Auteur : Guillaume Dubeaux
PhD in Plant Biology. In love with science, technology, cooking and my wife
Décollage en hydravion
Ce matin, Pauline et moi partons en voyage de noces. Vous me direz que cela fait un an et demi que nous sommes mariés mais, comme le dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais.
Nous avons choisi pour cette occasion une destination assez prisée pour ce type de voyage : les Maldives et ses dizaines d’atolls paradisiaques. Le Printemps Voyages nous a déniché une pépite : l’hôtel Maafushivaru qui est l’un des plus petits des Maldives, qui n’est pas pour les enfants et surtout qui met un point d’honneur à la tranquilité des couples… Tout un programme !
Mais qui dit Madives dit voyage éreintant (non nous ne partons pas en Nouvelle-Zélande mais quand même). Et pour quelqu’un comme moi qui adore l’avion (mais je travaille beaucoup pour m’améliorer sur ce point), il fallait bien passer par au moins trois types d’appareils différents…
Après avoir fini nos valises, donné à manger à Berlioz et fait un brin de ménage dans l’appartement, nous nous mettons en route vers l’aéroport Charles de Gaulle. Rien de plus simple me direz-vous : il suffit de prendre la 2 puis le RER B (je teste les connaisseurs sur ce point). Mais les fins limiers sauront que le changement entre la Chapelle et Gare du Nord ne permet pas de faire passer les valises aisément. J’oriente donc Pauline sur un bus : la ligne 30. En quinze minutes, l’affaire est pliée et nous sommes dans le RER en direction de notre aéroport. Un fois arrivés au Terminal 1 (qui est en fait le Terminal 3 : on remercie la SNCF/RATP sur ce point de précision… À la fois, AnneC travaillant pour eux, ça ne m’étonne guère…), nous devons prendre une navette pour nous rendre au vrai Terminal 1…
Premier rebondissement de la journée : nous n’avions pas prévu de dépenser de l’argent dans une navette et moi qui voulait absolumment aller en taxi à l’aéroport, Pauline se retrouverait alors fautive de m’avoir laissé sous-entendre que les transports en commun étaient moins chers. Passons, la navette était gratuite (étonnant mais vrai sachant combien coûte le OrlyVal). Rapide, moderne et efficace, nous nous retrouvons au Terminal 1 sans avoir pu demander notre reste…
Passons maintenant au premier vol de la journée : Paris-Doha (car nous faisons une escale par le moyen-orient : obligatoire pour rejoindre les Maldives). Et nous prenons à cette occasion le plus gros avion en circulation : l’A380 (je ne parle évidemment pas des avions cargos mais ça pourrait faire l’objet d’un article de blog si vous le souhaitez vu ma passion pour l’aviation). Et ce ne sera pas n’importe quel A380 : ce sera le plus luxueux du monde, celui de la compagnie Qatar Airways ! Alors, évidemment, nous sommes en éco mais nous avons hâte de découvrir à quoi ressemble la meilleure classe éco du monde !
Le check-in se passe sans encombre mais nous nous retrouvons assez rapidement perdus dans ce grand terminal inconnu. Mais nous avons faim et hésitons entre passer les contrôles maintenant et manger un fois dans le hall d’embarquement ou au contraire, manger avant et risquer de faire sacrément la queue aux contrôles… La voie de la raison s’impose et nous choisissons la première solution. Pauline a donc choisi un bretzel tomate-mozzarella-pesto et moi un club sandwich saumon-concombre-wasabi. Nous faisons couler le tout avec une San Pellegrino et pour finir un muffin aux myrtilles. C’est light mais on n’a pas besoin de plus : Pauline ne doit pas se trouver malade dans l’avion…
Quand notre A380 pointe le bout de son nez, nous sommes bouche-bée avec ma douce : l’avion est tout simplement monstrueux. Et qui dit monstrueux dit beaucoup de passagers. Il nous faudra donc presque une heure et demie pour embarquer. Et une fois devant nos sièges, quelle agréable surprise : beaucoup de place, une grande tablette et un écran tactile avec pas moins de mille références (dont des films très récents). Les consignes de sécurité sont dispensés non pas par le personnel de cabine mais… par les joueurs du FC Barcelone ! La vidéo est juste extraordinaire ! Ça change des consignes habituelles…
Le décollage se passe en douceur : on ne sent qu’à peine l’accélération ce qui est difficile à imaginer vu l’engin ! Et comme nous avons été en mesure de traquer les différents paramètres du vol depuis notre écran, je suis fier de vous annoncer qu’un A380 décolle à une vitesse de 280km/h. Je commence par regarder un bout de Batman Begins avant de me rendre compte qu’ils ont le dernier James Bond disponible. Je le regarde donc en VO (pas de sous-titres de disponibles et j’ai trop peur d’entendre la doublure de Daniel Craig…). Et, en plein milieu du film débarque déjà notre repas : il est 17h heure française mais 19h à Doha. Au menu, une petite entrée à l’italienne : salade de pâtes avec des tomates, huile d’olive et basilic. En plat, poulet à l’orientale avec du riz safrané. Et en dessert, une patisserie à base de fruits rouge avec du crumble. Pour accompagner tout ça, nous prenons chacun un Coca-Cola vu que de l’eau minérale accompagne déjà notre plateau repas ! Autant dire que pour un repas d’avion, c’est plutôt sympathique et c’est surtout très bon !
Ce qu’on ne vous dira pas, c’est qu’une heure et demie après avoir été desservi, on nous a servi de nouveau un petit casse-croûte (ma foi fort bon lui aussi mais quelle idée !). Cet « encas » étant composé d’un feuilleté oriental au poulet et aux herbes ainsi qu’une d’un petit gâteau à l’orange et cardamome chaud, il était tout sauf un casse-croûte : nous avions déjà trop mangé… Mais gourmand comme nous sommes, nous avons tout mangé vous vous en doutez bien. Pour l’anecdote, à ce moment là, je regarde le film Everest en VO et je ne vous le recommande pas… C’est long. Pauline regardait Pocahontas, je n’en rajouterai pas, vous m’avez compris… Disney quand tu nous tiens.
Le survol du Qatar de nuit est impressionnant. D’une part toutes les villes sont très éclairées mais aussi très isolées (par le désert je pense) et reliées entre elles par des autoroutes elles aussi très éclairées : cela donne un spectacle lumineux majestueux ! Et cela donne surtout envie de revenir visiter le Qatar ! D’autre part, il est très facile de distinguer les puits de pétrole (ou de gaz qui sait car le Qatar est le plus gros producteur mondial de gaz) avec leurs énormes brûleurs situés en plein milieu de nulle part (je suppute là aussi que c’est le désert mais allez reconnaitre un désert en pleine nuit vu d’un avion) ! Le survol de Doha avant notre atterissage nous permet de découvrir des airs cette ville avec ses nombreux grattes-ciel sur l’eau. Décidément, cela interpelle et donne vraiment envie d’en savoir plus ! Nous ne connaissons en définitive que très peu le Qatar (hormis par le PSG et la future coupe du monde de football)…
L’atterrissage se fait comme à Nice : l’aéroport est construit sur l’eau ! Sauf que là, nous ne parlons pas de poser un A319, A320 ou A321 mais un A380. Surtout que notre commandant de bord prend son temps pour la manoeuvre mais la piste est particulièrement longue. Une vraie merveille : j’ai vraiment adoré ce vol !
L’aéroport de Doha est franchement énorme : nous commençons donc par faire la queue pour les correspondances. Nous repassons nos affaires sous les portiques de sécurité (est-ce bien utile vu que nous débraquons d’un avion ?). Et en entrant dans le terminal, nous tombons sur une quantité astronomique de boutiques en dutty-free et nous nous promettons de mieux les visiter au retour vu que nous aurons quelques trois heures d’attente entre nos deux vols… Nous reconnaissons rapidement une boutique du PSG, clin d’oeil pour Maxime et Hugo. Pauline est moins ravie que vous les gars !
Nous prenons un café bien mérité (moccha pour Paulinette et expresso pour moi). Et en arrière plan de notre Starbucks local, nous voyons un BK (je pense à mon chef, Greg et lui envoie une photo pour l’occasion !) et nous nous promettons de manger un Whopper au retour (si nous avons faim evidémment !).
Le transfert vers notre A321 qui nous mènera aux Madives se fait directement sur le tarmac qatari. Nous prenons une petite navette climatisée qui nous emporte jusqu’aux escaliers mobiles de l’avion. Nous n’avons jamais vu un A321 pareil : la business donne tellement envie avec ses sièges énormes inclinables et son grand écran tactile. Mais nous ne savions pas que là aussi, la classe éco était luxueuse avec des sièges inclinables, une grande tablette et surtout un écran tactile qui, lui aussi, possède le même catalogue que sur l’A380. Qatar Airways ne se paye décidémment pas de notre tête ! Pauline en a fait sa compagnie de prédilection ! Mon chauvinisme me laisse à croire qu’Air France propose au moins aussi bien sur ses longs et moyens courriers… L’avenir nous le dira !
Le décollage se fait en douceur mais le pilote nous a prévenu : le vol sera « bumpy ». Et il l’est, les turbulences sont tellement importantes que Pauline en est presque malade (Greg a donc « presque » gagné son pari…). Surtout que le personnel de cabine tient à nous servir un repas : il est 2h du matin heure locale et 4h si on considère l’heure des Maldives (et 5h si l’on considère l’heure de notre atoll). Ce n’est clairement pas l’heure de manger, nous refusons donc poliment notre plateau (et nous ne sommes pas les seuls) mais les hôtesses sont confuses. Il ne doit pas y avoir beaucoup de clients qui refusent un service gratuit…
Le vol a beau être fortement perturbé, j’arrive à dormir quasiment tout le vol (qui aurait dit que je dormirai plus que la plupart des gens alors que j’ai soit disant peur en avion)… Peut-être ai-je moins peur que ce que je le laisse sous-entendre ?
