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Italie - Juillet 2015

Visite du Vatican ou comment se sentir vraiment tout petit face à tant de beauté !

Ce matin, le réveil sonne comme tous les jours à neuf heures et je me réveille toute excitée ! Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec le Pape !
 
Guillaume, lui a visiblement du mal à se réveiller… La nuit a été courte (forcément quand on passe la moitié de la nuit à regarder Game of Thrones, ça n’aide pas…). Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis nous nous préparons pour nous rendre au coeur de la chrétienté : la basilique Saint Pierre.
 
Tenue de rigueur : pas de débardeur, pas de bas au dessus des genoux… C’est bon nous sommes prêts! Nous partons donc pour le Vatican (qui d’après le réceptionniste de l’hôtel se trouve à quinze minutes de taxi !).
 
Pendant que nous cheminons en direction de la basilique, nous croisons bon nombre de touristes qui se rendent exactement au même endroit que nous : une chose est sûre, nous n’allons pas être seuls dans l’immense basilique.

Le saviez-vous?

La construction de la basilique Saint-Pierre telle que nous la connaissons actuellement a duré en réalité dix-huit siècles ! En effet, la basilique initiale avait été construite par l’empereur Constantin après l’édit de Milan en 313 (consacrée en 329) de façon à ce que la tombe de Saint Pierre se trouve au centre de l’abside. Lors de l’abandon de Rome par les papes, au profit d’Avignon, l’église est tombée en décrépitude. Après leur retour, des travaux ont été entamés. Plusieurs architectes ont proposé des projets. Dans un premier temps, c’est celui de Bramante qui sera retenu mais il meurt alors que la construction n’en est qu’à ses débuts. On fera donc appel à Michel-Ange pour qu’il construise la basilique Saint Pierre. Basilique qui sera encore modifiée puisque Carlo Moderne lui ajoutera deux travées afin qu’elle ressemble à une croix latine. C’est également lui qui réalisera la façade dite classique. Le Bernin quant à lui est à l’origine de la construction de la place.

Nous devant la basilique Saint Pierre
Nous devant la basilique Saint Pierre

Afin d’accéder au Vatican, il faut passer sous des portiques de sécurité et donc faire un longue queue pour les atteindre. Heureusement que nous avançons vite car, comme partout à Rome, la queue se fait en plein soleil ! Une fois que la police a vérifié que nous n’avions aucun objet dangereux, nous pouvons enfin gravir les marches afin de rentrer dans la Basilique ! Guillaume qui ne l’avait jamais vu ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Ces premiers mots furent : « ah oui, quand même » ! Nous nous promenons au travers de la Basilique, en regardant à droite et à gauche et en observant tout ce qui nous entoure ne sachant pas exactement où regarder.  En effet, notre guide sur Rome n’est visiblement pas assez détaillé et nous n’avons qu’une légère description de la Basilique, malheureusement. Notre regard est bien évidemment tout de suite attiré par la magnifique coupole ainsi que par l’énorme baldaquin réalisé par le Bernin à la demande du pape Urbain VIII et de la famille Barberini (présente sous ses armoiries : les abeilles) afin de remplir le « vide » sous la coupole. Sous cette énorme structure se trouve la tombe de Pierre dont on retrouve également la présence le long de la coupole avec la phrase suivante: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et je te donnerai les clés du royaume des cieux » (Matthieu 16 : 18).
 
L’autel de la chaire est l’un des chefs d’oeuvre du Bernin. La chaire quant à elle, en bronze, contiendrait en réalité la première chaire en bois sur laquelle se serait assis Pierre (ce qui n’est pas la réalité car il s’agirait en fait d’un cadeau de Charles le Chauve au Pape).
 
