Nous prenons des photos de tout, allant jusqu’à prendre l’inscription Ritz Hôtel sur le couteau. Nous profitons également du pianiste qui joue des morceaux sur le piano à queue installé dans le jardin (je dirais plutôt 1/2 queue). Je mentionne au serveur du jour que je ne mange pas de poisson, et nous cherchons un plat de substitution pour la tapas à base de thon. Nous tombons d’accord pour la salade Caprese dans laquelle il y a de la burrata, forcément que je suis d’accord! Il ne me propose rien pour remplacer les deux autres plats dans lesquels il y a des fruits de mer et je m’inquiète quelque peu.
Guillaume se commande un très bon verre de vin et nous commencons notre dégustation.
En première tapas, nous avons le choix entre plusieurs soupe froide. Je prends un gazpacho traditionnel et Guillaume un gazpacho à base de cerise. Petit évenement comique à signaler: quand le serveur nous apporte les plats et qu’ils nous énonce le plat de Guillaume en anglais, nous nous regardons tous les deux et nous lui demandons de parler en espagnol!!! Une première pour Guillaume!
Les soupes froides sont très bonnes! Nous nous régalons!! À noter, ils avaient ajouté de l’huile d’olive dans le gazpacho.
En deuxième tapas, nous avons une assiette de jambon espagnol avec du pain crystal (du pain quoi…) et un condiment à la tomate. Le jambon est coupé tellement fin et est tellement de qualité qu’il se coupe comme du beurre. C’est tout simplement excellent!
En lieu et place de la salade de thon arrive, pour nous deux, une salade caprese au grand regret de Guillaume qui se voyait déjà se régaler avec le thon. Cependant comme c’est un menu pour deux personnes, ils sont obligés de changer pour les deux! (Dommage Nounou! Pas facile de vivre avec quelqu’un qui ne mange rien!) Toutefois la burrata est d’une telle qualité que je ne regrette absolument pas d’avoir changé! C’est tout simplement la meilleure burrata que je n’ai jamais mangé (et pourtant on en mange souvent!). Elle est même meilleure qu’en Italie!
Quatrième tapas, les fameuses croquetas espagnoles. Elles sont de trois types: aux champignons, au jambon et aux gambas. Je donne toutes celles aux gambas à Guillaume, en mange quelques unes aux champignons qui sont réellement excellentes et qui sentent vraiment le champignon et mange pour la majeure partie celle au jambon qui dont certes très bonnes mais pas non plus exceptionnelles car très simples.

Après ces quatre plats, une petite pause s’imposerait bien! Nous n’avons déjà plus faim mais pourtant il reste encore plusieurs tapas à venir! Faute de faire une pause, nous commandons une deuxième bouteille d’eau parce qu’au vu de la chaleur et de la quantité de choses à manger, 50cl ne semblent vraiment pas suffisant!

 Alors que je suis prête à manger du calamar, ingrédient principal de notre prochaine tapas, le serveur nous apporte deux mini-burgers à la place. Sachant que juste avant nos voisins ont commandé des burgers et que Guillaume s’en est offusqué, je trouve la situation très drôle! 
Les burgers sont plutôt décevants, ils n’ont absolument rien d’exceptionnels. Ils sont même plutôt secs! Quelle déception! 

Notre marathon culinaire touche presque à sa fin! Il ne nous reste plus qu’une tapas et un dessert! Ouf! 
Nous apportant la dernière tapas, le serveur très sympathique nous fait une petite blague en nous disant « plus que 4 à venir! » Je le regarde choquée et il me dit « mais non c’est une blague! » Puis nous commençons à discuter avec lui d’où nous venons, il nous dit qu’il connaît bien Paris mais qu’il n’aime pas trop les jeunes parisiens parce qu’il les trouve snob. En tout cas ça nous fait bien rire avec Guillaume. 

Nous nous lançons dans la dégustation de notre dernière tapas qui consiste en un nem d’effiloché de canard. Un vrai délice! Le canard est ultra fondant, ultra bon! Nous nous régalons!

Il est temps de choisir notre dessert. Gourmande comme à mon habitude, je me lance sur un dessert tout chocolat et Guillaume commande des figues confites. 
Malheureusement impossible de finir le dessert, bon mais bien trop conséquent pour moi! 
En tout cas, les discussions vont bon train, cette année ce sont nos noces de carton, Guillaume m’assure qu’il m’offrira bientôt plein de cartons… vides évidemment en vue de notre déménagement! 
La soirée se poursuit tranquillement autour d’un café avant de demander l’addition.

C’est tout à fait repus et ravis de cette soirée que nous entamons la longue marche digestive jusqu’à notre hôtel! 