Le survol des atolls maldiviens est extra : les lagons bleu turquoise nous laissent rêveurs. Qui ose croire que dans quelques heures nous nous prélasseront dans ces eaux à 27°C ?
L’atterissage à Malé est lui aussi très impressionnant car, au delà du fait que l’aéroport se trouve sur l’eau, il est en fait situé sur un îlot propre. Nous ne voyons donc la piste qu’au dernier moment : tout le reste n’est qu’océan. Mais je n’ai pas eu peur une seule seconde, je me sens à l’aise avec Qatar Airways (sponsor du Barca pour ceux qui n’auraient pas suivi, équipe qui vient de battre Arsenal 2-0 à Londres pour le match aller des huitièmes de finale de Champion’s League. Ça ne sera toujours pas pour cette année…).
L’aérogare est aussi petite qu’on nous l’avait décrite : un petit service de douane et surtout tous les personnels qui s’affairent aux différents transferts entre Malé et les atolls-hôtels ! Mauvaise surprise en découvrant qu’une de nos valises a perdu ses roues pendant l’un des vols : le transfert a du être brutal ! C’est la vie et nous avons une assurance pour ça !
Le transfert est extrêmement bien organisé : nous allons au comptoir de notre hôtel gentiment indiqué par une personne de l’aéroport. Un monsieur nous prend alors en charge et porte même nos valises jusqu’à un nouveau comptoir qui s’occupe du transfert des bagages vers les hôtels en hydravion. Ce même monsieur nous donne ensuite des billets pour notre vol en hydravion en nous indiquant de monter dans une petite navette qui doit nous conduire au Terminal A. Une fois arrivés, on nous oriente vers le salon lounge dédié à notre hôtel où un petit buffet nous attend. Nous nous posons dans des banquettes très confortables dans cette grande pièce climatisée avec des bouteilles d’eau fraîche ! Le bonheur !
Un monsieur me demande alors de remplir plusieurs informations pour l’hôtel sur un iPad. On a beau être à l’autre bout du monde, c’est hyper connecté ! Pas mal de monde commence à entrer dans notre lounge et nous commençons à douter avec Pauline : nous croyions arriver dans un petit hôtel et nous sommes déjà une vingtaine de personnes dans la pièce. Quand on nous indique que notre hydravion est prêt, nous nous rendons compte que nous sommes les seuls à aller à Maafushivaru (car le lounge est en fait pour la chaîne qui détient notre hôtel mais aussi d’autres atolls). Tant mieux, nous voila rassurés !!!
Nous remontons donc dans une petite navette qui nous amène jusqu’à une jetée où de nombreux hydravions (une trentaine) stationnent : c’est un vrai business !!!
Nous attendonc donc quelques minutes dans une petite pièce climatisée (il fait 29°C à l’extérieur) et on finit par nous indiquer que notre hydravion est fin prêt. Nous arrivons donc à la jetée où notre bel hydravion Trans Maldivian Airlines jaune et bleu attend patiemment ! On comprend vite que ça va être folklorique : les pilotes portent certes une chemisette avec épaulières et autre pin’s mais ils sont surtout en short, tongs et portent des Ray Ban !
Nous montons donc à l’avant de l’hydravion juste derrière le poste de pilotage (ouvert aux yeux de la cabine). Nous sommes prêts pour partir à l’aventure ! Le décollage se fait en fait tout en douceur et à quatre mains (cf. vidéo) ! Le seul point dérangeant est le bruit : ils nous ont distribué des boules Quiès, il fallait s’y attendre ! Mais quel bonheur ! Les pilotes ont beau être « roots », le vol est vraiment agréable et sans encombre ! Nous survolons de nombreux atolls-hôtels : nous touchons presque au but. Au bout de vingt-cinq minutes de vol, nous survolons notre hôtel que je reconnaitrais parmi cent autres. J’ai toujours un peu d’appréhension quant à l’atterrissage (ou plutôt amerrissage) mais passons… Je ne suis pas le seul à m’inquiéter mais je me dis que, vu leur petit business, ils doivent faire ça comme des chefs !!!
Autant vous dire que c’est quand même impressionnant : plutôt que de descendre graduellement comme le ferait un avion de ligne, le but est de piquer du nez vers l’eau et de relever la tête à quelques mètres de la surface ! Amateurs de sensations fortes, c’est pour vous ! Mais l’amerrissage à proprement parler est impeccable, nous ne sommes presque pas secoués !
Nous voilà donc presque à Maafushivaru mais je laisse maintenant la parole à Pauline qui est chargée de l’explication de notre premier jour sur place avec notamment la découverte de l’hôtel et de notre villa sur plage !
Quelle journée les amis : éprouvante certes mais elle en valait la peine, nous sentons que cette lune de miel sera inoubliable !
Aujourd’hui dernier jour à Rome! pas grand chose à notre programme du jour… Une petite ballade de deux kilomètres (initialement) et la montée à la colline du Janicule pour voir le panorama sur Rome… Rien de bien fatiguant me direz-vous.
Nous prenons donc notre temps, allons petit déjeuner tranquillement et remontons dans la chambre afin de se recoucher. Bien évidemment Guillaume s’endort tout de suite (il avait passé la nuit à se cultiver vous comprenez…) et moi je blog (comme d’habitude)!
Vers midi nous nous décidons à prendre la route. Pour commencer nous nous dirigeons vers notre fast food de pâtes préféré! Une fois sur place, je constate que la pâtes du jour sont des pâtes all’arrabbiata! Je me dépêche de commander ça, et Guillaume, pour sa part, choisi des pâtes carbonara… Je me suis découverte une nouvelle passion en Italie, les pâtes all’arrabbiata je suis complètement fan! C’est TROP bon! Je n’ai parlé que de ça à Guillaume pendant toute l’après-midi!
Notre ballade d’aujourd’hui se situe au sud de Saint Pierre, nous nous dirigeons donc vers notre point de départ en repassant pas loin de la splendide basilique.
Nous commençons notre promenade par la villa Farnese que nous ne faisons qu’entrapercevoir derrière des grilles fermées. Nous continuons notre chemin, et nous traversons la porta Settimiana qui a été refaite au XVème siècle mais qui da initialement de l’époque d’Aurélien. Pour le moment, la journée ne promet rien de fantastique. Nous arrivons enfin à la chiesa Santa Maria in Trastevere, seul et unique point d’intérêt que j’avais relevé dans ce quartier de Rome.
Le saviez-vous?
Cette église est l’une des plus anciennes de Rome et la première église à être dédiée à la vierge. Selon le récit de saint Jérôme, au moment de la naissance de Jésus, une source d’huile jaillit du sol pendant toute une journée. Un signe que la grâce du Christ allait se déverser sur l’humanité. C’est sur le lieu de ce miracle que fut construit l’église IIIème siècle. la basilique telle qu’on la visite actuellement date en faite du XIIème siècle: construction de style roman.
Cette église était le point d’orgue de notre ballade donc nous entrons bien évidement pour la visiter. L’abside est tout bonnement magnifique avec toutes ses mosaïques. Vous me direz que cela est quelque peu redondant avec les visites de la veille, je vous répondrai qu’on ne s’en lasse pas. Nous contemplons la mosaïque de la Vierge et le Christ dont quelqu’un avait gentiment financé l’éclairage pendant un bref instant et je me dépêche de prendre des photos. Sous cette magnifique mosaïque, de plus petit orne les murs de l’abside, elles sont tout aussi jolie et il faut tout de même les admirer si vous passer dans le coin! Nous faisons le tour de la basilique, admirant son pavement cosmatesque (si vous ne savez pas ce que ça veut dire : la pavement cosmatesque est une technique d’ornementation par incrustation de morceaux minuscules de arbres colorés dessinant des motifs complexes).
Nous ressortons de l’église et nous admirons alors la façade que nous n’avions pas encore vue: là encore une grande mosaïque représentant une Vierge à l’enfant sur fond d’or. Décidément, à cette époque on aimait beaucoup la dorure dans les mosaïques!!
Le guide nous conseille de prendre un café au café sur la place, mais après de grandes discussions nous finissons par reprendre notre chemin.
Nous continuons notre route mais vraiment sans grande motivation, l’itinéraire nous fait prendre des routes sans grand intérêt… Nous tombons sur l’église Santa Cecilia in Trastevere, impossible d’accès, enfermée derrière de hautes grilles. Nous passons donc notre chemin et nous débouchons sur une petite église Santa Maria dell’Orto, au demeurant très mignonne mais pour le coup nous en avions déjà vu tellement que c’était plus pour rajouter du piquant à la ballade que par réel intérêt que nous l’avons visité. Un peu plus loin San Francesco a Ripa, dont le seul intérêt est en fait la statue de la Bienheureuse Ludovica Albertoni du Bernin. Nous rentrons afin de contemple la statue et nous avons un moment d’hésitation, devant nous une petite jeune fille qui était tranquillement assise se fait sortir car ses épaules n’était pas couverte, or les nôtres non plus! Nous nous dépêchons donc d’aller voir la statue, pensant que le gardien allait nous mettre à la porte, mais finalement nous ne sommes nullement inquiétés. De là, j’insiste pour monter à la colline du canicule afin de voir le point de vue sur Rome.
