Ce matin est un grand jour, nous partons pour les USA avec Pauline. Ce voyage n’est pas anodin pour nous car nous avons planifié de déménager à San Diego l’été prochain si la ville nous plait…
Toujours est-il que notre décollage est prévu pour 10h30 à l’aéroport Charles de Gaulle et que (certains me reconnaitront), nous commandons un taxi pour 6h45 au pied de notre domicile. Malgré la pluie, le chauffeur roule à 120 sur une portion limitée à 90km/h : il nous rappelle un certain taxi florentin pour ceux qui suivent nos aventures…
Ni vus, ni connus, nous arrivons à 7h15 à l’aéroport et le taxi nous dépose au terminal 2E juste devant la zone de check-in d’Air France. Nous faisons donc la queue et, une fois arrivés devant l’hotesse censée vérifier nos cartes d’embarquement, cette dernière nous indique qu’il nous faut imprimer nos étiquettes de bagages qui voyagent en soute sur une borne automatique : pratique !!! Nous imprimons nos étiquettes et doublons un peu dans la file d’attente : zut à la fin, ça n’est pas de notre faute (enfin pas totalement) ! Une fois nos bagages enregistrés, nous nous dirigeons vers la douane française afin d’accéder à la porte d’embarquement M26. Pauline se fait draguer par le douanier mais bon, j’ai l’habitude, ma femme est belle et charmante !
Une fois passé en zone internationale (duty free nous voici), Pauline se rend compte qu’elle a oublié son jack de casque Beats : elle n’a donc plus de casque pour le voyage. C’est une très mauvaise surprise. Nous allons à la Fnac locale en tentant désespérement de trouver le cable en question mais, rien à faire, la chance n’est pas de notre côté ce matin… Nous allons au Starbucks pour nous remettre sur pied ! Un cappuccino vanille accompagné de son muffin double chocolat pour Pauline et un mocha blanc avec English muffin pour moi feront l’affaire ! Pendant ce petit-déjeuner (espéré depuis 6h du matin), Pauline me propose un deal qui me plait : m’acheter le casque Bose QuietComfort 35 (que je reluque depuis quelques mois) et récupérer mon casque filaire Sennheiser en retour. Ni une, ni deux, nous retournons à la Fnac et touchons le casque pour un prix inférieur au prix américain (l’achat était prévu pour les USA). Je suis aux anges ! Le meilleur casque à réduction de bruit du marché (ce qui se confirmera pendant le voyage, un bonheur)…
Un passage en revue de toutes les boutiques de la zone et un tour par la case toilettes pour nous deux, nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement. La bête nous fait vite face : l’A380 est vraiment impressionnant. Nous embarquons puis décollons avec un léger retard de 30 minutes sur l’horaire prévu du à un problème de visa de l’un des passagers du vol. Sitôt après le décollage, je m’endors rapidement mais vient l’heure de l’apéritif ou nous prenons un Coca et des biscuits salés tous les deux. De très grosses turbulences viennent perturber cet apéritif : quelques cris sont même entendus dans l’avion. J’avoue que ça nous a surpris aussi… Je commence le film Insaisissables 2 qui est ma foi plutôt sympa et je m’arrête quand arrive le repas !!! Nous déjeunons des pâtes au saumon en salade en guise d’entrée suivi d’un suprême de poulet avec une sauce au gingembre accompagné de sa purée carottes – pommes de terre. Un morceau de camembert plus tard, nous mangeons un paris-brest (enfin Pauline mange nos deux portions) et des pommes tranchées. Le repas était plutôt sympa ! Sitôt le repas terminé, je finis mon film et replonge dans les bras de Morphée pour quelques heures. La fin du vol rime avec deuxième film (Agents presque secrets, pas terrible) et dîner avant atterissage (légumes croquants en entrée suivi de sa tarte au fromage puis Saint-Moret et crumble aux pommes en dessert). L’approche se fait tout en douceur mais l’atterrissage est chaotique : on est sacrément secoué !!!
Une fois débarqués, nous nous dirigeons vers la douane (Border and Customs pour les intimes). Nous avions bien fait nos ESTAs en amont mais, n’étant jamais entré ni l’un ni l’autre sur le sol américain, nous devons montrer patte blanche à un agent douanier après une longue file d’attente (afin que les U.S.A. nous prennent nos empreintes digitales). La dame en question (car oui c’était une femme) n’est pas commode : elle me dit dès le début de ne pas poser mes mains sur son comptoir. Après quelques échanges (- Pourquoi La Jolla ? – Parce que c’est sympa !), elle finit par m’avouer que c’est son boulot mais qu’elle ne mord pas ! Après ce premier passage, nous descendons pour récupérer nos bagages qui ont voyagé en soute. Il nous reste une dernière étape avec le passage devant un agent qui peut vérifier le contenu de nos valises pour vérifier que nous ne fassions pas rentrer de produits alimentaires illégaux aux U.S.A. La personne en question nous laisse passer sans encombre et sans même demander à ouvrir un bagage. Nous voici dehors à Los Angeles.
Notre prochaine mission est de trouver une navette qui nous acheminera vers notre loueur (Sixt). Quelques dizaines de minutes plus tard, nous sommes chez le loueur et nous découvrons notre futur bolide : une Chevrolet (Chevy pour les intimes) Camaro grise RS édition anniversaire des cinquante ans (Fifty). Je me mets au volant de la « muscle car » et nous voici en route pour San Diego. Le voyage se passe sans encombre et en partie sous la pluie mais autant vous dire que le décalage horaire se fait ressentir sur la fin du parcours…
Une fois arrivés à l’hôtel, j’annonce notre nom à l’entrée en épelant plusieurs fois à l’agent au poste de sécurité du country club. Celui-ci ne nous trouve pas… Je demande à Pauline d’aller voir avec lui directement. Et là, nous découvrons le pot aux roses : il nous avait mis au nom « Pauline » ! Ils sont forts ces américains ! Nous passons à l’accueil ou le réceptionniste est charmant et nous annonce qu’il va refaire les cartes d’accès au nom Dubeaux en nous priant de bien vouloir les excuser. Il est adorable et nous en venons même à en parler de « french cuisine » et de sciences ! Nous débarquons dans notre chambre quelques minutes plus tard : l’intérieur est très sympa et en sortant, nous avons quasiment les pieds sur la plage et l’océan Pacifique.
Il est déjà 20h (5h du matin sur Paris) et la fatigue nous gagne. Après une douche bien méritée, nous tombons de sommeil et ne trouvons même pas la force d’aller manger un morceau quelque part. Les vacances ont tout de même sacrément bien démarré !!!