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Espagne - Juillet 2017

Jour de l’arrivée à Madrid

Aujourd’hui, c’est enfin le jour du grand départ en vacances!! Nous allons nous envoler pour la capitale espagnole afin d’oublier tous nos tracas de fuite, fuire le mauvais temps parisien et fêter nos 3 ans de mariage!
Ce matin, le réveil de 4h30 du matin pique un peu pour tout dire! Nous nous levons tant bien que mal, Guillaume saute dans sa douche pendant que je vérifie une dernière fois que nous avons bien tout ce qu’il nous faut: cartes d’identité : check, passeport : check, bon de réservation de l’hôtel : check.
Gullaume commence, comme à son habitude, à me stresser pour qu’on soit bien à l’heure…
Une derniere caresse à notre Berlioz adorée, que nous laissons entre de bonnes mains, et nous voilà descendu pour attendre le Uber (désolé Papy JC).
Une fois bien assis dans le taxi, nous pouvons enfin nous détendre. Mais c’était sans compter sur la fermeture de l’entrée du périphérique qui nous force à faire un détour.
Lorsque nous arrivons à notre destination, nous nous rendons directement au Starbucks afin d’y prendre notre petit-déjeuner. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que nous prenons notre petit-déjeuner dans ce Starbucks… Ça va finir par devenir une habitude.
Au menu de ce matin, la même chose que la dernière fois d’ailleurs : nous avons partagé un sandwich oeuf, fromage, oignon, bacon dans un pain feuilleté et un muffin myrtille et nous avons bu un caramel macchiato (chaud, précision qui a son importance) et un cappucino.
À peine le petit-déjeuner fini, le stress de Guillaume reprend le dessus et nous nous dirigeons rapidement vers l’embarquement. Nous passons les contrôles et forcément, on se fait fouiller notre valise… Tout ça à cause d’un livre! Il faut dire aussi que, de nos jours, qui emmène 4 livres pour 5 jours de vacances?
Nous devons ensuite prendre un car (je devrais presque dire plutôt un camion réfrigéré tellement la climatisation était forte) qui nous emmène à l’avion! Une fois assis à nos places, nous demandons un oreiller, mettons nos casques coupeurs de bruit et nous nous installons pour dormir.
Une fois en l’air, je m’endors quasiment instantanément alors que Guillaume lui s’agite beaucoup plus. Il faut dire que de façon très stratégique, j’ai choisi la place côté hublot!
Maligne et gourmande comme je suis, je me réveille pile lorsque c’est à moi de choisir ma boisson chaude. J’opte donc pour un capuccino et prend négligeament un pain au chocolat dans le plat que me propose le stewart.
Une fois ma collation avalée, je retombe très vite dans mon sommeil mais Guillaume, qui ne fait que de s’agiter, me réveille. J’abandonne donc définitivement l’idée de m’endormir et me concentre plutôt sur ma musique.
Aterrissage réussi pour notre petit avion. Nous sommes bien arrivés. Guillaume a bien révisé son vocabulaire espagnol dans l’avion, nous sommes prêts.
Nous nous dirigeons donc d’un pas assuré vers la sortie de l’aéroport mais déjà les ennuis commencent: quelqu’un nous parle en espagnol! (Normal en Espagne, me direz-vous). Stressée, je l’ignore et Guillaume m’imite. Le pauvre homme nous proposait juste un plan! Je sens qu’on est mal parti. Prenant mon courage à deux mains, je vais au comptoir d’information demander un plan et où s’achètent les tickets de métro. J’obtiens mes deux renseignements et retourne fièrement auprès de Guillaume.
Nous choississons de prendre le métro plutôt que l’itinéraire en bus que j’avais trouvé et décidons de n’acheter des tickets que pour ce voyage et de ne pas prendre la carte de transport touritique.
Deux métros plus tard et quelques minutes de marche à pied et nous voilà arrivés à notre hôtel.
Le check-in ne se faisant qu’à partir de 12h, nous ne savons pas si nous allons avoir une chambre mais nous voulons au moins poser notre valise.
Après quelques échanges en espagnol avec la réceptionniste, nous obtenons les clés de notre chambre (ou plutôt les cartes d’accès) et nous nous y rendons sans plus tarder.
Petit tour de la chambre, petite pause pipi et nous décisons de faire une sieste avant de partir en expédition. Nous, nous faisons tout à contresens, nous dormons quand il fait frais et nous sortons quand il fait chaud!
Au programme d’aujourd’hui, Parque del Retiro avec ses trois sites intéressants, ainsi que la Plaza de Cibeles et la Puerta de Alcalá.
Nous partons donc à pied, direction la puerta dans un premier temps. C’est l’une des cinq anciennes portes qui donnaient accès à la ville. Il s’agit également du premier arc de triomphe construit en Europe depuis la chute de l’empire romain. De style néoclassique, elle est surmontée de quatre sculptures d’enfants qui représentent les quatre vertus cardinales, à savoir la force d’âme, la justice, la tempérance et la prudence.
Sur la plaza de cibéles, nous sommes attirés par tous les magnifiques bâtiments qui la composent, ainsi que par la fontaine en son centre.
Le bâtiment qui nous plaît le plus est surtout le palais des communications. Il s’agit à l’heure actuelle du principal siège de la mairie de Madrid.
Nous faisons le tour de la place puis entamons un petit détour afin de nous rendre au musée du Prado et repérer les lieux. Nous nous promenons donc un peu dans les rues de Madrid, nous arrêtant de ci de là, comme par exemple devant l’hôtel du Ritz où nous regardons la carte du menu.
Nous arrivons enfin à notre destination : el Parque del Retiro.
Le parc est tout simplement gigantesque! Nous pénétrons à l’intérieur afin de l’apprivoiser et nous sommes tout de suite frappés par deux choses : sa beauté et le calme qui y règne.
Nous tombons sur des arbres avec une forme bizarre, dont les feuillages ont été taillés afin de former comme des coussins, nous nous asseyons à l’ombre de leurs ramures avant de nous enfoncer plus profondément dans le parc.
De petits chemins en petits chemins, la faim se fait sentir, nous nous trouvons donc un banc à l’ombre où reigne la fraicheur et nous cherchons où manger.
Armés chacun de nos iPhones branchés sur Yelp et sur TripAdvisor, nous prospectons dans les restos alentours car nous ne voulons pas percer notre bourse mais pas non plus manger dans un attrape-touriste.
Nous finissons par choisir un lieu, ressortons du parc et nous nous y dirigeons.
Chemin faisant, nous passons devant un autre restaurant que Guillaume avait repéré mais qui avait l’air spécialisé dans la paella, hors comme tout le monde le sait, je n’aime pas le poisson!
Cependant, pas que du poisson au menu du jour, nous demandons donc une table et nous prenons place.
14€ pour entrée, plat, dessert ou café avec bouteille d’eau et pain inclus alors que nous sommes à deux pas du parc del Retiro et du musée du Prado nous semble correct.