Guillaume nous guide donc, comme il sait si bien le faire, jusqu’à un petit escalier situé à côté de la Fontana dell’Acqua Paola qui était censé être le point de départ de la montée. Manque de chance, l’escalier que nous avons pris n’est pas le bon, celui là est un escalier condamné et réouvert par des clochards, ou des jeunes pour pouvoir trainer… Dommage! Cependant, il nous permet d’arriver en haut! Dans un premier temps, pensant être arrivés au point culminant de la colline, nous sommes déçus car le point de vue qui nous était promis s’avère en fait être gâché par des arbres. Puis nous constatons que les autres touristes continuent de monter plus haut sur la colline. Nous les imitons donc, une fois n’est pas coutume, et nous tombons sur un magnifique point de vue sur Rome ainsi que sur une fontaine géante. Nous profitons de la vue quelques instants et nous nous reposons sur le bord de la fontaine avant de redescendre par le bon chemin cette fois! Lors de notre descente, nous croisons une petite église dans laquelle allait être célébré un mariage, au vue des habits des personnes qui attendaient devant le lieu et des voitures toutes décorées. Cela nous a rappelé qu’il y a un an, c’est nous qui étions en train de nous marier en ce mois de juillet!
Nous redescendons jusqu’au caffè di Marzio, devant l’église Santa Maria in Trastevere afin de prendre enfin ce café que Guillaume attend, la brasserie étant réputée comme celle faisant le meilleur café de Rome! Guillaume prend donc un espresso et moi Gelato affogato al caffè (de la glace vanille sur laquelle on verse un espresso bien serré!) Nous avons tous les deux vraiment bien apprécié nos consommations, et avons bien profité de la terrasse (en prime un petit « spectacle » de jongleur qui se déroulait à la terrasse d’à côté).
Vu qu’il était encore tôt, et que nous voulions le soir même prendre des photos du colisée et du forum romain éclairé, nous décidons de trouver une autre ballade à faire dans le coin afin de tuer les heures qui nous restait et afin de nous rattraper de a première vraiment décevante. Nous choisissons donc de faire une promenade dite oecuménique d’après le guide.
Cette nouvelle ballade commence en plein milieu de l’ancien ghetto juif. Vous allez vous attendre à ce que ce soit un ghetto datant de la seconde guerre mondiale, et bien que néni. Celui-ci a été construit en 1555 sous l’ordre du pape Paul IV tant par antisémitisme que pour satisfaire de zèle extrémiste de la contre-réforme. Les juifs sont restés parqués dans ce ghetto pendant 300 ans, jusqu’en 1883 année de son abolition. Dès cette époque, en Italie, certaine profession leur était déjà interdite et ils avaient our obligation d’assister aux offices religieux catholiques. (décidément, il n’était déjà pas bon d’être juif en Italie en ce temps là!).
Nous admirons ensuite les restes du Portico d’Ottavia, portique construit par Auguste pour sa soeur, puis qui sera repris au Moyen-Âge et transformé en église. Sur le même site, se trouve également les restes du Teatro di Marcello que nous retrouverons plus loin d’après Guillaume. Nous continuons donc au travers des rues de l’ancien ghetto, et le guide nous fait remarquer que les bâtiments situé à gauche de la rue ont l’air plus récent que ceux situés à droite. Ce constat s’explique par le fait qu’après 1888, les conditions d’hygiènes ayant été trop mauvaises dans le ghetto, les bâtiments ont été rasé et reconstruit à neuf! Sur le trottoir de droite, nous remarquons une maison ayant été construite en 1497 et qui n’a jamais été rénové, la casa di Lorenzo Manilio. Sur la façade, on note des inscriptions latine d’origine. Quelques pas plus tard, nous tombons nez à nez avec une fontaine qui porte le nom de Fontana elle Tartarughe et bien évidemment qu’est ce qu’il y a sur cette fontaine? des tortues! Guillaume est trop content! Elle a été construite d’après les plans de Giacomo della Porta (un peu de culture tout de même!). Et nous voilà presque à la fin de cette ballade (mais encore très loin de la fin de la journée!!). Nous retournons au Teatro di Marcello que nous apercevons beaucoup mieux de ce côté ci et nous pouvons également regarder les trois colonnes restantes du tempo di Apollo Sosiano. le théâtre a été érigé entre treize et onze avant Jésus-Christ et il fut dédié au neveu d’Auguste, Marcellus.
Le point d’orgue de cette ballade est la Chiesa Santa Maria in Cosmedin. Nous nous y dirigeons donc tranquillement, après une petite pause hydratante, assis devant le Teatro. Je parle de cette église à Guillaume car il y a une ancienne bouche d’égout placé devant l’église, qui selon la légende avale la main des menteurs. Le guide précise que l’église est célèbre que pour ça alors qu’elle renferme de jolies choses. Alors que nous arrivons devant le portail, celui est fermé, il n’est pourtant que dix-huit heures, ce qui nous surprend. Cependant un petit panneau nous informe que l’église ferme ses porte à 17h50… Dommage pour nous! Nous attendons quelque peu de voir si le gardien veut bien laisser rentrer les derniers touristes, le temps de finir la file d’attente formé devant la Bocca della Verità pour mettre sa main à l’intérieur de sa bouche, mais il n’a pas l’air très coopératif et nous repartons donc bredouille.
J’avais déjà repéré en amont, qu’une autre colline de Rome n’était pas loin de l’église. Au vue de l’heure, nous décidons donc de monter sur l’Aventin, une autre des sept collines de Rome, afin de voir un autre point de vue sur la ville. Surtout qu’il y aurait une serrure au travers de laquelle on pourrait voir Saint Pierre. Nous empruntons donc une petite montée, où les bas côtés mériteraient un peu d’entretien puis nous arrivons dans un petit parc à côté d’une église. Là encore un mariage!! Une fois dans le parc, ce n’est pas un ni deux autres couples de mariés que nous croisons mais bien trois couples de jeunes mariés en train de prendre leurs photos de mariage. Je m’amuse quelque peu à les regarder, à regarder les robes et les coiffures des mariées! Puis nous nous rendons à notre panorama! Effectivement la vue sur Rome est éblouissante. J’essaye de repérer quelques monuments, mais le seul que j’arrive à reconnaitre est le bâtiment Victor-Emmanuel II qui ressort de loin, reconnaissable par sa couleur blanche et ses statues.
Nous entamons notre descente, et nous cherchons sur nos téléphones un restaurant pour dîner bien qu’il soit encore un peu tôt. Nous nous reposons donc au pied du Tempio di Vesta et nous buvons encore un petit coup d’eau puis nous nous décidons à nous rendre au restaurant.
Nous retournons alors sur le lieu de notre première promenade et allons au restaurant choisi! Manque de chance, nous étions trop en avance, le restaurant n’ouvrait ses portes que trente minutes plus tard et il était déjà plein de réservation pour 19h30. La propriétaire m’explique que nous pouvons éventuellement revenir à cette heure là pour tenter notre chance au cas où une réservation ne viendrait pas… Après un moment de concertation avec Guillaume, nous préférons tenter notre chance ailleurs. Nous revenons donc sur nos pas malgré la fatigue qui commence clairement à se faire sentir et le fait d’avoir un peu l’impression de tourner en rond!!! Nous traversons le Circus Maximus qui est libre d’accès et où nous sentons un peu plus l’ambiance des jeux que lorsque nous l’avions observé depuis le palatin (alors que si on nous avait pas dit que c’était un ancien lieu de jeu du cirque, ça n’aurait en fait été rien d’autre qu’une marche au travers d’une étendue d’herbe!). Nous remontons le long du Colisée afin de nous rendre au restaurant où nous avions mangé le jour de notre visite du Colisée justement (point pratique: il se trouve juste à côté des photos que nous voulons prendre et il était bon!). Une fois arrivé sur place, un petit tour aux toilettes s’impose! Ça fait déjà longtemps que nous sommes partis de l’hôtel et nous avons besoin de nous soulager et de nous rafraîchir. Nous mangeons tranquillement notre repas, gnocchi pour Guillaume avec un petit verre de chianti et salade César pour moi. Juste le temps de prendre encore un petit espresso pour monsieur et nous partons à la chasse aux photos de nuit!
Le temps de revenir au Colisée, d’aller jusqu’au point de vue, nous avons croisé cinquante pakistanais qui voulaient nous vendre des perches à selfie ou même de l’eau… J’apprends donc leur phrase en cas de besoin pour une reconversion prochaine « water water water one euro one euro one euro » ils la répètent inlassablement sans laisser de blanc entre les mots… ça en devient pathétique! Surtout quand on sait qu’il y a des fontaines à chaque coin de rue! Nous prenons nos photos, avec un dernier passage par le Capitole (que je ne peux plus voir en peinture vu le nombre de fois où on y sera passé en quatre jour). Puis nous rentrons tranquillement en direction de l’hôtel quand nous nous rendons compte que nous avons presque atteint les vingt kilomètres de marche (à 500 mètres près), nous nous sacrifions donc presque pour aller jusqu’à la Piazza Navona prendre une dernière glace (et quel sacrifice bien sûr!!!) Guillaume reprend pistache chocolat et moi menthe chocolat puis nous allons nous asseoir, comme presque tous les soirs sur le bord de la fontaine afin de déguster notre petit péché gourmand!!
De retour à l’hôtel nos vingt kilomètres sont largement atteint, nos pieds sont très endoloris (forcément aussi, plus de dix heures de marche en tong ça n’aide pas!) et nous sommes tout collant! Nous sautons avec le peu de forces qui nous reste sous la douche : quel bonheur!!! Nous finissons nos valises et nous nous préparons pour notre dernière nuit à Rome : et oui demain c’est le départ pour le Vésuve, dernière étape de notre voyage en Italie où une piscine nous attend à l’hôtel!
Ce matin est synonyme de départ de Sienne, ville aux multiples atours… Nous prenons donc un petit-déjeuner bien complet car la journée risque d’être chargée. Nous quittons cependant notre chambre sans réellement de regrets, l’hôtel ayant été quelque peu impersonnel. Nous chargeons la voiture et mettons le cap vers San Gimignano, lieu largement recommandé par Alain, le papa de Pauline ainsi que par tous nos guides…

