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Maldives - Février 2016

Night snorkelling day and more

Ce matin, le réveil sonne tôt! En même temps, pour que Guillaume se lève, il faut bien 40 minutes donc j’avance le réveil pour pouvoir profiter de la journée!
7h15, la sonnerie retentie! Nous nous levons péniblement et nous nous préparons pour le petit-déjeuner.
Nous devons prendre le bateau de 9h30 pour aller faire de la plongée sur l’île de Lonubo et je ne veux pas rater le rendez-vous donc je presse un peu mon cher mari!

Rien d’exceptionnel au petit déjeuner, nous avons même fait plutôt light.
Une fois de retour dans notre chambre, nous préparons notre sac et nous nous tartinons de crème.
À l’heure dite, nous nous rendons au rendez-vous et embarquons sur le bateau pour une durée de navigation d’environ 5 minutes! Un autre couple monte avec nous pour se rendre sur l’île. Il n’y aura pas trop foule!

Une fois débarqués sur l’île, nous entreprenons d’en faire le tour afin de nous approprier ce nouvel environnement. Nous prenons de multiples photos de ce paysage paradisiaque et nous ramassons au passage quelques déchets.

Nous nous choisissons deux chaises longues, à l’opposé de l’autre couple. Malheureusement, nous avons élu domicile à côté d’un couple d’oiseaux qui surveille ses œufs. Ils essayent quelque peu de nous attaquer mais voyant que nous ne sommes pas dangereux, ils nous laissent tranquille tout en gardant un oeil sur nous au cas où.

Nous posons nos affaires et nous filons tout de suite à l’eau, nous avons hâte d’explorer à nouveau les fonds marins. Nous sortons à l’extérieur de la barrière de corail et faisons le tour. Nous repassons au dessus de la station de lavage où les poissons sont au rendez-vous pour leur toilette quotidienne. Nous retrouvons également les petits poissons-clown et leur anémone ainsi que les poissons-anges. Bref, rien a changé depuis la dernière fois! Nous cherchons surtout à voir une raie qui, aux dires des français avec qui nous avions discuté lors de la plongée avec le requin baleine, aurait élu domicile le long de la barrière.
Nous continuons donc de nager tranquillement, à la recherche de l’animal tant convoité, quand Guillaume me fait un signe qui pour moi signifie temps mort. On s’arrête et il me montre deux poissons qui se battent juste devant nous. Ce sont ceux dont je me méfie depuis le début du séjour après en avoir vu un la bouche ouverte et avoir vu la quantité de dents qu’elle contenait! Nous rebroussons donc chemin et retournons à l’entrée du passage nous conduisant à l’intérieur du lagon puis nous nageons tranquillement jusqu’à la plage. Tant pis pour nous, nous n’avons pas vu la raie.

Un peu triste, nous nous plongeons alors dans nos livres respectifs et restons absorbés par notre lecture un long moment. Lorsqu’enfin je lève la tête de ma lecture, je regarde l’heure et me rend compte qu’il est presque l’heure de rentrer.

Je décide tout de même de retourner me rafraîchir dans l’eau turquoise du lagon. Je prends donc mon masque et mon tuba et pars barboter un peu, sans me rendre compte du temps qui passe. Je regarde les poissons à l’intérieur de la barrière tout en nageant de plus en plus loin. Au bout d’un instant qui m’a paru très court, je me décide à sortir la tête de l’eau pour regarder en direction de nos chaises longues afin de voir à quel point je suis loin. Surprise : je vois Guillaume à moitié dans l’eau en train de me faire de grands gestes pour me dire de revenir car il est l’heure de rentrer. Je reviens donc rapidement, me sèche partiellement et nous nous dirigeons vers l’embarcadaire pour prendre le bateau du retour.

Une fois de retour sur Maafushivaru, nous nous précipitons à la douche pour retirer tout le sel et le sable que nous avons accumulé.
Chemin faisant, nous croisons un autre couple de français (et oui encore), qui essaye de prendre en photo le bébé requin à pointe noir qui a élu domicile dans le lagon. Je descends donc les rejoindre au bord de l’eau et m’asseois carrément dedans dans l’espoir de le capturer avec la GoPro. Seulement j’ai dû effrayer le requin qui ne veut pas venir vers moi. La vidéo est donc ratée… tant pis!