Guillaume commande un gaspacho en entrée avec du calamar grillé en plat et moi également un gaspacho et des boulettes de viande.
Assoifés que nous sommes, nous nous jetons sur la bouteille d’eau dès qu’elle arrive à table. Comme ça fait du bien!!
Une fois arrivés au dessert, le serveur nous débite un nombre incalculable de choix, le tout en espagnol… Visiblement le service doit aller vite. Je commande un flan ananas et Guillaume un café. (Oui, oui il a passé sa commande tout seul, et en espagnol s’il vous plait!)
Nous finissons tranquillement notre repas, demandons l’addition avant de retourner visiter le magnifique parc.
Dans un premier temps, nous nous promenons juste, sans but précis, sinon peut-être celui de l’ombre et de la fraîcheur. Nous croisons beaucoup de jeunes allongés à l’ombre sur la pelouse et Guillaume les envie grandement car il aimerait bien faire une petite sieste.
Comme nous n’avons pas vraiment d’horaire précis, je le convaincs (sans grande difficulté) de nous poser également. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous nous retrouvons donc dans l’herbe et Guillaume s’endort immédiatement avec mes genoux comme coussin.
Au bout de 30min, m’endormant également, je décide de le réveiller afin que nous reprenions le chemin des visites. Par la même occasion, je découvre une « nouvelle » fonctionnalitée de plan sur mon téléphone, la boussole qui permet de me repérer pour m’indiquer dans quel sens il faut aller. C’est donc moi qui doit nous guider jusqu’à la statue de l’ange. Une fois arrivé à cette fameuse statue, nous ne faisons même pas de photos tellement elle ne le mérite pas. Par contre, je m’essaye au parcours sportif qui se trouve juste à côté et cela fait beaucoup rire Guillaume.
Petit rafraichissement à la fontaine publique et nous voilà partis pour le palais de cristal. C’est une grande structure toute en verre et en métal qui a été construite en 1887 sur le modèle du Crystal Palace de Londres. Sa construction a permis d’abriter une exposition de la faune et de la flore des Philippines. Elle abrite aujourd’hui des expositions d’art.
Sa structure extérieure est très impressionante mais l’intérieur reste quelque peu quelconque. Il y fait juste très chaud. Nous ressortons vite de là pour retrouver la fraîcheur extérieure (si on peut appeler 32 degrés de la fraîcheur!).
Nous faisons le tour du bassin afin d’observer les tortues et les canards qui barbotent et surtout pour prendre une jolie photo.
Une fois le tour du bassin effectué et la photo prise, nous nous lançons à la recherche de notre objectif d’après, à savoir le palais de Velásquez. Ce que nous ignorons encore, est que ce palais abrite en fait les expositions temporaires du musée de la Reina Sofia qui est le musée d’art contemporain de Madrid. Le palais est un édifice bati en brique par le même architecte que le palais de cristal. En nous approchant, nous constatons qu’il y a effectivement une exposition temporaire, détachée du musée de la Reina Sofia. En quête de fraîcheur et pensant le lieu éventuellement climatisé nous entrons donc! Pour ce qui est de la clim, nous ne sommes pas déçus par contre en ce qui concerne l’exposition c’est une autre histoire. Il s’agit plus d’un amoncellement de morceaux de tissus, de lettres tracées sur du papier ou réalisée en 3D, que d’art… Je n’adhère pas du tout à l’exposition mais le lieu étant climatisé et disposant de toilettes, nous faisons toutefois le tour, regardant l’intégralité des choses. Après avoir fait le tour quasiment deux fois, il est temps de ressortir pour retrouver le soleil brûlant.
Nous nous dirigeons donc vers notre dernier point d’intérèt: le monument à Alfonso XII, qui est bien évidemment en travaux. Il s’agit d’un ensemble de colonnes en arc de cercle au dessus desquelles trône une statue équestre du roi Alfonso XII. Devant cette construction se trouve un lac artificiel sur lequel on peut faire du bateau. Guillaume me propose évidemment si je veux faire de la barque mais malheureusement, le lac est entièrement exposé au soleil qui tape très fort. Nous renonçons donc rapidement à cette aventure et nous dirigeons plutôt vers le Starbucks situé non loin de là afin de nous rafraîchir.
Guillaume prend un cold brew coffee c’est à dire des grains de café infusés à froid dans de l’eau et servi très froid, autant dire une véritable injection de caféine, et moi ma nouvelle boisson à la bonne un iced caramel macchiato (soit la même boisson que ce matin mais froide!)
Nous nous posons à l’extérieur afin de siroter nos boissons tranquillement, et comme il est encore tôt, nous nous choisissons une nouvelle expédition avant de rentrer à l’hôtel: nous rendre aux arènes! C’est bien évidemment moi qui ait choisi la destination.
Avant de nous mettre en route pour un périple qui va nous emmener à l’autre bout de la ville, nous décidons d’aller réserver au Ritz pour dîner pour nos trois ans de mariage! Que je vous rassure, nous ne comptons pas manger dans le vrai restaurant du Ritz mais plutôt prendre le menu dégustation de tapas dans le jardin.
Dans ce menu dégustation, trois tapas sont à base de poisson / crustacé, il me faut donc expliquer que je n’en mange pas et que je veux changer. Quelques minutes plus tard, la réservation est faite (malgré mon problème avec le « X » espagnol).
Nous partons donc en direction de l’arène qui se situe à l’autre bout de la ville. Afin d’y arriver, nous devons marcher de très nombreux kilomètres alors que nos jambes sont déjà très lourdes! Nous espérons vraiment qu’elle vaut le coup!
Une fois arrivés sur place, oui elle vaut le détour! Une énorme arène, appelée las Ventas, trône au milieu de la place, en brique rouge et décorée d’azuleros, elle apparaît très majestueuse. Nous ne regrettons pas d’avoir tant marché.
Nous faisons le tour, nous imaginant l’intérieur car bien évidemment elle est fermée. Las Ventas, qui a été inaugurée en 1931, sert encore de très nombreuses fois de nos jours, et le public y est très pointilleux, les trophées ne sont remis que très rarement et font de cette arène un lieu de passage important pour les matadors.
Sur la place se trouve une statue représentant el Yiyo un très grand matador, mort transpercé par un taureau alors qu’il était simplement au début de sa carrière (21 ans à sa mort).
Malgré mon dégout pour la cruauté envers les animaux, cet art me fascine par son côté traditionnel et par le fait que ça reste un évènement populaire, qui rassemble les foules ici, en Espagne.
Une fois cette visite achevée, nous ne pensons plus qu’à une chose, vite dîner pour vite rentrer et se poser. Nous n’avons absolument pas envie de chercher où dîner et nous nous rendons donc au Burger King le plus proche afin d’être rapide et efficace.
Une fois notre repas avalé, nous rentrons à l’hôtel nous doucher et nous coucher pour une bonne nuit bien méritée!