Déjà ça commence mal, le GPS ne trouve pas San Gimignano mais c’est entièrement de ma faute : je m’obstine à écrire San Gemignano ! Bon, tout finit par rentrer dans l’ordre et nous sommes enfin en route pour le village moyenâgeux ! 45 minutes plus tard, nous sommes sur place et là, nouveau défi : trouver une place. Environ 15 minutes après avoir tourné en rond, Pauline décide de s’engager dans un parking pour autocars mais qui s’avère être aussi pour les voitures tant qu’on ne dépasse pas une heure de stationnement. Nous allons de ce pas voir un carabinieri pour lui demander comment indiquer que nous sommes arrivés vu qu’il n’y a aucun parcmètre. Sa réponse est pour le moins inattendue : « écrivez votre heure d’arrivée sur un petit bout de papier. ». Alors celle là, on ne l’avait jamais entendue nulle part !!! Nous trichons de dix minutes histoire de gagner un peu de temps : cela nous laisse donc 1h10 dans le village, ça n’est pas énorme mais c’est tout de même mieux que rien !

Dès les premiers pas dans San Gimignano, deux choses nous sautent aux yeux : c’est plein de touristes et, surtout, c’est magnifique ! Nous croisons donc énormément d’échoppes pour les touristes mais surtout successivement les quinze tours médiévales qui ont fait la renommée de San Gimignano. Tout est extrêmement bien conservé : nous sommes comme dans un cocon moyenâgeux. Les pavements en pierre, les palais et autres puits (notamment celui de la Piazza della Cisterna) de cette époque nous font voyager ! Nous cheminons donc avec ma belle dans cette enclave coupée du temps… Quel bonheur !

