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Espagne - Juillet 2017

Château et jardins : au coeur de la royauté espagnole

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p dir= »auto »>Ce matin 9h00 le réveil sonne! Nous trainons un petit peu au lit mais pas tant que ça car nous nous levons avant le deuxième réveil de 9h30.
Aujourd’hui, nous changeons de quartier pour aller visiter le palais royal et ses jardins.
J’ai bien choisi le jour de visite : visite d’un palais le jour de nos trois ans de mariage, cela colle tout à fait avec notre mariage de type royal 😉

Guillaume commence par prendre sa douche et nous nous habillons puis nous descendons prendre le petit déjeuner au restaurant de l’hôtel.
Notre petit déjeuner est très différent, comme toujours, Guillaume se dirige vers du salé et moi vers du sucré. Je prends un mini pain au chocolat en version extra chocolat, un mini croissant et une salade de fruit, le tout accompagné d’un capuccino et d’un verre de jus d’orange. Guillaume prend les mêmes boissons mais il les accompagne de tortilla, chorizo, jambon espagnol et de pain. Il prend quand même un mini croissant.
Pour une fois, les fruits sont des fruits frais coupés et les viennoiseries sont plutôt correctes mais le capuccino est clairement imbuvable. Nous testons donc la seconde machine, pensant avoir plus de succès, malheureusement le café y est toujours aussi dégoûtant. Nous nous faisons toutefois un devoir de le boire afin de ne pas trop gâcher.
Une fois le petit déjeuner fini, nous remontons dans la chambre afin de nous brosser les dents et finir de préparer le sac puis nous nous mettons en route.

Comme d’habitude, j’ai préparé tout un itinéraire, allant au plus court jusqu’au palais, et comme d’habitude, Guillaume, avec son GPS intégré, change mon trajet, ce qui me perturbe grandement.

Nous descendons donc par des quartiers absolument pas touristiques avant d’arriver sur une rue piétonne et commerçante qui débouche sur la Puerta del Sol. (Visite qui était prévue pour le vendredi…)
Je ne m’attendais pas à ça, et pensait trouver les restes d’une des cinq portes de Madrid.
En fait, il s’agit simplement d’une place sur laquelle trône une statue équestre de Carlos III, l’un des rois d’Espagne. C’est également le point 0 pour le compte des kilomètres en Espagne. Nous ne nous attardons donc pas, ne voyant pour la place qu’un intérêt moyen.
De là, nous nous rendons directement au palais qui se trouve juste à côté. Une longue file d’attente s’étend devant l’entrée du palais, je propose alors à Guillaume d’acheter des billets sur internet plutôt que de faire la queue mais nous choississons d’attendre. D’un côté, nous avons vue sur le palais, de l’autre sur la cathédrale de la Almudena.
D’un point de vue extérieur, le palais est un très grand bâtiment tout blanc, composé de plusieurs étages, avec des colonnes en façade. D’après Guillaume, il n’a rien de si exceptionnel. On peut toutefois se douter que c’est le palais grâce à sa taille imposante et aux grilles qui l’entourent!

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p dir= »ltr »>Une fois les contrôles de sécurité passés, les entrées achetées et l’audioguide en main, nous nous lançons à la découverte du palais. La visite commence dans la cour intérieure avec quelques explications sur le palais. Il a été reconstruit durant les années 1730 sur le lieu de l’ancien Alcazar royal, qui avait été ravagé par un incendie en 1734. Il a été construit au même endroit afin de marquer la continuité de la monarchie espagnole malgré le changement de dynastie: de la maison des Habsbourg à la maison actuelle des Bourbon.
Il s’agit aujourd’hui d’un lieu uniquement protocolaire, le roi et sa famille n’y habitant plus.