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Californie - Octobre 2016

Décalage horaire pour notre premier jour à San Diego

Ce matin je me réveille très tôt: 3h15 du matin…impossible de me rendormir!
Guillaume, lui, dort comme un bébé.
Je prends donc mon mal en patience et attend qu’il se réveille car il dort sur mon ventre. Vers 4h45 je n’en peux plus, je le réveille doucement afin de pouvoir bouger ou au moins me tourner dans le lit.
Finalement, le voilà également réveillé. Nous nous levons, prenons un médicament contre la migraine, puis nous nous recouchons toujours plein d’espoir quant au fait de nous rendormir.
Mais rien n’y fait. Nous cherchons donc où petit déjeuner dans le quartier car j’ai maintenant vraiment faim: nous n’avons rien mangé depuis le « dîner » de l’avion qui nous avait été servi à 20h30 heure française soit 11h30 heure locale!
Nous nous décidons finalement à nous rendre à l’endroit que Guillaume avait repéré alors que nous étions encore en France et qui lui faisait très envie: Kono’s café.
Nous nous levons donc pour aller prendre la douche: il est 6h du matin, il fait encore nuit et nous sommes quand même en vacances… Heureusement qu’aux USA, tout ouvre très tôt et que donc notre lieu de petit déjeuner ouvre dès 7h00.
Nous arrivons pile pour l’ouverture! Après une brève analyse de la carte, nous nous décidons pour prendre chacun un big breakfast #1 composé de: deux œufs brouillés, deux tranches de bacon grillé, des pomme de terre cuisinées avec du cheddar et des poivrons / oignons, 1 muffin anglais avec ou non de la confiture, 2 énormes pancakes avec du beurre salé sur lesquels on peut rajouter du sirop d’érable. Nous passons commande et Guillaume décide d’abandonner son prénom pour plus de facilité: il met la commande au nom de William.
Nous prenons également deux boissons chaudes: Guillaume un cappuccino et moi un caramel cappuccino.
Notre petit déjeuner nous est servi en terrasse qui donne sur le front de mer: quelle vue sublime nous avons sur le lever du soleil!!
Tout en dégustant notre copieux petit déjeuner, nous observons les surfeurs et nous admirons la vue: on se sent déjà presque comme chez nous!
Une fois l’intégralité de l’assiette avalée pour ma part et presque finie pour Guillaume, nous nous décidons à faire une promenade sur le front de l’océan afin de profiter du soleil, du calme et de voir un peu les maisons. Nous commençons d’abord par un tour sur la jetée: la pier de Pacific Beach d’où nous prenons quelques photos. Greg (le chef de Guillaume qui a longtemps vécu à San Diego) reconnaît immédiatement le lieu sur la photo que nous lui envoyons et nous précise que nous devrions pouvoir observer des dauphins depuis notre point de vue. Cependant pas de dauphins à l’horizon et c’est presque de force que Guillaume doit m’arracher à mes recherches.
Nous redescendons de la jetée et marchons tranquillement sur la piste cyclable qui borde la plage de Pacific Beach sur laquelle se côtoient promeneurs comme nous, cyclistes et coureurs le tout dans un respect de l’autre admirable: aucun coup de sonnette pour qu’on se pousse, chacun contourne l’autre en veillant à ne pas le bousculer… tout ceci nous épate!
Nous pouvons admirer de magnifiques maisons, avec des braseros à l’extérieur, des barbecues de compétition… Nous nous y voyons déjà, mais malheureusement elles ne sont sûrement pas dans nos moyens.
Après avoir déjà bien marché, nous décidons de rebrousser chemin jusqu’à la voiture. Nous faisons un petit détour par le boulevard parallèle à notre rue car nous sommes attirés par la vue que nous avons: un autre point d’eau juste en face! Rien qu’en nous aventurant vers la première rue parallèle, nous sentons tout de suite la chaleur que nous ne ressentions pas du tout en bord de mer avec le vent marin. Je suis pour ma part bien contente d’avoir un peu de chaleur même si le soleil chauffant déjà beaucoup il ne fait pas si froid que ça en bord de mer.
Juste en face de la bordure de l’océan se trouve la baie de San Diego avec un petit port et là encore une énorme piste cyclable. Nous suivons un peu ce chemin avant de retourner sur notre itinéraire initial. Quelques mètres plus loin, nous retournons sur Mission Boulevard pour acheter un smoothie car j’ai soif. Nous rentrons dans une petite boutique de jus où tout est bio et commerce équitable: bonne démarche! Nous prenons un smoothie grande taille avec pour ingrédient: orange, ananas, baies de gogie, mangue et pomme. Nous nous le partageons tout en cheminant vers la voiture. Une fois arrivé, nous avons décidé du programme pour la suite de la journée.