Comme nos ventres crient famine, nous regardons tout ce qui est proposé aux touristes : nous ne voulons clairement pas nous arrêter dans un restaurant, il faut tout de même aller à Rome ensuite (qui est à près de 4 heures de voiture de là où nous sommes). Nous repérons ni vu ni connu une échoppe vendant des pizzas à emporter (à la part ou entière) cuite au four à bois : ça me met déjà l’eau à la bouche…

Nous arrivons donc au terminus de notre promenade dans San Gimignano : l’église Sant’Agostino ! Nous allons donc tout refaire en chemin inverse afin de rejoindre la voiture à temps !!! Sur le retour, nous nous arrêtons à la pizzeria qui me faisait de l’oeil et nous prenons une part de pizza Marguerita (sauce tomate et fromage) tous les deux avec Pauline ! Quel régal ! La pizza sort du four, la pâte est fine et croustillante à souhait : nous sommes décidément bien en Italie ! Pauline me glisse juste que « pour une entrée, c’était suffisant », m’indiquant ainsi qu’elle mangerait bien autre chose. Ne croyez pas que je maltraite ma femme, c’est juste qu’un quart d’une grosse pizza est bien pour un midi sur le pouce : nous nous rattraperons ce soir !
Nous sautons donc dans la voiture à 13h40 précises (soit justement l’heure de retour que j’avais indiqué sur mon petit papier). Pauline essaye d’acheter des fruits dans un supermarché en face du parking pendant que je règle le GPS pour notre hôtel ! Quel malheur ce fût ! Pauline ne trouva aucun fruit mûr et tout retomba sur ma pomme (évidemment j’ai envie de vous dire ! Parfois les femmes…). Juste le temps de frauder pour entrer dans des toilettes payantes afin d’éviter une pause pipi sur le trajet que nous nous mettons en route. Je commence donc la route vers Rome quand le GPS de la 407 nous perd déjà et ne trouve pas (une fois encore !) l’insertion sur l’autoroute. Pauline arrive à mettre celui de son iPhone très promptement nous permettant ainsi de ne pas rater la sus-mentionnée insertion !
Quelques trois heures plus tard, Pauline fait sa maligne à propos de ma conduite entraînant une trop grande consommation d’essence. Je ne peux en effet pas rouler au régulateur pendant tout le trajet à cause de la conduite des italiens et la climatisation est à fond (il fait 42°C dehors) : je n’y peux donc rien mais comme elle fait sa maligne, nous changeons de conducteur après un plein d’essence succinct… L’arrivée à Rome se fait sans encombre mais au moment d’arriver à l’hôtel, nous prenons conscience que la rue est piétonne. Je laisse donc Pauline faire le check-in et j’attends de mon côté dans la voiture garée en vrac…
Quelle nouvelle quand nous apprenons qu’il n’y a pas de parking à l’hôtel ! Il était pourtant mentionné sur Booking qu’un parking était disponible en supplément et à proximité de l’hôtel !!! En réalité, c’est un parking public où nous devrons nous acquitter de la modique somme de 24€/jour de stationnement : quelle chance !!! Et pour couronner le tout c’est à presque un kilomètre de l’hôtel : en terme de proximité, on a fait mieux. Nous sommes donc quelque peu exaspéré de nous trimballer nos valises à travers la ville comme deux pauvres touristes perdus. Mais je propose à Pauline avant notre arrivée à l’hôtel de ne pas partir avec une appréhension : le lieu peut tout de même se révéler charmant…
Une fois installés dans notre chambre, nous nous rendons effectivement compte que le choix de l’hôtel était bon : nous sommes en plein centre-ville, la chambre est superbe (belle décoration, très jolis meubles, lit impeccable, salle de bain avec baignoire, chambre assez spacieuse et surtout… Machine Nespresso à disposition !!!) et le personnel est charmant malgré le premier contact abrupt ! Nous avons juste le temps de nous poser et de faire une petite sieste pour moi et un peu de blog pour Pauline que nous décidons de sortir dîner dehors dans le quartier ! Nous passons devant pas mal de restaurants et nous arrêtons devant un qui ne paye pas de mine mais qui se vend comme ayant 4/5 étoiles sur TripAdvisor : nous tentons donc notre chance ici ! Premier contact positif puisqu’ils parlent espagnol, Pauline est donc ravie, moi un peu moins ! Je prendrai donc des lasagnes faites maison et Pauline une Pizza al prosciutto (jambon cru). Lorsque les plats arrivent après une quinzaine de minutes nous ne sommes pas déçus par la quantité mais la qualité n’a pas vraiment l’air d’être au rendez-vous… Mes lasagnes sont franchement trop salées et de même pour la pizza de Pauline (à la fois, étaler du jambon cru sur une pizza, on pouvait se douter que ça serait trop salé !). Le rapport qualité/prix n’est cependant pas mauvais puisque nous avons mangé à notre faim pour une somme somme toute raisonnable ! Après ce plat, nous décidons d’aller nous promener dans le quartier de l’hôtel et même d’aller sur la Piazza Navona (à 300 mètres à peine de notre lieu de résidence !). Quelle surprise ce fût quand nous avons remarqué le nombre de vendeurs à la sauvette ou autres peintres, musiciens et danseurs qui peuplaient la place ! Ils sont en effet presque autant en nombre que les touristes ! J’exagère certainement mais nous n’avons pas fait long feu sur la place… À la fois, nous avons encore à planifier notre séjour dans la capitale qui s’annonce chargé.
Demain, je laisserai les commandes du blog à ma femme qui vous racontera notre voyage dans le temps de la Rome antique avec visite du forum romain, du Palatin et du Colisée…
Ce matin, le réveil est difficile : en effet, nous avons mal dormi… Plusieurs raisons à cela : Pauline a fait des cauchemars toute la nuit (rêvant que la réceptionniste viendrait la tuer dans son sommeil) et, pour ma part, la climatisation (plus que bruyante) m’a réveillé plusieurs fois dans la nuit…
Nous descendons tout de même au petit déjeuner sur la défensive, nous préparant au pire. Mais le pire n’arriva point ! En effet, les responsables du petit-déjeuner sont très aimables d’entrée et nous apportent même les boissons chaudes directement à notre table. Petit regret (global à l’Italie pour le moment), l’absence de jus de fruits frais. Après ce repas revigorant (nous n’avions quasiment rien mangé la veille), nous remontons dans la chambre qui est, à notre grande surprise, déjà nettoyée et rangée ! Quelle efficacité ces Siennois !

Nous décidons cependant de nous mettre en route un peu plus tard qu’habituellement. En effet, nous souhaitons rester jusque dans la soirée à Sienne… Car l’hôtel est quand même à 1,8 kilomètres de la Piazza del Campo avec pas moins de 200 mètres de dénivelé (soit un peu plus de 10% de dénivelé) ! Nous ne redescendrons donc pas pour la sieste. Il est donc midi quand nous nous mettons enfin en route. L’ascension est plus que difficile notamment pour Pauline qui a un rythme cardiaque supérieur à 170 bpm (je me moque mais le mien est à 140 bpm tout de même !)… Trêve de plaisanterie, notre grimpette se fait dans la joie et la bonne humeur : les paysages qui nous entourent sont tout bonnement magnifiques. Nous tombons littéralement amoureux de la Toscane !

Une fois arrivé à la Porta San Marco : quelle récompense s’offre à nous, un magnifique panorama sur la Toscane environnante… Nous ne prenons cependant pas de photos, les câbles électriques sont juste à la mauvaise hauteur ! Dans les dédales de ruelles qui s’offrent à nos pas, nous sommes plus que subjugués par le charme de Sienne ! Et nous arrivons bien vite à la Piazza del Duomo, notre première étape de la journée !

Quelle cathédrale mes amis ! Elle rivalise presque sans problème avec le Duomo de Florence (pas pour moi mais le guide vert le dit). Ni une ni deux, nous achetons des billets pour le visiter : l’OPA si Pass, qui va nous permettre de visiter pas moins de cinq lieux religieux majeurs de Sienne.
Objectif numéro 1 : le Duomo
La façade avant du Duomo est une œuvre en soit, nous sommes tous les deux ébahis devant tant d’élégance. Et lorsqu’on entre, contrairement au Duomo de Florence où tout était épuré, la décoration est pleine d’élégance quoiqu’un peu chargée. Mais nous adorons ce que nous regardons : quel lieu ! Les sols en marbres racontant l’histoire de Sybille ou des passages de la Bible sont tout bonnement magnifiques. Les colonnes de marbre bicolores sont superbes et les plafonds bleus parsemés d’étoiles d’or sont profonds… La splendide chaire en marbre sculptée par Nicola Pisano saute littéralement aux yeux. La Libreria Piccolomini est une salle bâtie sous la demande du Cardinal Francesco Piccolomini (futur pape Pie III) appartenant à l’une des familles les plus influentes de Sienne (comparable au Médicis pour Florence). Les fresques de cette librairie sont extraordinaires : éclatantes de couleurs et de détails, cette salle en elle-même vaut le détour par ce Duomo… En sortant de cette salle, nous croisons l’imposant autel Piccolomini orné de statues réalisées par le jeune Michel-Ange.