Après une bonne douche revigorante, direction le déjeuner. Ce midi nous prenons des forces car nous n’avons pas beaucoup petit déjeuner et nous avons une sortie de plongée de nuit avec Amanda. Entrée, plat, dessert, café… tout y passe! Je m’octroie même un petit plaisir et commande un coca!

Une fois le déjeuner fini, nous repartons en direction de notre villa, où nous attend notre lit pour notre sieste! Car aujourd’hui j’ai bon espoir de réussir à dormir, je suis un peu fatiguée! Je mets donc un réveil 30min plus tard pour nous octroyer un petit temps de repos revigorant, sachant qu’en plus de tout façon nous ne sortirons pas dehors avant 15h30 au mieux.
Bien évidemment, Guillaume s’endort en 5min et moi je n’arrive pas à m’endormir. Quand le réveil sonne je n’ai pas encore fermé l’oeil, comme d’habitude lorsqu’il sagit de faire une sieste. Je rallonge donc le temps de repos et fini par réussir à m’endormir 3min avant la nouvelle sonnerie… Vous parlez d’un temps de repos!

Dès notre réveil, nous décidons de partir plonger tout de suite. Nous nous préparons donc pour l’activité, descendons par notre ponton et nous voilà dans l’eau.
Nous avions prévu d’aller de l’autre côté des pontons, où la barrière de corail a l’air plutôt assez présente. Nous commençons donc à nager dans cette direction puis une fois quasiment arrivé au but, nous nous arrêtons quelques minutes. En effet, l’eau est assez trouble, le courant et les vagues doivent sûrement remuer le sable ce qui fait que nous ne voyons pas à 2m devant nous. Quand il y a des requins qui trainent dans les parages, je vous garantie que vous préférez voir un peu plus que ça afin de pouvoir anticiper et éviter de vous retrouver nez à nez avec l’animal sauvage.

Nous rebroussons donc encore une fois chemin et nous nous dirigeons du côté de la plage afin de trouver, peut être, le bébé requin. En repassant par notre ponton, nous en profitons pour poser nos palmes car la distance à parcourir n’est pas si grande que ça. Guillaume commet malheureusement l’erreur de laisser également son tuba sur le ponton pensant ne pas en avoir besoin.

Nous nageons tranquilement jusqu’au bord de la plage que nous arpentons en long en large et en travers mais rien n’y fait, le requin ne veut pas se montrer. Nous décidons alors d’aller troquer nos affaires de plongée contre nos affaires de plage pour aller tranquillement s’étendre sur une chaise longue.

Alors que nous cheminions paisiblement par la voie de l’eau vers notre villa, j’aperçois au fond de l’eau une drôle de forme un peu ronde qui a la couleur du sable mais qui semble toutefois être un peu décollée du sable. Je comprends rapidement qu’il sagit là d’une raie : j’appelle alors Guillaume pour qu’il puisse venir la voir avant qu’elle ne s’enfuit. Je vois également au loin le couple de français avec qui j’avais barboté plus tôt dans la matiné à la recherche du requin, je nage donc à leur recontre pour leur signaler la présence des raies. Car effectivement, en regardant mieux je constate qu’il y a en fait 3 raies qui sont tranquilement camouflées dans le sable. Nous passons un certain temps à les observer avant que ces demoiselles ne décident de prendre la poudre d’escampette. Je les suis tant bien que mal afin de les voir nager mais très vite elles me distancent. Au moins, je me serai rattrapée de ma sortie manquée de l’autre jour même si celles-là étaient, somme toute, plus petites.