Nous rentrons à l’hôtel, avec la capote ouverte, pour aller aux toilettes et regarder la précieuse liste de Greg pour savoir dans quel mall aller (comprenez « centre commercial »).
Deux possibilités s’offrent à nous: une pas très éloignée avec des boutiques un peu haut de gamme et un, plus éloigné, avec des boutiques outlet.
Nous nous décidons pour celui qui se trouve le moins loin afin de pouvoir rentrer pas trop tard et profiter du soleil.
Sur le chemin pour nous rendre au centre commercial, Guillaume s’amuse un peu avec notre voiture et fait chanter son moteur! La route est plutôt agréable entre le moteur qui ronronne et la capote ouverte.
Une fois arrivés, se dresse devant nous un mall à ciel ouvert. Nous commençons par rentrer dans la première boutique qui se présente devant nous: Macy’s. Ce nom me dit quelque chose mais je n’arrive pas à identifier pourquoi. Une fois dans la boutique, nous constatons qu’il ne s’agit pas d’une marque mais d’un espèce d’équivalent du Printemps ou des Galeries Lafayette: un ensemble de marques réunies au même endroit.
Guillaume commence alors à s’inquiéter car je me mets à papillonner pleine d’enthousiasme de marques en marques: il se voit déjà en train de payer une fortune en caisse. Il m’entraîne donc vers la sortie en utilisant comme argument que c’est la première boutique et qu’il ne faut pas tout dépenser d’un coup.
Nous continuons donc notre chemin: la boutique suivante est Abercombie & Fitch où je trouve un sweat zeepé que je m’achète tout de suite. Nous poursuivons notre tour des boutiques: Guillaume se trouve un très beau sweat chez Van’s et je me trouve de la lingerie et un pyjama chez Victoria Secret (depuis le temps que je voulais y aller je n’allais quand même pas ressortir les mains vides!!)
Nous continuons le tour du mall, visitons de nombreuses boutiques dont une vendant des accessoires de cuisine ainsi que des ingrédients. Il faut avant tout que je vous dise qu’en ce moment les 3/4 des boutiques vendent déjà des ingrédients pour Halloween: les citrouilles sont présentes sous toutes leurs formes, mais également des ingrédients et de la vaisselle pour Noël. Je tombe nez à nez avec des boîtes contenant du chocolat en copeaux pour faire des chocolats chauds. Une des boites m’appelle presque tant elle veut que je l’ouvre. Une fois ouverte je tombe sous le charme de cette odeur de chocolat au caramel beurre salé. Nous achetons donc de quoi faire mon futur chocolat chaud: je sens que je vais me régaler!!!!! (Je suis pas sûre que je vais partager!)
Vers 15h00 nous faisons une petite pause autour d’un café Starbucks: Guillaume prend un Chile Mocha Frapuccino® et moi un Peach Tea Lemonade afin de nous rafraîchir. Le boisson de Guillaume porte bien son nom car elle est effectivement épicée ce qui est à la fois surprenant et intéressant.
Une fois rafraîchis, nous reprenons de plus belle notre tour du centre commercial et nous finissons par la boutique Apple où malheureusement le téléphone de Guillaume n’est pas disponible mais d’où nous ne sortons pas bredouille car nous achetons tout de même des adaptateurs pour mettre dans les prises américaines.

Tout nos achats mis dans le coffre nous reprenons le chemin de l’hôtel. Nous revêtons nos maillots de bain et nous filons profiter des derniers rayons du soleil au bord de la piscine: en effet ici, à San Diego, le soleil se couche très tôt et dès 17h la température commence à tomber.
Je me jette tout de suite à l’eau afin de faire mon habituel entraînement de natation pendant que Guillaume lit tranquillement son livre sur une chaise longue.
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que la piscine était remplie d’eau salée!! Qu’à cela ne tienne, je me mets quand même activement à ma natation mais n’arrive pas à finir mon entraînement. Quelle en est la cause, aucune idée est-ce dû au fait que nous n’avons pas déjeuner ou au fait que l’eau est salée je ne sais pas.
Après ma nage, j’essaye de me reposer sur une chaise longue mais il fait trop froid pour moi et je n’arrive pas à sécher correctement avec le soleil qui se couche. Je finis donc par m’asseoir et me renseigner sur internet sur les conditions d’adhésion au country club où nous nous trouvons. Je ne suis pas déçue du résultat de mes recherches: il faut payer 75000$ de droit d’entrée et une cotisation annuelle de 9000$!!!!!!!!! Je n’arrive pas à m’en remettre.
Une fois bien renseignés, il fait quand même assez froid, et nous décidons de rentrer à la chambre pour nous réchauffer sous une douche chaude. Chemin faisant, nous croisons la salle de sport de l’hôtel et nous jetons un coup d’œil afin de voir les machines proposées. En effet, qui dit Californie et Country Club, dit sport le matin à 6h avant le petit déjeuner. Il faut donc qu’on repère les lieux pour demain matin. Une fois la douche prise, nous ressortons en tenue de sport afin d’aller courir sur la plage (oui j’ai bien dit courir: il faut bien que je me mette au mode de vie américain!) Nous commençons donc un footing chacun à notre rythme, tout en regardant le soleil se coucher sur la plage… il y a pire comme contexte pour courir!
Après 20 bonnes minutes de footing, nous nous mettons en route pour la chambre quand une vague m’attaque et que je me retrouve les deux pieds trempés… pas de footing pour moi demain!