Ne sachant que trop regarder, nous descendons dans la crypte afin d’admirer les tombes des papes au fil des années… Et il y en a beaucoup bien qu’ils ne soient pas tous là ! Certaines sont avec de très beaux monuments funéraires, d’autres moins spectaculaires. Nous en profitons alors pour acheter un livre sur la basilique Saint Pierre et sur les musées du Vatican afin de combler les lacunes de notre guide.
La visite peut donc reprendre de plus belle, armé de notre livre qui nous explique comme il faut les choses. Les nombreuses statues (39) représentent des saints fondateurs d’ordre religieux. Le plafond est décoré avec des stucs dorés. Nous commençons par observer le plus facile, bien que maintenant protégé derrière une vitre : La Pieta de Michel-Ange ! Et là je peux faire ma maligne puisque Guillaume ne connaissait pas, alors que pour moi c’était une évidence ! Nous refaisons un tour plus approfondi dans la basilique, nous arrêtant de ci de là afin d’observer certaines choses en détail. Nous nous amusons également à rechercher parmi le pavage de la basilique, la bande indiquant la comparaison avec Notre-Dame de Paris. Guillaume croit distinguer l’indication pas très loin de la fin de la basilique mais moi je ne suis pas convaincue. Avant de quitter les lieux, nous décidons de faire comme tous le monde et de toucher les pieds de la statue de Saint Pierre abîmés tant ils ont été touchés par des fidèles. Je ne sais pas trop ce que cela apporte mais je le fais quand même pour respecter la tradition et parce que cela ne peut pas faire de mal. Mon seul regret : ne pas avoir pu allumer de bougie pour ma maman, je m’étais promis de le faire mais cela n’est pas possible… Si j’avais su, je l’aurais allumée à Sienne, tant pis.

Après s’être bien inspirés de la majestueuse basilique, nous ressortons pour trouver quelque chose à avaler rapidement avant de nous rendre aux différents musées du Vatican. Notre oeil est tout de suite attiré par un guichet officiel vendant des places coupes files pour le musée. Nous allons nous renseigner et nous hésitons longuement à prendre ou non ces billets qui sont beaucoup plus chers. Nous décidons toutefois de tenter notre chance avec les une heure de queue potentielle.
Nous achetons une sorte de sandwich dans une roulote du coin et nous nous précipitons en direction du musée avec comme seule peur celle de savoir le temps de queue qui nous attendait ! Mais quelle surprise : personne à l’horizon ! Nous ne faisons aucune queue et accédons directement au guichet où une autre surprise nous attendait : un billet tarif réduit pour Guillaume !

Sur les conseils du guide, nous passons rapidement dans les premières salles, ne nous arrêtant que pour regarder ce qui attirait notre regard. De toute façon, les premières salles étaient pleines de statues et Guillaume a décrété qu’il en avait assez des statues. Nous passons surtout du temps dans la Galeria della carte geografiche dans laquelle nous pouvons observer des grandes fresques représentant les possessions de l’Italie et de l’église dans les années 1580. Nous ne manquons pas d’observer les riches décorations des plafonds.
 
Nous arrivons enfin aux appartements de Raphaël qui ont été réalisés à la demande du pape Jules II qui ne voulait pas vivre dans les appartements décadent du pape Alexandre VI (Borgia). Raphaël n’aura en fait quasiment rien réalisé de ces appartements car il est mort pas très longtemps après la commande, c’est donc ses élèves qui ont réalisé la majeur partie des fresques d’après des dessins réalisés par le maître. Les appartements de Raphaël comptent quatre pièces, dont la plus connue est la Stanza della Signatura car elle contient deux oeuvres majeures de l’artiste : La dispute du Saint Sacrement et l’école d’Athènes. Nous passons un certain temps à contempler les fresques des appartements de Raphaël, essayant de les analyser, de les comprendre en lisant les panneaux explicatifs qui étaient présents au centre de chaque salle.
 
Nous traversons ensuite les appartements d’Alexandre VI et je comprends alors pourquoi son successeur ne voulait pas vivre dedans. Ils sont bas de plafond, avec de gros caissons bleus et dorés qui, contrairement à ce que nous avions vu à Sienne, étaient pesants.
 
Nous arrivons enfin dans le lieu sacré : la chapelle Sixtine ! Nous avons une chance inouïe : une place sur un banc se libère juste devant nous et nous nous précipitons alors pour nous asseoir afin de rester tranquillement à contempler les merveilles qui nous entourent.

Petit point d’histoire

La chapelle a été construite sous le pontificat de Sixte IV et elle servit de chapelle privée aux souverains pontifes. Aujourd’hui, c’est dans cette salle que se déroule le conclave. La décoration de la salle peut être divisée en trois époques distinctes au cours desquelles se manifeste les évolutions de l’art de la renaissance :
– Les fresques des murs ont été réalisées entre 1481 et 1483 par différents artistes. Sur le mur de gauche, les scènes représentées correspondent à des moments de l’ancien testament avec notamment des scènes de la vie de Moïse. Sur le mur de droite, les scènes représentées correspondent à des passages du nouveau testament comme la tentation du Christ et la purification des lépreux de Botticelli.
– La voûte peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Il a décidé de représenter des épisodes de la Genèse : la construction du monde, Adam et Eve et le péché originel ainsi que le déluge.
– Le mur de l’entrée peint encore par Michel-Ange entre 1534 et 1541. Il a choisi d’y représenter le jugement dernier. Son oeuvre n’est pas très bien accueillie à cause de la trop grande humanité des personnages et également à cause de leur nudité. À noter : Michel-Ange s’est lui-même représenté sur cette fresque sous les traits de Saint Barthélémy et tenant à la main sa peau écorchée.
 