En sortant du Duomo, nous sommes littéralement transportés dans la renaissance italienne ! À dire vrai, la magie de Sienne joue aussi pour beaucoup, la cité comportant une architecture relevant de la fin du Moyen-Âge, début Renaissance très prononcée. Je dirais même davantage qu’à Florence même si je ne pourrais comparer réellement les deux villes. Un seul regret cependant à la défaveur de Sienne : leur Duomo tel qu’il était prévu devait être encore plus gigantesque que le Duomo de Florence. Mais la grande peste noire passa par là et décima les deux tiers de la population siennoise créant un fossé entre Florence et Sienne qui ne serait jamais comblé (Florence perdit la moitié de sa population lors de cette pandémie mais comportait déjà de l’avance sur sa rivale)…
Nous cheminons par la suite dans les vieilles rues de Sienne à la recherche d’un endroit où nous sustenter. Nous débouchons alors sur la Piazza del Campo et quel spectacle ! Le lieu est empreint de magie : le premier mot qui me vient à l’esprit est « Palio ». Qu’est-ce que j’aimerais y assister ! Il parait que cette course est mythique. Nous déambulons ensuite sur la place et finissons par nous asseoir à une petite terrasse. Je ne m’étalerai même pas à commenter la nourriture que nous y avons mangé, je dirais juste que le rapport qualité/prix était à peine correct. Quelle idée de manger sur la Piazza del Campo à la fois ! Au moins la vue était admirable pendant le déjeuner…
Sitôt notre repas terminé, nous nous remontons à flâner dans les ruelles suivant un itinéraire proposé par le guide vert permettant de découvrir les bâtiments intéressants de la vieille Sienne. Et nous commençons rapidement à croiser des blasons de Contrade : nous décidons alors d’en faire notre objectif du lendemain… Je ne m’étendrai donc pas aujourd’hui sur mon coup de foudre pour la Contrada della Tartuca si ce n’est qu’elle nous a occupé une très bonne partie de l’après-midi du jour…
Objectif numéro 2 : le Battistero

Nous finissons par déboucher sur une petite place, la Piazza San Giovanni où siège le Battistero du même nom, en contrebas du Duomo. Il est certes beaucoup moins impressionnant que celui de Florence mais les fonts baptismaux méritent le détour partiellement sculptés par Donatello, et Lorenzo Ghiberti notamment.
Objectif numéro 3 : la Cripta

S’ensuit une visite de la crypte de la cathédrale, située sous le choeur du Duomo. La visite se révèle être un voyage dans le monde des couleurs : les fresques, réalisés par des artistes siennois du 13ème siècle, apportent un éclairage fondamental sur la genèse et le développement de l’école de peinture siennoise…

Objectifs numéro 4 et numéro 5 : le Museo dell’Opera del Duomo et le Panorama del Facciatone

Nous décidons de poursuivre avec la visite du musée du Duomo qui comportent toute une série de statues qui trônaient à l’époque devant les colonnes de la cathédrale. De plus, une large collection de reliques sont exposées au musée mais ça n’est pas vraiment de mon goût et je passe plutôt rapidement dessus… Et l’idée lumineuse nous prend d’aller voir le panorama des Facciatone, un des plus beaux de la ville… Quelle ne fût pas mon erreur !!! Nous patientons une petite dizaine de minutes avant d’avoir l’autorisation de monter. Et lorsque nous nous engouffrons dans le couloir menant au panorama, Pauline a l’intelligence d’esprit de me dire : « Ah au fait, je crois que c’est déconseillé pour les claustrophobes ! » !!! Ce n’est pas comme si j’avais le vertige de surcroit… Toujours est-il que je brave fièrement mes phobies et que je monte les deux escaliers menant au panorama. Une fois là-haut, je n’ai pas la force d’y rester bien longtemps : mes jambes tremblent et j’ai l’impression que tout le monde va tomber !!! Je décide donc judicieusement de redescendre assez rapidement…
Objectif bonus : trouver la Contrada della Tartuca

Une fois sortis, nous nous posons à une terrasse pour prendre une glace… Ou plus précisément un espresso avec une boule de glace dedans pour moi et une glace deux boules pour ma chère et tendre : vanille et stracciatella… Cela nous permet d’élaborer un plan pour la soirée. Je veux pour ma part trouver le lieu ou siège la Contrada della Tartuca. Nous nous mettons en route et finissons par la trouver après un combat entre les différents GPS de nos iPhones… Je suis amoureux du Palio, ça y est ! Et comme j’en ai parlé plus haut, cela sera un des objectifs de demain…
Nous retournons alors tranquillement vers la Piazza del Campo pour y prendre notre dîner. Ce sera un Foccacie avec du jambon cru italien, du peccorino et avec crème de tomates séchées pour Pauline et crème d’olive pour moi. Nous dînons assis sur la célèbre place pour observer le coucher du soleil sur le Palazzo publicco… Que ce voyage est agréable pour le moment !

Nous entamons ensuite courageusement notre descente de presque deux kilomètres vers notre hôtel avec le soleil qui est déjà couché ! Une fois rentrés, nous tombons assez rapidement dans les bras de Morphée en se ressassant toutes les belles choses que nous avons fait durant cette journée…
À demain pour de nouvelles aventures avec Pauline qui vous racontera notre initiation à l’univers des Contrade et du Palio ainsi que notre visite au Palazzo pubblico…
Pour notre dernier jour à Florence, nous décidons de nous reposer un peu le matin : à neuf heures trente, nous sommes levés, prêts à descendre prendre notre petit-déjeuner. Ce matin, chose étrange, la salle de l’hôtel dédiée est tout simplement bondée. Nous attendons donc qu’une table se libère pour remplir nos estomacs…
Sitôt repus, nous entamons notre procession du jour : nous avons en effet décidés de visiter quelques églises majeures de Firenze. Nous nous mettons donc en route pour Santa Croce : première destination du jour !

Santa Croce est à quelques kilomètres seulement de notre hôtel mais, à cette heure de la matinée (il est onze heures environ), il fait déjà 32°C. Je veille d’ailleurs à ne ce que nous ne nous perdions pas. Nous croisons sur notre route le corridor de Vasari, couloir aérien qui va du Palazzo Pitti au Palazzo Vecchio, créé par l’architecte Vasari (il est décidément partout celui-là, nous allons même le retrouver à Santa Croce) à la demande des Médicis qui voulaient passer aisément d’un palais à l’autre sans se mêler aux foules. Pour en revenir à nos moutons, nous fondons donc déjà au soleil et rêvons à l’avance de la possible fraîcheur qui règnera dans le lieu saint. Erreur monumentale : il fait plutôt chaud dans Santa Croce. Mais au delà de l’aspect température, cette basilique est monumentale : surnommée « panthéon italien », pas moins de 276 tombes y sont présentes en passant par Michel-Ange, Galilée et Machiavel ! Ses dimensions sont tout simplement hors-norme : elle pourrait presque rivaliser avec le Duomo au niveau de la longueur 140 mètres pour Santa Croce comparé aux 155 mètres de la Cathédrale. Le plafond en bois peint de la basilique contraste énormément avec la pierre blanche des murs et le marbre du sol. C’est une très belle découverte que nous faisons là ! Dans la sacristie, des reliques (bure et cordelière) de Saint François d’Assise sont précieusement conservées. À l’extérieur, une chapelle commandée par les Pazzi (rivaux des Médicis) apporte une touche encore plus épurée au lieu. Et, surprise, deux cloîtres se succèdent et apportent ainsi un aspect rafraîchissant au lieu (rappelons ici qu’il fait plus de 35°C lorsque nous visitons les cloîtres)… Pauline en profite d’ailleurs pour regarder ce que nous allons visiter ensuite. Nous adorons donc cette première étape de la journée !
Nous nous mettons ensuite en route vers San Lorenzo en repassant par le Duomo (décidément, je fais exprès de toujours passer devant, je crois que je suis tombé amoureux de cette cathédrale). Une fois sur place, après avoir commandé les billets d’entrée (tout est payant ici, ça commence à devenir exagéré : ce ne sont que des lieux de culte après tout), nous entrons dans la basilique réalisée par Filippo Brunelleschi (comme le Dôme du Duomo si vous avez bien suivi le blog). Première surprise : on nous avait vendu l’une des plus belles églises de Florence, nous tombons sur une très belle basilique certes mais qui relève principalement de l’attrape-nigaud ! Je m’explique : tout est très beau mais il faut payer pour chaque partie de l’attraction. Par exemple, pas possible de voir les chaires réalisées par Donatello sans payer alors qu’elles sont présentes au sein même de l’église ! Idem pour la chapelle des Médicis qui est un supplément à payer ! Résultat, je m’offusque et ne paye que l’entrée pour la basilique : payer quelques quarante euros (à deux) pour la totalité me semble une hérésie !
Une fois sortis de la basilique, nous cherchons où nous pourrions bien nous sustenter. Nous décidons d’être raisonnables et d’acheter des sandwichs dans un supermarché local ! Nous mangeons ensuite nos casse-croûtes à l’ombre de la basilique de San Lorenzo. Puis nous décidons de nous remettre en route vers l’hôtel car il fait vraiment très chaud (environ 39°C) et nous sommes éreintés par cette chaleur. Une sieste bien méritée s’ensuit…