La visite intérieure commence par la montée du grand escalier de marbre conduisant au premier étage du château. C’est également l’escalier par lequel monte le roi et la famille royale! On a quelque peu l’impression d’être nous même des rois. Sauf que, bizarrement, comme on peut le voir sur l’audioguide, lors des évènements importants, un imposant tapis recouvre les marches et l’escalier change complètement d’apparence! Chaque marche est construite dans une seule pièce de marbre et les marches sont très petites afin que cela soit facile de monter avec les tenues d’apparats.
Il y a beaucoup de choses à voir. Je ne vais parler que de quelques salles marquantes dans l’ordre de visite. Heureusement, nous avons resquillé et réussi à prendre quelques photos malgré l’interdiction!
En premier, la salle des colonnes, dans laquelle Juan Carlos a signé son abdication et dans laquelle Felipe a été déclaré roi.
Quelques salles plus tard, nous tombons sur une horloge encore en état de fonctionnement, surmontée d’un globe terrestre, un peu comme à Versailles. C’est une des pièces les plus magnifiques de la collection d’horloge royale.
Juste après, nous entrons dans une pièce étonnante: toute la pièce est décorée dans un style baroque chinois. Les murs sont recouverts d’un tapisserie en soie brodée de fil d’argent avec que des lignes courbes, des fleurs… Cette salle a été crée par Gasparini. Le mobilier est raccord avec les murs et se confondent avec la pièce… Dans les encoignures, des statues chinoises ressortent du plafond.
C’est quelque peu étouffant. Surtout que le sol en marbre ne se compose également que de lignes courbes… Il s’agissait en fait de la chambre de Carlos III, pour rien au monde je ne dormirai dedans!
Nous traversons la salle des banquets et salle de bal, encore utilisée à cet effet de nos jours. Elle n’a rien d’exceptionnelle, si ce n’est que la table est dressée et qu’on peut constater que le roi et la reine disposent d’un fauteuil légèrement plus haut que ceux des autres convives et sont assis face à face et non pas côte à côte. Ce qu’on apprend également c’est que la tradition royale espagnole impose la mise en place de centres de table gigantesques et uniques, de réelles pièces d’orfèvrerie, lorsqu’il y a des banquets. Certains sont exposés dans la salle adjacente et sont effectivement magnifiques.
Nous avons tous les deux très mal au dos à rester debout et profitons de chaque instant où nous pouvons nous asseoir pour nous reposer! Par ailleurs, heureusement le château est climatisé!
Une petite pause ressourçante s’impose donc avant d’aller admirer la chappelle.
La chapelle apparaît très solennelle avec ses grandes colonnes noires. C’est une des pièces que j’ai préféré. Malheureusement le garde n’a pas détourné les yeux ne nous laissant aucune chance de prendre une photo.
Il faut quand même signaler que la salle de la couronne est très décevante. Je m’attendais à trouver quelques joyaux royaux mais à la place on a dû se contenter d’une couronne sans intérêt avec le sceptre royal, le collier de l’ordre de la toison d’or, le bâton du chef des armées et le discours d’abdication de Juan Carlos I et celui de la mise en fonction de Felipe VI (l’actuel roi). Quand on les compare aux joyaux de la couronne anglaise, c’est très décevant, nul doute que les trésors et les bijoux royaux doivent être conservés ailleurs!
La seule partie intéressante de la pièce: une magnifique table dit Mesa de las esfinges.
Je ne peux pas terminer la visite sans vous parler de l’impressionnante collection de Stadivarius exposée à nos yeux. L’autre soir à l’opéra nous nous demandions justement avec Guillaume si l’un des violonistes en utilisaient un (question qui est restée sans réponse!). Nous avons la chance de pouvoir admirer deux violons, un violon alto et un violoncelle réalisé exprès pour la couronne royale et encore utilisés de nos jours, ainsi qu’un violoncelle acquis afin de compléter la collection. Malheureusement nous n’avons pas la chance de pouvoir les entendre.
Dernière salle marquante, la salle du trône, qui est encore utilisée à l’heure actuelle, notemment pour la cérémonie du baise main durant laquelle tous les gens importants de Madrid doivent venir rendre hommage au roi.
Comme bilan je dirais que je suis emballée par la visite mais Guillaume est quelque peu déçu. Il compare le château avec le château de Versailles que nous avons visité juste avant de partir et il faut reconnaître que le Palacio Real ne tient pas la comparaison.
Une fois la visite terminée, nous sortons épuisés et nous devons encore chercher où manger.