C’est donc pendant un long moment que nous avons pu contempler ses fresques et notamment prendre des photos avant de se faire rappeler à l’ordre par le service de sécurité qui ne rigole pas : « Silenzio per favore, Silence please. No photo, No video ». C’était un peu drôle de les entendre répéter inlassablement ces paroles. Une fois nos yeux bien remplis, nous avons pris le chemin de la sortie du musée.

Nous nous sommes arrêtés dans les jardins du Vatican afin de nous rafraichir et de boire un coup. Nous avons un peu profité d’une table et de l’ombre que nous proposait la toile tendue au dessus de nous puis nous nous sommes baladés dans la petite partie des jardins qui était ouverte au public. Pendant notre promenade, nous sommes tombés sur l’entrée du musée des carrosses et nous sommes descendus voir par curiosité. Étaient exposés dans le musée grand nombre des carrosses pontificaux et également certaines voitures, dont la voiture dans laquelle Jean-Paul II fut victime de son attentat. Nous avons également pu voir le premier modèle de la Papamobile telle qu’on la connaît actuellement avec sa cage en verre et ses vitres blindées. Une fois la courte visite terminée, nous avons pris le chemin de la sortie et nous avons descendu le monumental escalier en spirale de Giuseppe Momo.

Castel Sant' Angelo
Castel Sant’ Angelo

Une fois dehors, nous avons pris le chemin de l’hôtel en profitant de l’occasion pour photographier le Castel Sant’Angelo. Il s’agit en fait du mausolée de l’empereur Hadrien qui a, par la suite, été remanié en prison, en  forteresse et en appartement d’agrément. On ne se rend d’ailleurs plus tout à fait compte de quelle partie date de l’antiquité romaine.
 
C’est encore une fois fatigués que nous sommes arrivés à l’hôtel ! Guillaume a repris son rythme de sieste quotidienne et s’est donc endormi très rapidement pendant que moi j’en ai profité pour m’immerger dans un bon bain chaud après avoir enfin fini de mettre les photos de mon article sur les contrades de Sienne. Durant le moment de repos de mon bain, j’en ai profité pour chercher un bon restaurant de pâtes à Rome. J’ai trouvé plusieurs résultats pour des pizzas mais plus de difficultés à trouver des pâtes, or j’en avais très envie. Je choisis donc un lieu qui s’apparenterait plus à un fast food et soumet l’idée à Guillaume. Bien que pas très convaincu, nous partons tout de même à la recherche de ce lieu de restauration. Guillaume n’était pas emballé car le lieu sert ses pâtes dans des assiettes en plastique et qu’il faut manger sur des comptoirs hauts et même débarrasser… Certes ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un restaurant mais il avait de très bonnes critiques sur TripAdvisor.

Fast food de pâtes
Fast food de pâtes

Une fois arrivés, nous choisissons la sauce pour nos pâtes ainsi que le type de pâtes que nous voulons et nous nous attablons en attendant que notre commande soit prête. Guillaume choisit de tester les pâtes à la carbonara et moi des pâtes au pomodoro et basilico. Les deux assiettes étaient excellentes et c’est donc le sourire aux lèvres et le portefeuille pas très allégé que nous sortons de ce petit fast food italien. Nous nous dirigeons alors vers la Plazza Navona afin de prendre une petite glace en contemplant la vie de la place. Nous allons chez Grom, après que Guillaume ait dû me convaincre, où nous prenons deux petits pots. Guillaume choisi chocolat et stracciatela et moi je prends menthe (mon péché mignon) et caramel beurre salé. Nous retournons nous asseoir sur le bord de la fontaine afin de déguster tranquillement notre petit dessert avant de faire un petit tour de la place puis de rentrer calmement à l’hôtel !

Guillaume vous racontera demain les suites de notre voyage à Rome, en espérant que de nombreuses autres aventures nous y attendrons ! Et pour ceux qui s’interrogent sur le fait que ce soit moi qui fasse le blog deux jours de suite, je ne répondrai que par cette phrase : caprice de Guillaume qui ne voulait pas raconter Saint Pierre.

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