Pour notre dernier jour à Florence, nous décidons de nous reposer un peu le matin : à neuf heures trente, nous sommes levés, prêts à descendre prendre notre petit-déjeuner. Ce matin, chose étrange, la salle de l’hôtel dédiée est tout simplement bondée. Nous attendons donc qu’une table se libère pour remplir nos estomacs…
Sitôt repus, nous entamons notre procession du jour : nous avons en effet décidés de visiter quelques églises majeures de Firenze. Nous nous mettons donc en route pour Santa Croce : première destination du jour !

Santa Croce est à quelques kilomètres seulement de notre hôtel mais, à cette heure de la matinée (il est onze heures environ), il fait déjà 32°C. Je veille d’ailleurs à ne ce que nous ne nous perdions pas. Nous croisons sur notre route le corridor de Vasari, couloir aérien qui va du Palazzo Pitti au Palazzo Vecchio, créé par l’architecte Vasari (il est décidément partout celui-là, nous allons même le retrouver à Santa Croce) à la demande des Médicis qui voulaient passer aisément d’un palais à l’autre sans se mêler aux foules. Pour en revenir à nos moutons, nous fondons donc déjà au soleil et rêvons à l’avance de la possible fraîcheur qui règnera dans le lieu saint. Erreur monumentale : il fait plutôt chaud dans Santa Croce. Mais au delà de l’aspect température, cette basilique est monumentale : surnommée « panthéon italien », pas moins de 276 tombes y sont présentes en passant par Michel-Ange, Galilée et Machiavel ! Ses dimensions sont tout simplement hors-norme : elle pourrait presque rivaliser avec le Duomo au niveau de la longueur 140 mètres pour Santa Croce comparé aux 155 mètres de la Cathédrale. Le plafond en bois peint de la basilique contraste énormément avec la pierre blanche des murs et le marbre du sol. C’est une très belle découverte que nous faisons là ! Dans la sacristie, des reliques (bure et cordelière) de Saint François d’Assise sont précieusement conservées. À l’extérieur, une chapelle commandée par les Pazzi (rivaux des Médicis) apporte une touche encore plus épurée au lieu. Et, surprise, deux cloîtres se succèdent et apportent ainsi un aspect rafraîchissant au lieu (rappelons ici qu’il fait plus de 35°C lorsque nous visitons les cloîtres)… Pauline en profite d’ailleurs pour regarder ce que nous allons visiter ensuite. Nous adorons donc cette première étape de la journée !
Nous nous mettons ensuite en route vers San Lorenzo en repassant par le Duomo (décidément, je fais exprès de toujours passer devant, je crois que je suis tombé amoureux de cette cathédrale). Une fois sur place, après avoir commandé les billets d’entrée (tout est payant ici, ça commence à devenir exagéré : ce ne sont que des lieux de culte après tout), nous entrons dans la basilique réalisée par Filippo Brunelleschi (comme le Dôme du Duomo si vous avez bien suivi le blog). Première surprise : on nous avait vendu l’une des plus belles églises de Florence, nous tombons sur une très belle basilique certes mais qui relève principalement de l’attrape-nigaud ! Je m’explique : tout est très beau mais il faut payer pour chaque partie de l’attraction. Par exemple, pas possible de voir les chaires réalisées par Donatello sans payer alors qu’elles sont présentes au sein même de l’église ! Idem pour la chapelle des Médicis qui est un supplément à payer ! Résultat, je m’offusque et ne paye que l’entrée pour la basilique : payer quelques quarante euros (à deux) pour la totalité me semble une hérésie !
Une fois sortis de la basilique, nous cherchons où nous pourrions bien nous sustenter. Nous décidons d’être raisonnables et d’acheter des sandwichs dans un supermarché local ! Nous mangeons ensuite nos casse-croûtes à l’ombre de la basilique de San Lorenzo. Puis nous décidons de nous remettre en route vers l’hôtel car il fait vraiment très chaud (environ 39°C) et nous sommes éreintés par cette chaleur. Une sieste bien méritée s’ensuit…


Chose promise, chose due, ce soir nous dînons de nouveau au Fuoco Matto. Comme la dernière fois, nous n’avons pas réservé mais nous y arrivons pour 19 heures pétantes. En effet, nous avons prévu de nous promener de nuit dans la ville, chose que nous n’avons pas encore eu le courage de faire jusque là ! Dès notre arrivée à la table, nous avons le droit à notre petit apéritif semi-offert : en Italie, nous payons pour les couverts dans tous les restaurants, le Fuoco Matto a décidé de compenser ceci en offrant un verre de vin et une petite part de pizza. La pizza est différente de la dernière fois mais tout aussi succulente : Pauline va donc s’orienter vers une pizza Burrata ! De mon côté, je vais prendre de nouveau des pâtes : des Mezzi Paccheri au porc, aubergines et romarin.

Le Fuoco Matto a fait de sa spécialité les pizzas végétariennes mais très garnies en salade, légumes et autres fromages : la pizza Burrata ne déroge pas à la règle avec ses tomates cerises, roquette et burrata ! Pauline est ainsi tombée amoureuse de la burrata grâce au Fuoco Matto… Mes pâtes sont elles-aussi délicieuses : nous avons bien fait de retourner ici dîner ! Je l’accompagne d’ailleurs d’un très bon verre de Chianti. Nous ne prenons pas de dessert mais juste un espresso pour moi (nous avons éventuellement prévu de manger une glace à l’extérieur plus tard dans la soirée !). Le Fuoco Matto et nous, c’est donc une très belle histoire d’amour gastronomique italienne…

Nous décidons enfin d’aller nous promener de nuit dans Florence. Nous en parlions tous les jours de cette promenade nocturne et il est donc temps de mettre notre plan à exécution… En l’occurence, nous suivons un itinéraire conseillé par le guide vert qui part de Santa Maria della Novella (juste à côté de la gare routière). Nous bifurquons alors dans un dédale de ruelles afin de rejoindre l’Arno. Tout est magnifique de nuit et nous commençons même à apercevoir le Ponte Vecchio au loin avec le soleil qui se couche.

L’alcool aidant un peu, j’ai un regard quelque peu niais sur la photo. Nous continuons notre balade dans le quartier du luxe et nous croisons ainsi toutes les plus grandes marques de mode (Chanel, Dior,etc.) mais aussi… Ladurée !!! Pauline essaye même de forcer la porte de cette dernière boutique. Nous passons à côté du Palazzo Strozzi et entendons au loin une chanteuse lyrique accompagnée d’un accordéon.

Nous nous arrêtons dans notre promenade pour l’écouter quelque minutes et ainsi profiter de l’instant en amoureux ! Nous cheminons ensuite vers la Plazza della Signoria et regardons pour la dernière fois (jusqu’à notre prochain voyage je vous rassure !) le Palazzo Vecchio. Puis, nous faisons cap vers le Duomo où nous décidons de prendre une glace pour deux bien méritée chez notre ami Edoardo (le glacier biologique si vous vous rappelez). Et comme il se fait tard, nous voguons tranquillement vers notre hôtel pour y prendre un peu de repos car demain, nous mettons les voiles vers Lucca puis Sienne, notre prochaine destination…
