De retour à notre ponton, nous réalisons tout juste notre chance, nous venons de voir 3 raies juste davant nous! Quel plaisir! Nous montons nous rincer et faire notre sac pour notre sortie nocturne.
Nous nous dirigeons vers la plage pour prendre un petit smoothie, comme nous l’avions prévu hier, avant de partir en balade. Cependant l’envie ne s’en fait sentir et je décide donc de m’en passer. Nous nous attablons toutefois et commandons une bouteille de San Pellegrino. Je me permets pour la seule et unique fois du séjour de mentionner le prix : 10$ la bouteille de 750ml… il fallait en vouloir!

L’heure de notre rendez-vous approche et nous nous dirigeons donc vers l’accueil afin d’y retrouver Amanda. Le réceptionniste nous renvoie vers le centre de plongée où nous trouvons effectivement notre biologiste marine qui nous attend.
Nous croisons également le couple de français qui m’avait prêté les chaussettes de plongée pour mettre dans mes palmes quand j’étais blessée lors de la sortie raie Manta / requin-baleine. Il s’avère qu’ils viennent également à la sortie de nuit avec nous. J’ai l’impression que ça nous rassure tous de savoir que nous y allons avec quelqu’un que nous « connaissons ». Sans aucune honte, nous nous avouons tous que nous avons quelques apréhensions quant à cette plongée, enfin surtout moi et l’autre jeune dame, Elodie il me semble. Toutefois, les garçons ne sont pas en reste et ne font pas trop leur malin.

Comme à son habitude, Amanda nous fait un petit briefing pour nous expliquer comment vont se passer les choses. Nous avons l’honneur d’avoir les explications en français puisque nous ne sommes que des francophones (excepté Amanda).
Nous apprenons donc que la sortie va se composer de deux temps : un temps où nous allons nous promener au dessus de la barrière de corail et observer des choses, et un temps où nous allons sortir dans les profondeurs. Je commence déjà à stresser!
Notre guide nous prête une combinaison de plongée afin d’éviter que nous ayons froid! Pendant que nous nous habillons, son collègue, qui s’en allait, nous dit poliment au revoir et nous le prenons, en rigolant, comme un au revoir qui veut dire adieu!

Nous tenons tout de même courageusement à poursuivre l’aventure. Nous montons donc en file indienne sur le bateau qui nous emmène au large! Heureusement, il y a mon sauveteur Kudde sur le bateau, je me sens quand même un peu rassurée mais j’ai tout de même peur de paniquer lorsque nous serons en haute-mer. Je demande donc à Amanda si en cas de panique nous pourrons remonter sur le bateau et elle me confirme que oui.
Ce qui me rassure c’est qu’Elodie semble tout autant effrayée que moi, je me dis donc que je ne serai pas la seule en cas de panique.
Amanda nous explique durant le trajet comment se servir des lampes torches : il ne faut pas éclairer les animaux avec la lumière directe, il ne faut pas s’éblouir les uns les autres, il ne faut pas pointer la lumière vers « mes poissons méchants », et il ne faut pas éblouir les requins car sinon ils risqueraient d’être désorientés. Elle nous explique également le signal qu’il faut faire pour attirer l’attention et les gestes qu’elle fera avec sa lampe pour nous montrer la zone de la chose intéressante.

L’heure de sauter à l’eau arrive! Je m’assure d’abord de savoir si c’est très profond et, rassemblant mon courage à deux mains après avoir entendu la réponse du capitaine du bateau, je me jette à l’eau.
Une fois tout le monde là nous commençons à mettre la tête sous l’eau et nous tombons tout de suite nez à nez avec une tortue!! Quelle chance! Il ne nous manquait plus qu’elle afin de compléter notre « tableau de chasse ». De la même façon que les raies s’étaient enfui un peu plus tôt dans l’après-midi, notre copine tortue s’éloigne à toute vitesse. Nous décidons donc de nous concentrer sur les fonds marins.