Nous retournons sous la douche pour nous décrasser de notre course puis nous nous préparons pour aller dîner: pantalon et pull de rigueur.
Nous sortons dîner dans un fast-food mexicain nommé Chipotle conseillé par Greg (oui oui encore) et qui se trouve dans une sorte de complexe spécialisé dans la restauration.
Après analyse de la carte, Guillaume commande 3 tacos qu’il garnit d’haricots rouge, de viande de bœuf marinée pour deux d’entre eux (barbacoa) et d’un au porc. Moi je prends un énorme bourrito dans lequel je mets du riz et du bœuf ainsi que des petits légumes marinés. Nous rajoutons tous les deux une sauce épicée ainsi que du guacamole et nous voilà parés. Nous commandons également des chips avec du guacamole et Guillaume se prend une Corona.

Une fois le repas terminé, que nous avons jugé très bon mais pas non plus excellent comme nous le dépeignait Greg, nous nous mettons en quête de dentifrice dans les boutiques environnantes.
Nous en trouvons un identique au notre si ce n’est que la taille est bien plus imposante que celle du tube que nous trouvons habituellement en France (comme tout au USA me direz-vous!).
C’est avec ce dentifrice et des rasoirs pour Guillaume que nous rentrons à l’hôtel afin d’écrire le blog tout en buvant un chocolat chaud fourni par l’hôtel. Nous avons quelques réticences quant à la qualité du chocolat car il s’agit d’un chocolat chaud fait avec de l’eau mais il s’avère excellent et nous nous régalons!
22h00, heure d’extinction des feux car demain matin le réveil est à 6h00!

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Maldives - Février 2016

Night snorkelling day and more

Ce matin, le réveil sonne tôt! En même temps, pour que Guillaume se lève, il faut bien 40 minutes donc j’avance le réveil pour pouvoir profiter de la journée!
7h15, la sonnerie retentie! Nous nous levons péniblement et nous nous préparons pour le petit-déjeuner.
Nous devons prendre le bateau de 9h30 pour aller faire de la plongée sur l’île de Lonubo et je ne veux pas rater le rendez-vous donc je presse un peu mon cher mari!

Rien d’exceptionnel au petit déjeuner, nous avons même fait plutôt light.
Une fois de retour dans notre chambre, nous préparons notre sac et nous nous tartinons de crème.
À l’heure dite, nous nous rendons au rendez-vous et embarquons sur le bateau pour une durée de navigation d’environ 5 minutes! Un autre couple monte avec nous pour se rendre sur l’île. Il n’y aura pas trop foule!

Une fois débarqués sur l’île, nous entreprenons d’en faire le tour afin de nous approprier ce nouvel environnement. Nous prenons de multiples photos de ce paysage paradisiaque et nous ramassons au passage quelques déchets.

Nous nous choisissons deux chaises longues, à l’opposé de l’autre couple. Malheureusement, nous avons élu domicile à côté d’un couple d’oiseaux qui surveille ses œufs. Ils essayent quelque peu de nous attaquer mais voyant que nous ne sommes pas dangereux, ils nous laissent tranquille tout en gardant un oeil sur nous au cas où.

Nous posons nos affaires et nous filons tout de suite à l’eau, nous avons hâte d’explorer à nouveau les fonds marins. Nous sortons à l’extérieur de la barrière de corail et faisons le tour. Nous repassons au dessus de la station de lavage où les poissons sont au rendez-vous pour leur toilette quotidienne. Nous retrouvons également les petits poissons-clown et leur anémone ainsi que les poissons-anges. Bref, rien a changé depuis la dernière fois! Nous cherchons surtout à voir une raie qui, aux dires des français avec qui nous avions discuté lors de la plongée avec le requin baleine, aurait élu domicile le long de la barrière.
Nous continuons donc de nager tranquillement, à la recherche de l’animal tant convoité, quand Guillaume me fait un signe qui pour moi signifie temps mort. On s’arrête et il me montre deux poissons qui se battent juste devant nous. Ce sont ceux dont je me méfie depuis le début du séjour après en avoir vu un la bouche ouverte et avoir vu la quantité de dents qu’elle contenait! Nous rebroussons donc chemin et retournons à l’entrée du passage nous conduisant à l’intérieur du lagon puis nous nageons tranquillement jusqu’à la plage. Tant pis pour nous, nous n’avons pas vu la raie.

Un peu triste, nous nous plongeons alors dans nos livres respectifs et restons absorbés par notre lecture un long moment. Lorsqu’enfin je lève la tête de ma lecture, je regarde l’heure et me rend compte qu’il est presque l’heure de rentrer.

Je décide tout de même de retourner me rafraîchir dans l’eau turquoise du lagon. Je prends donc mon masque et mon tuba et pars barboter un peu, sans me rendre compte du temps qui passe. Je regarde les poissons à l’intérieur de la barrière tout en nageant de plus en plus loin. Au bout d’un instant qui m’a paru très court, je me décide à sortir la tête de l’eau pour regarder en direction de nos chaises longues afin de voir à quel point je suis loin. Surprise : je vois Guillaume à moitié dans l’eau en train de me faire de grands gestes pour me dire de revenir car il est l’heure de rentrer. Je reviens donc rapidement, me sèche partiellement et nous nous dirigeons vers l’embarcadaire pour prendre le bateau du retour.

Une fois de retour sur Maafushivaru, nous nous précipitons à la douche pour retirer tout le sel et le sable que nous avons accumulé.
Chemin faisant, nous croisons un autre couple de français (et oui encore), qui essaye de prendre en photo le bébé requin à pointe noir qui a élu domicile dans le lagon. Je descends donc les rejoindre au bord de l’eau et m’asseois carrément dedans dans l’espoir de le capturer avec la GoPro. Seulement j’ai dû effrayer le requin qui ne veut pas venir vers moi. La vidéo est donc ratée… tant pis!