Chose promise, chose due, ce soir nous dînons de nouveau au Fuoco Matto. Comme la dernière fois, nous n’avons pas réservé mais nous y arrivons pour 19 heures pétantes. En effet, nous avons prévu de nous promener de nuit dans la ville, chose que nous n’avons pas encore eu le courage de faire jusque là ! Dès notre arrivée à la table, nous avons le droit à notre petit apéritif semi-offert : en Italie, nous payons pour les couverts dans tous les restaurants, le Fuoco Matto a décidé de compenser ceci en offrant un verre de vin et une petite part de pizza. La pizza est différente de la dernière fois mais tout aussi succulente : Pauline va donc s’orienter vers une pizza Burrata ! De mon côté, je vais prendre de nouveau des pâtes : des Mezzi Paccheri au porc, aubergines et romarin.

Le Fuoco Matto a fait de sa spécialité les pizzas végétariennes mais très garnies en salade, légumes et autres fromages : la pizza Burrata ne déroge pas à la règle avec ses tomates cerises, roquette et burrata ! Pauline est ainsi tombée amoureuse de la burrata grâce au Fuoco Matto… Mes pâtes sont elles-aussi délicieuses : nous avons bien fait de retourner ici dîner ! Je l’accompagne d’ailleurs d’un très bon verre de Chianti. Nous ne prenons pas de dessert mais juste un espresso pour moi (nous avons éventuellement prévu de manger une glace à l’extérieur plus tard dans la soirée !). Le Fuoco Matto et nous, c’est donc une très belle histoire d’amour gastronomique italienne…

Nous décidons enfin d’aller nous promener de nuit dans Florence. Nous en parlions tous les jours de cette promenade nocturne et il est donc temps de mettre notre plan à exécution… En l’occurence, nous suivons un itinéraire conseillé par le guide vert qui part de Santa Maria della Novella (juste à côté de la gare routière). Nous bifurquons alors dans un dédale de ruelles afin de rejoindre l’Arno. Tout est magnifique de nuit et nous commençons même à apercevoir le Ponte Vecchio au loin avec le soleil qui se couche.

L’alcool aidant un peu, j’ai un regard quelque peu niais sur la photo. Nous continuons notre balade dans le quartier du luxe et nous croisons ainsi toutes les plus grandes marques de mode (Chanel, Dior,etc.) mais aussi… Ladurée !!! Pauline essaye même de forcer la porte de cette dernière boutique. Nous passons à côté du Palazzo Strozzi et entendons au loin une chanteuse lyrique accompagnée d’un accordéon.

Nous nous arrêtons dans notre promenade pour l’écouter quelque minutes et ainsi profiter de l’instant en amoureux ! Nous cheminons ensuite vers la Plazza della Signoria et regardons pour la dernière fois (jusqu’à notre prochain voyage je vous rassure !) le Palazzo Vecchio. Puis, nous faisons cap vers le Duomo où nous décidons de prendre une glace pour deux bien méritée chez notre ami Edoardo (le glacier biologique si vous vous rappelez). Et comme il se fait tard, nous voguons tranquillement vers notre hôtel pour y prendre un peu de repos car demain, nous mettons les voiles vers Lucca puis Sienne, notre prochaine destination…
Ce matin, premier réveil sous les coups de neuf heures dans la cité florentine. Nous avons bien dormi (même si j’ai lu des guides jusque tard dans la nuit), la climatisation de la chambre a aidé. Une fois propres, nous descendons prendre le petit-déjeuner dans la salle dédiée de l’hôtel (la même salle où sont servies les collations en soirée). Nous essayons de manger suffisamment pour pouvoir remplir notre matinée qui s’annonce chargée…

Après un bref passage par la chambre pour attraper notre matériel du parfait touriste, nous essayons de nous mettre en route pour le Duomo, avec pour seul guide, mon sens de l’orientation. Chemin faisant, nous avons croisé la Plazza del Mercato Centrale avec son marché couvert magnifique… Entre les bouchers, les vendeurs de condiments et les fabricants de pâtes, nous nous sommes frayés un chemin dans ce lieu regorgeant d’activités diverses.

Nous avons ensuite maintenu le cap jusqu’au Duomo en passant notamment par la très belle Santa Maria Novella. L’imposant dôme se laissait alors repérer entre les toitures de la vieille Florence. Nous avons enfin débouché sur la plazza del Duomo et, stupeur, le Battistero était recouvert d’échafaudages… À ce moment là, un vent de panique nous guette : nous sommes malchanceux avec les bâtiments historiques qui sont souvent en réfection quand nous souhaitons les visiter (l’Halambra de Grenade, Westminster Abbey à Londres). Par chance, c’est seulement l’extérieur qui est en travaux. Nous pourrons donc le visiter.

Pour accéder au Duomo, il faut faire la queue : celle-ci s’étend jusqu’au Duomo alors que l’accès à la cathédrale se fait par la façade avant. Autant dire que nous avons patienté un bon bout de temps avant d’y accéder… Quelle joie quand nous sommes enfin entrés dans le saint des saints ! Et première surprise : autant la décoration est copieuse à l’extérieur, autant l’intérieur est presque trop épuré… Nous avons suivi une visite guidée fort intéressante en français racontée par une étudiante en doctorat des Beaux-Arts de Paris, spécialisée dans l’architecture et travaillant notamment à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot à Paris. Nous avons ainsi appris de nombreuses choses sur Dante Alighieri, le fameux poète auteur de la Divine Comédie notamment… Et sur l’amour des florentins pour les nombres (Florence était surtout une ville de banquiers) à tel point que la perspective est au centre de tout dans ce Duomo. La coupole est juste un chef d’oeuvre indescriptible qui relate la montée de Jésus au paradis avec notamment la résistance au péché symbolisé par l’enfer et ses démons, Hydre de Lerne et autres dragons, les allégories théologales de l’Espérance (vert), la Foi (blanc) et la Charité (rouge) – vous avez dû reconnaitre le drapeau italien – rappelées tant sur la fresque que sur l’extérieur de la cathédrale. Que de découvertes dans ce lieu mythique… Bâti notamment à la place de L’église Santa Reparata qui était cinq fois moins importante que l’actuel édifice, les bases mêmes du Duomo reposent sur des édifices romans datant du Ier siècle après J.-C.
Nous visitons alors le Battistero, lieu où les baptêmes ont lieu. Et quel lieu : Avec un plafond de mosaïque somptueux, cet enceinte nous a tout simplement coupé le souffle.