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p dir= »ltr »>Amanda, une collègue de Guillaume, nous avait conseillé d’aller « tapear », comme ils disent, au mercado San Miguel qui ne se trouve pas très loin. Nous nous armons donc de courage et utilisons toute l’énergie qui nous reste afin de nous diriger vers notre déjeuner.
En arrivant, nous ne sommes pas déçus, il s’agit d’un lieu regorgeant de petits stands vendant des tapas de toutes sortes.
Malheureusement, les places assises sont rares, nous décidons donc de manger debout.
Nous faisons le tour des tapas et nous nous arrêtons dans une petite échoppe proposant une multitude de choix et également une boisson qui a tapé dans l’oeil de Guillaume.
Nous passons commande: une part de tortilla, deux salmorejo (équivalent du gazpacho) et un sandwich avec du jambon espagnol et du fromage. Je commande également la boisson que Guillaume veut: une limonada Madrid, sans savoir ce que c’est.
Une fois servi, je goûte et me rend compte que c’est très alcoolisé. Il s’agit en effet d’une sangria à base de vin blanc…
Guillaume boit donc 50cl de sangria à l’heure du déjeuner. Je ne vous raconte pas dans quel état il est après, les jambes sont lourdes mais plus seulement à cause des kilomètres parcourus si vous voyez ce que je veux dire!

Une fois le déjeuner terminé, nous sortons du marché et retournons vers le palais afin d’en visiter les jardins. Il y en a deux El campo de los Mauros, que nous avons appercût depuis le palais et qui ressemble à un bois, et los jardínes de Sabatini qui ressemble au parc del Retiro en bien plus petit.
Nous nous contentons de visiter celui là, le traversant de part en part. Nous sommes toutefois quelque peu déçu, le jardin n’a rien d’impressionnant. Cependant, nous en profitons pour nous asseoir à l’ombre devant une fontaine avec vue sur le château ce qui est quand même sympa. Guillaume enlève même ses chaussures afin de reposer également ses pieds car il est vrai que nous souffrons pas mal!
Une fois le jardin terminé, nous nous rendons à ce que nous pensions être notre dernier point d’intérêt de la journée, à savoir la plaza de España.
Cette place, située au milieu d’un minuscule parc n’a que peu d’intérêt si ce n’est l’énorme construction dédiée à Cervantes et sur laquelle nous pouvons voir une statue de Don Quijote et Sancho Panza ainsi que les bâtiments que nous pouvons voir derrière qui rappellent San Francisco à Guillaume.
Épuisés, nous faisons une pause au Starbucks du coin, afin de respecter notre tradition espagnole commencée en 2010.
Par soucis d’économie, tant financière que calorique, nous prenons un caramel macchiato pour deux.
Guillaume jette alors un coup d’oeil au plan et décide que nous avons le temps d’aller au dernier point d’intérêt dans ce coin de Madrid à savoir un temple ramené d’Egypte. Nous nous armons de courage et filons vers ce temple dit temple de Debod.
Une fois sur place, nous cherchons l’intérêt de ce détour… 3 constructions sont alignées sur une dalle, au milieu d’un parc et nous ne pouvons même pas y entrer. Bref inutile, en tout cas en ce qui me concerne.
Nous retournons donc sur nos pas, remplissons nos bouteilles à une fontaine municipale (après que des touristes espagnols aient finis de jouer avec l’eau) et repartons pour les quelques 4km qui nous séparent de notre douche!

Cette fois, pas de détour, nous prenons le chemin au plus court afin d’avoir le temps de nous reposer avant de ressortir dîner. Une fois arrivés dans la rue de notre hôtel (après avoir tourné au coin de Telepizza), nous entamons une course en marche rapide jusqu’à l’hôtel… (sûrement parce que nous n’étions pas assez fatigués et assoiffés!). Je perds malheureusement la course mais il faut dire aussi que j’ai un désavantage: je porte mon sac!

Nous nous douchons puis petit massage des jambes et des pieds et Guillaume fait une petite sieste afin de reprendre des forces pendant que je continue l’article d’hier.
20h15, il est l’heure de partir afin d’arriver au Ritz pour notre réservation de 21h00.
Nous quittons donc la fraîcheur de notre chambre pour la chaleur de la rue et marchons jusqu’au restaurant. Le thème de la discussion qui nous accompagne jusqu’au restaurant porte sur Noël 2017, notre premier noël à San Diego!