Après une bonne douche revigorante, direction le déjeuner. Ce midi nous prenons des forces car nous n’avons pas beaucoup petit déjeuner et nous avons une sortie de plongée de nuit avec Amanda. Entrée, plat, dessert, café… tout y passe! Je m’octroie même un petit plaisir et commande un coca!

Une fois le déjeuner fini, nous repartons en direction de notre villa, où nous attend notre lit pour notre sieste! Car aujourd’hui j’ai bon espoir de réussir à dormir, je suis un peu fatiguée! Je mets donc un réveil 30min plus tard pour nous octroyer un petit temps de repos revigorant, sachant qu’en plus de tout façon nous ne sortirons pas dehors avant 15h30 au mieux.
Bien évidemment, Guillaume s’endort en 5min et moi je n’arrive pas à m’endormir. Quand le réveil sonne je n’ai pas encore fermé l’oeil, comme d’habitude lorsqu’il sagit de faire une sieste. Je rallonge donc le temps de repos et fini par réussir à m’endormir 3min avant la nouvelle sonnerie… Vous parlez d’un temps de repos!

Dès notre réveil, nous décidons de partir plonger tout de suite. Nous nous préparons donc pour l’activité, descendons par notre ponton et nous voilà dans l’eau.
Nous avions prévu d’aller de l’autre côté des pontons, où la barrière de corail a l’air plutôt assez présente. Nous commençons donc à nager dans cette direction puis une fois quasiment arrivé au but, nous nous arrêtons quelques minutes. En effet, l’eau est assez trouble, le courant et les vagues doivent sûrement remuer le sable ce qui fait que nous ne voyons pas à 2m devant nous. Quand il y a des requins qui trainent dans les parages, je vous garantie que vous préférez voir un peu plus que ça afin de pouvoir anticiper et éviter de vous retrouver nez à nez avec l’animal sauvage.

Nous rebroussons donc encore une fois chemin et nous nous dirigeons du côté de la plage afin de trouver, peut être, le bébé requin. En repassant par notre ponton, nous en profitons pour poser nos palmes car la distance à parcourir n’est pas si grande que ça. Guillaume commet malheureusement l’erreur de laisser également son tuba sur le ponton pensant ne pas en avoir besoin.

Nous nageons tranquilement jusqu’au bord de la plage que nous arpentons en long en large et en travers mais rien n’y fait, le requin ne veut pas se montrer. Nous décidons alors d’aller troquer nos affaires de plongée contre nos affaires de plage pour aller tranquillement s’étendre sur une chaise longue.

Alors que nous cheminions paisiblement par la voie de l’eau vers notre villa, j’aperçois au fond de l’eau une drôle de forme un peu ronde qui a la couleur du sable mais qui semble toutefois être un peu décollée du sable. Je comprends rapidement qu’il sagit là d’une raie : j’appelle alors Guillaume pour qu’il puisse venir la voir avant qu’elle ne s’enfuit. Je vois également au loin le couple de français avec qui j’avais barboté plus tôt dans la matiné à la recherche du requin, je nage donc à leur recontre pour leur signaler la présence des raies. Car effectivement, en regardant mieux je constate qu’il y a en fait 3 raies qui sont tranquilement camouflées dans le sable. Nous passons un certain temps à les observer avant que ces demoiselles ne décident de prendre la poudre d’escampette. Je les suis tant bien que mal afin de les voir nager mais très vite elles me distancent. Au moins, je me serai rattrapée de ma sortie manquée de l’autre jour même si celles-là étaient, somme toute, plus petites.

De retour à notre ponton, nous réalisons tout juste notre chance, nous venons de voir 3 raies juste davant nous! Quel plaisir! Nous montons nous rincer et faire notre sac pour notre sortie nocturne.
Nous nous dirigeons vers la plage pour prendre un petit smoothie, comme nous l’avions prévu hier, avant de partir en balade. Cependant l’envie ne s’en fait sentir et je décide donc de m’en passer. Nous nous attablons toutefois et commandons une bouteille de San Pellegrino. Je me permets pour la seule et unique fois du séjour de mentionner le prix : 10$ la bouteille de 750ml… il fallait en vouloir!

L’heure de notre rendez-vous approche et nous nous dirigeons donc vers l’accueil afin d’y retrouver Amanda. Le réceptionniste nous renvoie vers le centre de plongée où nous trouvons effectivement notre biologiste marine qui nous attend.
Nous croisons également le couple de français qui m’avait prêté les chaussettes de plongée pour mettre dans mes palmes quand j’étais blessée lors de la sortie raie Manta / requin-baleine. Il s’avère qu’ils viennent également à la sortie de nuit avec nous. J’ai l’impression que ça nous rassure tous de savoir que nous y allons avec quelqu’un que nous « connaissons ». Sans aucune honte, nous nous avouons tous que nous avons quelques apréhensions quant à cette plongée, enfin surtout moi et l’autre jeune dame, Elodie il me semble. Toutefois, les garçons ne sont pas en reste et ne font pas trop leur malin.

Comme à son habitude, Amanda nous fait un petit briefing pour nous expliquer comment vont se passer les choses. Nous avons l’honneur d’avoir les explications en français puisque nous ne sommes que des francophones (excepté Amanda).
Nous apprenons donc que la sortie va se composer de deux temps : un temps où nous allons nous promener au dessus de la barrière de corail et observer des choses, et un temps où nous allons sortir dans les profondeurs. Je commence déjà à stresser!
Notre guide nous prête une combinaison de plongée afin d’éviter que nous ayons froid! Pendant que nous nous habillons, son collègue, qui s’en allait, nous dit poliment au revoir et nous le prenons, en rigolant, comme un au revoir qui veut dire adieu!