Après ce rendez-vous avec l’Histoire, nous nous sommes mis à flâner dans les rues du centre historique en suivant notamment un des itinéraires proposés par le Guide Vert. Nous sommes alors tombés sur le Palazzo del Podestà autrement appelé Museo Nazionale del Bargello. Et quelle découverte ! L’architecture même de cet ancien palais de justice médiéval est à couper le souffle. Le patio est très agréable et nous a permis de nous reposer après ces longues heures passées à piétiner dans le Duomo. Le musée recèle des trésors très importants avec notamment des sculptures d’artistes comme Michel-Ange, Donatello et Benvenuto Cellini…
Une fois sortis du palais, nous sommes assoiffés : tant de culture au mètre carré, ça donne soif ! Les 36°C affichés sur nos Apple Watch joue aussi certainement :). Nous nous arrêtons donc dans un supermarché pour acheter de l’eau minerale. Nous poursuivons ensuite notre périple si j’ose dire historique vers la Plazza della Signoria : place qui donne notamment sur un des bijoux légués à Florence par la puissante famille Médicis, le Palazzio Vecchio. L’endroit est si beau que nous décidons alors de manger un morceau sur place…
Nous choisissons alors la seule pizzeria florentine tenue par des espagnols (c’est certainement Pauline qui a dû le sentir). Une calzone, une regina et un espresso plus tard, nous nous mettons en route cette fois avec pour destination le Ponte Vecchio. Pauline, ravissante, pose même devant pour les souvenirs…

Mais Pauline a aussi des passions qu’il faut assouvir. Parmi celles-ci : les chaussures (j’aurais préféré les pins mais que voulez-vous…). Elle me supplie alors de passer chez Salvatore Ferragamo (fabricant de chaussure de luxe florentin) pour acheter des ballerines… Nous nous mettons donc en route pour la Piazza di Santa Trinita, fleuron de la marque. Mais une fois sur place, Pauline m’annonce que, vu que les chaussures sont aussi chères qu’en France, elle les achètera en France… Allez comprendre !

Après cet intermède maroquinerie, nous décidons de nous remettre tranquillement en route pour notre hôtel : il est déjà 17h30 et nous avons franchement besoin d’une douche ! Nous regagnons notre hôtel en passant notamment par le magnifique Palazzo Strozzi (que nous retournerons visiter un des jours qui vient) puis par une église (il y a en plus de cent à Florence) que nous visitons . Après cela, nous décidons réellement de rentrer : il ne faudrait pas frôler le syndrome de Stendhal !
La soirée se passe au calme avec un petit intermède collation à l’hôtel puis lecture pour Pauline et blog/guide pour ma part. Nous convenons d’ailleurs que cette activité devrait se faire un jour pour l’un, un jour pour l’autre. Ce sera donc Pauline qui vous racontera demain nos aventures au Giardino di Boboli 🙂
Il y a un an, jour pour jour, Pauline me disait oui à la mairie puis à l’église. Et nous fêtions alors ce soir là dignement avec nos proches cette union ce 12 Juillet 2014… Il fallait donc que pour nos un an de mariage, la romance soit aussi belle quoique plus intime.
Nous nous réveillons donc à Nice et profitons de la piscine avec la famille Del Pino pendant une bonne partie de la matinée ! Élise commence même à sacrément apprécier la piscine à tel point que, depuis la veille, elle cherche à « nager » et ainsi faire des longueurs avec sa tatie, son tonton ou sa maman (tous ceux qui pourraient bien lui tomber sous la main)…
Après une douche bien méritée, c’est l’heure du déjeuner puis vient l’heure du départ pour l’Italie.
Première destination de notre périple : la belle Florence, berceau de la renaissance. Nous montons dans la 407 qui nous indique quelques quatre cents kilomètres nous séparant de notre destination. Polo nous met aussi en garde quant à la conduite des italiens : « ils conduisent aussi mal que vous à Paris ! ». Au moins c’est clair : notre réputation nous précède. Et je dois avouer que ça me rassure : on nous a toujours dépeint les italiens comme des fous du volant mais si cela ressemble aux conducteurs parisiens, nous ne serons nullement dépaysés 😀
Le voyage se passe alors sans encombres mais une chose nous a choqué avec Pauline : les italiens ont construit toutes leurs autoroutes en hauteur et donc nous ne traversons que des tunnels et ne roulons que sur des ponts…
L’arrivée à notre hôtel florentin (Hôtel Rapallo) se fait de la meilleure des manières : nous sommes accueillis par un buffet qui se tient tous les jours de 17 à 20 heures pour les clients. Après avoir garé la voiture dans le parking privé puis monté nos bagages dans notre superbe chambre, nous redescendons prendre un thé mérité (Pauline évidemment n’a rien pris mais bon… C’est Pauline !).
Je me garde cependant de vous dire une chose : juste après notre arrivée, au moment de garer la voiture, j’ai fait part au patron de l’hôtel (un adorable florentin) de mon envie de sortir dans un lieu romantique pour la soirée à venir. En effet, ce 12 Juillet 2015, nous fêtons nos un an de mariage avec ma chère et tendre. Il nous faut donc sortir dans un endroit où profiter dignement de cette occasion. Le tenancier me fait donc part d’un très charmant restaurant sur les collines juste avant Fiesole (pour ceux qui connaitraient). Nous faisons alors confiance à cet homme mûr qui semble touché par notre anniversaire !
Une heure plus tard, il est 20h10 quand nous descendons dans le hall de l’hôtel pour que notre désormais conseiller nous appelle aimablement un taxi (nous ne savons toujours pas nous exprimer en italien avec Pauline !). Le taxi arrive, nous lui donnons l’adresse et là, enfer et abomination, nous avions oublié que les italiens étaient des rustres (apparemment comme les parisiens) au volant. Six minutes plus tard avec une moyenne qui devait frôler les 60 kilomètres par heure en ville (le restaurant se situant à plus de six kilomètres de notre hôtel, je vous laisse valider mon calcul. Tout cela sachant que je compte les feux rouges, les stops, etc.), nous arrivons au lieu tant attendu.

Nous n’avons alors qu’un seul mot pour décrire ce lieu : magnifique. Nous ne pouvions pas rêver plus bel endroit pour nos un an. Il se situe d’ailleurs à l’exact opposé de ce que nous avions fait un an plus tôt : ce restaurant est en pleine nature (avec tout ce que la Toscane a de meilleur à offrir), notre serveur s’efforce de nous parler anglais et nous accueille très chaleureusement d’entrée (le patron de l’hôtel l’avait prévenu !).

Nous commençons alors par déguster une bouchée tomatée offerte par la maison : un délice tel que Pauline complimente le chef ! Vient alors le plat et là mes amis, il serait difficile de vous décrire la subtilité qu’il y avait dans les plats. Tout était clairement harmonieux et chaque bouchée était une découverte ininterrompue de l’assiette. Bref, une superbe dégustation… Les desserts étaient eux aussi particulièrement bons et le caffè, que dire d’autre pour le qualifier qu’intense… Pauline au moment de demander l’addition s’est même risquée en italien : « Possiamo avere il conto, per favore ? ». Notre aimable serveur a souri en lui répondant « bene ». Notre séjour démarre de la meilleure des manières : nous nous sentons si bien que nous tentons même de parler la langue locale !!!
Après cette très belle soirée, nous sommes rentrés à notre hôtel en prenant de nouveau un taxi et là, autant le premier conduisait particulièrement vite, ce nouvel hurluberlu n’a même pas daigné considérer les feux rouges et se permettait même d’envoyer des textos en conduisant à 90km/h ! Nous avons d’ailleurs mis moins de temps au retour qu’à l’aller, c’est dire…
Cette journée a donc été particulièrement intense avec famille le matin, voyage le reste de la journée et romance le soir. Nous vous donnons rendez-vous demain pour de nouvelles aventures et avec notamment la découverte du Duomo et du centre historique…

PS : je me permets de vous mettre une photo du lieu où j’écris ces lignes. Nous avons une superbe terrasse surplombant Florence la belle. La fraîcheur des soirées y est particulièrement appréciable !

























