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p dir= »ltr »>Une fois arrivés, nous nous asseyons confortablement et nous nous préparons à passer une super soirée dans ce lieu magique. Nous prenons des photos de tout, allant jusqu’à prendre l’inscription Ritz Hôtel sur le couteau. Nous profitons également du pianiste qui joue des morceaux sur le piano à queue installé dans le jardin (je dirais plutôt 1/2 queue). Je mentionne au serveur du jour que je ne mange pas de poisson, et nous cherchons un plat de substitution pour la tapas à base de thon. Nous tombons d’accord pour la salade Caprese dans laquelle il y a de la burrata, forcément que je suis d’accord! Il ne me propose rien pour remplacer les deux autres plats dans lesquels il y a des fruits de mer et je m’inquiète quelque peu.
Guillaume se commande un très bon verre de vin et nous commencons notre dégustation.
En première tapas, nous avons le choix entre plusieurs soupe froide. Je prends un gazpacho traditionnel et Guillaume un gazpacho à base de cerise. Petit évenement comique à signaler: quand le serveur nous apporte les plats et qu’ils nous énonce le plat de Guillaume en anglais, nous nous regardons tous les deux et nous lui demandons de parler en espagnol!!! Une première pour Guillaume!
Les soupes froides sont très bonnes! Nous nous régalons!! À noter, ils avaient ajouté de l’huile d’olive dans le gazpacho.
En deuxième tapas, nous avons une assiette de jambon espagnol avec du pain crystal (du pain quoi…) et un condiment à la tomate. Le jambon est coupé tellement fin et est tellement de qualité qu’il se coupe comme du beurre. C’est tout simplement excellent!
En lieu et place de la salade de thon arrive, pour nous deux, une salade caprese au grand regret de Guillaume qui se voyait déjà se régaler avec le thon. Cependant comme c’est un menu pour deux personnes, ils sont obligés de changer pour les deux! (Dommage Nounou! Pas facile de vivre avec quelqu’un qui ne mange rien!) Toutefois la burrata est d’une telle qualité que je ne regrette absolument pas d’avoir changé! C’est tout simplement la meilleure burrata que je n’ai jamais mangé (et pourtant on en mange souvent!). Elle est même meilleure qu’en Italie!
Quatrième tapas, les fameuses croquetas espagnoles. Elles sont de trois types: aux champignons, au jambon et aux gambas. Je donne toutes celles aux gambas à Guillaume, en mange quelques unes aux champignons qui sont réellement excellentes et qui sentent vraiment le champignon et mange pour la majeure partie celle au jambon qui dont certes très bonnes mais pas non plus exceptionnelles car très simples.

Après ces quatre plats, une petite pause s’imposerait bien! Nous n’avons déjà plus faim mais pourtant il reste encore plusieurs tapas à venir! Faute de faire une pause, nous commandons une deuxième bouteille d’eau parce qu’au vu de la chaleur et de la quantité de choses à manger, 50cl ne semblent vraiment pas suffisant!

 Alors que je suis prête à manger du calamar, ingrédient principal de notre prochaine tapas, le serveur nous apporte deux mini-burgers à la place. Sachant que juste avant nos voisins ont commandé des burgers et que Guillaume s’en est offusqué, je trouve la situation très drôle! 
Les burgers sont plutôt décevants, ils n’ont absolument rien d’exceptionnels. Ils sont même plutôt secs! Quelle déception! 

Notre marathon culinaire touche presque à sa fin! Il ne nous reste plus qu’une tapas et un dessert! Ouf! 
Nous apportant la dernière tapas, le serveur très sympathique nous fait une petite blague en nous disant « plus que 4 à venir! » Je le regarde choquée et il me dit « mais non c’est une blague! » Puis nous commençons à discuter avec lui d’où nous venons, il nous dit qu’il connaît bien Paris mais qu’il n’aime pas trop les jeunes parisiens parce qu’il les trouve snob. En tout cas ça nous fait bien rire avec Guillaume. 

Nous nous lançons dans la dégustation de notre dernière tapas qui consiste en un nem d’effiloché de canard. Un vrai délice! Le canard est ultra fondant, ultra bon! Nous nous régalons!

Il est temps de choisir notre dessert. Gourmande comme à mon habitude, je me lance sur un dessert tout chocolat et Guillaume commande des figues confites. 
Malheureusement impossible de finir le dessert, bon mais bien trop conséquent pour moi! 
En tout cas, les discussions vont bon train, cette année ce sont nos noces de carton, Guillaume m’assure qu’il m’offrira bientôt plein de cartons… vides évidemment en vue de notre déménagement! 
La soirée se poursuit tranquillement autour d’un café avant de demander l’addition.

C’est tout à fait repus et ravis de cette soirée que nous entamons la longue marche digestive jusqu’à notre hôtel! 

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