Nous tenons tout de même courageusement à poursuivre l’aventure. Nous montons donc en file indienne sur le bateau qui nous emmène au large! Heureusement, il y a mon sauveteur Kudde sur le bateau, je me sens quand même un peu rassurée mais j’ai tout de même peur de paniquer lorsque nous serons en haute-mer. Je demande donc à Amanda si en cas de panique nous pourrons remonter sur le bateau et elle me confirme que oui.
Ce qui me rassure c’est qu’Elodie semble tout autant effrayée que moi, je me dis donc que je ne serai pas la seule en cas de panique.
Amanda nous explique durant le trajet comment se servir des lampes torches : il ne faut pas éclairer les animaux avec la lumière directe, il ne faut pas s’éblouir les uns les autres, il ne faut pas pointer la lumière vers « mes poissons méchants », et il ne faut pas éblouir les requins car sinon ils risqueraient d’être désorientés. Elle nous explique également le signal qu’il faut faire pour attirer l’attention et les gestes qu’elle fera avec sa lampe pour nous montrer la zone de la chose intéressante.

L’heure de sauter à l’eau arrive! Je m’assure d’abord de savoir si c’est très profond et, rassemblant mon courage à deux mains après avoir entendu la réponse du capitaine du bateau, je me jette à l’eau.
Une fois tout le monde là nous commençons à mettre la tête sous l’eau et nous tombons tout de suite nez à nez avec une tortue!! Quelle chance! Il ne nous manquait plus qu’elle afin de compléter notre « tableau de chasse ». De la même façon que les raies s’étaient enfui un peu plus tôt dans l’après-midi, notre copine tortue s’éloigne à toute vitesse. Nous décidons donc de nous concentrer sur les fonds marins.

Armés de nos torches, nous éclairons les coraux à la recherche de poissons, crevettes, crabes, étoiles de mer ou autres animaux nocturnes voulant bien se montrer à nous.
Amanda nous montre le chemin à suivre avec sa lampe, qui éclaire bien mieux que la notre je précise! Nous suivons docilement, regardant le spectacle qui s’offre à nous.
Amanda nous montre des choses de ci de là, des petites crevettes, des langoustes, un jeune calmar (qui a jeté de l’encre sur Guillaume!!), des étoiles de mer, une variété de poisson incommensurable, une petite araignée se promenant parmi un corail… Nous avons aussi pu observer le plancton qui devient fluorescent quand on l’éclaire avec la lampe de poche. Nous restons un long moment tranquillement au dessus des coraux, ce qui ne me panique pas trop. Je sais qu’au pire si je suis entrainée vers le fond ça ne sera pas hors de portée de mes camarades. Je prends tout de même mes précautions et passe mon temps à scruter les alentours en les éclairants avec ma lampe pour être sûre qu’aucun prédateur n’est caché dans l’ombre.

Plus le temps avance, plus nous fleurtons avec le grand large où nous ne voyons pas du tout le fond et où le danger peut venir de partout, surtout que le requin chasse la nuit. Au bout d’un moment, Amanda nous demande d’éteindre la lumière et nous gardons la tête hors de l’eau un petit moment pour nous habituer à l’obscurité. En mon fort intérieur je pense que personne n’est en train de surveiller ce qui arrive des profondeurs et que donc tout peut arriver mais j’essaye de ne pas trop y penser. Notre biologiste nous demande alors de remettre la tête sous l’eau et de regarder.
Un spectacle digne d’un compte de fée s’ouvre à nous, nous observons en effet du plancton bioluminescent qui nous entoure de toute part et qui fait comme un tapis d’étoiles dans l’eau. J’oublie alors totalement ma peur et contemple ce qui m’est offert. Seulement ça n’est pas le cas d’Elodie qui, prise de panique, rallume sa lampe. Le spectacle est foutu, nous n’avons plus qu’à rentrer… Amanda appelle le bateau qui nous ramène tranquillement sur la terre ferme.

Nous rinçons nos combinaisons et nous repartons chacun chez nous prendre une bonne douche avant d’aller dîner. C’est vrai que les combinaisons n’étaient pas de trop, l’eau était comme glacée par endroit et très chaude par d’autre… c’était assez déconcertant… On pouvait se décaler d’un coup de palme pour passer du chaud au glacé… La douche chaude n’est vraiment pas de trop!

Nous débriefons avec Guillaume de tout ce que nous venons de voir! Quelle chance nous avons! Le spectacle était vraiment magnifique, et puis je suis contente d’avoir vaincu ma peur!

Nous nous dirigeons vers le buffet, affamés! Nous nous servons une copieuse entrée pour récupérer de toutes ces émotions! Heureusement que l’entrée était bien garnie car je ne suis attirée par aucun des plats proposés ce soir, je me rabat donc sur deux petits bouts de pizza qui n’étaient même pas bon. Guillaume s’empresse de m’imiter lui même n’étant attiré par rien.

Nous prenons le dessert et le café et nous apprenons surtout à dire merci en Divehi (langue locale) grâce à notre serveur. Ça se dit « shoukouria ». En effet, notre serveur essaye de nous parler français comme il peut et, vu que nous passons notre temps à lui dire merci, j’ai trouvé ça normal de faire des efforts pour le dire dans sa langue!

Une fois le repas fini, nous entamons une nouvelle partie d’échec. La partie est serrée mais je perds encore une fois… Décidément, heureusement que je ne suis pas mauvaise joueuse! Nous rentrons un peu fatigués vers la villa où je me décide à raconter cette merveilleuse journée avant que mes souvenirs s’envolent avec mes rêves!

Sur ce, la journée est finie, dehors il pleut des trombes d’eau, et je vous dit bonne nuit!