Armés de nos torches, nous éclairons les coraux à la recherche de poissons, crevettes, crabes, étoiles de mer ou autres animaux nocturnes voulant bien se montrer à nous.
Amanda nous montre le chemin à suivre avec sa lampe, qui éclaire bien mieux que la notre je précise! Nous suivons docilement, regardant le spectacle qui s’offre à nous.
Amanda nous montre des choses de ci de là, des petites crevettes, des langoustes, un jeune calmar (qui a jeté de l’encre sur Guillaume!!), des étoiles de mer, une variété de poisson incommensurable, une petite araignée se promenant parmi un corail… Nous avons aussi pu observer le plancton qui devient fluorescent quand on l’éclaire avec la lampe de poche. Nous restons un long moment tranquillement au dessus des coraux, ce qui ne me panique pas trop. Je sais qu’au pire si je suis entrainée vers le fond ça ne sera pas hors de portée de mes camarades. Je prends tout de même mes précautions et passe mon temps à scruter les alentours en les éclairants avec ma lampe pour être sûre qu’aucun prédateur n’est caché dans l’ombre.

Plus le temps avance, plus nous fleurtons avec le grand large où nous ne voyons pas du tout le fond et où le danger peut venir de partout, surtout que le requin chasse la nuit. Au bout d’un moment, Amanda nous demande d’éteindre la lumière et nous gardons la tête hors de l’eau un petit moment pour nous habituer à l’obscurité. En mon fort intérieur je pense que personne n’est en train de surveiller ce qui arrive des profondeurs et que donc tout peut arriver mais j’essaye de ne pas trop y penser. Notre biologiste nous demande alors de remettre la tête sous l’eau et de regarder.
Un spectacle digne d’un compte de fée s’ouvre à nous, nous observons en effet du plancton bioluminescent qui nous entoure de toute part et qui fait comme un tapis d’étoiles dans l’eau. J’oublie alors totalement ma peur et contemple ce qui m’est offert. Seulement ça n’est pas le cas d’Elodie qui, prise de panique, rallume sa lampe. Le spectacle est foutu, nous n’avons plus qu’à rentrer… Amanda appelle le bateau qui nous ramène tranquillement sur la terre ferme.

Nous rinçons nos combinaisons et nous repartons chacun chez nous prendre une bonne douche avant d’aller dîner. C’est vrai que les combinaisons n’étaient pas de trop, l’eau était comme glacée par endroit et très chaude par d’autre… c’était assez déconcertant… On pouvait se décaler d’un coup de palme pour passer du chaud au glacé… La douche chaude n’est vraiment pas de trop!

Nous débriefons avec Guillaume de tout ce que nous venons de voir! Quelle chance nous avons! Le spectacle était vraiment magnifique, et puis je suis contente d’avoir vaincu ma peur!

Nous nous dirigeons vers le buffet, affamés! Nous nous servons une copieuse entrée pour récupérer de toutes ces émotions! Heureusement que l’entrée était bien garnie car je ne suis attirée par aucun des plats proposés ce soir, je me rabat donc sur deux petits bouts de pizza qui n’étaient même pas bon. Guillaume s’empresse de m’imiter lui même n’étant attiré par rien.

Nous prenons le dessert et le café et nous apprenons surtout à dire merci en Divehi (langue locale) grâce à notre serveur. Ça se dit « shoukouria ». En effet, notre serveur essaye de nous parler français comme il peut et, vu que nous passons notre temps à lui dire merci, j’ai trouvé ça normal de faire des efforts pour le dire dans sa langue!

Une fois le repas fini, nous entamons une nouvelle partie d’échec. La partie est serrée mais je perds encore une fois… Décidément, heureusement que je ne suis pas mauvaise joueuse! Nous rentrons un peu fatigués vers la villa où je me décide à raconter cette merveilleuse journée avant que mes souvenirs s’envolent avec mes rêves!

Sur ce, la journée est finie, dehors il pleut des trombes d’eau, et je vous dit bonne nuit!

2 replies on “Night snorkelling day and more”

J ai adore votre plongée de nuit
Je pense que vous n arriverez plus a vous passer de faire de la plongée
C est fascinant le monde sous la mer
Moi j adore
Milles bisous profitez en bien

shoukouria pour tout le plaisir que vous nous donnez, nous sommes dans la grande froidure et ce que vous vivez nous réchauffe l’âme et le cœur
bisous
Marylou

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